zitties

Vanno
vengono
ogni tanto si fermano
e quando si fermano
sono nere come il corvo
sembra che ti guardano con malocchio
Certe volte sono bianche
e corrono
e prendono la forma dell’airone
o della pecora
o di qualche altra bestia
ma questo lo vedono meglio i bambini
che giocano a corrergli dietro per tanti metri

Certe volte ti avvisano con rumore
prima di arrivare
e la terra si trema
e gli animali si stanno zitti
certe volte ti avvisano con rumore

Vanno
vengono
ritornano
e magari si fermano tanti giorni
che non vedi più il sole e le stelle
e ti sembra di non conoscere più
il posto dove stai

Vanno
vengono
per una vera
mille sono finte
e si mettono li tra noi e il cielo
per lasciarci soltanto una voglia di pioggia

Fabrizio de André

Breve e improvvisato elenco di cose che - secondo me - sono “una Sconfitta per l'Umanità” più del “Sì” irlandese alle nozze gay.
L'olio al posto dello strutto nella piadina, stirare, l'uso smodato dei combustibili fossili, i colletti delle Polo alzati, le Polo tutte ma nel senso del vestiario e non automobilistico, usare acqua potabile negli sciacquoni, i risvoltini in fondo ai calzoni, un buon 95% di ciò che finisce per “-ismo”, dare parvenze carnivore a cibi vegetariani, Jimi Hendrix che muore a 27 anni, “Striscia la Notizia” come fonte di informazione, l'istruzione a pagamento, le cover fatte col Flauto di Pan, i calzoni che non tengono dentro il culo, la birra analcolica, insegnare ai bambini a parlare e camminare per un anno e chiedergli di stare fermi e zitti per ore durante i successivi 15 anni, il nodo grosso nelle cravatte, la scomodità - per noi mancini - della maggior parte di attrezzi, non sapere che fine ha fatto Charles “Chuck” Cunningham - fratello maggiore di Richard “Richie” Cunningham e di Joanie “Sottiletta” Cunningham - di Happy Days, l'uso del kren al posto dell'aceto nella cucina polacca, i limiti di velocità buttati lì alla cazzo che poi la gente non rispetta neanche quelli opportuni, “Remì e le sue avventure”, i Pavesini, i Patti Lateranensi, i prepotenti che fanno audience, svariate tonalità di beige, il fatto di non poter acquistare le patatine fritte a mezze porzioni, chi parla forte al telefono, chi grida in TV, chi urla per strada, chi grida al mare ma non è in pericolo, i rumori di frenate nelle pubblicità radiofoniche, il concetto stesso di “birra piccola”, il Wrestling e le parole del cardinal Pietro Parolin sul “Sì” alle nozze gay in Irlanda.
E mi fermo qui per motivi di tempo.
Ci sono momenti così, crediamo nell'importanza di ciò che abbiamo detto o scritto fino a quel punto, soltanto perché non è stato possibile far tacere i suoni o cancellare i tratti, ma ci entra nel corpo la tentazione del silenzio, il fascino dell'immobilità, stare come stanno gli dèi, zitti e tranquilli, solo ad assistere.
—  José Saramago, da L'anno della morte di Ricardo Reis, 1984

E nulla.
È l'ennesimo giorno di merda.
Qualche minuto fa sono stata attaccata da un mio compagno di classe, così.. senza motivo. C'era un casino assurdo in classe, lui si gira e se la prende con me.. sputando merda su di me. Ha iniziato a dire cose stupide e insensate. “Oh, vai a fumare così ti rilassi!”, “Scusa se non ho una tripla personalità come te.” e altre cose. Il bello è che me ne stavo solo a dire: “Calmati.”

