une sac

At School and in the Classroom in French

Dans la salle de classe (in the classroom):

une règle - ruler

une gomme - a rubber

une trousse - a pencil case

un stylo - a pen

un crayon - a pencil

une carte - a map

un sac à dos - a backback

un livre - a book

un cahier - a workbook

une table - a table

un uniforme scolaire - school uniform


Subjects:

français - french

la philosophie (philo) - philosophy (all students in terminal have to do philo)

la musique - music

les mathématiques - maths

Sciences de la vie et de la Terre (SVT) - it’s sort of like biology and geology

la physique - physics

la chimie - chemistry

la technologie - technology (IT)

l’art - art

Languages that students can study at various stages:

anglais - english

allemand - german

latin - latin

arabe - arabic

espagnol - spanish

russe - russian

portugais - portuguese

italien - italian

grec ancien - ancient greek


Different types of schools:

l’école maternelle - pre-school (not obligatory)

l’école primaire - primary school

le collège - high school (kind of) (from 11-12 years of age to 14-15 years of age)

le lycée - high school (years 10-12)


different kinds of teachers:

un professeur - teacher (collège/lycée/université)

enseignant/e - teacher (collège/lycée)

maître/maîtresse - teacher (école primaire)

instituteur/institutrice - teacher (école primaire)


How the grades work:

It’s basically like a countdown! However primary teaching, including maternelle and élémentaire are made up of three teaching cycles (you’ll see which ones belong to which cycle)

début de l’école primaire:

début de l’école maternelle :

de trois à six ans

(première année) - la petite section (PS) (cycle 1)

(deuxième année) - la moyenne section (MS) (cycle 1)

(troisième année) - la grande section (GS) (cycle 1)

début de l’école élémentaire:

de six à dix ans:

(première année de l’école élémentaire) - cours préparatoire (CP) (cycle 2)

(deuxième année) - cours élémentaire 1re année (CE1) (cycle 2)

(troisième année) - cours élémentaire 2e année (CE2) (cycle 2)

(quatrième année) - cours moyen 1re année (CM1) (cycle 3)

(cinquième année) - cours moyen 2e année (CM2) (cycle 3)

début du collège :

sixième (6e)

cinquième (5e)

quatrième (4e)

troisième (3e)

début du lycée:

début du lycée général (this is the one you do to get into university so I will focus on that for the moment):

seconde

After second students have to choose between three streams (séries) for their final two years of study: S (scientifique), ES (économique et social), and L (littérature)

première

terminale

In terminale, students study for the BAC (the baccalaureate), however to get into one of the prestigious universities (les grandes écoles) you have to pass the concours (a kind of exam), to prepare for which, many students do prépa (les classes préparatoires aux grandes écoles) for about two years (you’re meant to study for 60 hours a week I would have died)  


Message me for improvements or corrections!

-Lucy 

Mais tu vois moi jveux pas d'une vie comme tout le monde. Jveux pas d'une vie toute écrite, prisonnière du regard des autres, jveux pas d'une vie monotone, mariée, 2 ou 3 enfants, rentre le soir, fait la bouffe, le mari rentre, fatigué, pose son sac, embrasse sa femme, sans apprécié, puis s'assis sur le canapé. Jveux pas d'une vie déjà tracée, déjà décide a 15 piges. Jveux aimer. Jveux trouver la personne qui me fera vibrer, qui même a 60 ans me fera encore frissonner en rentrant dans la pièce où jme trouve. Jveux le grand amour, le vrai. Puis même si ça dur pas si longtemps, même si jme retrouve seule le jour de mes 20 ans. Jveux le connaître ce putain d'amour. Jveux qu'une personne trouve ce truc qu'il aime chez moi, mais qu'il ne sache même pas ce que c'est. C'est pas mes cheveux, ni mon sourire. C'est pas ma voix, ni mon regard de gamine. C'est abstrait, c'est l'étincelle. Jveux le lien de l'amour qui uni les cœurs, que tu sens quand tu vois ton âme-soeur. Tu sais, le truc qu'on parle dans les livres, la relation qui fait rêver. Jveux pas m'engager, jveux un truc simple, pas de prise de tête, une relation ambiguë au regard des autres, mais nous on se comprendra. Jveux que les gens disent “ attends ils sont encore ensemble? Mais ils se sont disputés hier!” Et qu'ils répondent “ ouai mais eux c'est comme ça, ils se hurlent qu'ils se détestent mais au fond ils veulent pas avouer qu'ils s'aiment” Parce que enfaite si on l'avoue, ya plus de jeu, plus de désir, plus d'attirance, la personne est acquise. Si on se dit qu'on se déteste avec des yeux pleins d'amour, tout est gagné. Jveux vivre ma jeunesse avec une ou plusieurs personnes. Jveux des soirées au coin du feu où on a besoin de rien, parce ba je sais pas, c'est l'instinct. Jveux regarder les étoiles en rigolant avec 2, 3 imbéciles. Jveux rencontrer des gens bien, drôles, un peu con, mais avec un coeur gros comme ma maison. Des gens qui jugent pas, à qui, quand jleur raconte une expérience honteuse rigole et me dise “ mais c'est genial! ” jveux des gens à qui jdise une idée folle et qu'au lieu de ne pas y croire, me dise les yeux remplis d'espoir “ t'attends quoi pour qu'on le fasse? Aller dépêche le temps est compté”. Jveux croiser la route de plusieurs rêveurs, parce que je sais que je les suivrais. Jveux rencontrer des rêveurs qui espèrent encore plus que moi et qui m'emporteront dans leur vieille voiture pourrie, mais qu'est la seule qui pic des 250 km/h sur l'A6. Des gens que qui jpeux compter, qui seront toujours la même quand je pète un plomb. Parce que moi jsuis un peu bancale tsais. Jveux partir sur un coup de tête, un sac à dos, et sortir par la fenêtre. Jveux dégager à 5h du mat alors que tout le monde dors, les fous rire alors qu'on doit pas faire de bruits. Les larmes au yeux et les crampes au ventre parce qu'on a trop rigolé. Jveux oser, faire des défis à la con, comme croiser un gars ronchon et lui baisser le pantalon. Jveux jouer au jeu de la bouteille et embrasser le premier imbecile qui vienne. Jveux fumer nimporte quoi sans penser au conséquences, on verra plus tard. Ouî voilà, ma vie, jveux que se soit un éternel “ on verra plus tard, pour l'instant je vis”
100 conseils donnés par un professeur de Harvard avant son départ en retraite

