un coup de pied

Si on te l’a pas dit aujourd’hui

Aller arrête de faire cette sale tête, t’es pas belle quand tu fais cette moue bien bête, aller ressaisis toi et arrête de tirer incessamment sur tes clopes, c’est pas jolie une fille avec une cigarette, encore moins avec un pet, aller souris, montre tes dents au monde, c’est bien plus beau que tous tes doigts d’honneur, aller fais un effort, va faire du sport, mange équilibré, mais n’oublie pas de te faire plaisir avec des sushis ou un grec, et va dire à ta mère que tu l’aimes, malgré ce qu’elle a dit ou fait, elle aussi va pas bien parfois, aller prends des nouvelles de tes amis, demande leur comment s’est passée leur rentrée au lieu de les insulter ou de les ignorer, aller redresse toi, tu vaux bien plus que ça, roule toi pas en boule, déboule chez ton voisin d’arrondissement sans prévenir, tu sais que ça va le faire rire, aller joue du tamtam sur le dos de ce beauf qui t’adore et qui t’envoies toujours des snaps bien drôles, aller cesse d’avoir ton casque sur tes oreilles, va dire au monde que tu l’aimes, que t’es pas plus bas que terre, aller déploie tes ailes petit ange, va vivre le moment présent, prends tes billets de train et va retrouver ton amie pour aller péta des mères, aller embarque tes bouteilles d’alcool et vide les avec ceux qui te rendent meilleure, aller t’es marrante quand t’es alcoolisée avec des gens, tu grimpes partout et t’as l’impression que le monde t’appartient, aller bois pas ton whisky toute seule, c’est bien pathétique, va frapper à la porte du paradis, aller arrête de fuir, ça sert plus à rien cette connerie, et essaye de finir ce bouquin de la Beat Generation, tu sais que ces pages écrites vont t’illuminer, aller sors de chez toi, commence à vivre, va te créer des souvenirs qui ne sont pas délétères, aller barre toi de cet enfer, dis nique ta mère à Lucifer, nargue Morphée comme il se doit, toi t’es joliment vivante quand tu le veux hein, non ? Arrête de dire que c’est pas vrai, toi tu pues la joie quand tu le veux, aller donne du fric à ce SDF, ou un sourire, aller gamine, rends fière ta mère, appelle ta grand-mère, dis à ton grand-père “tu te rappelles …” même s’il s’en souvient plus, foutue maladie, aller reste pas collée devant ton ordi, va t’acheter de nouveaux habits, maquille toi si tu en as l’envie, mets ton pyjama dehors, qu’est-ce qu’ils peuvent bien dire, aller va chasser les étoiles, va promettre la lune à ce gamin torturé, dis lui des choses gentilles, il a besoin de t’entendre les dire, aller arrête de mentir, prétends à un avenir céleste, bosse tes cours, mais pas trop, ne fuis pas encore une nouvelle fois, passionne toi, écris, écris des pages aussi, aller prends ton regard hautain, mais pas pour mépriser ces passants, prends ton regard hautain pour hurler à tous ceux qui t’ont fait la misère, qu’ils n’ont pas réussi à te faire taire, aller cultive toi, balade toi dans un parc, va à cette expo que tu veux voir, va dans le son, c’est bien là que t’es vivante, aller danse, danse jusqu’à en avoir des crampes, bois, bois des dizaines de tequilas, prends peut-être un peu de drogues, mais pas trop hein, c’est moche une camée, prends les pour te faire de belles expériences avec tes amis de toujours, aller va à Bruxelles, va à Lyon ou Menton, débarque sans crier gare, aller je te connais, t’en meurs d’envie, attends pas un coup de pied au cul pour te ressaisir gamine, aller respire, inspire, expire, encore une victoire de plus, aller bats toi, bats toi s’il te plait.

Aller gamine, il est temps de vivre.

Si ce soir tu es triste ou découragée, je t'en pris, relève la tête et occupe toi les idées à faire ce que tu aimes. Force toi. Fous toi un coup de pied dans le cul et bouge toi. Fais ce que tu aimes. Chante, danse, dessine, écris, va faire un tour de moto, va courir, fais du sport (dans ta chambre ou en chambre lolattentionelleadituntrucbizarre), regarde un film drôle, regarde les vidéos sur YouTube. Pour une fois, aide toi a remonter la pente au lieu de sombrer et ne rien faire. Tu es un soldat qui met sûrement beaucoup de genou à terre mais mène tes combats pour gagner la guerre. On n'a rien sans rien. Sans larmes, souffrances ou sacrifices. Puis tu es jolie, ton charme te rend unique et irrésistible. Tu es jolie et tu es capable de te secouer. Tu es capable, répète le jusqu'à que ça rentre. Je te souhaite de t'endormir avec un brin de paix et d'apaisement au coin du coeur.
—  Un regard sans étoile.
La dépression.

