visqueux

i-wish-i-was-a-film-director  asked:

Clem pourquoi t'aimes les poulpes??? ils sont visqueux

PARCE QUE ILS SONT C O O L

-Peu importe comment ils sont grand ils peuvent passer par des trous de 3cm de diamètre parce que ils ont pas de squelette

-Lorsqu'ils sont dans un labyrinthe qu'ils ont jamais vu avant, ils trouvent la sortie du premier coup

-Ils peuvent se CAMOUFLER MAIS MEC SERIEUX C'EST INCROYABLE; y a la couleur qui est PARFAITE mais surtout, SURTOUT, L'ASPECT; Si ils sont sur un truc granuleux leur peau va devenir granuleuse, si ils sont au milieu d'algues courtes et rondes ils vont se déguiser en ça, ils deviennent rocher, sable, corail, c'est incroyable a voir

-LE POULPE RAYÉ IL IMITE LES AUTRES ANIMAUX genre à plat, il plaque tout ses tentacules d'un coté et BOOM il devient une sole, mais genre, à nager pareil et tout; il se déplie et se laisse porter et boom, poisson rascasse; il enfouie 6 tentavules et boom, serpent qui ondule et tout (C'EST TELLEMENT BIEN)

-Leur anatomie c'est tellement aléatoire. Le poulpe il a trois coeurs, un cerveau central et huit autres cerveaux, un par tentacule, tentacules qui goûtent, sentent, touchent, s'accrochent, devissent, appuie sur des appareils photos, genre how the fuck. Et il a le sang bleu/noir. Et aussi ca crache de l'encre genre réfléchi, ça crache de l'encre. Et le calamar son cerveau est en forme de donut autour de son tube digestif donc si il mange un trop gros morceau ça peut lui fuck up son cerveau. C'est tellement stylé.

-c'est teeeeeellement intelligent. Genre tu va sur mon tag tu vois, mais genre ils vont d'aquarium en aquarium quand ils s'ennuient, ils d'échappent par les tuyaux, c'est juste incroyable.

Je tag hein! Et dis-moi si tu veux que je tag plus précisément pour le black-list. Mais j'aime vraiment, vraiment les poulpes ^^

Les pas très sanglantes aventures de Super Plus

Ce matin dans ma douche, j'ai trouvé un mollard dans ma chatte ! Un truc tout visqueux énorme, et pas rouge j'en sais pas beaucoup plus, il est tombé et s'est enfui dans la bonde de la baignoire, du coup j'ai pas eu le temps de bien le voir.

Je suis perplexe, j'ai arrêté ma pilule ce mois ci, et j'ai des douleurs type “Je vais avoir mes règles dans 1 ou 2 jours” assez régulièrement, du coup là je me demande si le machin visqueux c'est pas la nouvelle manière de mon corps de me dire “Coucou  tu vas avoir tes règles dans 3, 2, 1… ”

Du coup j'ai mis une serviette lavable au cas où.

La quête

Le gobelet morne à l'ouverture avide. Tendu sous mon nez comme un membre amputé qui réclame un bâton. Mes yeux fuient l'objet du larcin. Il gigote. J'ai la honte qui me prend au sein. Et me pend à la gorge. Le souvenir las de l'instrument dans la tête et les tempes. Visqueux, je l'imagine couler dans le gobelet. Une coupe remplie des larmes de l'accordéon.