1. Il y a plein de manières possibles de rentrer dans une piscines. Les escaliers n'en font pas partie.

2. Dans aucune circonstance vous ne devez demander à une femme si elle est enceinte.

3. N'abandonnez pas avant d'avoir essayé.

4. Si un artiste de rue vous a fait vous arrêter de marcher, vous lui devez une pièce.

5. Toujours dire “nous” quand vous parlez de votre équipe favorite.

6. Quand on vous dit un secret, gardez-le pour vous.

7. Ne sous estimez jamais la puissance d'un fantôme utilisé au bon moment dans une partie de “Mario Kart”.

8. Ce n'est pas parce que vous pouvez faire quelque chose que vous devez le faire.

9. Ne vous faites pas plus bêtes que vous ne l'êtes.

10. Vous n'avez qu'une seule et unique opportunité de remarquer une nouvelle coupe de cheveux.

11. Si vous restez plus qu'une nuit, déballez vos affaires.

12. Ne jamais se garer devant un bar…

13. Attendez vous à ce que la personne devant vous baisse son siège. Préprez-vous en conséquence.

14. Gardez une photo de votre premier poisson rouge, de votre première voiture, et de votre premier amoureux/amoureuse.

15. Gardez vos héros en très haute estime.

16. Un bronzage ne s'achète pas, il se mérite.

17; Ne mentez jamais à votre médecin.

18. Toutes les armes à feu sont chargées.

19. Quand une personne a des coups de soleil , n'y faites pas allusion. Croyez-moi, elle est au courant.

20. Le meilleur moyen de dire merci quand on vous offre un vêtement/ bijou, c'est de le porter. Même si ce n'est que pour une seule fois.

21. Prenez congé de votre téléphone, internet et TV au moins une fois par an.

22. Ne vous bourrez pas de pain au restaurant, même s'il est très bon.

23. Une poignée de main vaut mille autographes.

24. N'encombrez pas le pas de la porte.

25. Si vous décidez de vous habiller du sexe opposé pour une soirée, faites-le à 100%.

26. Si vous voulez savoir ce qui vous rend vraiment unique, allez voir un caricaturiste et demandez-lui de faire votre portrait.

27. N'allez pas chez le coiffeur le même jour qu'un évènement spécial.

28. Faites attention aux objets qui sont entre vous et le sol. Achetez toujours des bonnes chaussures, des bons pneus, et des bons draps.

29. Ne mangez jamais votre repas à votre bureau, si vous pouvez l'éviter.

30. Quand vous êtes avec des nouveaux amis, ne parlez pas uniquement de vos amis de longue date.

31. Asseyez vous pour manger avec les nouveaux.

32. Quand vous voyagez, gardez l'esprit alerte et soyez prompts à réagir. Ou que vous soyez.

33. Il n'est jamais trop tard pour s'excuser.

34. Ne posez pas avec de l'alcool. Ça vous donne juste l'air d'être un beauf.

35. Si vous avez la priorité sur la route, prenez la.

36. On ne choisit pas son propre surnom.

37. Quand vous vous mariez à quelqu'un, souvenez-vous que vous vous mariez aussi avec leur famille entière.

38. Ne poussez jamais quelqu'un d'un ponton.

39. On n'annule pas un dîner par texto.

40. Être fier de ses ancêtres, c'est bien. Vivre en leur faisant honneur, c'est mieux.

