tu ne le dis pas

Maman si tu savais comme tes reproches me blessent.
Maman si tu savais comme je suis lassée de t'entendre toujours me demander de ranger ma chambre.
Maman ma chambre c'est mon espace celui qui montre qui je suis.
Maman toi t'as jamais voulu me connaître.
Maman ne dit pas le contraire.
Maman a chaque fois que j'ai tenté de le faire tu m'as méprisée.
Maman j'ai mal au coeur et ça s'infecte dans la cervelle.
Maman pourquoi tu ne m'entends pas pleurer le soir ?
Maman pourquoi tu ne me dis pas que je suis jolie ?
Maman pourquoi tu ne veux pas que je fasse le métier de mes rêves ?


Maman.. pourquoi j'ai l'impression que t'as jamais été fière de moi.. pourquoi j'ai l'impression que tu ne m'aimes pas.

Elle m'avait dit “ ça saute aux yeux que tu respires le malheur en ce moment, dis-moi ce qui ne va pas, parle-moi. ’‘ 
Mais le problème c'est que je ne savais pas quoi lui répondre. Moi-même je ne savais pas quand, où ni pourquoi un truc s'était cassé en moi.
- je sais que ça fait un an que t'attends des explications de ma part
- comme si j'allais les avoir un jour
- on en a déjà parlé, ça sert à rien de revenir sur ça, oublie
- c'est facile de dire “oublie” quand t'es pas celui qui a fini super mal à cause de tout ça, t'as été l'une des parties les plus importantes de ma vie et à un moment j'sais pas, y'a eu un truc et puis over, done, plus rien, disparu. Et 3 messages de justifications et un mail sur le vif, j'appelle pas ça des explications.
- j'en avais marre de plein de petits trucs, tu le sais…
- ouais, on aurait pu repartir de zéro, on était bien partis pour, j'en ai chié pour que tu reviennes, on faisait des efforts et à la moindre petite contrariété tu te casses en m'insultant de petite pétasse égoïste et superficielle.
- je sais que mes derniers mots se sont portés sur un malentendu au final, j'ai été trop cru, j’m'en excuse
- y'a des trucs qui se font pas ouais, comme te casser par sms, par email, sérieux, je force personne à rester avec moi parce que je sais que je suis pas facile, mais toi t'étais là, ça repartait bien pour de bon et pour longtemps et puis d'un coup, tout qui fucked up
- j'avais eu ma dose, c'est tout. Au bout d'un moment j'en avais marre..
- non, tu voulais juste plus être avec moi à partir du moment où t'as fini par accepter qu'on se remette ensemble parce que tu savais plus dans quoi tu venais de t'embarquer, moi j'avais peur que ce soit le cas comme j'avais peur de vivre une histoire tellement forte que ça m'en retournait le bide. Et t'es là, tu me lâches que t'en avais marre. Après tout ce qu'on a traversé, après tout ce qui s'est passé, après sur toutes nos discussions infinissables sur pourquoi y'avait un truc inexplicable entre nous, j'ai droit à “c'était un malentendu désolé mais j'en avais marre ?
- j'en avais marre de certaines choses que tu faisais, pas marre de rester avec toi.
- mais genre je me suis battue pour toi et j'avais l'intention de te rester dans ma vie pour aussi loin que je pouvais me projeter, tu le sais en plus, et je mérite quoi au final “j'en avais marre”. Ces choses dont t'en avais marre, on aurait pu les arranger si t'avais eu envie de rester avec moi.
- les arranger, les arranger, toujours devoir les arranger
- j'te parle sur du long terme, on aurait arrêté de les arranger pour pouvoir les réparer pour de bon, j'arriverai jamais à me faire à l'idée que tu puisses balancer tout ce qu'on a vécu à la poubelle juste parce que “t'en avais marre”
- j'avais plus envie de tout réparer, et j'ai pas tout balancer à la poubelle
- tu sais très bien que c'est ce que t'as fait, t'as tout pris, tout oublié, tu m'as foutue 6 pieds sous terre et t'es parti faire ta vie sans penser aux conséquences
- bien sûr que j'ai pensé aux conséquences, arrête
- dis pas que t'as pas tout foutu à la poubelle, j'ai même pas eu droit à des explications en face à face, j'ai pris un tej par email putain, comme si on avait rien vécu ! tu m'as larguée comme une gosse avec qui tu sors depuis 2 semaines rencontrée en boite
