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A la découverte de la péninsule du Yucatan - Nos besoins d'ailleurs
Après avoir quitté les montagnes du Chiapas, retour au bord de l’eau pour un mois dans la péninsule du Yucatan, au Sud-Est du Mexique, pour la dernière partie de mon voyage dans ce pays magnifique. La péninsule du Yucatan, et notamment sa partie Sud, l’état du Quintana-Roo est de loin la partie la plus touristique du Mexique. Si j’ai beaucoup apprécié certains endroits, d’autres m’ont franchement déçu en raison du tourisme de masse. Je m’étais jurée de ne jamais mettre les pieds à Playa del Carmen ou Cancún, mais résultat des courses je m’y suis rendue, et si vous avez une bonne auberge, dans laquelle vous pouvez vous reposer, ce n’est pas si terrible que ça (pas grand-chose d’autre à faire dans la ville même). Ici, vous trouverez des endroits pour tous les goûts, autant pour faire la fête, profiter de la plage, que pour se reposer ou en apprendre plus sur la culture maya locale. Pour le Quintana-Roo, les bus font très bien l’affaire, mais pour le Yucatan, il peut parfois être intéressant d’avoir une voiture pour visiter certains endroits qui ne sont pas très accessibles en transports en commun. C’est partie pour un petit road-trip dans la péninsule du Yucatan ! La laguna de Bacalar Premier arrêt à Bacalar, proche de la frontière du Bélize. Compter environs 5 heures de bus depuis Cancún (15h depuis San Cristobal). Bacalar est un petit village au bord d’une lagune, surnommée la lagune aux sept couleurs, en raison des différences nuances de bleu que l’on peu observer selon la profondeur et le moment de la journée. C’est un village très calme, parfait pour se reposer. La plupart des auberges de jeunesse se situent au bord de l’eau, vous avez donc une vue imprenable sur la lagune, et pouvaient faire un petit plouf à tout moment de la journée ! Ne ratez pas le tour en paddle de What’s Up Bacalar pour admirer le lever de soleil sur la lagune. Comptez 400 pesos, avec un départ à 6h du matin, et retour à 9h pour un petit-déjeuner bien mérité. Vous vous rendez d’abord au cenote negro, profitez du rope swing, puis c’est le moment d’en prendre plein les yeux. Ensuite on se rend de l’autre côté de la lagune pour quelques plongeons du haut du bâtiment d’un restaurant jamais ouvert, pour enfin se tartiner le corps de boue délicatement parfumée au soufre, un must pour avoir une peau de bébé. De plus les guides vous prennent en photo tout le long du tour, et vous pouvez ensuite télécharger gratuitement les photos sur leur site internet. Enfin, et je n’ai pas eu l’occasion de le tester car encore à l’état de projet quand je me suis rendue à Bacalar mais il existe désormais un Free Walking Tour (comme à San Cristobal) ! Le principe est le même, gratuit, 3 heures à découvrir l’histoire et les commerces locaux, ponctuées de dégustations ! A ne pas manquer ! Tulum, les plus et les moins Situé à 2-3 heures de bus de Bacalar et de Cancún, Tulum est essentiellement connu pour ses cenotes et ses ruines mayas au bord d’une mer bleu turquoise. C’est aussi une destination branchée et prisée des jeunes touristes occidentaux cool et « dans le vent ». Et ça se ressent grandement dans l’ambiance générale de la ville. La plupart des touristes sont loin de l’image du backpacker fauché mais semblent tout droit sortis d’un épisode de Beverly Hills, sont habillés comme pour aller à un défilé de la Fashion Week et prennent un selfie tous les trois mètres (particulièrement vrai lors de la visite des ruines). La ville en elle-même est pleine de restaurants, bars et coffee shops plus « cool » les uns que les autres, le genre d’endroit que j’apprécie habituellement, mais là, il n’y a que ça, et j’ai trouvé ça too much et vraiment pas authentique. De plus, impossible de visiter quoi que ce soit sans avoir une flopée de grands groupes de touristes autour (ça ne m’a pas facilité la tâche pour prendre des photos), et la vie y est également très chère. A côté de ça, force est de constater que la mer est d’une beauté incroyable, que l’on peut trouver en cherchant bien un petit resto typiquement mexicain et pas cher du tout qui détonne au milieu des autres restaurants très occidentaux, et enfin, les cenotes valent vraiment le détour. Les prix d’entrée sont très variables, de même que la fréquentation, vous trouverez forcément votre bonheur. Vous pouvez également en profiter pour faire du snorkeling ou de la plongée, mais il faut savoir que les prix sont très élevés (à partir de 100€). Non loin de Tulum, et facilement accessible en colectivo, la ville d’Akumal vous offrira l’expérience inoubliable de nager avec des tortues de mer. Louez votre équipement de snorkeling dans votre hostel à Tulum, ainsi, vous n’aurez pas à payer inutilement les services d’un guide. Les tortues se trouvent à à peine 30 mètres du bord, à environs deux mètres de profondeur pour manger l’herbe au fond de l’eau. Veillez cependant à ne pas vous approcher trop et à ne pas attirer les hordes d’autres nageurs qui ne sont là que pour « chasser » les tortues et les photographier, et stressent plus les animaux qu’autre chose. Passez ensuite sous les bouées pour continuer votre exploration au milieu des coraux et observer étoiles de mer, poissons multicolores et raies géantes ! Finalement, même si de manière générale, je n’ai pas été conquise par Tulum, d’autres personnes que j’ai rencontrées ont vraiment adoré, à chacun de se faire sa propre opinion. Accueillir 2018 à Puerto Morelos Situé entre Playa del Carmen et Cancùn, le petit village de Puerto Morelos vous permettra de recharger les batteries au calme de ses deux vibrantes voisines, tout en étant suffisamment proche d’elles pour profiter de leur ambiance festive, mais aussi de leurs fonds marins. Pour se faire, rendez-vous à l’Hostel Humanity de la belle Sophie (française !), où j’ai passé le meilleur nouvel an de ma vie ! Valladolid : cenotes et ruines mayas Direction ensuite Valladolid, à environs 2h de bus de là. Premier conseil, éviter « l’Hostel del Centro », et ses prix très attractifs, trouvé sur Hostelworld.com et plutôt bien noté. Nous nous sommes retrouvés dans un dortoir situé sur une mezzanine juste au-dessus de la réception, sans mur ni porte (merci la lumière et le bruit), avec un lit superposé situé juste au-dessus de l’escalier (on a pas intérêt à tomber), avec salle-de-bain d’une saleté repoussante (première fois de ma vie que je garde mes tongs pour me doucher), personnel incapable de vous renseigner sur quoi que ce soit et, le meilleur pour la fin, alors qu’un ami a demandé à changer ses draps d’une propreté douteuse, l’employée qui s’en est chargé a, dans le plus grand des calmes, ôté ses chaussures et est montée pieds nus sur le lit et a longuement piétiné le l’oreiller d’un autre guest pour mettre le drap. Malaise. Au bout de deux nuits, nous nous sommes donc rendus dans un autre établissement, l’auberge Woods Chamal, tout nouvellement ouverte, avec une bonne ambiance, des prix très raisonnables et un super décor, malgré la présence encore de travaux. Bref, à Valladolid, vous pouvez déambuler dans les rues colorées à l’architecture coloniale, et même vous baigner dans un cenote, en plein centre-ville ! N’oubliez pas de déguster quelques churros sur le zocalo, ou de vous rendre au resto végé El Café del Profesor Pitagoras, pour déguster, entre autres délices, leur tarte avocat-citron (une merveille !). C’est également le point de départ idéal pour visiter les ruines de Chichen Itza, considérées comme une des Sept Merveilles du Monde depuis 2007. L’entrée est très chère (242 pesos) et veillez à arriver à l’ouverture du site pour éviter les hordes de touristes. J’avoue que quand je m’y suis rendue, je commençais déjà à être un peu fatiguée des