41. Ne faites pas d'esclandre pour rien.

42. Si vous devez donner un discours de remerciement, il vaut mieux faire court et agréable.

43. Apprenez à ignorer l'objectif

44.  Ne vous réjouissez jamais du malheur des autres.

45. Investissez dans un sac à dos/ valise de qualité.

46. Consacrez du temps à votre mère pour son anniversaire. C'est une journée spéciale, pour elle aussi.

47. Au moment d'ouvrir les cadeaux, il n'y a rien de pire que de deviner correctement ce qui se trouve à l'intérieur.

48. La compassion est une béquille. Ne faites jamais semblant d'avoir une entorse.

49. Donnez du mérite. Prenez le blâme.

50. Serrez les dents de temps en temps.

51. Ne soyez jamais le dernier dans la piscine

52. Il est malpoli de fixer les gens du regard

53. Soyez respectueux envers les personnes qui portent des armes à feu professionellement.

54. Rebiffez vous contre ceux qui vous emmerdent. Vous n'avez à le faire qu'une seule fois.

55. Si vous avez expliqué votre point de vue, arrêtez de parler.

56. Admettez-le quand vous avez tort.

57. Si vous offrez votre aide, continuez jusqu'à ce que le travail soit fini.

58. Regardez les gens dans les yeux quand vous vous adressez à eux.

59. Remerciez le chauffeur du bus.

60. Ne répondez jamais au téléphone à table.

61. Pardonnez vous à vous même pour vos erreurs.

62. Ayez à votre répertoire au moins une bonne blague.

63. Ne huez pas. La personne qui est en face de vous est aussi le fils de quelqu'un.

64. Sachez cuisiner au moins un bon plat.

65. Apprenez à utiliser un cran de sûreté.

66. Soyez sympa avec les plus jeunes. Une réputation se construit sur une vie entière.

67. Il n'y a rien de mal à aller au cinéma tout seul.

68. Dansez avec votre mère/père.

69. Ne perdez jamais votre calme. Encore moins au travail.

70. Remerciez toujours votre hôte.

71. Si vous ne comprenez pas, demandez qu'on vous explique avant qu'il ne soit trop tard. Mieux vaut paraître idiot pendant une minute en demandant que de le rester en se taisant.

72. Connaissez la taille des vêtements de votre amoureux/amoureuse

73. Un T-shirt de couleur unie est tout à fait acceptable.

74. Soyez à l'écoute. N'attendez pas juste votre tour pour parler.

75. Tenez vos promesses.

76. Asseyez vous dans les premiers rangs si vous faites des études. VOus ressortirez du lot, vous écouterez mieux, et cela fera la différence au moment de l'examen.

77. Aidez votre mère a porter ses sacs. Après tout, elle vous a porté dans son ventre pendant 9 mois.

78. Soyez patients avec le service de sécurité des aéroports. Il ne font que faire leur travail.

79. Ne soyez pas le type casse-couilles qui parle pendant le film.

80. Le sexe opposé aime les gens qui prennent la douche.

81. Vous êtes ce que vous faites. Pas ce que vous dites.

82. Apprenez à changer une roue.

83. Soyez gentils. Chaque personne mène un dur combat avec la vie.

84. Une heure passée avec vos grands parents est une heure qui vaut de l'or ! Demandez-leur conseil tant que vous le pouvez encore.

85. Ne jettez pas vos déchets dans la nature.

86. Si vous avez une soeur, rencontrez son petit ami. Votre opinion compte.

87. Vous ne serez pas toujours le plus fort ou le plus rapide. Mais vous pouvez être le plus endurant.

88. N’ appelez jamais quelqu'un avant 9 heures du matin ou après  9 heures du soir.

89. Achetez les propriétés orange au Monopoly.

90. Donnez de l'importance aux petites choses.

91. Portez toujours un soutien-gorge au travail.

92. Il y a une ligne très fine entre avoir l'air sensuelle et avoir l'air d'une prostituée. Trouvez la.

93. On n'est jamais trop vieux pour avoir besoin de sa maman.

94. Mesdemoiselles, si vous prenez la décision de porter des talons hauts pour un rendez-vous, gardez les jusqu'au bout et évitez de vous plaindre à propos de vos pieds qui vous font mal. Vous savez ce qui vous attend.

95. Si vous n'avez pas de débouche-évier chez vous, achetez-en un

96. Vos pas de danse ne sont peut être pas les meilleurs du monde, mais je vous promet qu'il est bien plus drôle de passer pour un idiot qui ne sait pas danser que de rester assis tout seul.

97. Souriez aux inconnus…

98. Etablissez-vous des objectifs dans votre vie.

99. Votre âge ne définit pas l'heure à laquelle vous devez vous coucher.

100. Si vous DEVEZ vous battre, en dernier recours, frappez le premier et cognez fort.

Quand mon copain part en garde.

J’ai un peu envie de faire un post genre “comment grimper sur les toits à Paris” mais c’est dangereux ce truc putain, j’veux que personne meure à cause de moi quand même

Je l’écris ici pour jamais l’oublier

Un jour j’ai été voir un coucher de soleil avec une inconnue.

On était tous les deux assis à un pont, elle avait un grand sac de voyage.

Je me suis assis sur le pont, puis je me suis couché près d’elle, vus qu’elle avait la meilleur place.

Alors j’ai essayé de faire un coussin avec mon sac à dos et elle a rit.

Elle m’a passé un petit bout de son sac de voyage parce que le mien était trop petit.

Et on s’est couché. On s’est rien dit.

On a juste regardé juste regardé le ciel, sans même se regarder, en silence.

Le vent passait sur nos lèvres. Les derniers rayons du soirs se déposaient sur nos joues mais nous, l’un et l’autre, on ne s’est pas touché.

Alors à un instant, j’ai un peu oublié qu’elle était là, contre mon épaule — et je mis suis mis à rêver.

Je pensais à tous les possibles de qui on aurait pu être l’un pour l’autre peut être dans une autre vie, pour s’approcher comme ça l’un de l’autre sans se méfier de rien.

