ville ancienne

Avril 1987.

Moscou, Union Soviétique.

Armée rouge sur la place rouge.

Je ne vous ferai pas le coup de Nathalie par Gilbert Bécaud. Mon guide, c’est Sacha et il est amateur de Vodka.

La place rouge  est située au centre de Moscou. Elle est entourée par le Kremlin, la basilique de Basile le Bienheureux et le magasin Goum. Le rouge du nom de la place est une interprétation de « Krasny », qui signifie à la fois rouge et beau. D’après Wikipedia, c’est plutôt dans ce sens qu’il faut interpréter le mot rouge, la belle place.

La place rouge est impressionnante lorsque l’on s’y rend pour la première fois, par la superficie, mais aussi par la vue du Kremlin. Un Kremlin, c’est un ensemble de fortifications des villes dans l’ancienne Russie.

Mais en 1987, à Moscou, c’est le lieu d’un pouvoir politique et militaire sur presque la moitié du monde, un lieu secret où l’on peut imaginer qu’il se passe des tas de choses nous concernant, les murs épais et ocres empêchant les bruits et les murmures de se répandre en dehors du périmètre le plus  impénétrable de la planète.

Dans quelques jours, pour le premier mai, le monde entier n’aura d’yeux que pour cette place où repose Lénine. Le corps de Joseph Staline, exposé à ses côtés, fut déménagé en 1961.

« Le 31 octobre 1961, le corps de Staline était retiré de nuit, dans le plus grand secret, du mausolée où il reposait à côté de Lénine sur la place Rouge à Moscou, après la dénonciation de ses crimes par son successeur Nikita Khrouchtchev ».

Le même Khrouchtchev ,qui initia la première libéralisation du régime, fut déposé quelques années plus tard, en 1964, six ans six mois et 18 jours après avoir été élu Président du conseil des ministres d’URSS. Derrière les murs du Kremlin…

« Kenneth White, Écossais inspiré tant par ses brumes natales que par quelques flacons bien choisis, est l’heureux découvreur de la géo-poétique. Écouter le chant de la terre, c’est avant tout ressentir qu’il n’y a pas d’autre poésie que celle de la terre d’où nous sommes. Poésie du granit ? Poésie du grand vent ? Parce qu’un jour il y eut des hommes de notre lignée pour rêver de la même montagne, pour partir sur le même océan. J’ai apprécié bien des paysages lointains, mais ils ne m’ont jamais autant émue que ceux de nos provinces d’Europe. Quelle émotion quand nous atteignons aux terres ultimes , de Lizzard Point au Cap Ténare, du Hague Dick au phare d’Ouessant ! Quelle connivence avec tous ceux qui nous ont précédé au passage des grands cols, aux gués de Loire ou dans les ruelles de nos villes anciennes ! Sur quelques sommets, certains alpinistes ressentent même la présence de cet invisible petit nuage fait de toutes leurs joies et de tous leurs espoirs… »

Anne-Laure Blanc, in « Païens », Les Éditions de la Forêt.