L'Europe se remplit lentement par ses villes, ouvertes comme autant d'orifices béants au pus mondial qui s'y écoule et s'y répand. Les aéroports, les gares, les ports des villes sont autant de plaies pestilentes qui attirent la vermine, et la font prospérer. L'Europe, telle qu'elle fut jadis avant de devenir la charogne dont le monde se repaît, est repoussée dans ses marges. Les pleins, les remplissements, au lieu de la recouvrir, la poussent plus arrière. Et elle reflue devant le magma visqueux, elle refuse l'étreinte mortelle, elle se replie au plus loin de ses plaies qui devraient la condamner. Elle se hausse sur ses sommets, elle se tapie dans ses forêts, on la retrouve où la mer l'érode, ou les vents polaires la glace, là où n'ayant personne à piller, à violer, ou à assassiner, les hordes barbares renoncent. Et de cette solitude altière, de ce repli sur ses lieux les plus désolés, l'Europe resplendit, comme si c'était de là qu'elle allait renaître.
—  Jean Barbier, Finlande.
Quand j'étais plus petite, j'avais une démarche dynamique
Je marchais la tête droite, et je croisais le regard des gens ; souvent, on se souriait, rapidement, le temps de se croiser. J'avais le sentiment de partager l'espace, d'échanger un signe de reconnaissance entre membres d'une même société qui se respectent spontanément, c'était grisant de se promener en ville. Et puis je suis devenue une jeune femme dans une grande ville, j'ai entendu mes premiers “hé mademoiselle”, j'ai été suivie de façon un peu insistante par des types dont je venais à peine de croiser le regard, et j'ai commencé à changer, sans trop m'en rendre compte au début, je m'adaptais progressivement : je marchais la tête moins haute, je repérais du coin de l'oeil les hommes seuls ou en groupes pour ne surtout pas lever les yeux sur eux, je ne souriais plus qu'aux personnes âgées, aux femmes, et aux hommes à poussettes. D'ailleurs, j'aurais dû m'en souvenir : on m'avait bien dit qu'il fallait éviter de sourire aux hommes, ils peuvent interpréter ça comme une invitation.

Les deux exhibitionnistes que j'ai vus quand j'étais plus jeune, je ne les ai même pas comptés, ils étaient des “anormaux”, des “malades”. Mais bon… c'est bizarre que la très grande majorité des filles que je connais ont déjà vu des exhibitionnistes, et que tous les exhibitionnistes dont j'ai jamais entendu parler soient des hommes.

Un jour, pour un projet pendant mes études, je me suis retrouvée entre un boulevard routier et une voie ferrée, pas maquillée, les cheveux en queue de cheval basse brouillonne, avec des vieilles baskets, un jean crasseux sans contour, un pull informe que mon père avait porté vingt ans avant, une sacoche d'ordinateur portable, un appareil photo, et un petit bloc-note. En l'espace d'une demi-heure de boulot à photographier et prendre des notes, deux hommes ont arrêté leur voiture pour me demander combien je prenais pour une fellation. J'ai commencé à comprendre que ma tenue ou mon humeur n'étaient pas pour grand-chose dans mes mésaventures urbaines. Mais je suis quand même devenue de moins bonne humeur dans la rue.

Ça a continué, et ça ne s'améliore pas : parfois on me dit bonjour, et si je commets l'erreur de répondre “bonjour” (oui, c'est toujours une erreur, puisque, rappelons-le, c'est ma faute), que ce soit avec un sourire ou du bout des lèvres, sans jamais m'arrêter, on peut me suivre sur plusieurs dizaines de mètres en me faisant des avances. Si je ne réponds rien, on peut se montrer agressif et menaçant, et parfois on me suit aussi sur quelques mètres. Je dis “on” parce que c'est personne, c'est jamais le même, mais bien sûr, je pourrais dire “il”, parce que ce sont toujours des hommes. C'est leur seul point commun, d'ailleurs, des hommes de tous âges, toutes origines, tous physiques, se retrouvent dans une belle unité pour marquer leur pouvoir sur les femmes. 

