lesmainsenlair.fr
L'histoire d'une folie passagère ⋆ Les mains en l'air
Il était une fois une fille qui bossait dans un bureau. Mais pas le côté glamour du travail dans un bureau, plutôt le côté pépère. Le genre, tu te pointes le matin avec ton jean tes baskets et ton gros pull, tu t’assoies sur un fauteuil devant ton écran, tu alignes plusieurs lignes de code (je suis programmeur(se?)), et puis tu rentres chez toi. Jamais en contact avec les clients ou les grands directeurs de la société (en tout cas très rarement), bref, pépère. Tu vois, la fille, elle rêve de tailleurs, de talons hauts et de glamour. Elle rêve de classe, d’accessoires fashion, et de tenues qui pètent. Mais bon quand tout le monde autour d’elle est en jean basket (et même en t-shirt short l’été), ça fait tache de se pointer bien sapée. Alors elle fait avec, et de temps en temps elle met des escarpins avec son jean pour se faire plaisir. Et bien vient LE jour. Celui où on lui annonce qu’elle doit faire un déplacement « à la capitale » pour une journée de réunion sur un projet. La fille commence à avoir les yeux qui pétillent et l’imagination débordante, ENFIN, ENFIN, elle va pouvoir sortir la tenue qui déchire, et se faire jolie (et se faire draguer deux fois malgré son alliance à l’aéroport!), les escarpins feront pas taches, et la coiffure sera nickel ! Et puis surtout y’a le Foxtrot. Ce sac qu’elle a vu le jour de sa sortie en septembre 2014 et qu’elle a tout de suite adoré. Mais elle savait qu’il ne lui servirait à rien: qui a besoin d’un porte-document, quand on a pas besoin de porter des documents? Et là, l’occasion était trop belle. Alors elle s’est dépêché, elle a acheté le patron au prix tout doux, elle a tout imprimé à son travail (bah quoi, c’était pour le travail non ?) et elle a assemblé facilement les éléments. Elle a passé toute une soirée à découper toutes les pièces (y’en a beaucouuuup!) et la moitié d’une autre pour la doublure. Puis elle s’est mise au travail. Vite vite vite, le temps presse (seulement 3 jours pour le faire et le finir, c’est dur dur). Les explications sont claires, précises (même si j’ai butté pour la fermeture du sac avant de comprendre que c’est juste parce qu’il était minuit et que mon cerveau marchait plus correctement) et du coup elle ne perd pas de temps. Elle finit, satisfaite, 4 heures avant de devoir se lever pour prendre son avion. Et la plus belle à la réunion, c’était elle.