Probablement deux enfants que les parents emmènent jouer à un parc et qui ne se revoient jamais après.

C’était un moment de pure innocence.

Je me souviens encore, à un instant le soleil passe la ligne d’horizon et les nuages deviennent un peu rose.

Je riais seul à voir comme c’était beau.

Et je souriais. 

Alors, quand il a commencé à faire frais, je me suis juste un peu levé. 

Elle était du voyage, d’un de ces pays où il fait froid, elle a visité l’Espagne. 

Je lui ai dis comme ça, probablement qu’un jour dans très longtemps on se retrouvera sur ce même pont pour regarder le ciel. 

Et je suis partis.

Ca lui paraissait évident qu’on se reverrait un jour, peut être dans une prochaine vie.

Alors reste ! Reste si tu ne veux pas partir et ne me dis surtout pas que tu ne peux pas rester car il y a toujours le choix. On s'en fou que les gens nous jugent, tu comprends ? Quoi qu'on fasse dans tous les cas, nous sommes catalogués, regroupés dans un même sac et rabaissés. Ne t'abaisse pas à leur niveau, d'accord ? T'es plus forte que ça, beaucoup plus forte. Et mes parents, tu me dis ? Ne t'inquiète pas, on va trouver une solution. On se verra quand ils ne seront pas là si ça peut t'arranger, j'viendrais te récupérer contre leur gré et même s'ils te courent après, nous on court après notre amour qu'on a pas encore vécu. Alors viens.
Viens avec moi, on va vivre, on va se laisser être consumé par cette passion qui nous brûle le cœur. On a pas encore tout vu, tout vécu; on n'est pas allés jusqu'au bout de nos espoirs. Ne me laisse pas… n'abandonne pas aussi tôt. Il y a encore tellement de chemins à prendre, tellement de combats à mener. Tu veux pas te battre, toi ? Moi je veux bien me battre pour ta présence, me battre pour toi.
—  lespiquresaines

J'ai juste une putain d'envie de faire un sac et de me casser. Une journée, deux ou trois, peut-être même une semaine. Juste partir sans rien avoir planifié, en arrêtant de se prendre la tête quelques instants, juste pour pouvoir retrouver mon souffle.

Je vais te briser tu sais, t'es tellement fragile. J'ai l'impression qu'au moindre coup d'épaule tu t'effondrerais, comme un château de cartes. Tu tiens à peine debout, tu trimballes un sac à dos plus lourd que toi sur ton dos, un sac rempli de peine et de peine et de peine… T'es déjà un peu fissurée de partout, et quand je vois ce qu'on t'a fait j'ai une de ces haines. T'es blessée, faible, et pourtant tu continues, tu traînes ta vie avec acharnement. Tu vis pas vraiment, t'as du mal avec les sentiments, et pourtant, moi, tu m'aimes. Je vais te briser tu sais, moi aussi j'ai du mal, et même si c'est toi, j'y arriverai pas…
Harry Potter #2

Part two! Hope you’ll enjoy it!


People :

- Oliver Wood : Olivier Dubois (bois (m) : wood)

- Filch : Rusard (ruse : cunning, trick, ard : pejorative suffixe)

- Alastor “Mad-Eye” Moody : Alastor “Fol Œil” Maugrey (oeil (m) : eye, fol (m) : old spelling of fou : mad, crazy)

- Moaning Myrtle : Mimi Geignarde (geindre, v : to whine)

- Newt Scamander : Norbert Dragonneau

- Neville Longbottom : Neville Londubat (bas : bottom, lower part)

- Ludovic Bagman : Ludovic Verpey

- Bathilda Bagshot : Bathilda Tourdesac (”avoir plus d’un tour dans son sac” : “having more than a trick in one’s bag” > being v smart, shrewd)

- Draco Malfoy : Drago Malefoy

- Barty Crouch : Barty Croupton

- ghost : fantôme (m)

- nearly headless Nick : Nick quasi-sans-tête / the bloody baron : le baron sanglant / the fat friar : le moine gras (moine : monk, gras-se : fatty, fat : gros-se) / the fat lady : la grosse dame / the grey lady : la dame grise

- the dark lord : le seigneur des ténèbres / Tom Marvolo Riddle : Tom Elvis Jedusor (jeu (m) : game, sort (m) : spell) / you know who : vous savez qui-tu sais qui / he who must not be named : celui dont on ne doit pas prononcer le nom

- death eater : mangemort-e (manger : to eat, morts : the dead (pl))


Creatures :

- Buckbeak the hippogriff : Buck l’hypogriffe (m)

- Fluffy : Touffu (touffu-e, adj : thick, bushy)

- Fang : Crockdur (croquer, v : to munch, dur : hard)

- Kreacher the house-elf : Kreattur l’elfe (ep) de maison

- Griphook the goblin : Gripsec le gobelin (agripper, v : to grab, sec : dry, sharp)

- werewolf : loup-garou (m)

- thestral : sombral (m) (sombre : dark)

- unicorn : licorne (f)

- Grim : Sinistros (m)

- Crookshanks : Pattenrond “pawincircle” (patte (f) : paw)

- Fawkes the phoenix : Fumseck le phénix (m)

- Scabbers the rat : Croûtard le rat (croûte : scab)

- owl : hibou (m) / chouette (f)