Alors là il va falloir que je sois précise parce que si je demande aux gens si ils savent ce qu’est la dépression j’aurais un paquet de “oui”. Parce que le mot dépression n’est pas qu’un mot médical, c’est aussi un mot du langage commun, et bien sur le sens est pas forcement le même dans ces deux situations.

La dépression, qu’est ce que ce n’est pas ?

Ce n’est pas :

  • Un coup de mou,
  • Un truc qui passe,
  • De la fainéantise,
  • Un moyen d’attirer l’attention,
  • Un truc qui se soigne par des coups de pieds dans le muscle grand fessier.

Ben alors c’est quoi ?

Eh, bien la dépression c’est une maladie. Non chut ! Ton opinion sur si c’est une maladie ou pas ne m’intéresse pas. En médecine on préfère se concentrer sur un consensus scientifique que sur l’avis des gens. Et le consensus sur la dépression on en a des traces jusqu’à l’antiquité donc si tu veux pas considérer que c’est une vrai maladie tu fais ce que tu veux mais le reste du monde à déjà tranché.

Un peu de statistique :

La dépression c’est 100 millions de personnes par ans dans le monde, plus fréquent chez la femme, souvent observé vers la trentaine et qui est la 1ere cause de handicap dans le monde.

Voila si vous pensiez que c’est “juste un coup de mou” je vous pose ça là pour que vous y réfléchissiez deux minutes.

La patho :

C’est donc une maladie psychique, au sens qu’il n’y a pas d’éléments  somatiques (et encore, là se discute en fait) pour s’orienter.

Le diagnostic va donc être uniquement clinique, pas d’examens complémentaires (radio, scanner, prise de sang, …) pour s’aider.

Au niveau de la cause : eh ben on sait pas trop, il y a pleins d’hypothèses que ce soit au niveau des neurotransmetteurs dans le cerveaux ou au rôle très possible des maladies inflammatoires en passant par la case “prédisposition génétique”. On va donc utiliser notre super joker “c’est multifactoriel”.

La clinique :

Le signe cardinal est la tristesse.

Bon là vous allez me dire “ok merci, sympa d’avoir fait 10 ans d’études pour sortir que les dépressifs sont tristes, t’es bien mignonne mais là tu pouvais t’abstenir”.

Eh ben dans ce cas là je vous demanderais de me dire la différence entre la tristesse et là dépression si vous êtes si malin.

C’est bon on repart ?

  • Alors on a donc la tristesse  : c’est une diminution stable et constante dans le temps de l’humeur (donc pas comme la tristesse de tout les jours qui varie et qui finit par passer),
  • Baisse de l’estime de soi, qu’on retrouve pas non plus dans la tristesse non pathologique,
  • Culpabilité, qui peut aggraver par des pensées tournant autour de la mort voir des idées suicidaires,
  • Perte de plaisir à faire les choses, typiquement la personne arrête de faire son sport, ses loisirs, toussa. Il se force à faire les choses pour les faire,
  • Perte de l’envie à faire les choses. Même si il aime toujours ses loisirs ben il a tout simplement plus la force de les faire. Ces deux derniers symptômes peuvent bien sur se cumuler.
  • Ralentissement psycho moteur : la personne fait tout au ralenti et PENSE au ralenti, on peut observer par exemple un délai d’une dizaine (voir plus) de secondes entre chaque phrase, le patient à son esprit noyé dans du caramel mou,
  • Ruminations : la personne rabâche en boucle des pensées pas agréables sans pouvoir s'arrêter de penser,
  • Des troubles du sommeil (sans déconner ?), typiquement la personne est moins bien le matin, se réveille fatiguée et s’améliore petit à petit le soir,
  • Perte ou gain de poids, baisse de la libido, douleurs de partout, et tout un tas de symptômes “divers”.

Et c’est grave ?

1ere cause de handicap dans le monde mec, rien qu’avec ça tu devrais avoir ra réponse.