ruines, mais ce qui m’a le plus déçue, c’est que l’on ne peut quasiment monter sur aucun temple ou voir l’intérieur d’aucun bâtiments. De plus, il y a assez peu de plaques vous expliquant ce que vous voyez, les services d’un guide peuvent donc être utiles, mais les prix sont également très élevés. Non loin de là, ne manquez pas de visiter le cenote de Yodzonot (70 pesos l’entrée), qui est le plus beau qu’il m’est été donné de voir. Peu de touristes, eau cristalline, des poissons, des oiseaux, et même des chauves-souris, l’endroit est vraiment magique. Un peu moins cher et plus près de Valladolid, le cenote d’Ek Balam lui ressemble beaucoup mais en plus grand et avec un peu moins de faune. Les ruines d’Ek Balam valent apparemment le coup d’œil également (avec moins de touristes), pour un prix équivalent à celui de Chichen Itza. Mérida, Valladolid en plus grand Nous nous sommes ensuite rendus à Mérida, près de la côte, qui ressemble à s’y méprendre à Valladolid, mais en plus grand. Personnellement j’ai préféré la première. A Mérida, vous n’aurez aucun mal à trouver des français, on entend vraiment la langue de Molière à tous les coins de rues ! Nous avons testé le Free Walking Tour, mais je ne sais pas si c’était notre guide ou le tour en lui-même, mais nous l’avons trouvé assez ennuyeux et nous sommes partis assez rapidement en cour de route (certains avez même déjà quitté le navire avant nous, c’est dire !). Rio Lagartos et Las Coloradas : faune, flamants et lac rose Pour se rendre à Rio Lagartos puis à Las Coloradas à une vingtaine de kilomètres de là, une voiture est indispensable à moins de prendre un tour organisé, les colectivos s’y rendant n’étant vraiment pas nombreux. La visite commence à Rio Lagartos, petit village de pêcheurs, pour un tour en bateau d’une heure et demi à deux heures pour observer les flamants roses. Le prix pour le bateau et de 1200 pesos, attendez donc que d’autres touristes arrivent pour partager les coûts. En étant deux, nous avons eu un prix de 900 pesos. C’est parti donc pour 37km dans la mangrove, où vous pourrez observer différentes espèces d’oiseaux (cormorans, pélicans), mais aussi des crocodiles si vous avez un peu de chance, et les fameux flamants roses. L’heure idéale pour les observer et la fin de matinée, dans la mesure où durant l’après-midi, ils se protègent de la chaleur et il est plus difficile de les observer. Si vous avez pensé à prendre votre maillot de bain, vous pourrez vous couvrir d’argile soufrée comme à Bacalar pour un « baño maya ». Direction ensuite Las Coloradas à quelques kilomètres de là pour admirer le lac rose à côté d’une usine de sel. La visite est néanmoins vite faite, le jeu n’en vaut donc pas la chandelle sans voiture étant donné le temps de transport en colectivo. Sur les traces de Pirates des Caraïbes à Campeche Rendez-vous ensuite à Campeche pour la fin de notre périple, où certaines scènes de Pirates des Caraïbes ont été tournées. On peut encore observer les fortifications et les canons pour défendre la ville contre les pirates au XVIIIe siècle. La ville est colorée et peu touristique, avec un air de bon vivre flottant dans l’air, parfait pour se poser quelques jours, même si la visite en elle-même est vite faite. Le coucher de soleil au bord de la mer (mais sans plage) est un must. Rendez-vous calle 59 pour boire un verre ou déguster une énorme salade composée chez Fresh’N’Green (après des semaines de fêtes et de junk food, ça fait un bien fou). Lors de notre séjour, nous étions à l’auberge Viatger Inn, super abordable, très confortable, et au personnel très serviable. Ainsi s’achève notre road trip dans la péninsule du Yucatan. Je passe sur les quelques jours passés à Playa del Carmen et Cancún, car les villes en elles-mêmes, ultra touristiques et américanisées ne présentent pas beaucoup d’intérêt selon moi à part les îles proches (Isla Mujeres et Cozumel). La...