No, ma credetemi.. è stato bruttissimo. Boh, mi sono sentita inutile, impotente, derisa e sola. Stavano tutti ad osservare, zitti.. col mezzo sorriso malizioso sulle labbra.
Non ho pianto per vergogna, avevo gli occhi pieni di lacrime.
Mi sento uno schifo.
Nessuna pensa mai alle conseguenze, le persone agiscono (quasi) sempre senza pensare.
Boh, ci sono stata male e ci sto male.
Mi viene da piangere, giuro.
E non capisco il perché.

  • Persone che ti dicono "Guarda che con me non devi mica essere fredda come con gli altri, con me puoi aprirti, puoi parlare".
  • Allora cercando di aprirti inizi a raccontare un po' di te soltanto che queste si mettono a rigirare le cose e così si finisce sempre a parlare dei LORO di problemi.
  • ... ma allora andatevene pure a fanculo e state zitte la prossima volta che fate più bella figura!

anonymous asked:

Aly, mi sento così triste. Oggi ha scuola mi hanno detto che sono grassa e mi sono messa a piangere perché non volevo che me lo dicessero così spudorato in faccia. Si lo sono però boh non voglio ammetterlo perché mi fa male dirlo a voce. Mi abbracci? Per favore..

Tutti gli abbracci che vuoi, splendore. Perché non ti metti a dieta? Così vedi come si stanno zitti a settembre.

Après avoir lu une interview de la lobbyiste pro-prostitution Stephanie Klee, Huschke Mau, une femme sortie de la prostitution, en a eu assez et répondu ce qui suit : « Je suis l’une de ces prostituées volontaires si souvent vantées », écrit-elle. « Et je suis écœurée de vous, les partisans de la prostitution. »

Chère Stephanie Klee,

Je me réfère à l’interview qu’a publiée de toi le magazine urbain Zitty Berlin, et je tiens d’abord à te remercier parce que si je ne l’avais pas lue, je garderais encore le silence. Tout d’abord : tu me permets de te tutoyer ? Car nos sommes des collègues, pour ainsi dire. Parce que oui, je ne connais que trop bien la prostitution, y ayant passé dix ans.

Sais-tu, je trouve tes déclarations sur la prostitution assez remarquables. Je m’étonne simplement que tu as oublié d’en mentionner certains éléments – des éléments qui m’apparaissent très importants.

Tout d’abord, tu as négligé la question fondamentale de savoir s’il existe réellement un besoin pour la prostitution. J’apprécie que, du moins, tu n’aies pas eu recours au bon vieux pseudo-argument banal selon lequel les taux de viol connaîtraient une hausse astronomique en l’absence de bordels. Un argument qui signifierait que les hommes sont incapables de contrôler leurs pulsions de loup-garou et que, s’ils ne venaient pas nous baiser le long des trottoirs, ils n’auraient d’autre choix que de violer).

Mais quel besoin a la société de la prostitution, Stéphanie ? Pourquoi avons-nous besoin du fait que les hommes soient autorisés à acheter des femmes (puisque la plupart des prostituées sont des femmes, et que ceux qui sont de sexe masculin desservent des acheteurs homosexuels) ? Comment expliques-tu ce fait et que t’apprend-il ? Apparemment, cela ne caractérise pas à tes yeux un rapport de force. Et voilà le premier point aveugle de ta position.

La seule personne

qui s’éclate dans la prostitution,

c’est le prostitueur-client !

Tu écris que la prostitution, c’est du sexe. Tu sais, à mes yeux, un rapport sexuel implique au moins deux personnes. Ce n’est pas la situation où l’une d’entre elles dessert exclusivement les souhaits du client, tout en étant forcée d’« écraser » sa propre sexualité et elle-même, sa personnalité.

J’aimerais te demander dans quel milieu de la prostitution tu vis si tu n’as pas remarqué que les « variétés » de « sexualités », à savoir les « souhaits » des prostitueurs, sont de plus en plus violents et de plus en plus destinés à humilier l’autre. Pourquoi ne lis-tu pas les forums internet où s’expriment les prostitueurs, chère Stephanie ? On y lit très clairement que les hommes (prostitueurs) ressentent comme une expression de leur pouvoir le fait de pouvoir cracher au visage des femmes dans les bordels et de leur « gicler » du sperme dans le corps ; ils peuvent tester le niveau de tolérance des femmes à la pénétration anales, leur éjaculer au visage et insister pour qu’elles avalent le sperme après leur avoir enfoncé la queue au fond de la gorge.