C’est une maladie grave car très incapacitante, qui par nature ne facilite pas l’accès aux soins (par ce qu’on est ralenti psychiquement, qu’on a une estime de soi dans les chaussettes et qu’on culpabilise. Un patient  dépressif peut ne voir aucun intérêt à se soigner car “ça ne sert à rien” et il “le mérite”).

Et je ne parle même pas du risque suicidaire qui est le risque majeur de la dépression.

Le traitement :

La dépression est une maladie. La bonne nouvelle c’est que les maladies ça se soignent, ou en tout cas on peut essayer.

Schématiquement selon la gravité peut être proposer une psychothérapie +/- un traitement médicamenteux qui peut être anxiolytique (contre l’angoisse) et/ou antidépresseur.

C’est un traitement qui est long parce que déjà il met longtemps à agir et puis surtout parce qu’on a compris que pris sur de longues périodes il diminue vachement la récidive.

Les différents type de traitements sont très variés mais agissent tous sur les neurotransmetteurs du cerveaux dont l’activité est perturbée dans la dépression.

Voila. En espérant que c’était clair !

Et comme d’hab si vous avez des questions je suis dispo.

Bonjour, me revoilà.
Après avoir déserté Tumblr pendant quelques semaines, me revoilà.
Après avoir senti que je n'allais pas bien, me revoilà.
J'ai frôlé le burn out parental et il fallait faire quelque chose pour que tout s'arrange.

Le fait de ne pas aller bien a un peu été le coup de pied aux fesses qu'il me fallait pour que les choses changent. Depuis, je vais au RAM 2 fois par semaine avec les Sardines et je ne raterais ce rendez-vous pour rien au monde. Il me permet de passer deux heures avec des adultes. Je vois une psychologue, également. Ça me fait du bien d'y aller même si il est clair pour toutes les deux que les choses s'arrangeront d'elles-mêmes quand je travaillerai. Je note une chose à faire quotidiennement dans mon agenda, une chose pour moi, pour déconnecter un peu de la maison. Ça m'a permis également de voir ma meilleure amie d'enfa(n)ce, @de365bonheursbouseux-blog, qui a fait 10h de route en 24h rien que pour moi et on a un super projet ensemble qu'il me tarde de concrétiser. Je vais mieux et me revoilà !!!

anonymous asked:

Bonjour ! Je cherche des tumblr politiques/militants français intéressants à suivre. J'ai le tien, et tes recommandations (une sourde, loubia connection etc.), mais j'en cherche davantage, et je sais pas trop vers qui aller parce que tumblr est vaste !! Je me disais que peut-être tu avais des tumblr à conseiller ? Merci bisous !

Salut anon !

Alors euh, je t’avoue que je ne suis plus aussi active qu’avant sur les réseaux sociaux, du coup je suis sans doute moins “dans le coup”. Tout ce que je peux te donner ce sont les tumblrs politiques que je follow moi-même et qui continuent d’être actifs sur tumblr (parce que plus ça va, plus yen a qui disparaissent ou ne sont plus alimentés, buh). En espérant que ça t’aide. :)

@deuxiemepage
Si tu devais ne choisir qu’un seul tumblr à suivre parmi la liste que je te propose, je te dirais de suivre celui-ci. C’est le tumblr du webzine Deuxième Page, comme son nom l’indique. Ce webzine réalise des articles analytiques sur le féminisme, la sexualité, les luttes LGBT+ ou les luttes anti-racistes mais il est aussi très axé culture et propose de découvrir des artistes ou des œuvres, souvent issu-e-s de groupes minoritaires. Et je ne saurais que trop souligner l’importance de faire découvrir une culture qui n’est pas celle de la culture dominante. Le travail qui est fait sur ce site est excellent, professionnel alors que les personnes qui le tiennent n’ont que très peu de moyens, et bien sûr le tout est axé convergence des luttes. D’ailleurs, si jamais tu en as le temps et l’envie, iels cherchent des bénévoles pour participer au projet. :)

Autres liens :
Facebook
Twitter

-

@thinktank2p
Bien entendu, si je te parle de Deuxième Page, je dois aussi te parler de leur Think Tank, qui fait un peu près le même travail que je fais avec Égalitariste, à savoir relayer des articles et/ou des informations qui nous semblent importantes. De même, iels recherchent des bénévoles pour ce travail, si ça t’intéresse. :)

