unicellulaire

Ces chimpanzés qui veulent se faire manger
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Toxoplasma gondii, le protozoaire responsable de la toxoplasmose, est un parasite adepte de l'auto-stop. Sa destination finale est l'organisme d'un félin, seul endroit où il pourra se reproduire de manière sexuée. Mais avant de parvenir chez cet hôte dit définitif, ce minuscule être unicellulaire se laisse transporter par quantités d'hôtes intermédiaires, animaux à sang chaud, dont l'homme. Cet auto-stoppeur a donc un objectif dans la vie, faire en sorte que l'hôte intermédiaire croise la route de l'hôte définitif… et se fasse dévorer par lui. 


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Toxoplasma gondii, le protozoaire responsable de la toxoplasmose, est un parasite adepte de l'auto-stop. Sa destination finale est l'organisme d'un félin, seul endroit où il pourra se reproduire de manière sexuée. Mais avant de parvenir chez cet hôte dit définitif, ce minuscule être unicellulaire se laisse transporter par quantités d'hôtes intermédiaires, animaux à sang chaud, dont l'homme. Cet auto-stoppeur a donc un objectif dans la vie, faire en sorte que l'hôte intermédiaire croise la route de l'hôte définitif… et se fasse dévorer par lui. On pourrait croire que c'est mission impossible mais une étude retentissante parue en 2000 a montré que Toxoplasma gondii avait plus d'un tour dans sa seule et unique cellule : il était capable de modifier le comportement de rats au point que ceux-ci, une fois infectés, perdaient leur répulsion naturelle pour l'urine de chat et étaient même attirés par elle !


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Chimpanzé. © Will Keightley.

Toxoplasma gondii, le protozoaire responsable de la toxoplasmose, est un parasite adepte de l'auto-stop. Sa destination finale est l'organisme d'un félin, seul endroit où il pourra se reproduire de manière sexuée. Mais avant de parvenir chez cet hôte dit définitif, ce minuscule être unicellulaire se laisse transporter par quantités d'hôtes intermédiaires, animaux à sang chaud, dont l'homme. Cet auto-stoppeur a donc un objectif dans la vie, faire en sorte que l'hôte intermédiaire croise la route de l'hôte définitif… et se fasse dévorer par lui. On pourrait croire que c'est mission impossible mais une étude retentissante parue en 2000 a montré que Toxoplasma gondii avait plus d'un tour dans sa seule et unique cellule : il était capable de modifier le comportement de rats au point que ceux-ci, une fois infectés, perdaient leur répulsion naturelle pour l'urine de chat et étaient même attirés par elle !

Cette manière de forcer les rongeurs à adopter un comportement suicidaire et à pousser Jerry dans la gueule de Tom, s'appelle une manipulation parasitaire. Et, à la lumière de cette découverte, on s'est demandé si elle n'était pas aussi à l'œuvre chez nous. On a en effet constaté des modifications comportementales chez les humains infectés, une moins bonne concentration, un allongement du temps de réaction. Autant de facteurs qui pourraient être fatals et permettre à Toxoplasma gondii d'arriver à ses fins si Homo sapiens était encore un fragile bipède gambadant nu et sans défense dans la savane, et non pas ce super-prédateur qui se promène dans le métro les yeux rivés à son smartphone sans lequel, pour paraphraser Pierre Desproges, “il n'est pas de bonheur terrestre possible”. Pour l'agent de la toxoplasmose, les humains ne sont pas fantastiques comme hôtes intermédiaires car, à de très rares exceptions près, ils ne servent plus de repas à des félins.

Se pose (…) Lire la suite sur lemonde.fr