Lis donc le langage employé sur les forums de clients ? Lis comme ils prennent plaisir et s’excitent à savoir que la femme n’aiment pas cela et ne le fait que pour l’argent, parce qu’elle a besoin de ce maudit pognon ou parce qu’il y a un mec assis dans la pièce d’à côté.

Lis donc quel est le langage sur les forums de clients, lis donc comme cela les rend chauds, comme ils s’excitent à savoir que la femme n’aime pas cela et ne le fait que pour l’argent, mais qu’elle doit le faire, parce elle a besoin de ce maudit pognon ou parce qu’il y a un mec assis dans la pièce d’à côté. Vois comme ils testent et transgressent délibérément les limites et, même s’ils ne donnent pas libre cours à leur sadisme, ils en sont pleinement conscients. Dans la prostitution, il ne s’agit pas de sexe, mais de pouvoir. De pouvoir et rien d’autre. Ne fais pas semblant que les femmes pourraient y vivre leur sexualité : la seule personne qui s’éclate est le prostitueur, dont tu satisfais les volontés – à tes dépens.

Et non, Stephanie, le prostitueur n’oublie pas ce sentiment de puissance pour lequel il a payé. Il n’oublie pas que les femmes sont des êtres disponibles, qu’il peut se les approprier, qu’elles sont là pour satisfaire ses désirs à lui, qu’elles écrasent leur sexualité et leur âme dans l’acte sexuel, et n’ont droit à aucuns besoins, limites ou désirs. Oh, non. Il s’empare de ce sentiment qui assimile pour lui la sexualité au pouvoir et l’amène avec lui hors du bordel, et cela affecte ses relations avec les femmes qui ne se prostituent pas. La prostitution est une violence. Une machine à satisfaire les hommes.

Ne prétends pas n’avoir jamais ressenti la violence des prostitueurs, et ne me conte pas la belle histoire du client aimant et tendre qui ne veut qu’échanger des câlins et respecte toujours tes limites. L’Allemagne a légalisé la prostitution, et qu’est-ce que cela a donné ? Encore plus de prostitution et surtout une demande de plus en plus excessive. Et je n’entends pas seulement par là qu’il y a de plus en plus de prostitueurs, parce que les hommes ont bel et bien appris qu’il est OK d’acheter des femmes. (Oh, j’entends déjà le pseudo-argument voulant que ce ne soient pas les femmes que le client achète, mais un « service ». Quelle absurdité ! Peux-tu te débrancher de ta chatte, ton cul, tes seins, ta bouche et de ce que tu fais avec ? Non, c’est toujours la personne tout entière qui est touchée.)

Tu ne parles PAS en mon nom, ni au nom d’aucune prostituée que je connais !

Regarde simplement ce que réclament les prostitueurs : pouvoir embrasser, la « totale sans condom », la pénétration anale (sans condom non plus), la française totale (c’est à dire, l’avalement du sperme), le léchage de l’anus, la pénétration au poing, l’éjaculation au visage ; ils veulent des tournantes et des partys de viol, ils veulent des filles de plus en plus jeunes et des filles « sans tabous », conditionnées à faire TOUT ce que veulent les prostitueurs. Ils veulent de la baise à tarif forfaitaire, avec autant de filles et de femmes que possible, pour le simple prix d’entrée au club.

Comment t’expliques-tu cela ? Il est clair qu’avec la légalisation, la prostitution a révélé sa vraie nature : la violence. La mise à disposition absolue du corps des femmes. Une actualisation effrénée de la violence masculine. Et aussi, une torture sexualisée.