Autres liens :
Facebook
Twitter

-

@assigneegarcon
C’est le tumblr d’une femme trans -du nom de Sophie Labelle- qui raconte son expérience en BD en tant que personne trans. Elle ne fait pas l’unanimité au sein de la communauté, mais ça reste une excellente BD pleine d’humour qui permet de combattre à grand coup de pied dans le derrière les idées reçues qu’on peut avoir quand on est une personne cisgenre. Des fois je me dis qu’il nous faudrait davantage de BD comme celles-ci qui racontent la vie des minorités pour permettre au plus grand nombre de les comprendre. D’ailleurs j’invite tout artiste qui est dans ce cas et qui a un site / tumblr à me donner leur adresse, que je puisse relayer son travail !

Autres liens :
Facebook
Twitter

-

@clemmiewonder
C’est le tumblr d’une féministe qui poste régulièrement des billets engagés que je trouve très pertinents. Dans l'ensemble, ses billets sont plutôt axés billets d'humeurs, ce qui permet d'apprendre des choses (elle source pas mal ses propos) tout en ayant accès à une sorte de lecture défouloire et libératrice qui fait du bien. C'est un peu le tumblr de l'empowerment, si tu préfères. Et c'est plus que bienvenu selon moi.

Autres liens :
Twitter

-

@unmug
Impossible de savoir à qui appartient ce tumblr. Il n'y a pas de descriptions, pas de lien allant vers d'autres comptes ou réseaux sociaux, pas de noms ou de pseudos… Rien. Cependant, je pense que la personne qui tient ce tumblr doit être assistant-e social-e, car iel parle souvent de son travail qui consiste à venir en aide à des personnes en grande difficulté. Son témoignage donne la parole à des personne qu'on écoute peu (migrants, victimes de viol, femmes battues, handicapés etc), voire pas du tout, et le tout avec un style d'écriture aussi bon qu'accessible. Personnellement, je trouve que ce tumblr est indispensable et je pense qu'il gagnerait à être lu davantage.

-

Et puis sinon, voici une liste de tumblr personnels de personnes engagées qui relaient des posts, des images ou des articles en rapport avec les luttes qui leurs tiennent le plus à cœur :
@vegan-warrior
@misandre-radicale
@myschka
@pas-une-planteverte
@hackthepatriarchy
@bleukobalt


-

Enfin, je t'invite aussi à suivre ces associations / personnes qui ne sont pas forcément très actives sur tumblr mais qui ont quand-même des choses à dire qui sont très intéressantes et importantes :

*L'Association Polyvalence*
C'est une association qui fait énormément de choses différentes pour venir en aides aux personnes en difficultés. Elle a commencé il y a cinq ans avec la récolte et la mise en avant de témoignages de personnes ayant été victimes de violences sexistes. Aujourd'hui, cette asso a un local à Paris dans lequel différents ateliers sont organisés, axés autour de la sexualité, de l'apprentissage du français pour des personnes immigrés, et tellement d'autres choses. De grosses actions sont aussi menées pour venir en aide aux migrants. Cette asso a énormément besoin de bénévoles et de soutiens financiers car elle est assez peu connue ce qui ne l'empêche pas de se démener pour être présente sur tous les fronts.

Autres liens :
Facebook
Twitter



*Simonae*
C'est une association de féministes qui écrivent des articles sur tout ce qui touche de près ou de loin la lutte des femmes, avec option convergence des luttes. C'est un excellent site pour toute personne qui connaît mal ou peu le féminisme et qui souhaite se renseigner sur ce sujet. Le site est bien fait, intuitif, on y navigue facilement et on trouve ce qu'on cherche sans difficultés. Personnellement, quand je veux initier quelqu'un aux luttes féministes je le revoie à Simonae. 

Autres liens :
Facebook
Twitter


*CCIF*
C'est une association venant en aide aux personnes musulmanes ou perçues comme musulmanes qui lutte contre l'islamophobie. Tout particulièrement durant la période politique que nous traversons, je pense qu'il est important d'écouter ce qu'ils ont à dire et surtout de les soutenir. Ils font un super travail pour défendre cette minorité sur laquelle la France tape à longueur de journée et pour informer efficacement sur ce qu'est réellement l'islam et la communauté musulmane. L'un des fondateurs du CCIF, Marwan Muhammad est d'ailleurs un excellent orateur que je conseille de suivre.