- Hedwig : Hedwige

- Pigwidgeon : Coquecigrue

- Mrs Norris : Miss Teigne (teigne (f) : nasty woman, vixen)

- niffler : niffleur (m)

- mermaid : sirène (f) / merpeople : êtres (m) de l’eau (: water)

- centaur  : centaure (m)

- dementor : détraqueur (détraquer, v : to wreck, make go wrong)

- boggart : épouvantard (m) (épouvante (f) : fright)

- hag : harpie (f) (nasty woman)

- pixie : lutin (m)

- fairy : fée (f)


Places :

- the Burrow : le Terrier

- St. Mungo’s hospital for magical maladies and injuries : hôpital sainte Mangouste pour les maladies et blessures magiques (mangouste (f) : mongoose)

- Grimmauld place : square Grimmaurd

- Hogsmeade : Pré-au-lard

- Shrieking Shack : cabane hurlante

- Dervish and Banges : Derviche et Bang

- Gladrags Wizardwear : Gaichiffon (gai-e : happy, chiffon (m) : rag)

- Honeydukes : Honeydukes

- Hog’s Head : la Tête de Sanglier

- The Three Broomsticks : les Trois Balais

- Scrivenshaft’s Quill Shop : magasin de plumes Scribenpenne

- Madam Puddifoot’s Tea Shop : salon de thé de Madame Pieddodu

- Zonko’s Joke Shop : Zonko, magasin de farces et attrapes

- Diagon Alley : chemin (m) de Traverse (: crossbar)

- Leaky Cauldron : le Chaudron Baveur (baveur/euse : dribbly)

- Eeylops Owl Emporium : Au Royaume du Hibou (royaume (m) : kingdom)

- Florean Fortescue’s Ice-Cream Parlour : glaces Florian Fortarôme

- Flourish and Blotts : Fleury et Bott

- Weasley’ Wizard Wheezes : Weasley, farces pour sorciers facétieux

- Gringotts : Gringotts

- Ollivanders, makers of fine wands : Ollivander, fabricants de baguettes magiques

- Madam Malkin’s robes for all occasions : Madame Guipure, prêt-à-porter pour mages et sorciers

- Knockturn alley : allée des embrumes (embrumé-e, adj : misty, befuddled)


Daily life :

- wand : baguette (f)

- cape : cape (f)

- hat : chapeau (m)

- sorting hat : choixpeau magique (choix (m) : choice)

- book : livre (m)

- handbook : manuel (m)

- feather : plume (f)

- parchment : parchemin (m)

- remembrall : rappeltout (v se rappeler : remember, tout : everything)

- howler : beuglante (f) (beugler, v : to yell really loud)

- gobstone : bavboule (f) (boule : bowl/ball, baver, v : to dribble)

- chess : jeu (m) d’échecs

- knight bus : magicobus (m)

- floo powder : poudre (f) de cheminette (cheminée : chimney)


Food :

- pumpkin : citrouille (f)

- Bertie Bott’s every-flavour beans : dragées (f) surprises de Bertie Crochue (bean : haricot)

- Cauldron cake : fondant (m) du Chaudron

- Chocolate frog : chocogrenouille (f)

- pumpkin pastie/y? : patacitrouille (f)

- liquorice wand : baguette magique à la réglisse

- Dr Filibuster’s fabulous wet-start, no-heat fireworks : pétard mouillé du Dr Flibuste (fabulous : fabuleux/euse, fireworks : feux (m) d’artifice, heat : chaleur (f), wet : mouillé-e, pétard : firecracker (m))

- Drooble’s best blowing gum : ballongomme (m) du Bullard

- gillyweed : branchiflore (f)


Quidditch :

- beater : batteur (also the word for drummer)

- bludger : cognard

- chaser : poursuiveur

- golden snitch : vif d'or

- keeper : gardien (garder, v : to keep)

- quaffle : souafle

- seeker : attrapeur (attraper, v : to catch)

- broom : balai (m)

- cleansweep : brossdur

- firebolt : éclair de Feu

- nimbus two thousand : nimbus 2000 “deux mille”

- nimbus two thousand and one : nimbus 2001 “deux mille un”

- shooting star : étoile filante

- firebolt : éclair (m) de feu (éclair : flash of lightning, feu : fire)

Is there something I haven’t talked about? Request away!

And, as a treat, an extract :

J’peux pas être sans toi, je te l’ai déjà dit, mais j’ai peur que tu penses que ce ne sont que des mots. T’es tellement tout à mes yeux, regarde comme je t’aime. T’es ma moitié, t’es mon tout, t’es mon soleil, mon jour, mon bonheur, mon trésor, mon Cœur, ma Constellation… J’ai tellement d’chance de partager ta vie, vraiment j’me sens chanceuse… J’me rappelle la première fois que j’t’ai vu… Un skate, un sac Micromania, beaucoup d’affaires dans le cadre d’un déménagement, des cheveux en bataille et un regard pour lequel j’aurai pu faire tout et n’importe quoi, on m’a présenté à toi, “c’est le futur manager, Pierre-Olivier”, je savais pas quoi dire, j’ai sorti un vieux “enchantée” avec une voix qui déraille… je suis vite partie de ton champ de vision. Déçue que tu sois mon supérieur hiérarchique. (J’ai fait le choix par la suite d’assumer d’être avec lui, et de me faire virer pour ses raisons (oui oui c’est pas légal), et je ne regrette pas). Ensuite t’as fait les choses bien. Souvent j’me rappelle juste de ce moment, de ton arrivée, et j’prends du recul… Aujourd’hui tu vis avec moi, tu m’aimes comme jamais on ne m’a aimé, on a des projets de couple, on a un futur ensemble, putin oui j’ai de la chance. 

