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Gogol (journal) - 6 février 2009

Terminé de lire Trous noirs, de Lazaro Covadlo — des nouvelles d’une cruauté réjouissante. J’écris ceci dans le bus qui conduit ses passagers à l’aéroport de Beauvais. Emporté deux livres : L’Autofictif, d’Éric Chevillard, et un guide de conversation. Il fait Beauvais temps !

***

(Dans l’avion…)

Une fois la mort montée dans l’avion, peu importe où elle s’assoit. Mais installée à mes côtés, peut-être aurions-nous au moins le temps de faire connaissance.

S’il nous conduisait à notre perte, je pourrais très bien être le pilote de cet avion.

Nous ne volons pas haut, dit le père à son fils, d’où le low cost.

On ne respecte plus rien, de nos jours, pas même les horaires !

Lorsqu’on s’ennuie dans un avion, on peut toujours s’amuser à imaginer le pire.

À cette altitude, le diable même ne ferait pas le malin.

On devrait lire plus vite en avion.

Vu le coût du billet, je trouve indécent de s’endormir en avion et de ne pas profiter du vol.

Ma place dans l’avion se trouve à côté d’une sortie de secours. Ça vous fait sûrement une belle jambe de l’apprendre, mais je peux confortablement allonger les miennes.