- j'ai mal fait les choses, j'suis d'accord..
- t'es juste parti, tu sais même pas dans quel état tu m'as laissée, tu peux même pas dire que t'as pensé aux conséquences, t'as tout bâclé parce que t'en avais plus rien à faire de moi, t'as tout piétiner parce que t'as fait comme si notre histoire c'était de la merde pendant 2 ans
- arrête de croire que ça a toujours été tout beau tout rose pour moi
- t'étais du côté de celui qui part, pas de celui qui reste, alors t'as pas le droit de te plaindre que c'était pas facile parce que c'était ta décision
- et alors putain oui c'était ma décision mais ça veut pas dire que c'était simple!
- t'es parti! T'es jamais revenu, t'es jamais venu frapper à ma porte ne serait ce que pour avoir le respect et les couilles de me regarder dans les yeux pour me dire tout ce que t'avais à me dire. Alors oui envoyer un email et me bloquer de partout c'était facile comparé à ce que t'étais censé faire.
- c'était le seul moyen pour moi d'y arriver, sinon je n'aurai jamais su te laisser..
- parce que t'étais pas censé me laisser. T'avais pas le droit et tu le sais. Et tu sais quoi, si t'étais pas parti on serait encore ensemble là aujourd'hui parce que t'étais la seule personne pour laquelle j'aurai pu décrocher la lune, j'voulais vraiment construire un truc de concret et j'te jure que ça aurait marché. T'es juste parti, en un email. Après ça j'ai perdu 14kg, j'ai raté des heures et des heures de cours, j'ai pas eu ma licence, j'pleurais partout, tout le temps, en cours, dans le métro, au travail, en pleine soirée. J'ai tapé 8 mois de dépression quand t'es parti.
- je suis sincèrement désolé.. ne crois pas que te savoir comme ça m'a rendu heureux
- t'es pas désolé, tu le seras jamais, et tu sais quoi ? J'me suis toujours dit qu'un jour j'te verrai débarquer devant ma porte, que je recevrai un message de toi disant que "fallait qu'on parle” parce que j'ai toujours eu espoir de mériter au moins des mots, des vrais, pas des virtuels, quelqu'un qui me regardait dans les yeux. sauf que c'est le genre de truc qui arrive quand les gens sont vraiment désolés et c'est pas ton cas. 
- hmm, je sais pas trop quoi dire. Mais ne crois pas que je ne suis pas désolé, je le suis sincèrement et ton état ces derniers mois m'a beaucoup préoccupé même si tu pensais le contraire. 
- ne dis pas que t'es désolé juste pour arranger les choses, je sais très bien que c'est pas vrai, t'as juste fui, pas de messages, t'as pris de mes nouvelles à personne, qu'est ce que tu dis que t'étais perturbé ? 
- j'me suis retenu, c'est tout 
- tu te rends pas compte 
- bien sur que si j'en ai conscience 
- tu réalises pas l'ampleur des dégâts que t'as foutu quand t'es parti
- bien sûr que si  
- tu réalises que j'suis incapable de faire une seule photo parce que j'en vois pas l'intérêt d'en faire sans toi? Tu sais que j'suis sous médoc parce que ça va toujours pas? J'arrive pas à passer les 40kg parce que j'arrive plus à manger, ma vision de tout à changer après toi, je ressens plus rien, je m'attache à personne, j'y arrive pas et c'est pas parce que ça fait un an que ça change quelque chose. Vraiment, tu te rends pas compte, quand j'te disais que c'était toi et personne d'autre j'le pensais et c'est pas parce que y'a toujours ce mec dans ma vie que ça veut dire que ça marche. Y'a plus rien qui marche et t'oseras jamais me dire tout ce que t'as à me dire en me regardant dans les yeux parce que notre histoire en vaut apparemment pas la peine
- arrête avec tes conneries, je t'ai déjà dit tout ce que j'avais à te dire
- ouais, des petits mots sur un clavier de téléphone
- se voir serait une mauvaise idée
- pourquoi ? 
- tu sais très bien 
- joue pas à ça, pourquoi ? 
- parce qu'à chaque fois qu'on se voit on finit par revenir l'un vers l'autre
- t'as peur? 
- t'aimerais vraiment avoir une conversation avec moi maintenant ? après tout ce temps ? 
- ouais.. 
- a quoi bon ? 
- t'as peut être pas besoin d'aller mieux parce que ça va déjà bien mais c'est pas mon cas. 
- on s'est déjà tout dit… 
- mercredi, 18h
—  jemetais 