Autres liens :
Facebook
Twitter
Facebook de Marwan Muhammad
Twitter de Marwan Muhammad


*Ouvrir la Voix*
C'est un long-métrage réalisé par Amandine Gay, une féministe afro-descendante, qui donne la parole à plein d'autres femmes afro-descendantes également. Il y a une véritable communauté qui s'est organisée autour de ce projet, je le mets donc dans la liste parce que ça me semble intéressant pour toute personne qui souhaite avoir plus d'information au sujet de la lutte des femmes racisées. Je découvre, au passage, en écrivant cette réponse, que Mme Gay a relayé une organisation du nom de NKALI qui aide les femmes racisées à entreprendre et à mener à bien leur vie professionnelle.

Autres liens :
Facebook
Twitter
Youtube


-

Bon en fait, en dehors de tumblr, j’aurais encore mille noms à donner, mais je commence à fatiguer aha. De toute façon, je relaies régulièrement ce que postent les personnes que je suis, donc si tu es abonné-e, tu finiras par découvrir d’autres sites, d’autres noms et d’autres associations. Je t’invite à me suivre aussi sur facebook et twitter si tu peux, d’ailleurs, parce que je ne relaie pas toujours les mêmes choses suivant les plateformes.

Voilà, j’espère que tout ceci t’a aidé. Passe une belle journée, et courage ! On lâche rien !

- Myroie

Long week-end ensoleillé = journée plage...

J’ai pris toute mes précautions, Crème solaire SPF 50+ tartiné à plusieurs reprises, j’ai même gardé T-shirt et pantalon…

J’ai juste oublié une toute petite chose : Les pieds peuvent également prendre un coup de soleil.

Résultat deux pieds brulés. Impossible de mettre des chaussures, voire parfois de marcher. L’un des deux a même doublé de volume.

C’est officiel, le soleil me hait.

(Mais si ça me plaît, à moi d'être en laisse!) Une autre se flatte tout haut d'être fessée tandis qu'une troisième se réjouit tant et plus d'être bourrée de coups de pieds.

— Monique Wittig, Virgile, non (28).

(But I like being on a leash!) Another boasts aloud on having been spanked, while a third is utterly delighted because she’s been given a good kicking.

— Monique Wittig, Across the Acheron (25).

youtube

Un coup de pied dans les Børns. I Touch Myself Divinyls’ cover.

