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Tribune libre : quand Apollon rencontre Hadès
Le 8 juin dernier, la terre du cimetière Njo Njo à Douala se refermait sur la dépouille d’Axel Mouna. La scène a eu lieu au cours d’une cérémonie populaire certes, mais marquée par la présence timide de ses confrères. Les pouvoirs publics, eux, n’ont pas daigné effectuer le déplacement. Axel méritait mieux. Qu’elle est loin l’année 1988 où l’on voyait le ministre Henri Bandolo dans un taudis d’un quartier populaire s’incliner devant la dépouille d’une artiste, après l’avoir décorée, à titre posthume ! Si notre panthéon musical existait, la chanson Juventus aurait servi de sésame à Axel Mouna. Au-delà de l’émotion et du lyrisme, Juventus a le mérite d’immortaliser l’existence éphémère de cette équipe de football éponyme. Juventus FC de Douala était un projet, révolutionnaire à l’époque. Une autre façon de concevoir le football tout simplement. Et les fruits commençaient à tenir la promesse des fleurs. Malheureusement le pharmacien-mécène et le footeux qui étaient à l’origine et à la conduite du projet sont victimes d’un accident de la circulation. Nos deux compères