Tu sais
J'suis pas vraiment le genre de filles à qui on fait confiance
Parce que je suis bancale
J'marche pas droit
J'fais peur quand j'ai trop bu et
J'fais pitié quand j'chiale, quand j'fonds en larmes
Dans les soirées, dans les boîtes de nuit
Dans les salles de classes, dans les parcs, dans les jardins

Tu sais
J'suis pas vraiment le genre de filles à qui on fait confiance
Parce que psychologiquement
Là-haut
Ca va pas très bien tu sais
Ca tourne pas rond, c'est pas bien réglé
J'dors mal la nuit
Je sais pas pourquoi mais y a ce truc dans ma tête y a ce truc
Là-haut
Ce truc dans mon esprit dans mon âme c'est comme
une tempête
Mais pas une tempête violente
Non c'est doux c'est délicat c'est lent mais c'est pas moins destructeur
Tu sais
C'est une tempête au ralenti mais qui détruit tout sur son passage
C'est silencieux
C'est petit
Les autres ils pensent que c'est rien
Mais moi je sais qu'elle est là cette tempête
Et je l'oublie pas je sais que
Un jour ou l'autre elle finira par raser tout
là-haut

Tu sais
J'suis pas vraiment le genre de filles à qui on fait confiance
Parce que j'ai des problèmes avec moi-même
depuis trop de temps
j'ai des problèmes avec mon corps
depuis trop de temps
J'me demande souvent comme ils font
les autres
pour être bien avec eux-même pour ne pas
chialer quand ils croisent leur reflet
pour ne pas
avoir envie de se foutre en l'air quand ils se regardent
parce que moi quand je me vois
quand je dessine de mes yeux les formes de mon corps
les traits de mon visage
le contour de mes cuisses de mes hanches et mes bras
mes épaules mes clavicules mon cul mes seins
J'sais pas
J'sais pas ce qu'il se passe là haut mais putain
J'vois rien j'vois rien d'autre
qu'une énorme boule de gras
de dégoût de haine de hargne et putain
pourquoi je suis comme ça qu'est ce qu'il se passe dans ma tête
il se passe quoi là haut
et puis putain pourquoi je bouffe je devrais pas
je devrais pas manger je devrais plus rien avaler
je devrais
me laisser crever la gueule ouverte je devrais
m'arrêter et laisser la faim m'emporter je devrais
ne plus vivre ne plus parler ne plus jouer
ne plus jouir ne plus avoir envie je devrais
crever crever crever
mais je dis rien
Tu sais
Souvent je me vois dans le miroir et je ne dis rien
Je reste là comme une conne
J'me demande qui serait intéressé par quelqu'un
comme moi
Mais je ne dis rien
Y a cette rage qui naît au creux de ma poitrine
et dans mon ventre
j'ai envie de me hurler mais bouge toi putain
saute d'un immeuble saute d'un pont
prends le médoc de trop et taille toi les veines
fous toi en l'air fous toi en l'air
Mais je ne dis rien

