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Méditation husserlienne, par Lotfi Hadjiat
« Le monde sensible comme corrélat de la conscience », écrivait l’un des plus grand philosophes de tous les temps, sinon le plus grand, Edmund Husserl, dans son livre Idées directrices pour une phénoménologie. Cette phrase d’Husserl m’a toujours émerveillé, fasciné, intrigué, alors que j’étais étudiant, car j’entrevoyais dans cette corrélation une perspective extraordinaire, la perspective qu’un changement de conscience induise un changement corrélatif du monde sensible. Le projet audacieux d’Edmund Husserl était de fonder la philosophie en science rigoureuse, mais il semble qu’il ait échoué, lisez Derrida et vous comprendrez, si tant est que l’on puisse classer Derrida dans la philosophie, je le classerais plutôt dans la littérature, la littérature brumeuse. La grande idée d’Husserl était la conscience intentionnelle, plus rigoureusement, l’idée d’intentionnalité, qu’il prit chez Franz Brentano, …