Parce que, chère Stephanie, si tu jetais un coup d’œil sur les forums de prostitueurs, tu verrais que ces hommes sont des misogynes. Qu’ils adorent tourmenter les femmes, les pousser aux limites de leur endurance. Et il y a autre chose : les prostitueurs veulent des prostituées sous contrainte. Parce qu’ils peuvent ainsi s’assurer qu’elles devront accepter des pratiques qu’auraient rejetées n’importe quelle prostituée allemande « décente » de la vieille école. Voilà ce que veulent les prostitueurs.

Comment réussis-tu à fermer les yeux sur le fait qu’il existe maintenant dans chaque ville plusieurs grands bordels et que presque toutes les femmes qui y travaillent parlent peu ou pas d’allemand ? Leurs « protecteurs » déposent le matin et viennent chercher en soirée des femmes offrant des pratiques qui les blessent et menacent leur santé. Penses-tu qu’elles aiment cela ? Seraient-elles toutes masochistes ? Et tu écris que pour ces femmes (venues de Roumanie ou de Bulgarie), la prostitution est une alternative splendide ? Penses-tu vraiment que la prostitution est une alternative splendide à la pauvreté ?

Tu parles de la prostitution comme si c’était quelque chose de souhaitable, censé être super pour les femmes et les filles. Pourquoi ne mentionnes-tu pas les raisons qui poussent les femmes à la prostitution ? Et je n’inscris même pas dans l’équation la prostitution sous contrainte. D’ailleurs, à quoi correspond la contrainte pour toi ? Le fait de devoir choisir la prostitution pour échapper à la pauvreté et à un avenir bouché ? Tu ne perçois pas ces facteurs comme une contrainte, mais comme une occasion super ? Pourtant, même les femmes qui entrent « volontairement » dans l’industrie s’y retrouvent sous contrainte.

C’est le cas par exemple quand le loyer des chambres est si élevé que les femmes doivent accepter un prostitueur, même à contrecœur, pour ne pas se retrouver couvertes de dettes envers le « locateur ». Ou quand elles n’osent pas refuser un prostitueur, pour ne pas s’attirer à nouveau les foudres des « gardiens » ou du propriétaire du bordel, qui n’aime pas quand ses filles ont la réputation d’être « difficiles ».

Tu suggères presque que les femmes sont dans cette industrie pour « s’éclater ». Chère Stephanie, je suis l’une de ces prostituées « volontaires » si souvent vantées. J’ai commencé à 18 ans, après 17 années de raclées et d’agressions sexuelles par mon beau-père, et après avoir fugué de chez moi, je me suis dit que je ne savais faire que cela, je n’étais bonne que pour la baise. Et de toute façon, si je ne suis bonne qu’à cela, eh bien, c’est maintenant ma police d’assurance-vie pour survivre.

Au début, je pensais que j’avais du pouvoir. Je me disais : ils sont même prêts à payer pour m’avoir. J’ai réglementé l’accès à mon corps par le biais de la prostitution. Voici ce que j’ai appris : de toute façon, tout le monde a le droit de te passer sur le corps. Puis, on m’a permis d’« opérer un filtrage » : Non, plus tous les hommes, mais seulement ceux qui peuvent se le payer.

Je ne suis pas la seule dans cette condition. Je n’ai pas rencontré une seule prostituée qui n’avait pas été violentée sexuellement ou violée dans l’enfance ou à l’âge adulte, ou qui n’avait pas vécu quelque autre forme de violence sexualisée. J’irais même jusqu’à dire que si notre société n’empêche pas efficacement l’agression massive des jeunes filles, c’est parce qu’elle s’en sert. L’agression sert de conditionnement précoce, comme on dresse un cheval. C’est pratique parce que, dans l’agression, les femmes et les filles apprennent à se dissocier, à se retirer de la situation au moment de l’acte, à ne plus être là (et c’est exactement ce que le prostitueur achète, l’abolition de la volonté de la femme à ce moment, parce qu’il a payé pour la faire disparaître).