Une fois dans le métro, l'affluence était tellement importante que je me suis trouvée pressée entre deux cloisons et deux personnes, en essayant de jouer du coude car le type à côté de moi se collait contre moi par à-coups de manière vraiment gênante, ce que ne justifiait quand même pas l'affluence importante. A l'arrêt, au moment où les portes se sont ouvertes à côté de moi, j'ai senti un truc chaud sur ma jambe, et j'ai levé les yeux vers l'homme qui avait la main sur sa braguette et commençait à la refermer, j'ai commencé à dire, hallucinée : “mais… mais il me pisse dessus ce… salaud…” et puis j'ai regardé à nouveau ma jambe et j'ai vu que c'était visqueux et blanc, et le type était en train de quitter la rame et partir très vite. Je suis sortie de la rame sous le choc, le type avait déjà disparu, je suis restée plantée là et j'ai commencé à pleurer. Pendant le reste de mon trajet, j'ai continué à pleurer, et plusieurs personnes se sont approchées de moi pour me demander ce qui n'allait pas, je n'ai pas réussi à dire ce qui m'était arrivée, j'avais trop honte, je leur ai juste dit “ce n'est pas grave, j'irai mieux un peu plus tard”. J'ai pleuré jusqu'à l'appartement de l'amie que je venais voir, et quand elle a ouvert la porte j'ai réussi à lui ai dire qu'on m'avait éjaculé dessus, et est-ce que je pouvais prendre une douche ? Pendant six mois après, j'ai inconsciemment évité de prendre le métro, je me disais qu'il faisait beau, et que là où j'allais ne prenait qu'une heure en vélib, ou que je ne mettrais que deux ou trois heures pour rentrer à pied, autant profiter du beau temps, et puis une ou deux fois j'ai dû prendre le métro pour rester avec mon groupe, et je commençais doucement à entrer dans un début de panique (trépidation, sueurs, nausée, respiration accélérée, vision qui se rétrécit), mélangée à une paranoïa épuisante (qui m'entoure ? hommes ou femmes ? où sont leurs mains ? comment sont-ils positionnés ? ils ont bougé, là ? et là ? et là ?). A la fin, je suis allée voir une psychothérapeute comportementale, et en deux séances j'ai été capable de reprendre une vie normale… et les transports en commun. Mais quand j'ai dû déménager, une de mes conditions non négociables a été que je pouvais être près d'une ligne de transport pratique pour mon travail, mais que je ne devais pas être trop loin et obligée de prendre les transports. Il fallait que j'aie d'autres options (pied, vélo…). Pour en revenir au harcèlement “de tous les jours”, il y a autre chose que les “bonjour” : il y a les sifflets, les regards, les expressions faciales, mais souvent, il y a les “compliments”. Et c'est marrant, parce que là encore, quand on en parle aux hommes autour de nous, ils ont l'air de penser qu'on devrait être flattées, que c'est agréable d'être complimentée. Ce qui est marrant, c'est que les harceleurs le pensent aussi. Et pourtant, s'ils faisaient ça pour nous faire plaisir, on pourrait penser que quand on leur montre que ça ne nous fait pas plaisir, ils arrêteraient, non ? Une fois, un type qui m'a fait remarquer, quand je passais devant lui, que j'étais “charmante”, a suivi d'un “et ben même pas un merci ?”. J'étais tellement outrée que je me suis retournée vers lui pour l'apostropher :“Et puis quoi encore ? Mais vous vous prenez pour qui ?” Il a eu l'air surpris et gêné, il a détourné le regard, et je suis partie.

Une autre fois, un type m'a arrêtée gentiment pour me dire qu'il appréciait mon style. J'ai dit “merci” et j'ai voulu continuer. Mais il a enchaîné une bonne minute, jusqu'à ce que lui dise que j'allais partir. Il m'a dit qu'il n'avait pas fini. Je lui ai demandé si c'était encore sur moi qu'il avait des trucs à dire, il a dit oui, alors je lui ai dit que ça ne m'intéressait pas, et je me suis à nouveau tournée pour partir. Il a commencé à se fâcher et à me demander de le laisser s'exprimer. Incrédule, je lui ai dit que je ne lui devais rien, et que j'avais parfaitement le droit de ne pas l'écouter. Il a insisté encore plus fermement pour que je continue à l'écouter, je lui ai dit que je regrettais de m'être même arrêtée et que je n'avais pas du tout envie de rester, et qu'encore une fois, je ne lui devais rien, je voulais juste rentrer chez moi. J'ai poursuivi mon chemin d'un bon pas sur quelques mètres et j'ai senti quelqu'un courir derrière moi, je me suis retournée, complètement affolée, et encore plus quand j'ai vu que c'était bien lui qui venait de courir et qui arrivait juste à ma hauteur. Il m'a attrapé le bras en me disant qu'il n'avait pas fini, je lui ai dit bien fort, en me dégageant : “ça va pas la tête, d'abord on ne court pas après une fille seule la nuit, ça fait hyper peur !”. Il m'a regardée, il m'a frappée au visage, et il est parti en marmonnant “elle est folle, celle-là”. J'ai encore du mal à en revenir, pas du coup, même si c'est bien humiliant et que je regrette de ne pas avoir eu la force, le courage et la rage de le lui retourner sur le moment, mais du manque de recul de ce type tellement sûr de son bon droit et du fait que c'était moi, dont le comportement était anormal.

Le harcèlement de rue, c'est tous les jours où je marche plus de dix minutes, et même certains des rares jours où je ne sors quasiment pas.