Tu sais
J'suis pas vraiment le genre de filles à qui on fait confiance
Et puis
Pas vraiment le genre à qui tu devrais parler
Pas vraiment le genre avec lequel tu devrais traîner
Tu devrais pas être là avec moi tu devrais pas m'écouter
Tu sais
Tu devrais t'enfuir y en a tellement d'autres filles
Y a tellement d'autres personnes, des personnes qui
Te méritent vraiment et que tu mérites, des meilleures personnes
Tu sais
Tu devrais partir, prendre une voiture et te casser loin, tu devrais
T'assurer que je ne te suive pas et t'assurer que je ne vais pas
Te porter la poisse parce que
Tu sais
Je suis une malédiction moi je fous en l'air les gens
J'leur fais pas du bien j'leur fais du mal je les blesse je les brise
Tu sais
Tu devrais te casser de là, conduire les vitres ouvertes
Et la musique à fond
Tu devrais
Voler un peu d'argent à tes parents juste de quoi survivre et
Tu devrais aller refaire ta vie plus loin, enfin où tu veux
Mais ailleurs
Tu devrais te trouver un nouvel appartement une nouvelle vie
de nouveaux lieux un nouveau milieu
une nouvelle odeur de café noir au matin
De nouvelles cigarettes un nouveau bar
Une nouvelle bouteille d'alcool et un autre mec avec qui dealer
tes conneries de drogue
tu devrais
T'enfuir et en profiter pendant que j'ai trop bu tu devrais
Pas être là mais surtout pas avec moi tu devrais
redécouvrir le monde et repeindre tes idées toutes faites
T'es quelqu'un de bien tu sais
Tu sais
Tu sais

Je sais jamais si j'ai besoin
d'un câlin, de tes bras
d'un bon rail de coke ou une putain de taffe
d'un café ou d'une bonne chanson
de nouveaux tatouages ou d'espoir
de 15 shots de vodka ou juste du soleil sur ma peau
Tu sais je sais jamais
Tu sais je sais pas grand chose
Tu sais rien je sais
Je sais peu mais je sais
Que toi et moi ça durera pas ça peut pas durer
Parce que je suis pas quelqu'un de bien
Je l'ai jamais été
Moi j'te mérite pas
Et toi tu mérites pas de vivre
Ce que je fais vivre à ceux qui trainent trop avec moi
Tu sais
Avancer avec moi c'est comme
avancer au bord d'un gouffre et moi j'suis
des bourrasques à 100km/h
J'suis le souffle du vent sur ton visage
J'suis le mistral qui brise ton équilibre
J'suis la tempête
Violente et dévastatrice
Éclatante et brusque
J'suis la tempête
Passionnée et impulsive
Effroyable et tranchante
J'suis la tempête qui te détruit
J'suis la tempête qui te pousse du haut des buildings
quand tu marches trop près des bords
du haut des ponts, des précipices
J'suis le cachet de trop
L'entaille trop profonde
Le nœud du pendu
le rond du canon sur ta tempe
J'suis ton dernier au revoir
ta lettre d'Adieu
J'suis pas vraiment le genre de fille à qui on fait confiance.

Vagues

J'écris des chansons
Je ne les chante pas
Et ton nom
Je ne le dis pas
Des histoires que tu t'inventes
Romance d'un soir si ça t'enchante
Faut pas le dire mais c'était court
Faut pas l'écrire ça pue l'amour
Ça sert à rien pourquoi courir
Il y en a plein des filles désir
Ce que tu touches tu le détruis
Mon corps se couche sur ton ennui
J'ai fait l'impasse sur les mots doux
Comme une terrasse en plein mois d'août
Fais pas semblant car je le sais
Tu ne m'aimes que parce que je te hais
Mais c'est pas grave tant pis
Je prendrai un taxi
La possibilité de t'aimer est comme gravir une montagne
Je l’ai déjà envisagé tu peux sortir le champagne
Je veux commencer quelque chose de nouveau
Laisse moi espérer un avenir plus beau
J'ai loué une voiture je suis parti à la mer
Tout seul je te jure voyage en solitaire 

