lejournal.africa
Soudan: que contient l'accord entre l'armée et l'opposition ? – LE JOURNAL.AFRICA
Copyright de l’image Getty Images Image caption Les manifestants soudanais se réjouissent après la conclusion d’un accord avec le Conseil militaire pour transférer le pouvoir à une administration civile dans 3 ans. Les militaires soudanais ont annoncé un accord avec l’alliance de l’opposition pour une période de transition de trois ans vers une administration civile. Le Conseil militaire de transition (TMC) a déclaré que l’alliance disposerait des deux tiers des sièges d’un conseil législatif. Toutefois, les deux parties ne se sont pas encore mises d’accord sur un conseil souverain – l’échelon supérieur du pouvoir où les deux veulent une majorité. Le Soudan est gouverné par le Conseil militaire depuis la chute du président Omar el-Béchir le mois dernier. Les protestations qui ont conduit à sa chute se sont poursuivies car les manifestants ont refusé d’assouplir leurs revendications en faveur d’un gouvernement civil. Lire aussi : Au moins 6 morts lors d’affrontements au Soudan Au Soudan, la junte opte pour la charia Copyright de l’image Getty Images Image caption Amjad Farid, un porte-parole de l’Association des professionnels du Soudan, le mouvement à la pointe des manifestations antigouvernementales au Soudan. Quelques heures avant l’annonce du dernier accord, au moins cinq manifestants et un membre des forces de sécurité sont morts dans des affrontements dans la capitale, Khartoum.Malgré l’attaque, les manifestants ont juré de continuer le sit-in devant le quartier général militaire jusqu’à ce que leurs demandes soient satisfaites. Qu’est-ce qui a été convenu ? Lors d’une conférence de presse conjointe, le lieutenant-général Yasser al-Atta a déclaré qu’un accord final sur le partage du pouvoir serait signé avec l’alliance de l’opposition – la Déclaration des forces de liberté et de changement (DFCF) – dans les 24 heures. L’entente prévoit la formation d’un conseil souverain qui gouvernerait le pays jusqu’aux élections. Le général Atta a déclaré que le DFCF disposerait des deux tiers des sièges d’un conseil législatif transitoire de 300 membres, le reste étant occupé par des partis ne faisant pas partie de l’alliance.Plus tôt, le porte-parole du mouvement de protestation Taha Osman a déclaré que les parties avaient convenu de la structure des futures autorités – un conseil souverain, un cabinet et un organe législatif. Lire aussi : Militaires et civils trouvent un accord au Soudan Au Soudan, les militaires vont diriger le prochain gouvernement Satea al-Hajj, membre du DFCF, s’est dit optimiste qu’un compromis sera trouvé sur les derniers détails du partage de pouvoir, ajoutant : “Les points de vue sont proches et, si Dieu le veut, nous trouverons bientôt un accord.” A l’origine, les militaires voulaient une période de transition de quatre ans, tandis que les dirigeants protestataires voulaient une période de deux ans. Sadiq Yousuf, membre de l’équipe de négociation du DFCF, a déclaré à l’émission Newsday de la BBC que la composition du Conseil suprême de 11 membres était encore en discussion: “La question a porté sur le nombre de membres du Conseil Suprême. Nous voulons huit civils, trois militaires, mais ils veulent sept militaires et quatre membres.” Copyright de l’image Getty Images Image caption L’ex-président Omar al-Bashir n’a pas été vu en public depuis qu’il a été démis de ses fonctions le 11 avril. Où est Omar al-Bashir ? Le président destitué n’a pas été vu en public depuis qu’il a été démis de ses fonctions. Il aurait été transféré du palais présidentiel dans une prison de haute sécurité à Khartoum, mais la BBC n’a pas pu vérifier ces informations. Lire aussi : Au Soudan, Omar el-Béchir inculpé pour meurtre Au Soudan, la pression s’accentue sur la junte Lundi, Omar al-Bashir a été inculpé d’incitation et d’implication dans l’assassinat de manifestants. Les accusations découlent d’une enquête sur la mort d’un médecin tué par balle lors des manifestations du 17 janvier. Il fait également l’objet d’une enquête sur des allégations de blanchiment d’argent et de financement du terrorisme.