T’sais, ce mec, je l’aime. Il a été la dans les pires moments de ma vie, comme dans les plus merveilleux. Mais si, tu sais, tout ces trucs de gamine (il sourit), quand tes parents te tapent sur le système, quand t’as fait une connerie un soir de cuite, après que ton premier amour t’aie largué, des trucs comme ça. Quand j’me cassais la gueule, il me donnait jamais la main pour m’aider à me relever. Il était là, simplement. Comme s’il restait debout à côté de moi, les bras croisés et qu’il me répétait “relève toi, t’es forte, tu peux le faire”. Il me donnait pas la main, ce con (j’allume une clope), il attendait là comme un gland en attendant que je me relève. Même pas un câlin, rien, il attendait. Et ça m’obligeait à me débrouiller, à me foutre un coup de pied au cul pour me relever toute seule. J’étais fière, après ça, tu sais. J’arrivais et j’étais tellement fière de lui annoncer que j’étais debout. Il me félicitait jamais, je crois. Peut être parce qu’il pensait que c’était dans le déroulement normal des choses, que j’baisse pas les bras. Il croyait en moi, lui. Il a toujours dit que j’étais quelqu’un qui en valait la peine, que je valais la peine qu’on se batte pour me garder à ses côtés. Quand quelqu’un me lâchait, il me répétait “laisse tomber, il a de la merde dans les yeux, t’es quelqu’un de merveilleux et il sait pas quelle amie il laisse derrière lui”. Alors moi forcément, ça me faisait plaisir. J’y croyais pas trop, tu sais, que j’en valais la peine. J’y crois toujours pas d’ailleurs, tu me connais (il sourit en allumant une clope). J’l’aime, je crois. Enfin, c’est sûr, sinon j’serai pas en train de te parler de lui sans aucune raison. J’l’aime, je le respecte, et j’ai besoin de lui. T’sais, on se parlait tout le temps, parfois pas du tout, mais il était là. Quand j’avais un problème, il était là, toujours. Ou alors j’attendais un peu pour avoir une réponse mais il avait une bonne excuse. Il a toujours une bonne excuse. Et j’pouvais rien dire. Il était là, tout le temps, dès que j’en avais besoin. J’finissais par tout lui raconter en détails, sans en oublier un, même si j’avais l’air ridicule, parce qu’avec lui il n’y a jamais eu de barrières, de tabous. Alors j’m’en foutais, moi, d’être ridicule ou de paraitre idiote, tant que j’pouvais tout lui dire. Et il me jugeait pas, ça c’était parfait tu sais. Aujourd’hui, tout le monde juge tout le monde, mais pas lui. Il répétait “mais je suis qui pour te juger, tu fais ce que tu veux, t’es comme tu es, j’ai pas a te juger pour tes actes”. Et ça faisait du bien. Il n’a pas toujours approuvé mes choix mais il m’a toujours soutenu dans mes projets. J’crois qu’il pensait que, pour vraiment comprendre que mes décisions c’était de la merde, il fallait que je me casse la gueule. Alors je fonçais, et souvent, j’me ramassais par terre. Et encore, il restait là, debout à côté de moi les bras croisés, à me dire un jour ou l’autre va bien falloir que tu te relèves. Genre, par exemple, y’a eu ce soir ou je l’ai appelé en chialant comme une gamine, ça allait pas du tout, je lui ai dit putain ça va pas, j’ai l’impression d’avoir vraiment tout raté, j’suis qu’une trainée incapable d’aimer quelqu’un qui mérite tout l’amour du monde et voilà que j’me prends une énorme claque dans la gueule, j’ai envie de rien maintenant, je suis censée faire quoi ? Et puis il a pas répondu à ma question. Il m’a juste dit “j’te dis pas que ça ira, parce que non ça ira pas, et je vais pas non plus te dire que c’est pas grave parce que ça l’est, c’est pas la première fois que tu vas te casser la gueule, et c’est surement pas la dernière, va de l’avant, relève toi, regarde plus loin”. Je crois que c’était la chose la plus censée qu’on m’aie jamais dite. T’sais, on a tous ces amis qui nous disent seulement ce qu’on veut entendre. Moi, j’avais lui (je lève un peu la tête). J’crois que c’est lui qui m’a foutu les plus grosses claques, d’ailleurs. J’arrivais, j’me plaignais de ma vie de merde pendant une heure, et le plus naturellement du monde, il me répondait “ça fait une heure que tu râles, t’as pas avancé, tu sais même pas où est ton problème et depuis une heure tu fais rien pour le résoudre”, bim (je rallumais une clope). Il parlait toujours avec une sincérité et une simplicité, ça en devenait presque intimidant. Parfois, je lui disais rien, j’avais tellement peur de la claque qu’il allait me foutre que je préférais me taire. J’essayais de résoudre mes problèmes toute seule, ou du moins d’intérioriser. Mais à chaque fois que j’explosais, c’était pire, alors