une hirondelle

famous sayings #3

- oeil pour oeil, dent pour dent (eye for eye, tooth for tooth) : if you hurt me i’ll do to you everything you’ve done to me

- paris ne s’est pas construite en un jour (paris wasn’t built in one day)

- pour vivre heureux vivons cachés (to live happy let’s live hidden)

- quand le chat n’est pas là, les souris dansent (when the cat isn’t around, mice dance)

- qui aime bien châtie bien (who likes well punishes well)

- qui sème le vent récole la tempête (who sows the wind gets a storm) : if you try to hurt people you’re going to get hell

- qui va à la chasse perd sa place (who goes hunting loses their spot) : when your sibling goes to pee and you steal their chair, mostly kids stuff

- qui veut la paix prépare la guerre (who wants peace prepares for war)

- qui vivra verra (the one who will live will see)

- qui vole un oeuf vole un boeuf (who steals an egg steals an ox)

- rien ne sert de courir, il faut partir à point (running is useless, go when you’re ready) : don’t rush, get prepared for as long as you need

- tout ce qui brille n’est pas d’or (what is shiny isn’t necessarily gold)

- tout est bien qui finit bien (everything is well and ends well) : phew

- tout vient à point à qui sait attendre : be patient and you’ll get what you want

- tous les chemins mènent à rome (every road leads to roma) : we’re never lost

- un homme averti en vaut deux (forewarned is forearmed)

- un “tiens” vaut mieux que deux “tu l’auras” (one “here you go” is better than two “you’ll get it”) : it’s better to get now something good than waiting to possibly get something very good

- une hirondelle ne fait pas le printemps (a swallow doesn’t make spring)

- une image vaut mille mots (a picture is worth a thousand words)

Ne visez pas trop haut

Comme vous le savez, il y a toujours des femmes plus belles que d’autres. Le problème avec les femmes belles, c’est qu’elles ont consciences d’être une valeur rare. Si vous n’êtes pas un homme très beau faites attention à ne pas viser plus haut que vous. Même avec toutes les techniques de séduction du monde, un castor ne séduira jamais une hirondelle. C’est pourquoi il est important de savoir bien vous placez et de savoir dans quelle catégorie vous boxez. C’est la première étape à mettre en place avant d’entreprendre une démarche de séduction.
Je vous dit à la prochaine pour de nouveaux conseils de séduction et n’oubliez pas que je suis toujours disponible pour des conseils personnalisés.
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Soif d'avoir soif.


Et l'eau bue jusqu'à la cécité bleue
des océans érigés en écritoire.


Et l'abondance des mots, à blanc,
jusqu'à l'à-pic dérisoire des pages nues.


Ne rien écrire qui ne soit vu.
Ne rien dire qui n'ait été écrit.


Alors, dans ce silence à couper au regard,
s'abreuver
aux seuls chemins qui se refusent
et s'insoumettre
à l'ordre des choses.


Alors encore, d'immobilisme
renverser le paysage,
se hisser à l'écume des houles annonciatrices
des jours mourants.


La chute d'une hirondelle
n'empêchera pas le retour du printemps.


Jean-Claude Izzo / L'aride des jours 

3

♪ ♫ Belle Demoiselle
Qui se presse dans l'allée
Sa démarche lui donne des ailes
Mais j'ose pas m'emballer
Si jamais je m'approche d'elle,
Aucun doute, elle
S'envole
Comme une hirondelle ♫♪ –Christophe Maé

Photographer: Xin Lolita Photography

La ronde des saisons


“Qui un jour ne s'est jamais reconnu dans une hirondelle de printemps ?
Ailes déployées annonçant bourgeons et haubans
Brin de muguet et son trèfle porte bonheur
Un instant de vie à la lyre poudrée de quelques fleurs
Le coeur enchanté d'éclore à nouveau
La trêve était venue , et les amours abreuvaient écho
L'outrage feint d'un pistil rosi d'avoir effleuré papillons
Mais l'âme souriante à l'espoir d'un matin à l'horizon
Feu la jachère hivernale étouffée du parfum des jardins
Il en est toujours ainsi à l'aurore d'un autre demain


Qui un jour ne s'est jamais reconnu dans un rayon de soleil d'été ?
Lumière de miel à l'ombre s'éveillant étincellée
Sur les sables un moment les galets d'une enfance
Châteaux éphémères des rêves d'une insouciance
Coquelicots chantant la balade des flammes de la Saint Jean
Aux blés foisonnants , étoiles filantes au firmament
Batifolages et cache-cache au chœur d'une botte de foin
Telle une chanson de troubadour aux bleuets d'un pourpoint
Feu les primevères d'hier au souvenir de pâmoison
Il en est toujours ainsi à l'aube d'une autre moisson