Le lien entre l’agression sexuelle et la prostitution est établi et documenté de longue date : au moins 60 pour cent des femmes prostituées ont été agressées sexuellement dans l’enfance (d’autres statistiques parlent de 90 pour cent). La seule façon dont ces femmes « s’éclatent », Stephanie, est la reconstitution de leurs traumatismes, qu’elles espèrent arriver à dépasser mais, bien sûr, n’y arrivent pas. Et en sachant tout cela, tu ne veux pas qu’on offre de soutien pour sortir de la prostitution, mais plutôt pour y entrer, c’est bien cela ?

Ne prétends pas n’avoir jamais ressenti la violence des prostitueurs !

Il y a des femmes vivant dans la prostitution qui sont traumatisées et la prostitution les traumatise encore plus. Sinon, comment t’expliques-tu, chère Stephanie, qu’il y a des masses de prostituées (dont moi) qui souffrons de troubles de stress post-traumatique (des études révèlent au moins 60 pour cent de TSPT avérés) ?

Tu dis que la prostitution communique aux prostituées un sentiment d’euphorie, qu’elles sont heureuses de rendre le client heureux et d’avoir de l’argent dans les poches. Mais que signifie « rendre le client heureux », au fond ? Cela signifie seulement que j’ai réussi à retourner la violence contre moi-même (en supprimant ma personnalité, mon dégoût, ma révulsion et ma volonté), pour que le client puisse me faire violence en me mettant au service de ses envies. Et tu dis que c’est cela qui rend les prostituées heureuses ? Le bonheur de se dissocier et de ne pas être là ?

Tu prétends que la traumatisation de la prostituée ne débute que lorsqu’elle sort du bordel, et qu’elle tient à une discrimination sociale. À cet égard, j’aimerais te dire quelque chose, à toi qui penses qu’il devrait exister des programmes de soutien à l’entrée dans la prostitution plutôt que pour en sortir.

Je suis une de celles qui se sont prostituées, lorsque la prostitution en Allemagne a cessé d’offenser la moralité. Veux-tu savoir quel a été l’effet de cette légalisation ? Comme la majorité des prostituées, je ne me suis pas fait enregistrer en tant que prostituée, parce que je craignais de ne plus pouvoir échapper à ce statut. Parce que j’avais peur que l’on me demande pourquoi je ne voulais plus travailler comme prostituée, quand c’était maintenant un travail comme un autre. Et c’est exactement ce qui est arrivé quand j’ai voulu échapper au milieu. J’ai cherché de l’aide dans le réseau des soins de santé et n’ai trouvé qu’incompréhension. Et je n’ai pas réussi à m’échapper.

Qu’étais-je censée dire au bureau d’emploi quand je leur ai adressé une demande de prestations pour ne plus avoir à sucer dix bites par jour – afin de pouvoir avoir un logement et de quoi manger ? Ils m’auraient demandé comment j’avais gagné ma vie depuis les trois derniers mois ? Et si je leur avais dit, m’auraient-ils demandé pourquoi je ne voulais pas continuer à le faire, alors qu’il y avait un fantastique bordel tout près, qui engageait discrètement…? Ou aurais-je dû prouver que je ne me prostituais plus ? Et comment prouver cela ?

Qu’étais-je censée dire au bureau d’emploi ?

Tu oublies également de parler du recours des prostituées aux drogues et à l’alcool, Stephanie. (Pourquoi ? Si tout y est si fantastique ? Mais apparemment, tout cela fait partie de la grande fête, de l’orgie, une façon de plus de s’éclater, non ?) Il y a tellement de choses que tu passes sous silence. Tu oublies la prostitution contrainte, la violence des clients, celle des macs (oups, on ne les appelle plus macs mais « partenaires », « agents de sécurité », « locateurs »). Tu oublies la haine des femmes, la haine de soi. Tu oublies les bénéfices que font les locateurs immobiliers, les propriétaires de maisons closes, les journaux (oui, ces annonces que publient les prostituées coûtent extrêmement cher), et le gouvernement (avec ses impôts). Tu oublies que tout ce monde s’enrichit aux dépens de la prostituée et l’exploite.