j’ai du apprendre à gérer. Trouver le juste milieu entre me reposer sur ses conseils ou essayer d’avancer toute seule. Et ça marchait, je crois. J’avais trouvé l’équilibre. On se parlait pas souvent, finalement, seulement quand c’était important. Parfois, pour déconner, pour avoir ces délires de potes un peu cons, c’était drôle. Je l’aimais beaucoup. Je l’aime toujours beaucoup d’ailleurs. J’étais tellement contente quand on se parlait, ça me faisait du bien. Et puis, un jour j’ai réalisé qu’enfin j’allais vraiment le voir, tu sais. C’était pas seulement entendre sa voix, son souffle. C’était le voir, le serrer dans mes bras, réellement. Et j’ai pas vraiment réalisé. Il habitait tellement loin, c’était inespéré. Et puis y a eu cette opportunité, je lui ai dit, il était content, je crois, de me voir. Je suis montée à Paris, j’me suis tapée 7h de train. C’est long, 7h, tu vois (il rit). J’étais excitée. J’quittais ma petite ville pour la capitale, pour un mois en autonomie totale. J’avais peur, aussi. Je voulais lui en parler, mais j’avais tellement pas envie de gâcher mon bonheur d’être là. Alors j’lui ai dit que j’étais arrivée, que j’étais à la gare, que je voulais le voir, enfin. Il a pas répondu. J’ai pas eu de nouvelle. Rien, pendant 2 semaines, rien. Silence radio. Il était parti. Je sais pas où, mais il était plus là. Disparu, invisible, je sais pas. Partout où j’allais, rien. Il avait disparu des réseaux sociaux, du moins, c’était comme si lui et moi on n’avait jamais été en contact sur un de ces sites. J’étais devenue une inconnue qu’il ignorait comme tous ces gens qu’on voit dans la rue sans y faire attention. J’me suis demandée s’il lui était arrivé quelque chose, et puis non. Après, j’ai réalisé (j’ai bu une gorgée de Vodka), ce que je redoutais, t’sais, ça se passait vraiment. Il me lâchait comme une pauvre merde. Comme si, entre nous, il ne s’était jamais rien passé, comme si on ne s’était jamais rien dit, jamais rien confié. J’y croyais pas, pendant une semaine j’ai espéré recevoir un signe de lui, t’sais un truc tout con, un message, un mail, je sais pas, mais un truc. Et rien. J’l’appelais tous les jours, il raccrochait direct. C’était fatiguant, tellement fatiguant. Et on m’disait “mais laisse tomber, tu te prends la tête pour quelqu’un qui ne te calcule même pas, arrête”. Mais j’suis têtue, tu le sais bien (je baisse la tête). Mais.. on se bat pour les gens qu’on aime. Alors j’ai continué, pendant quelques jours. Je sais plus combien exactement. Je lui disais que c’était une enflure, qu’il pouvait pas me faire ça, que j’avais besoin de lui. J’lui répétait que, s’il y avait un problème, je pouvais comprendre, que j’attendais juste une explication. Je demandais pas grand chose, moi, tu vois. J’ai jamais demandé grand chose. Il pouvait partir s’il le voulait, qu’est ce que je pouvais y faire, au fond ? J’allais pas le forcer à rester. Mais au moins, qu’il m’explique. J’ai retourné la situation dans tous les sens pour chercher quel était le soucis, où est-ce que j’avais merdé. J’oubliais de manger, j’avais jamais faim, j’étais tellement perdue. (Je fais une pause). Le pire dans tout ça, c’est que j’étais même pas énervée. Enfin, si je l’étais, mais pas autant que j’aurai du l’être tu vois. Parce que, à côté de ça, j’étais tellement déçue. Et triste. Peut-être plus triste que déçue. Et j’arrivais pas à m’énerver contre lui, j’arrivais pas, je finissais toujours par le supplier de revenir parce que, merde, j’ai besoin de lui! C’est pas comme si jamais on s’était dit je t’aime, comme si je lui avais jamais rien confié de personnel. C’était juste.. improbable. Et puis un soir, je sais pas, je sortais du boulot, dure journée, c’était un jeudi je crois. Je l’ai appelé, et évidemment j’suis tombée sur son répondeur. Quelle merde, ce truc. J’en avais marre de l’entendre. “Bonjour, vous êtes sur la messagerie”. Ta gueule, t’sais. J’voulais juste l’appeler, lui dire que j’étais libre pour un café, et qu’il était censé me répondre que c’était ok pour aller boire un verre. Sauf que je sais pas ce qui m’a pris, j’ai trop parlé. J’ai tout lâché. Enfin, tout.. presque. Pendant sept minutes, ou un peu plus je crois. J’l’ai engueulé, insulté, je lui ai demandé pour qui il se prenait, comment il était capable de me faire ça. J’ai parlé sans trop me rendre compte de ce que je disais, mais ça m’a fait du bien de ne pas réfléchir à mes mots. C’était ce que j’avais l’habitude de faire avec lui, t’façon, ne pas réfléchir en parlant. (Il boit une autre gorgée, m’invitant à faire