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«Si nous voulons changer notre culture, tout commence ici» – 14390 Kate Armstrong brille à la conférence commémorative Young
Ci-dessus: 14390 Kate Armstrong (CMRC 1984), auteure de The Stone Frigate: The Royal Military College’s First Female Cadet Speaks Out, présente lors de la conférence commémorative Young de 2019. Editor’s Note: For the English version of this article please see here. «Si nous voulons changer notre culture, tout commence ici» – 14390 Kate Armstrong brille à la conférence commémorative Young « J’ai écrit mon histoire parce que je crois au pouvoir du CMRC » Article et photos de 25366 Anna-Michelle Shewfelt (10 oct 2019) La conférence commémorative J. Douglas Young a été créée en 1985 grâce à la générosité de la famille Young, en collaboration avec la Fondation des CMR. Cette série de conférences rend hommage au 2360 Major Douglas Young, diplômé du CMRC, en tant qu’élève-officier sénior de la promotion de 1937. Le major Young a consenti le sacrifice ultime alors qu’il servait l’Artillerie royale canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale. 14390 Kate Armstrong (CMRC 1984), auteure de The Stone Frigate: The Royal Military College’s First Female Cadet Speaks Out, a été l’oratrice cette année. « La conférence commémorative Young a toujours été axée sur le leadership et Kate Armstrong illustre ce que signifie diriger », a déclaré 14458 bgén (ret) le Dr Harry Kowal dans son allocution liminaire. « Elle est une de mes camarades de classe et permettez-moi de dire que toutes les dames de cette classe sont des pionnières. Elles ont eu le courage de faire une différence pour que d’autres puissent les suivre. Vous savez, j’ai lu son livre en une fois, ce qui est inhabituel pour moi. Je vous encourage fortement à le lire. Kate a amorcé une discussion dont le CMRC doit tirer des leçons. Nous sommes heureux de la compter parmi nous ce soir. » Les membres de la classe de 1984 étaient présents, dont 14458 Dr Harry Kowal, recteur du CMRC. Kate a commencé sa présentation par une courte lecture de The Stone Frigate. « Je croyais que je devais choisir entre parler et conserver ma relation avec le CMRC, mais me voici ici aujourd’hui », a-t-elle déclaré à la fin de celle-ci. « J’aimerais débuter par une citation de Gary Zukav », a-t-elle poursuivi. « Il a dit que “Le vrai pouvoir, c’est quand ce que vous défendez dans le monde s’aligne sur ce qui est dans votre âme.” Apprendre cela, et posséder mon pouvoir, m’a vraiment poussé à écrire ce livre. En janvier 2012, ma carrière d’entrepreneure était couronnée de succès, mais cela ne me rendait pas heureuse. Mon cœur n’y était pas. Je me suis demandé un soir : qu’est-ce que tu veux vraiment faire? Et la réponse m’est venue comme si cela m’était destiné : écrire mon livre! » Comme Kate a ensuite expliqué, il y a eu des moments dans sa vie où elle a été mise à l’écart par d’autres pour « leur donner le pouvoir ». Elle a déclaré : « Quand on m’a offert mon engagement intermédiaire avec les Forces au début des années 90 j’allais me marier alors je l’ai refusé et mis fin à ma carrière. Le mariage s’est effondré et je suis revenue seule à Vancouver. » Au cours des deux décennies suivantes, elle a occupé divers postes chez BC Hydro et ses filiales. « Si vous lisez mon livre, vous saurez ce que j’ai vécu au CMRC. Eh bien, ce que j’ai trouvé dans le monde des affaires était tout aussi mauvais. J’étais moins payée que mes collègues masculins malgré un travail mieux accompli qu’eux. Et comme un de mes collègues de travail me l’a dit des années plus tard : “Quand je commettais une erreur, j’avais l’habitude de rejeter le blâme sur toi. C’était facile, car je savais qu’ils me croiraient.” » « En janvier 2012, je me suis donc demandé : que puis-je faire pour dire à d’autres femmes qu’elles ne sont pas seules dans cette situation? Comment entamer cette discussion? J’ai quitté mon emploi pour prendre deux ans à décompresser et à rédiger le premier brouillon de The Stone Frigate. » Néanmoins, le