Qui en bénéficie le moins ? La prostituée. Elle reçoit la plus petite part de l’argent, tous profitent d’elle, tous en retirent quelque chose (du sexe, de l’argent, la satisfaction d’une soif de pouvoir), mais elle, à quoi a-t-elle droit ? À un trouble de stress post-traumatique, une dépendance à la drogue et beaucoup de solitude et de dégoût de soi. Tout cela n’est-il vraiment dû qu’à une discrimination sociale ?

C’est drôle, mais quand j’ai des flashbacks liés au stress post-traumatique issu de la prostitution, ce que j’ai comme images intérieures sont toujours celles de prostitueurs qui m’agressent ! Stephanie, demande donc aux trauma-thérapeutes d’où vient le stress post-traumatique dont souffrent les prostituées qui aboutissent éventuellement chez eux/elles (avec un peu de chance) ?

J’en ai marre de vous, les promoteurs de la prostitution, qui n’avez aucune idée de ce qu’elle implique et qui veulent me convaincre que la prostitution est un métier comme un autre. Je suis écœurée de vous voir tenter de conter à tout le monde la belle histoire de la merveilleuse prostitution volontaire. Vous qui n’avez aucune notion réelle de la prostitution mais qui, dans votre complaisante vision de gauche, débitez un baratin du genre « La prostitution a autrefois été l’expression d’un pouvoir sur les femmes, mais le rapport de forces est maintenant inversé et c’est la prostituée qui exerce le pouvoir sur le client. » Je n’ai jamais ressenti de pouvoir quand j’étais sous un damné micheton et je ne connais aucune femme qui ait déjà eu cette impression !

Vous qui êtes dans la prostitution et vous qualifiez de « travailleuses du sexe » me donnez envie de vomir. Parce que vous vous arrogez le droit de parler au nom de nous toutes, qui sommes dans la prostitution, et parce que vous amenez à croire que tout se passe bien les gens qui n’y sont pas (je parle des femmes, parce que les hommes savent en général la vérité, du fait d’être clients, mais ils ne vous diront jamais pourquoi ils vont au bordel, ce qu’ils y cherchent et ce qu’ils y font !)

Il est FAUX que tout se passe bien.

Je ne peux plus supporter de vous voir prétendre parler au nom de TOUTES les prostituées. Vous êtes une minorité dans la prostitution. Vous décrivez une réalité qui ne se passe pas comme ça. Vous niez aux victimes de violence leur statut de victimes, en les invitant même à s’en réjouir, sous prétexte que c’est une vie fantastique. Vos paroles réduisent au silence la MAJORITÉ des femmes prostituées.

Cette majorité qui s’enivre toujours en silence, qui se bourre de médicaments ou réitère sans cesse les violences qu’elles ont subies dans l’espoir futile d’apaiser leur douleur. Cette majorité qui, un jour ou l’autre, adopte la haine de ceux qui leur ont fait violence pour la transformer en haine de soi et entrer « volontairement » dans cette spirale de violence. Vous aspergez de votre mépris les femmes qui veulent témoigner de la violence qu’elles vivent dans la prostitution, en leur disant : « Eh bien, je suis désolée que VOUS avez connu de mauvaises expériences », comme si la violence n’était pas inhérente à la prostitution mais due à un « manque de professionnalisme » de la femme ou à une « personnalité endommagée qui la rend incapable de tolérer la recherche d’une expérience aussi fantastique ».

Vous ne libérez personne avec votre baratin néolibéral !