de même). Et puis, quand j’me suis rendue compte de ma connerie, j’ai voulu appuyer sur ce maudit bouton pour pouvoir recommencer le message et juste lui dire “hey, j’suis dispo pour boire un verre demain, ça te dit ?” sauf que j’avais oublié, moi, c’était quelle touche. Alors j’ai juste raccroché. Et j’sais même pas s’il a écouté, ce message, j’en sais rien et peut être que j’ai même pas envie de savoir. J’étais mal, après. Encore plus que les autres jours. C’est tellement con, comme histoire, quand j’y pense. Tellement nul, putain. Parce qu’attend, le plus nul c’était pas ça. C’était pas ce foutu message que j’ai pas su effacer qui est le plus nul. C’est ce qui c’est passé le lendemain. J’attendais une amie, elle savait pas me dire où elle était. Et puis, j’ai tourné la tête, pour voir si elle arrivait. Et il était là. Il arrivait pile devant moi, avec sa veste que j’aimais beaucoup, ses écouteurs sur les oreilles, ses cheveux décoiffés. Et moi, je suis restée là comme une conne, j’ai pas bougé, j’ai rien dit, j’avais du mal à croire que Paris était pas assez grand et que je venais de le croiser. Mais j’ai rien dit, j’ai pas bougé, j’ai continué d’attendre. Mon coeur s’était mis à battre super vite, c’était fou. Et puis, j’ai du traversé cette espèce de rue. C’était pas vraiment une rue, tu vois (ça l’a fait rire). Et puis, je l’ai revu, assis avec un de ses potes, qui fumait une clope. J’étais au téléphone, j’ai eu un sursaut, j’ai failli m’arrêté mais non. Je l’ai juste regardé, il a pas levé la tête, ce con. Et je suis partie. Je l’ai appelé, pour lui dire que j’étais là, pas loin, et qu’au moins, il pourrait venir dire bonjour. Non, il a raccroché, encore. Et j’crois que j’ai jamais autant pleuré pour une amitié perdu qu’à ce moment là (je baisse la tête). Parce que c’est le premier à m’avoir dit que j’en valais la peine, tu vois. Mais le premier à me montrer que je valais pas tellement le coup, la preuve, même pas foutu de lever son cul pour venir me voir. J’étais tellement déçue. Tellement, putain. T’imagines pas. Toute ma vie, pendant 19 ans, on m’a prévenu de la douleur du chagrin d’amour. Et là, c’était un putain de chagrin d’amitié, j’étais pas prête, pas prévenue, je suis tombée de haut. J’venais de me ramasser la gueule par terre, sauf qu’il était pas là, à côté, attendant que je me relève. J’avais pas envie de me relever, moi. Je l’ai appelé une dernière fois, j’ai laissé un message, j’ai pleuré et encore pleuré, je savais même pas pourquoi je l’appelais, j’avais plus les mots, à ce stade. Qu’est c’que tu voulais que je dise ? J’avais bien vu que ça ne lui faisait plus rien, que moi, j’lui faisais plus rien. Il était totalement insensible. Qu’est c’que je devais faire. J’ai fini par ne plus rien lui envoyer, parfois je cédais, tu sais. Parfois je lui envoyais juste “ne m’oublie pas”, ou “tu m’as dit que tu partirais pas comme les autres, parce que t’étais différent… tu m’as dit que tu resterais, prouve-le”. J’attendais pas vraiment de réponse, après une semaine sans nouvelle et aucune réaction même quand je lui passe sous le nez, à quoi est ce que je pouvais m’attendre ? J’avais simplement pas envie qu’il m’oublie. Et j’ai attendu, encore. Parfois, j’avais encore du mal à croire que c’était vraiment en train d’arriver, tu sais. Qu’il soit parti comme un voleur, sans explication, après tout ce qu’on avait pu se dire. Et puis, quelques temps après, je lui ai juste dit “j’ai besoin de toi, réponds moi s’il te plait”. Et il a répondu. Il a juste dit “salut”. 2 semaines sans nouvelle, 2 semaines à se comporter comme le pire des connards, et il revient avec un pauvre “salut”. C’était lui tout craché
—  jemetais
francetvinfo.fr
En Allemagne, une victime d'agression sexuelle doit "prouver qu'elle a essayé de se défendre"

Où l’on apprend que le culture du viol est si bien ancrée en Allemagne qu’elle est inscrite dans la loi, qui considère que si la victime ne riposte pas, c’est qu’elle se laisse un peu faire, quand même. Des violeurs jamais condamnés parce que meuf, entre nous, si vraiment t’avais pas eu envie, t’aurais pu lui foutre un bon coup de pied dans les couilles et t’enfuir, il était même pas armé ! Sans parler des viols conjugaux et là c’est le pompon : “En mars 2012, la Cour de cassation avait rejeté le recours d’une femme qui s’était refusée à son conjoint, avant de lui céder par peur de violences, sans crier, pour ne pas réveiller ses enfants. La Cour avait estimé que la victime, malgré ses blessures, pouvait s'enfuir et alerter des voisins.”

EA-SY.