Et je vois tous ces gens sur Tumblr, toutes ces histoires interrompues, ces gens que je console, que je tente de faire revivre… Mais au fond, en vrai, si je te perds un jour, je serai comme eux, dévastés, tristes, à la limite du pitoyable… Je le sais, j’peux clairement pas y arriver sans toi maintenant… J’arrive pas à m’imaginer sans toi. Je t’aime, je t’aimerai. Je veux passer tout mon temps, toutes les années qui me restent avec Toi. 

En vrai j'suis pas une “vraie fille” c'est un truc de fou, jme frotte les yeux parce que j'oublie que j'suis maquillée, j'ai pas de manières, je suis maladroite, je sais rien faire à la maison, jme regarde jamais dans le miroir avant de partir, je bois et je chante trop fort, j'aime bien faire du shopping mais quand jregarde les rayons mecs jme dis limite que je trouverai plus de fringues dedans, quand jmets une robe j'ai l'impression d'être un sac à patates j'ai juste envie de mettre des gros sweats toute la journée sans qu'on me dise que j'suis une clocharde ou une racaille en rigolant

C'est atroce ce que je souffre, je t'aime à n'avoir plus une pensée qui ne soit pour toi, à ne pouvoir rien regarder sans te voir devant mes yeux, à ne plus oser prononcer un mot sans avoir peur de dire ton nom ! Tu ne comprends pas ça toi ! Il me semble que je suis prise dans des griffes, nouée dans un sac, je ne sais pas. Ton souvenir, toujours présent, me serre la gorge, me déchire quelque chose là, dans la poitrine, sous le sein, me casse les jambes à ne plus me laisser la force de marcher. Et je reste comme une bête, toute la journée, sur une chaise, en pensant à toi.
—  Guy de Maupassant, Bel-Ami
 Il y avait une route, menant a un royaume, et une grosse pierre au milieu, les gens avaient beau éviter cette pierre, elle cassait les pattes des chevaux et les roues des chariots, les marchands perdaient ce qu'ils venaient vendre, ce fut le cas d'une petit fille, le fût de la brasserie familiale tomba et s'éventra, la terre la but, et c'était terminé, c'était la derniére chance de sa famille, ils étaient affamés, sans un sou, elle resta assise a pleurer, mais que faisait cette pierre encore là ? prête a briser d'autres vies ? alors elle se mit à creuser a main nues, jusqu'au sang, elle employa toutes ses forces a la déterrer, cela prit des heures et puis au moment de combler le trou, elle vit quelque chose dedans, un sac rempli d'or, le roi avait mis cette pierre là en se disant que celui qui la déterrerait, qui agirait, mériterait une récompense, il ou elle mériterait d'avoir une vie meilleure, pour toujours.

Lorsque le soleil se cache

Que le ciel saigne encore

Sa vie s'arrête, tel un sort

Tous les soirs c'est un grand clash

Prend son sac dans un geste vif

En disant qu'elle est très pressée

Lance un “bey !” à la volée

Se sauve d'un pas décisif

Au parking prend sa voiture

Se glisse derrière le volant

Accélère, manipulant

Jusqu'au bout sa forfaiture

Travail fini rideau baissé

Seule comme d'habitude

Elle perd son attitude

La pièce est achevée

Dans l'anonymat se dissout

Au tour d'elle tous l'ignorent

Une famille les adore

Son moral morne perd dix sous

Sa maison froide est vide

Personne ne vient l'enlacer

Pas de course échevelée

D'enfants à l'amour avide

Dans son ventre une boule

Caillou amer de sa non-vie

Laisse au regret ses envies

Sans choix elle les refoule

Elle allume l'ordinateur

La mort l'emportera sinon

Dialogue sous un prête-nom

Vie illusion son seul moteur

A minuit elle éteint tout

Avec le sentiment profond

D'être moche vieux carafon

Inutile et sans atouts

Couchée dans son lit refuge

Elle embrasse son oreiller

Pleure d'une âme érailler

Demain autre subterfuge

—  Gamal le Celte

Il faut que je vous raconte mon rêve de la dernière fois, parce que ça me hante, et ça me fait mal, et ça doit sortir.

