un coup de pied

Durant les pauses quand y a pas mal de monde dans les corridors et que certains se permette de te toucher ou de se frotter en se frayant un chemin.

Originally posted by jeunetrentenaire

Puis eux quand j’ai aussi “accidentellement” donner un coup de pieds dans le tibia avec mes chaussures renforcées.

Bizarrement après ça, ils ont plus poser la moindre mimine sur moi!

N'écoutons pas trop ceux qui crient à la fin du monde. Les civilisations ne meurent pas si aisément et même si ce monde devait crouler, ce serait après d'autres. Il est bien vrai que nous sommes dans une époque tragique. Mais trop de gens confondent le tragique et le désespoir. « Le tragique, disait Lawrence, devrait être comme un grand coup de pied donné au malheur. » Voilà une pensée saine et immédiatement applicable. Il y a beaucoup de choses aujourd'hui qui méritent ce coup de pied.                                                        

Albert Camus, “Les Amandiers” (“L'Eté”, 1954)                

N'écoutons pas trop ceux qui crient à la fin du monde. Les civilisations ne meurent pas si aisément et même si ce monde devait crouler, ce serait après d'autres. Il est bien vrai que nous sommes dans une époque tragique. Mais trop de gens confondent le tragique et le désespoir. « Le tragique, disait Lawrence, devrait être comme un grand coup de pied donné au malheur. » Voilà une pensée saine et immédiatement applicable. Il y a beaucoup de choses aujourd'hui qui méritent ce coup de pied.
—  Albert Camus, “Les Amandiers” (“L'Eté”, 1954)

« Alger. 24 janvier 1960.

« (…) Il est 18 heures. L’armée vient de recevoir l’ordre de dégager le bas du Forum des manifestants qui s’y trouvent. Les parachutistes se font attendre. Les gendarmes mobiles font mouvement. L’ordre est délibérément provocateur (…) Les escadrons descendent de front les larges marches des grands escaliers du Forum. Un hélicoptère s’approche. La première grenade lacrymogène tombe sur la foule paralysée par une vision d’épouvante. Des rangées d’hommes casqués, aux yeux cerclés par des lunettes de protection avancent d’un pas de robot en tenant leurs mousquetons à deux mains, à hauteur de la hanche. Les insultes giclent comme des crachats, des pierres tourbillonnent, des objets lourds sont lancés des balcons. Les gendarmes avancent. Les crosses de fusils brisent les visages, enfoncent les poitrines, ouvrent les crânes. Algérie française ! scandent les Pieds-noirs.

Deux coups de feu claquent. Une arme de petit calibre. Une grenade offensive explose au milieu des manifestants. Genoux à terre, les gendarmes ajustent leurs tirs. Sur le balcon du PC d’Ortiz, les hommes des Unités Territoriales ripostent pour protéger les manifestants. De lourdes rafales de fusils-mitrailleurs se mêlent aux explosions des grenades larguées par les hélicos ou projetées par les lance-patates des gardes mobiles. La foule se disperse en hurlant, cherchant un abri. Les enfants crient, effrayés. Les yeux brûlés par les gaz qui les enveloppe et les étouffe, les mains collées à leurs oreilles pour atténuer le bruit des explosions. (…)

Un gendarme qui se prépare à lancer une grenade défensive sur des manifestants qui fuient est fauché par un sniper. L’engin meurtrier explose au milieu de ses camarades qui tombent, touchés par les éclats. Pris entre le feu de leur unité et ceux des trois F.M. d’Ortiz, des gendarmes s’effondrent au milieu des jardins du Forum. (…)

Il est 18 heures 25. Les bérets verts du 1er REP et les bérets rouges du 1er RCP s’interposent. Le feu s’arrête après quinze minutes de tirs.(…) Huit morts, vingt blessés chez les manifestants. Quatorze morts dont deux officiers, cent-vingt-trois blessés dont six officiers chez les gendarmes mobiles. (…)

Le drapeau tâché du sang d’Hernandez, pied-noir de Bab-el-oued tué dans la fusillade flotte sur les barricades du camp retranché. (…) »

Extrait de « Bastien-Thiry : jusqu’au bout de l’Algérie française » de Jean-Pax Méfret.

Top 5 des bonnes raisons de ne pas regarder les vieilles photos

Y’a quelques trucs un peu chiants quand tu regardes les vieilles photos.

Déjà il y a les gens morts.
Ça, c’est vraiment en haut de l’échelle du super chiant ++++.

Ensuite il y a les cheveux des gens.
Tu t’étais habituée au nouveau plat du jour à base de calvitie. Et puis pof, tu te souviens qu’un jour il y avait des cheveux à la carte. Nombreux, foncés, bouclés et qui sentaient bon. Maintenant ils ne sentent plus rien : ils sont absents. Or les cheveux où enfoncer tes doigts, c’était bon.
Chiant : ++

Après, il y a les sentiments qui ne font plus de bruit.
Ceux qui se sont faits tous petits, mini, mini et tu ne savais même plus qu’ils existaient encore. Sauf que si et la photo fait boum.
Chiant : +++ / Boum : ++++

Moins grave, mais plus étonnant, il y a les gens dont tu ne te souviens pas. Ils sont sur la photo : ils ont existé et existent peut-être encore ailleurs. Mais tu ne te souviens même pas jusqu’à l’initiale de leur prénom. Tu cherches, tu cherches, et tu finis par te dire que t’as quand même dû perdre un paquet de temps à être avec eux et pas avec ceux que t’aimais plus que les autres. Cheveux, ou pas cheveux. Photo ou pas photo.
Chiant : ++++++

Enfin il y a les photos que tu n'as pas et que tu n'auras jamais. Celles qui sont gravées dans ta mémoire, que tu pourrais dessiner si tu savais dessiner, mais qui ne sont dans aucun album, dans aucun disque dur et puis tu ne sais pas dessiner. Alors tu te demandes quand même si tu n'as pas rêvé.

C’est crevant de regarder les vieilles photos.

francetvinfo.fr
En Allemagne, une victime d'agression sexuelle doit "prouver qu'elle a essayé de se défendre"

Où l’on apprend que le culture du viol est si bien ancrée en Allemagne qu’elle est inscrite dans la loi, qui considère que si la victime ne riposte pas, c’est qu’elle se laisse un peu faire, quand même. Des violeurs jamais condamnés parce que meuf, entre nous, si vraiment t’avais pas eu envie, t’aurais pu lui foutre un bon coup de pied dans les couilles et t’enfuir, il était même pas armé ! Sans parler des viols conjugaux et là c’est le pompon : “En mars 2012, la Cour de cassation avait rejeté le recours d’une femme qui s’était refusée à son conjoint, avant de lui céder par peur de violences, sans crier, pour ne pas réveiller ses enfants. La Cour avait estimé que la victime, malgré ses blessures, pouvait s'enfuir et alerter des voisins.”

EA-SY.