Vous voulez parler au nom de toutes ? Vous ne parlez PAS en mon nom ni en celui d’aucune prostituée que je connais.Vous exploitez simplement le fait que la plupart des prostituées sont trop occupées à tenter de survivre, trop traumatisées pour même prendre la parole. Je vous dénie le droit de parler au nom de toutes les prostituées, parce que vous silenciez celles qui pourraient désigner cette violence, vous exploitez leur silence et n’en faites même pas mention, ce qui contribue à les revictimiser.

Quand vous dites, « Chacun devrait pouvoir agir à sa guise », vous voulez dire, en réalité, que ce sont les prostitueurs et les proxénètes, ceux qui sont derrière vous, qui devraient pouvoir agir à leur guise, et non les prostituées.

Vous ne libérez personne avec votre baratin néolibéral. Quand vous dites que la prostitution devrait simplement être libérée de toute contrainte, sanction ou autre, et que tout irait bien, alors vous mentez, au nom d’une bien étrange théorie : Si les victimes de l’esclavage sont malheureuses du fait d’être esclaves, la solution est-elle de légaliser l’esclavage afin que les esclaves cessent de subir une « discrimination sociale » et puissent disposer d’une condition d’esclave améliorée mais permanente ?

Je ne vous salue pas,

Huschke Mau, huschke.mau@web.de

Huschke Mau a envoyé cette lettre au parti féministe allemand, puisque c’est le seul parti politique en Allemagne à plaider pour une interdiction de l’achat de sexe et pour la sanction des prostitueurs conformément au modèle suédois.


Tutti abbiamo qualcosa da dire agli altri e restiamo zitti. Però sempre dietro il sorriso dei denti felici, perfetti e bianchissimi in sogno facciamo a pezzi volti, corpi, città. Nessuno potrà mai contenere la nostra furia. Siamo gli assassini sorridenti, gli incendiari, i giustizieri amabili.

-  Mario Meléndez

Buonanotte a chi si sente brutto.
Corpi esposti come carne alla brace e noi che ci copriamo perché preferiamo essere scoperti da chi ci trova interessanti.
Buonanotte a chi si sente stupido.
Parole, parole, parole, di tutti a tutti, magari copiate ma ben proposte, e noi zitti tra milioni di pensieri migliori, perché non abbiamo coraggio.
Buonanotte a chi si sente inutile.
Tutti bravi nei loro ruoli, sereni e soddisfatti, e come facciamo noi a reggere la perfezione?
Buonanotte a chi si sente stanco.
Fingere non è per noi, loro come fanno?
Buonanotte a noi inconsolabili, indecifrabili, destinati a restare soli perché non ci adeguiamo.

(La Vita Continua)

anonymous asked:

Once uppon a time there was a little panda. His name was Zitty and he wasn't full of zits. He had a daddy called Suho and a mommy called Kreese. But they lived appart for strange reasons. Evil zoo keeper lost little panda when he decided to enter their cage, and panda ran away to explore the world. When you hear weird noises at night, It's Zitty trying not to giggle because he hides under your bed. Take care of him well!

LAWLLLLLLL.  LAWWWWWWWWWWL.  i can’t.

i read this at 6am in the morning earlier.  && I didn’t figure out that Zitty was Zitao until six hours later.  && I had read that “he was full of zits” instead of “wasn’t” so I was trying to think of an image of a panda with zits.  

ꉂ (ᵔ̴̶̤᷄ꇴ ॣᵔ̴̶̤᷅⌯))л̵ʱªʱª⁎*.*dyingggg 

anonymous asked:

Che senso ha dirti "che blog del cazzo"?? Non potrebbero stare zitti, non romperti e se non gli piaci non seguirti più?? Mah... Ps. I ♡ your blog

Già che sono in anonimo poi, puoi capire ahaha
Arw grazie mille❤❤

anonymous asked:

mi dici qualcosa o mi parli di qualcuno?

certo, vorrei dire una cosa: QUANDO NON SAPETE LE COSE STATE ZITTI, INVECE DI SPARARE STRONZATE A RAFFICA.
consiglio mio eh.