Au début de mon rêve je me trouvais dans une maison un peu dans le genre des maisons de banlieues américaines et dans cette maison il y avait des dames comme Bree dans Desperate Housewives. Je me souviens qu’elles disaient qu’il y avait des zombies à l’extérieur de la maison et que c’était dangereux. J’étais persuadée que c’était des zombies comme dans The Walking Dead et j’avais très peur de devenir un zombie.
Je suis quand même sortie pour aller chercher quelque chose dans une autre maison (je ne sais plus quoi) et j’étais un peu protégée parce que j’avais un sac à dos et il y avait d’autres personnes avec moi. Je suis arrivée dans une autre maison, et en entrant j’ai verrouillé la porte. Il y avait les autres personnes avec moi. On était dans une sorte de salle de classe qui ressemblait à une de mes salles de classe de chimie du collège. Tout était sale, et je savais qu’il y avait des zombies à l’intérieur.
D’un coup j’en ai vu un et je me suis accroupie et j’ai rampé pour aller au fond de la salle. En chemin j’ai vu qu’il y avait un zombie assis par terre et recroquevillé, mais il avait l’air humain, et il avait juste la peau un peu grise. Je suis arrivée au fond de la salle et je me suis assise en boule et d’un coup un zombie est arrivé à côté de moi, et j’ai eu peur, mais il s’est mis à parler, et c’était vraiment bizarre. Il m’a expliqué qu’en fait les zombies ici ne sont pas des zombies traditionnels, en fait les zombies sont des gens normaux, mais quand ils sont contaminés, ils ont peu à peu la peau qui devient grise, et ils ont une paralysie qui apparaît au fur et à mesure, et le stade final c’est qu’ils se transforment en arbre. En fait c’est une sorte de maladie presque, et les gens qu’on appelait les zombies sont en fait des êtres humains normaux mais ils sont rejetés pour ce qu’ils sont.
J’étais super triste pour eux et surtout pour le zombie qui me parlait parce qu’il était tellement gentil et drôle et il souffrait juste qu’on le voit différemment et qu’on les rejette. On a bien sympathisé et j’étais vraiment à l’aise à côté de lui. Je ne sais pas comment c’est venu dans la conversation mais il m’a révélé que certaines personnes se mettaient quand même en couple avec les zombies (qui meurent peu de temps après le début de leur zombification) et certains couples comme ça ont eu des enfants, et ces enfants ne pouvaient pas vivre longtemps. Le problème c’est que je devais partir et du coup il m’a dit qu’on se retrouvait à 20h30 pour boire un verre, mais je savais que ça allait être la dernière fois que je le voyais, et je le revois encore remettre son manteau, me sourire et me dire qu’on allait se revoir, sauf que c’était impossible.
Mais je suis partie.
Je suis sortie et je suis allée retrouver mon père et ma grande sœur pour qu’on aille faire du ski. On a été dans la montagne et il y avait un pan de la montagne réservé aux cours et aux gens qui faisaient de la compétition. Je me souviens qu’il y avait des cours de ski et que certains enfants ne s’en sortaient pas, on a alors décidé avec ma famille de les aider, et on a pris avec nous une petite fille et son jeune frère qui voulaient passer la deuxième étoile, et on a pris une toute petite fille qui était une fille d’humaine et de zombie et qui voulait passer sa première étoile.
La petite fille qui était fille de zombie n’avait aucune volonté. Elle voulait nous faire plaisir et s’accrocher, mais on voyait bien qu’elle ne s’en sortait pas. Elle n’avait aucune envie. Elle ne voulait pas se démener pour vivre. Elle ne voulait pas vivre. C’était une trop grande responsabilité, un trop grand poids pour elle. On voyait qu’elle était en train de se laisser mourir. C’était vraiment très triste à voir.
Pendant toute la journée on a essayé de l’emmener sur les pistes, de la pousser à s’améliorer pour skier. Je me souviens qu’à un moment on était sur un tire-fesses pour aller sur une piste, et elle s’arrivait plus à tenir, donc je l’ai prise avec moi (c’est impossible en vrai) et je voyais sa petite tête tomber, et je sentais qu’elle était en train de mourir. Elle était tellement lasse, et ça me brisait le cœur.
A la fin de la journée les deux enfants qui voulaient passer leur deuxième étoile et qui étaient totalement humains s’en sortaient parfaitement et sont partis. Mais la petite fille née d’un zombie n’y arrivait pas. A un moment j’ai descendu une piste, c’était déjà la nuit, et j’avais oublié d’attendre la petite fille. Je me suis retrouvée devant le télécabine qui descendait en bas de la vallée, et je me suis rendue compte que je l’avais oubliée, et je savais qu’elle rejoignait son cours de ski, mais je ne voulais pas l’accepter. Mon père m’a dit que c’était plus la peine de forcer, qu’il fallait laisser tomber et qu’on ne pouvait plus rien faire pour elle. Mais je n’avais pas eu le temps de lui dire au revoir et je ne pouvais pas la laisser sans lui avoir dit au revoir. J’étais dans un couloir ouvert où les gens qui faisaient compétition se changeaient, ils se déshabillaient tous autour de moi, mais j’ai commencé à pleurer dans mon rêve, et j’ai commencé à marcher vers la sortie, je voulais lui dire au revoir, parce que je savais que la petite fille allait mourir.
Je pleurais et les garçons qui faisaient compétition et qui se déshabillaient me regardaient comme une pauvre petite chose. Une fille complètement nue m’empêchait de passer et c’était vraiment horrible, et je voulais passer pour rejoindre la petite fille, et elle m’en empêchait. Elle m’a encore gênée quand elle a commencé à embrasser un garçon.
Je me suis finalement retrouvée sur les pistes, mais il y avait trop de personnes, et je ne pouvais pas retrouver la petite fille, et je pleurais.

