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vagabond

@vaganbond

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reblogged
j'ai besoin de raconter, de parler, d'écrire. j'aime ma vie plus que tout au monde mais en même temps j'la déteste parce que je lutte tout le temps, et j'commence à fatiguer de toujours revendiquer mes idées et ma façon de penser pour faire comprendre aux gens pourquoi j'suis comme ça. après avoir été mise à la porte j'ai choisi la rue. j'ai choisi la liberté, le partage, l'échange, la difficulté, la faim, le manque d'argent. j'ai choisi la pire des solutions et pourtant je suis bien. alors certes j'en ai marre de bouffer des sandwiches et oui y'a des moments où je donnerais n'importe quoi pour manger un vrai plat. certes j'en ai marre de faire des bracelets et des atebas pour me faire de la thune proprement. certes j'en ai marre de jamais me poser, de toujours marcher, de jamais m'arrêter. mais d'un autre côté c'que c'est bon putain. je dessine sur le sol d'une des grandes rues de ma ville (qui s'appelle grande rue d'ailleurs), et voir des gosses s'arrêter, montrer à leurs parents, me sourire, me demander s'il peuvent dessiner aussi, me faire des petits coeurs, des étoiles, des fusées, des fleurs, mais vous imaginez même pas c'qu'on peut ressentir. j'suis partie deux semaines et y'a encore plus de dessins, c'est un truc de malade. c'est tellement tellement tellement gratifiant. être libre de se balader à n'importe quelle heure de la nuit ou du jour, se baigner dans les fontaines quand y'a plus personne, marcher le matin quand la ville se réveille, avoir le temps, toujours avoir le temps, pouvoir se perdre, partir n'importe quand, parler avec les gens. j'adore ça, j'adore vivre. j'suis partie à paris directement après mon brevet avec mon sac à dos. j'suis arrivée dans c'te grande ville (on s'y fait chier d'ailleurs) seule et carrément paumée. vous savez, le meilleur moyen de connaître un endroit c'est de s'y perdre, c'est ce que j'ai fait. finalement j'ai dessiné à république, j'ai fait la manche à châtelet ou y'a tous les bourges, j'ai dormi au sous-sol du parking des halles, j'ai parlé avec des anglaises qui m'ont tellement adoré qu'elles m'ont invitée chez elles à londres en me laissant leurs coordonnées, j'ai écouté un mec jouer de la guitare toute une nuit, en cherchant un hall ou dormir j'ai discuté avec un ancien de 3 à 7 heures du mat’, on a fumé joints sur joints et à la fin il m'a offert son couteau, j'ai rencontré des tonnes de gens en fait, des amis, et des enculés aussi. et j'l'ai rencontré lui. j'vais peut-être repartir d'ailleurs, puis peut-être à marseille ou a lille. j'vais aussi aller au festival d'aurillac, vous savez le festival des arts de rue. bien sûr y'a aussi le tekos dans le sud, et des tonnes de machins que j'ai même pas encore prévu. t'façon ma vie est faite d'imprévus et putain je veux que les gens comprennent que j'aime ça, et qu'ils peuvent bien rester dans leur train-train quotidien de merde s'ils le veulent, aveuglés par une société qui les incite à avoir un modèle de vie conforme.

putain après une dispute avec ma grand-mère ça fait du bien (via howl-my-name)

c'est beau de voir ceux qui aiment la vie

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Il a suffit un instant pour comprendre comme tu devenais important.
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Les longues nuits à s'entendre rire, le joint qu'on s'échange et la musique qui te fait danser n'importe comment. Les longues nuits à s'écouter parler, le sentiment d'être vivant et l'impression que ces moments seront éternels. Ces excès de bonheur qui remplissent cœur.

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J'dis bonjour à la nuit et je m'enfonce peu à peu dans cette putain d'insomnie.
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Elle est partie. Elle n'a rien laissé derrière elle et je crois que tout le monde l'a oublié à part moi.

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C'est de la série Shamelless j'crois.

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prpzivt
- Les gens ont tendance à oublier que ceux qui peuvent nous offrir la mort peuvent aussi nous offrir la vie me confia-t'elle somnolente  - De quoi tu parles ?  - D'amour  - L'amour n'est pas un syndrome de Stockholm - Parfois, si

(via prpzivt)

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La nuit avait débuté, les rues se vidaient de plus en plus et nous on regardait le monde s'agiter en parlant d'aujourd'hui et de demain.
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Réveil vif, souffle court, simple cauchemar.

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Ce soir là j'avais pas envie de rentrer, ce soir là j'aurais juste voulu la revoir.
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Encore sur ce skate usé, je roule et chiale sans m'arrêter.
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reblogged
si toi aussi t'as fait la connaissance de la nuit en écoutant de la musique avec elle si elle t'a aussi fait fumer du bout des lèvres si tu lui as demandé qu'est-ce que tu foutais là sans obtenir d'autre réponse que ses putains d'étoiles si toi aussi la rue t'a accosté pendant que tu marchais sous un orage si elle t'a dit de regarder le ciel et d'offrir ton visage à la pluie et qu'tu l'as fait sans aucune hésitation en l'entendant rire au bout de l'avenue si toi aussi t'as pu regarder dans les yeux les lampadaires en fin d'vie tu sais à cette heure où ils clignotent bêtement en se demandant s'ils doivent continuer de briller pour nous qui avons perdu la lueur dans l'regard ou s'éteindre pour laisser le soleil éclairer ceux qui n'ont pas besoin de lumière si toi aussi tu as connu ces matins de toutes les couleurs et le monde silencieux au réveil si toi aussi tu l'as admiré dormir toute la nuit en espérant qu'un jour quelqu'un te regardera comme ça et ramassera tous les morceaux de toi que t'as laissé à la nuit à la rue et à ces foutus lampadaires qui crèvent à l'aube je veux t'accoster à 4 heures du matin sécher tes putains de larmes peut-être t'embrasser à pleine bouche te faire l'amour les jours d'après si ça peut te faire sentir mieux
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Ce manque permanent qui m'colle à la peau.
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Le plus douloureux pour moi n'a pas été de te perdre, mais de renoncer à l'espoir fou que tu reviendrais, que tu m'appellerais. Car, plusieurs mois après ta décision, cet espoir resurgissait, tenace, obsédant, impérieux par instants, parfois léger comme un mirage, d'autres fois plus lourd et pesant comme un ciel d'orage.

Frédéric beigbeder (via toutcommenceparunbaiser)

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Le plus beaux, c'était nos rires par milliers qui régnaient durant ces soirs d'été.