30 jours pour écrire, jour 4 / Être

Je suis
la femme flamme, le lac immense dans lequel tu te noies, la toile blanche où projeter vos fantasmes les plus fous, le voile noir devant tes yeux, l’étincelle au creux de ta main, le fantôme sous les draps bleus, la fille de l’Océan majestueux, un pas de danse sur un trottoir, un éclat de rire qui résonne, l’ivresse contre tes lèvres, la caresse du vent sur ta nuque, un cri dans la nuit, le chamallow qui colle à tes rêves, l’inconnue seule sur le fauteuil rouge, l’amoureuse bancale, une brûlure contre tes côtes, tout ce que tu ne diras jamais, une route d’ici jusqu’à la mer, un orage d’été, une trace de dents dans ton cou, une robe qui tourne tourne tourne et s’envole, la fleur séchée que tu n’oses jeter, une averse sur ta peau brûlante.
je suis
celle qui rit celle qui pleure celle qui tombe celle qui se tait celle qui disparaît celle qui ferme les yeux celle qui ne sait jamais celle qui suit celle qui tangue celle qui nage celle qui coule celle en bleu celle qui rêve celle qui espère celle qui zigzague celle qui s’enflamme celle qui veille celle qui dort celle qui chouine celle qui embrasse celle qui caresse celle qui fuit celle qui brise celle qui invente celle qui aime,
je suis
l’angoisse qui me prend par la main, le rouge sur mes lèvres, le noir à mes yeux, le sable entre mes songes, les mots que je lis, les bleus sur mes jambes, la minuscule étoile qui tombe de l’enveloppe, les soupirs que je t’offre, les frissons que tu m’offres, l’amour que je ne dis pas et celui que je fais, le silence, l’ailleurs qui ne se laisse jamais attraper, la peau que tu griffes,
je suis
vivante,
je suis
au présent. J’existe.

Je dis pas que j’aurais préféré une connasse qui me fait galérer.

Mais une fille qui me câline, me dit qu’elle m’aime, qui voit qu’il y a quelque chose, et qui me dit le plus tendrement possible «je sais qu’il y à quelque chose que tu ne me dis pas, je le sens. Mais ça l’air assez douloureux pour toi. Je suis là. Et le jour où tu seras prête à m’en parler je le serais moi aussi. Je t’aime». Bhè une fois que ça ce termine ça fait mal.

Je ne me suis pas jeté à corps perdu dans cette histoire parce que c’est pas la bonne solution. Je ne la voyais pas comme LA femme de ma vie. Je ne me suis pas dit « je veux me marier avec elle et avoir des enfants avec » parce que là aussi c’est n’est pas la bonne solution. J’ai laissé les choses venir. J’ai laissé mon couple ce faire. J’ai laissé mon coeur battre à nouveau. J’ai laissé mon corps s’habituer à avoir un autre corps contre le miens. À apprécié ses baisers. Ça à mit quelques mois tout ça. Mais j’ai laissé les sentiments grandir et j’ai pris mon temps. Je ne me suis pas sentie obligée, parce que je n’ai absolument rien à prouver à personne et encore moins à mon ex. J’ai longtemps hésité avant de le décider parce que je ne voulais personne, je voulais prendre mon temps. Mais elle avait ce sourire, ses baisers et cette douceur. Et ce calme dans son tempérament. Un calme que j’avais besoin