Je me suis obligée à me réveiller à ce moment, et j’avais la sensation, et je l’ai toujours, d’avoir laissé mourir mon enfant, et que mon enfant était mort, disparu. J’ai mal au cœur en pensant à la petite tête de la fillette qui ne pouvait pas vivre parce qu’elle était trop faible pour ça. Elle ne pouvait pas vivre, c’était trop lourd pour elle. Je ne supporte pas l’idée d’avoir vu son agonie.

###Azi mi s-a spus că sunt rece,
nu-l condamn, doar o să afirm. E adevărat, nu simt nimic și nu vreau nimic, sunt ca un sac gol. Nu-mi pasă. Nu sunt în depresie, sunt obosită. Am o stare de nimic, chiar dacă rîd, mă distrez cu prietenii, vine un moment cînd mi-e silă de viață, de oameni de absolut tot ce mă înconjoară.
Mardi 9 mai

La journée commence plutôt calmement, avec deux heures consacrées à la correction des copies de brevet blanc (j’ai opté ce trimestre pour la méthode homéopathique, deux copies par jour, je le vis plutôt bien). De toutes façons, corrigeant en salle des profs, il m’est impossible de tenir un rythme plus soutenu. Tout enseignant ayant plus de trois semaines d’ancienneté dans le métier sait que bosser en salle des profs relève soit d’un exercice de volonté extrême, soit d’une douce illusion. Entre les collègues qui débarquent, les échanges sur le week-end, la copine qui dépose un sac de chocolat, l’arrivée surprise de Cheffe, le copain qui dépose des pains au chocolat, la discussion avec la CPE, le nouveau qui apporte des pâtisserie, la crise de cholestérol…

Mes 69kg se retrouvent donc soulagés de partir en cours de 3ème A(pocalypse), qui se retrouvent à transpirer devant une interrogation sur… les verbes. 

“C’est essentiel, parce que c’est un discriminant social”, vais-je expliquer au 3èmes Daleks, l’après-midi même, pendant que je les fais travailler peu ou prou sur le même sujet. “Un prof qui lit “J’entra” dans une copie vous identifie immédiatement comme un de ces teuteux issus d’un sous-collège de banlieue craignos. Alors oui, le passé simple est sans doute un temps qui sera appelé à muter dans les années à venir. Mais en attendant, c’est un code. Une porte d’entrée. Et je veux que vous la maîtrisiez, parce que vous n’êtes pas plus débile qu’un copain du collège plus aisé. Et en plus, le passé simple, c’est beau.”


Evidemment, ils n’écoutent pas, hypnotisés qu’ils sont par mon sac de cours qui déborde de cintres.

“Monsieur, vous taxez les élèves de cintres ? Vous en avez plus chez vous ?
- Voilà. D’ailleurs, si vous avez aussi des cotons-tige et des billets de vingt euros… 
- Sérieux c’est pour quoi ?
- Pour le spectacle des 6èmes Glee, ils pendront leur costume dessus.
- Han monsieur je suis trop jalouse ! Vous voulez pas faire un spectacle avec nous pour que je puisse vous donner un cintre ?”

Les voies de la motivation sont impénétrables….


Oh, et mine de rien, il y a un petit événement ; je fais mon coming out aux Daleks.

“Monsieur, il y a S. en bas, il est pas venu en cours !
- Tiens. Et que fait-il ?
- Il est entré aux toilettes avec R.
- Ah oui, c’est limite, là…
- Pourquoi monsieur, vous avez des problèmes avec les homosexuels ?
- L’étant moi-même, pas spécialement, mais deux élèves ensemble dans des toilettes, je ne suis pas sûr que ce soit très légal. Bon, on va effacer cette image de nos têtes et repartir sur le passé simple.”

Ça se passe très vite. Un échange de regard dans toutes la classe. Il y a celui qui a compris et qui hoche lentement la tête. Celle qui s’est pris la phrase en pleine figure et cherche encore à saisir ce qu’il se passe, alors que le moment est déjà terminé. Celui qui n’a pas fait gaffe. Celle qui se remet encore du choc. Pas un seul mot. Et pas, non plus, de vague d’hostilité ou de crainte que j’ai pu ressentir. Je deviens meilleur à ça ou les choses évoluent positivement. Ou les deux. J’espère. 


Le plus important, au fond, c’est avec A. A. est une élève gentille comme tout, très embarrassée dans ses mouvements, et quasi-mutique. Dans cette classe de grande gueule, elle évolue le plus discrètement possible, afin de ne pas se trouver en but aux moqueries. 
Je lui rends une copie en piteux état. Poulpir-le-lapin a profité d’un manque de vigilance de ma part et a profité que je laisse mon sac de cours ouvert pour en ronger une partie. Je suis en général franc avec mes élèves.

“Pardon, A., mon lapin domestique a mangé une partie de votre copie. Pour me faire pardonner, je vous ai rajouté deux points.”

A. me dévisage, les yeux écarquillés. Puis l’impensable.

Elle éclate de rire. 

Une crise de fou-rire. A. la muette s’esclaffe aux larmes. Les autres la regardent, l’air vaguement dégoûté.

“Wesh elle a quoi,elle ?”

A. s’essuie les yeux, absolument pas honteuse. Et d’un simple geste de la main, fait signe de se taire aux boss de la classe. Une fois cette année en cours de français, A. se tape une barre de rire avec le prof. Une fois cette année, c’est elle la cheffe. Ça lui fait du bien.

Et à moi aussi.