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Élèves écolos | LEBON Trait d'union
Par Isabelle Millaire Depuis qu’ils sont tout petits, mes enfants recyclent. Je veux dire par là qu’ils sont nés, contrairement à moi, avec un bac vert dans la maison. Je ne suis pourtant pas si vieille, même si ma Mimone m’a déjà demandé candidement si j’avais connu Jeanne D’Arc… (bruit de criquet). Donc, pour mes cocos, mettre des objets au recyclage, ça va de soi. Et comme j’adore jardiner, je composte depuis bien avant l’arrivée du fameux bac brun. J’aime toutefois beaucoup le fait que les résidus de table peuvent maintenant aller dans le bac brun de la ville, plutôt que directement dans la poubelle. Chez moi, il est fréquent que je me fasse demander: « Je jette ça où? » Mais de plus en plus, ce sont Lou et Mimone qui m’informent de ce qui se recycle ou pas. «Le couvercle « miroir » des petits contenants de yogourt ne se recycle pas, maman! » « Le papier du Ficello ne va pas au recyclage! » (Air découragé de mon Lou.) « Arrête d’acheter des Ficello, maman, c’est pas bon pour la planète. » La première fois que mon Lou m’a dit une phrase du genre, je suis restée bouche bée. Je me suis également fait chicaner parce que je bois souvent avec une paille… J’ai compris le message et je me suis procuré des pailles réutilisables! Je suis maintenant habituée et j’essaie de réduire au maximum la possibilité de me faire réprimander. Je fais donc désormais beaucoup plus attention à ce que nous consommons. Je dirais que chez mes cocos, cette « conscience environnementale » a véritablement pris naissance l’an passé, quand, en deuxième année, mon grand a eu une prof très impliquée qui a créé avec ses élèves un comité pour l’environnement. Ils ont, entre autres, organisé des journées « lunch zéro déchet » qui ont été un franc succès. Ils ont aussi visité un centre de tri pour voir ce qui arrivait aux objets que l’on met au recyclage. Mon Lou est revenu avec plein de choses à nous raconter. Cette année, c’est ma Mimone qui est dans le comité environnemental et elle prend son rôle très au sérieux. C’est elle qui va porter le compost de sa classe dans le gros bac brun de l’école. Et quand elle y trouve un papier de barre tendre… Ô que je n’aimerais pas être l’ami(e) qui a commis cette infamie! Elle est dévouée. Motivée. Ça me fait chaud au cœur de les voir adopter ces comportements écoresponsables. Et je vais être honnête, ça fait aussi du bien à mon portefeuille! Acheter des bâtonnets de fromage en format individuel, ce n’est pas notable comme gain de temps… Faites le test: achetez une grosse brique de fromage et coupez-la en cubes ou en languettes et mettez ça dans des contenants réutilisables et hop! dans la boîte à lunch! C’est pas tellement plus long à préparer, et souvent, le rabais est beaucoup plus intéressant sur la grosse brique que sur les petits bâtonnets. Donc, vous économisez et vous réduisez votre empreinte écologique. C’est-tu pas beau, ça?! Et si vous avez encore un peu plus de temps, vous pouvez vous rendre dans certaines épiceries (près de chez moi, sur la Rive-Sud, il y a Épicerie Réserves), apporter un contenant et vous procurer un fromage pas du tout emballé! Dans notre petit virement écolo, nous essayons aussi d’offrir des cadeaux pour « contaminer » gentiment nos proches. Par exemple (scoop!) mon Lou fabrique des tawashi pour Noël (il s’agit d’une éponge zéro déchet qu’on fabrique avec le tissu d’une chaussette trouée) et comme cadeau d’hôte et hôtesse, nous avons déjà offert de jolies serviettes de table réutilisables . Je suis d’avis que chaque petit geste compte. Je n’ai pas la pouvoir de contrôler les émissions nocives des grosses entreprises. À chacun son combat. Le mien est de soutenir mes cocos dans leur désir d’être des citoyens responsables, conscients de leurs actes et de leurs choix, en prenant soin de m’assurer qu’ils ne tombent toutefois dans l’éco-anxiété (nous y reviendrons prochainement). Se soucier de la santé de la planète, oui. À 100%. Mais pas au détriment de leur santé.