Aujourd'hui, j'ai une démarche pressée, je marche la tête butée, et j'ai le regard prudent. Je ne souris plus beaucoup aux inconnues. Je suis une jeune femme dans une grande ville.

Mais je veux finir sur une note positive : j'en parle autour de moi, j'en parle avec mes copines, j'en parle avec mes collègues, on échange nos expériences (on en a toutes à la pelle, bien sûr), et on se serre les coudes. On ne change pas le monde, mais une collègue m'a dit récemment que ça lui faisait vraiment du bien qu'on ait parlé de certains comportements de harcèlement, qu'elle se sent plus prête à ne pas laisser faire sans rien dire maintenant qu'elle comprend que c'est anormal, que c'est calculé, qu'elle a droit de faire confiance à son jugement et d'établir ses limites. Elle se sent moins vulnérable, moins seule, elle sait qu'au moins nous la croirons. Et je suis sacrément fière, et sacrément touchée, qu'entre filles on puisse ensemble commencer à surmonter ça.

criquetcoi

J'crois que je suis fou. Enfin non, j'crois pas, j'en suis sûr. Ma tête divague, un peu comme les vagues qui s'fracassent, comme les vases qui s'cassent, je suis un peu c'fou sorti d'nul part, on a jamais su d'où. J'suis un peu comme ces gamins qui réalisent pas, qui comprennent pas c'qu'ils ont fait pour en arriver là. J'suis c'mec capable d'passer des heures allongé sous la pluie juste pour réfléchir, qui n'espère rien, plus rien. Qui a comprit qu'ça servait à rien d'attendre. Qui cherche même plus à comprendre tant l'monde l'a dégoûté. J'suis c'mec qualifié d'étrange qu'il faut fuir comme la peste, pourtant, j'suis pas contaminable, j'suis juste un putain d'incapable, un idiot, un mec qui n'aime plus la vie. Qui désire la mort comme un gamin qui fait une d'ces caprices pour du chocolat. Puis bref, j'suis une merde bordel, un être inutile alors pourquoi on s'met pas d'accord ? Je mérite pas d'vivre alors laissez-moi découvrir mon sort. J'sais pas, faites un tour d'magie, faites moi disparaître. J'voudrais juste que tout s'arrête vous voyez, qu'ça s'arrête de tourner dans ma tête, parce que j'en deviens dingue. J'ai mal, j'vous jure c'est pas descriptible ce que j'ressens, c'est pas humain. Ouais, c'est ça, j'dois sortir d'une autre planète. D'un endroit pas r'commendable. Puis mes cordes vocales se sont barrées en vacances, elles voulaient pas m'laisser hurler. En même temps j'les comprends, j'les auraient torturées. Parce que j'ai tellement d'choses à sortir que j'sais plus quand ça va s'arrêter. J'sais pas, j'admire ces gens qui arrivent à s'accepter. Moi j'y arrive pas, c'est comme si on m'avait cadenassé à la peine vous voyez, genre, abonné aux problèmes. J'sais pas, mais ce soir j'avais juste envie d'gueuler. D'écrire jusqu'à m'en faire des entorses aux doigts. Parce que dormir suffit pas. Ça suffit plus, ça marche plus. Ça m'fait chier mais qu'est-ce que vous voulez qu'j'y fasse ? Hein ? Que je dorme sans m'arrêter, c'pas possible non plus. J'suis comme un ver, un truc qui rampe comme il peut, qui espère pas s'faire marcher dessus. Un truc un peu visqueux, que l'monde rejette. Un truc dégueulasse, qu'on veut juste laisser là où il est. J'suis c'genre de mec à casser des tas d'miroirs juste pour pas voir son reflet. Les larmes se sont barrées vous savez, elles sont en voyage, même elles m'ont laissé. Comme si j'étais pas assez bien pour elles. J'vous jure j'craque, j'suis comme une allumette, vous craquez et vous jettez, comme une piètre petite chose insignifiante. Ma médiocrité me hante peu importe l'endroit, que j'marche ou que j'cours j'peux pas lui échapper, c'est un peu comme si elle était gravée sur ma peau. J'me hais, j'me hais, j'me hais. J'pourrais l'répéter des mois, des années, mais ça servirait à rien, parce que putain c'est vrai, et ça change pas non. Et les autres, ils me haient aussi, j'le sais, j'le sens, j'le ressens, mais j'dis rien, parce que j'les comprends.