Ne sois pas jalouse, tu sais il t'aime, il me l'a dit tu sais, il m'a répété “cette fille c'est toute ma vie, j'ai jamais autant aimé”, il t'aime plus qu'on ne peut aimer. Tu sais il donnerai sa vie pour toi, il ne le dis pas souvent, je sais, mais t'es celle qui hante ses pensées, tout le temps, c'est toi, partout. Il me le dit tout le temps, il est pas bien quand tu ne lui parle pas, même 5 minutes, c'est comme une éternité pour lui, ça te parait peut être dingue, mais ce sera toujours toi dans son coeur. Alors arrête tes conneries, arrête ta jalousie, arrête de lui faire la gueule à chaque petit détails, arrête ça, par ce qu'un jour ça va péter, tu pourra plus revenir en arrière, tu pourra plus réparer son coeur si tu le casse, arrête, tu sais qu'il ne te blessera jamais. Profite, le temps s'écoule très vite, alors tant que tu le peux, profite de sa présence, profite de sa personne, profite de tout l'amour qu'il te porte. Ne le laisse jamais sombrer, promet le moi, ne le blesse jamais, il n'y a que toi qui arriverai à le détruire, alors n'abuse pas de ton pouvoir et aime le comme Juliette aime Roméo.

Moi : Mais tu sais, je suis pas facile à vivre. Vraiment, tu ne vas pas tenir les 3 ans.

Chaton : Pourquoi tu me dis ca?

Moi : regarde ce que je suis capable de me faire quand je vais mal *lève le bras puis montre mes cuisses abîmés*, tu ne vas pas supporter quand je serais en train de me faire vomir parce que j'aurais pas pu supporter une journée de plus, tu ne vas pas tenir quand j'aurais des phases de déprime. Je suis une suicidaire névrosée et je peux pas t'en vouloir ne te pas tenir, parce que personne ne peut tenir.

Chaton : Sauf que je resterai, je t'en empêcherai, et puis si je n'arrive pas a t'en empêcher je t'aiderais, encore, et encore; jusqu'à ce que tu sois heureuse.


Mon Chaton, même si il se rend pas compte a quel point c'est épuisant de se battre avec moi, c'est quand même le meilleur.

Manque
  • <p> <b></b> - Il te manque c'est ça?<p/><b></b> - Ouais...<p/><b></b> - Dans ce cas Pourquoi tu ne vas pas lui parler? Pourquoi tu ne le dis pas qu'il te manque, que sans lui tu n'es rien?<<p/><b></b>
  • - Ah quoi bon? Tu sais il est bien Sans moi, je suis qu'un sac à embrouille, si on me traîne avec sois On traîne un fardeau alors non, oui il me manques, mais je ne peux pas me permettre de l'étouffer.<p/></p>
On y est. C'est maintenant le moment où tu te rends comptes qu'ils rigolent bien sans toi, mieux sans toi. Ouais, là tu te rends compte que plus personne ne te regarde,  que tu es complètement ignoré par ces personnes pour qui tu as réellement compté. Ça y est, tu les vois se bidonner à propos de trucs auxquels tu piges que dalle parce que tu n'es plus là, je veux dire, tu fais plus parti d,‘eux aujourd'hui.
Tu es ici, t'essayes de faire des efforts pour tu fondre dans leur atmosphère qui n'es plus la tienne, et tu comprends que c'est terminer, alors tout à coup tu baisses le volume de la déjà frêle mélodie que produit ta voix, et tu baisses la tête. A ce moment précis tu voudrais te faire invisible ah oui, tu préférerais que personne ne te vois plutôt que de t'ignorer. Et puis tu as envie de pleurer, et tu sens les larmes monter, mais jamais couler, ah non, ça, jamais. Ensuite tu as envie de te lever et de crier, et de hurler, et comme personne ne t'entendrait tu voudrais taper dans le mur de derrière, jusqu'à avoir le sang couler le long tes phalanges. Mais non, tu ne fais rien de tout ça, tu ramasses seulement ton petit cul de faible, et tu rentres chez toi, en marchant vite, très vite.
Tu fais claquer les portes, mais ne dis pas un mot, parce que c'est de ta faute, tout est de ta faute, et tu penses juste à t'arracher la peau du bide et serrer ta gorge avec tes mains et aussi cogner ta tête contre tout les murs que tu peux croiser.
Sûrement parce que ces personnes étaient celles qui maintenaient ton rythme cardiaque, celles qui te disaient d'inspirer, parce que tu oubliais un peu trop souvent. Oui, elles t'ont sauver, mais réfléchis, réfléchis, elles t'ont sauver du gouffre dans lequel elles t'avaient poussé auparavant, souviens toi. Et ça recommencera. Et tu n'es pas obligé de leur trouver toutes les excuses du monde, mais tu le fais quand même, n'est ce pas? Parce que tu n'as personne d'autres et que pour toi c'est les seules âmes sur terre capable de rendre ta vie un peu moins fade et triste, je veux dire, c'est ce qu'il y a de plus important pour toi l'amitié ,hein? Et tu te dis qu'il faut toujours pardonner. Et 'est ce que tu fais. Et tu n'as ni tort ni raison.
Tu aimes peut être un peu trop, et même avec tous les efforts du monde tu n'arrives pas à t'en foutre, ça te touche au plus profond, ça te remue, te secoue, et t'enfonce toujours plus. Bah ouais, mais qu'est ce que tu peux faire hein? Je vais te dire, je n'en sais rien, je crois même que tu ne peux rien, parce que dans ces cas là même l'espoir est mort pas vrai? Et moi, j'en ai même envie de crever.
—  ©letempsnaimerajamais
Je t'aime. Je ne te le dis pas, mais je t'aime. Tu illumines mon monde noyé dans l'obscurité. Tu me donnes envie de me lever chaque matin, de sourire, de danser. Tu me donnes envie d'y croire, envie d'être heureuse. Tu me donnes envie de te prendre la main, et d'y croire, ensemble, de croire en ce monde, que tout n'est pas mort, que tout n'est pas fini, de croire en Nous.