livre était un défi à écrire. « Ce premier brouillon était trois fois plus long que le livre publié! Je savais ce que je voulais faire, mais je ne trouvais pas mon histoire », a-t-elle déclaré. « Puis, en 2014, à la 30e réunion de notre classe, comme je le dis dans le livre, j’ai appris que les élève-officiers masculins avec lesquels j’avais eu affaire pendant mes études au CMRC avaient conspiré pour me rendre la vie aussi difficile que possible. Cela a eu un effet de choc, que des hommes complotent ouvertement pour empêcher le succès de leurs subordonnées féminins. Alors, j’ai su à ce moment-là que j’avais trouvé mon histoire : culturellement, il n’est toujours pas nécessaire de traiter les femmes comme des égales. » Comme Kate l’a constaté, l’expérience des femmes au CMRC a quelque peu changé depuis son passage; cependant, les attitudes et les comportements demeurent (ils sont juste dissimulés). « Je n’ai pas écrit mon histoire parce que je déteste le CMRC », a-t-elle dit. « Je l’ai écrit parce que je crois au pouvoir de cet endroit. Un changement culturel général est nécessaire pour que la situation évolue, ce changement commencera ici avec les futurs dirigeants du Canada. » Kate a terminé sa présentation en lançant un défi aux personnes présentes. « Ce que j’ai fait, tu peux aussi le faire. Toute vie est améliorée lorsque vous suivez votre cœur et que vous répondez à l’appel de votre âme. Comment utiliserez-vous ce cadeau? Comment allez-vous partager votre authenticité avec quelqu’un d’autre? Comment allez-vous vous exprimer? » « C’est à propos de nous toutes. » Les anciennes élève-officiers féminines présentes à la conférence qui remontent à la première promotion de femmes à obtenir un diplôme en 1984. 4. Bien qu’elle ne soit pas dans la photo de groupe ci-dessus, 14419 Johanne Durand (RMC 1984), au centre, était également présente à la conférence. Nous la voyons ici avec 14390 Kate Armstrong (à gauche) et 14423 Liz (Dyson) Caswell, à droite. Avant de passer aux questions, Kate a invité toutes les anciennes élève-officiers féminines présentes à la rejoindre sur la scène. Comme elle a vite souligné: « Ce n’est pas seulement mon histoire. Ceci concerne toutes nos histoires. C’est à propos de nous toutes. » « Que proposez-vous aux étudiants actuels de faire pour que le changement se poursuive? » Une période animée de questions a suivi, la plus encourageante étant: « Que proposez-vous aux étudiants actuels de faire pour que le changement se poursuive et que les choses s’améliorent réellement? » Kate a répondu ainsi : « Nous avons tous besoin de nous sentir inclus et les élèves-officiers du CMRC ne sont pas différents. Vous avez un droit inhérent à vos propres opinions. Sois toi-même. Prenez des risques. Posez les questions difficiles. Défiez ce que vous jugez injuste. Et ne laissez personne vous voler votre joie. » Elle ajouta : « C’est comme ma quinzième allocution et c’est probablement la plus authentique de toutes. J’avais peur que les gens, après avoir lu mon livre, me rencontrent et soient déçus de moi. Ensuite, j’ai compris que tout ce que je devais vraiment faire est de me présenter. Donc, c’est tout ce que vous avez à faire aussi. Soyez juste présent. » Note de la rédactrice: La conférence commémorative Young rend également hommage à la mémoire du père du major Young, 803 major-général James V. Young, CB, CBE, classe de 1908. Le général Young était un excellent élève-officier, un soldat, un athlète et un important industriel de Hamilton. Il a joué un rôle déterminant dans la réouverture du CMRC en tant que collège militaire à la suite de la Seconde Guerre mondiale. C’est grâce à la générosité de la famille Young et en particulier à feu H2552 William H. Young (promotion de 1936) et à son frère 2851 A.B. (Ben) Young (classe de 1952) que cette conférence a été rendue possible. Le Dr Kevin Brushett, à gauche, qui a organisé la conférence cette année avec la Dr Marie-Michele Doucet, présente à Kate Armstrong, à droite, une copie encadrée de l’affiche de la conférence.