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Ma grossesse #4 : Accouchement | Voyel s'en mêle
Si vous n’avez pas lu le début de ce dossier, je vous invite à vous rendre juste ici ! Dans la nuit du 9 au 10 janvier 2019, j’ai senti de faibles contractions, jusqu’à ce qu’elles soient plus régulières et plus intenses vers 8h30. Mon accouchement étant prévu pour le 26 janvier, je me disais qu’il s’agissait des fameuses contractions de préparation à l’accouchement donc ma mère m’avait déjà parlé. « Tu verras, quand ça sera les vraies contractions, tu le sauras ! » Ahahah. Eh bien, non. Je n’ai pas su faire la différence, tout simplement parce que je n’avais aucun point de comparaison : j’allais accoucher. Ma valise était prête depuis un moment, le temps de réveiller mon conjoint, de prendre les 2-3 choses manquantes et de faire le trajet jusqu’à l’hôpital, nous sommes arrivés à 9h15 et j’ai été prise en charge quasi-immédiatement. J’ai rapidement été installée dans une salle afin de vérifier l’ouverture de mon col, qui était donc à ce moment là ouvert à 2cm. On m’a alors dit d’aller marcher, manger, boire, enfin vivre ma vie quoi, pour aider le col à s’ouvrir d’avantage. Deux heures plus tard, de nouveau un examen, mon col était toujours ouvert à 2cm. On me propose alors de prendre un bain avec des huiles essentielles censées aider à se détendre et à ouvrir le col… Mais ça n’a pas marché. Après ce bain d’une bonne heure, on m’a proposé la péridurale car les contractions étaient de plus en plus fortes et je commençais vraiment à avoir du mal à les supporter. On m’a alors installée dans la salle d’accouchement, j’ai attendu qu’une interne arrive pour me poser la péridurale. Malheureusement, elle n’a pas su me la poser à cause de ma posture (je n’ai pas de scoliose mais je me positionne apparemment comme une personne ayant une scoliose – j’ai toujours eu, aussi loin que je me souvienne, des douleurs au dos), j’ai beaucoup souffert, entre les contractions de plus en plus douloureuses et l’aiguille plantée dans le dos. Une fois son supérieur arrivé, la péridurale a été posée en 5 petites minutes, j’ai senti immédiatement les effets : je n’avais plus mal ! Pendant plusieurs heures, accompagnée de mon conjoint, je suis restée allongée, ne sentant plus – ou à peine – les contractions, à tel point que je m’endormais ! De temps en temps, une sage-femme passait pour vérifier l’ouverture du col, mais voyant qu’il ne s’ouvrait pas, m’injectait de l’ocytocine de synthèse. Seulement voilà, la péridurale ne fait pas effet éternellement (et heureusement, j’allais les jambes en coton !), alors une fois son effet estompé, j’ai senti de nouveau les contractions… mais beaucoup plus intensément, puisque mon col s’était ouvert grâce à l’ocytocine. Je pense n’avoir jamais eu aussi mal de ma vie, jusqu’à ce qu’on m’anesthésie de nouveau. De nouveau, j’ai attendu plusieurs heures avant que réellement commencer le travail (vous savez, le fameux « Pousseeeez ! »). Puis, le 11 janvier, vers 0h45, après 16 heures à attendre l’arrivée du bébé, nous avons commencé le travail : dès que je sentais les contractions, je devais pousser. J’ai poussé sur cinq ou six contractions avant que Judicaël naisse. Et immédiatement, j’ai été submergée par mon amour pour lui…