Qui un jour ne s'est jamais reconnu dans l'ocré d'une feuille d'automne?
Les violons sanglants de Verlaine à la langueur monotone
Sur le sol évanouie de n'être plus chatoyante verdure
Agonisante aux vents qui soufflent en escouades de murmures
Le ciel lui-même se pare en camaïeu de gris
Secoué de nuages et bercé de mille et une nuances de pluie
Et la nuit qui n'en finit point de s'écouler sans cesse
Faudrait il y entrevoir l'augure empressé d'une tristesse ?
Feu la chaleur d'hier et les courses folles aux champs
Il en est toujours ainsi à l'orée d'un autre tourment


Qui un jour ne s'est jamais reconnu dans une bise d'hiver ?
L'esprit en congères d'avoir trop aimé chimères
Les lunes de glaces m'en soient aujourd'hui témoins
Nul ne peut oublier le pétrifiant de ce lancinant refrain
Que les couronnes de chrysanthèmes rompent silence
Elles seules savent la douleur de l'omnisciente absence
Les graines en leur sol prisonnières d'une fatalité
Celle des surannées à la sève de vie écorchée
Feu l'orangé des forêts d'Octobre qui nous reviennent encore
Il en est toujours à ainsi à l'aune de notre mort.”
©Gisèle-Luce de Christian-James

y’avait t’sais la nuit
elle était totale ce soir là
et comme tu disais si bien :
ça faisait mal aux yeux
et c’est peut-être pour ça qu’ils étaient si rouges
ou alors c’était les acariens.
y’avait aussi la lune qu’était presque complète
et si grosse qu’on arrivait même pas à la cacher avec notre pouce.
— oui “comme ta bite” on sait —
y'avait aussi tu vois
cette planète là
accrochée à la grue
et si éclairée qu’on voyait qu’elle.
“regarde romane
y’a une Terre
une deuxième !
y’a une Terre sur la Terre !
j’te l’avais dis hein
qu’on était pas les seuls
j’parle pas des martiens
évidemment
mais j’te l’avais dis
j'le savais
parce romane
on est jamais seuls.
eh ouais.”
y’avait ton sourire
et tes yeux qui brillaient presqu’autant qu’la lune.
y’avait aussi Louise Attaque qui nous parlait d’Léa
“elle est où ?
hein romane dis-moi.
tu l’as cachée c’est ça ?
t'es méchante.
rends-la-moi
rends-moi Léa
regarde
fin nan écoute
même ce con là le dit
fin si il le dit c’est qu’il est pas trop con
“Léa
elle est parisienne
elle est pas présentable
elle est pas jolie
elle est pas moche non plus
elle est pas à gauche
elle est pas à droite
elle est pas maladroite.”
j’veux ma parisienne
romane rends-la-moi
rends-moi Léa
c'est faux c’qu’il dit en fait.
léa elle est belle
comme une hirondelle
ah ouais nan
ça fait gros lover trop lourd
nan ma Léa elle est belle
comme un levé d’soleil en hiver
sur les marais de basse-indre
avec la brume et les rayons d’soleil qui viennent s’y fondre
avec les vaches qui broutent dans le pré, les ragondins qui leur tiennent compagnie
et les trains qui passent à toute allure derrière.
ouais c’est exactement ça
Léa elle était mon levé de soleil
lais comme le dit Saez
“tous les levers du jours
sans toi ne se relèvent pas.”
ouais parce que Léa
tu m’as laissé dans le noir
mais tout le monde a peur du noir
et moi j’ai peur sans toi
j’ai même peur de vivre.“
y’avait les larmes sur tes joues
et tes yeux dont le rouge s’était doublement emparé
y'avait ta main qui tremblait
sur ta clope éteinte
que tu prenais plus la peine d’allumer
comme la flamme dans tes yeux
"mais romane tu sais quoi ?
j’étais pas assez
pas assez bien tu vois
pas assez beau sûrement
pas assez drôle
pas assez intelligent
pas assez stable
pas assez pour elle
mais un peu trop moi tu vois ?
"I was not enough”
comme on dit en anglais
parce que c’est plus classe
plus joli
plus sexy
et que ça lui plaisait à Léa que j'parle anglais.“
puis y’avait la bouteille
et les pets
qu’on s’est enfilés à la santé
de Léa
parce qu’elle était parisienne
elle était pas présentable
elle était pas jolie
mais elle était pas moche non plus
elle était pas à gauche
elle était pas à droite
elle était pas maladroite
mais elle était le soleil qui ne parvenait plus à se lever sur ta vie
elle était la lumière qui ne brillait plus dans tes yeux
Léa elle était ta Terre sur la Terre
et ton unique repère
mais Alex
on est jamais seuls
même quand on a peur du noir
et d’une vie sans une Léa
eh ouais.

- On m'a envoyer ça … J'ai pleuré…