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Critique de Suspiria, Luca Guadagnino
Le tumulte des cris, une capitale ruisselante. La scène d’exposition de Suspiria, version Guadagnino, n’est pas celle d’un ballet dansant, puisqu’elle nous propulse au cœur du Berlin divisé de 1977, où résonnent les plaintes des Berlinois excédés par la passivité des pouvoirs publics et leur « rideau de fer », symbole d’un pays au bord de l’implosion. Avec une esthétique aussi blême que les bâtiments de la RDA, le cinéaste propose un opéra-comique en six actes, qu’on qualifierait de comédie bouffonne si l’on s’en tenait au dernier. Un opéra-comique Dès les premières minutes, à grand renfort de volonté vorace, il expose …