Je ne sais pas
si tu m'aimes.

Mais si
c'est le cas,
dis-le-moi.

Parce que
j'en crève,
tu sais,
d'attendre
comme ça.

J'en crève,
chaque jour,
j'en crève
à petit feu,
de tes yeux,
de ta bouche,
de ton corps
de ta voix.

J'en crève
de tant d'amour…

—  V. H. SCORP
Dead Duck (Throwback 2011)

Elle était assise en tailleur, une main sur son cœur. Quelque chose dans sa posture semblait trahir une quelconque détresse. Un appel à l'aide. Était-ce son échine courbée ? Les commissures tombantes de ses lèvres ? Ou cette amertume si délicate, au fond de ses prunelles ?

La nuit était impénétrable. Aucun rayon de lumière ne venait trahir l'impassibilité d'une soirée sans étoiles. Le ciel était d'un noir d'encre. Il ne reflétait rien. Ni l'amour, ni la vie, ni les rêves. Cet horizon, satiné d'obscurité, lui donnait l'impression que les astres se moquaient d'elle.

Un vent glacé souffla, et un frisson lui parcourut l'échine, tandis que tout son corps cédait avec un certain abandon à la sensation enivrante de ne plus rien contrôler. Ses pieds nus avaient quelque peu bleui au contact d'une surface si froide, située si haut. Ses ongles s'enfonçaient dans la chair de ses avant-bras. Au moins, la douleur était là pour lui assurer qu'elle était toujours vivante, sous cet enchevêtrement de peau, vaisseaux sanguins, et entrailles.

Elle regarda devant elle, et fut surprise de voir fuser, dans l'océan de silence qu'étaient autrefois les cieux, une traînée de poudre rouge, puis une pluie d'explosions. L'éphémère humaine se fit bleue et jaune, illumina le ciel, puis s'évanouit, comme un soupir, transportant dans l'air ses fines particules de lumière.

Elle se rendit peu à peu compte de ce privilège qu'elle avait de vivre, de respirer. C'était un acte tellement simple. Bomber le buste, gorger ses poumons d'air, compresser sa cage thoracique, faire sortir l'oxygène comme pour des volutes de fumées. Sentir son cœur battre. Quelle aventure, chaque choc contre sa poitrine sonnait comme une victoire.

Elle eut un sourire quelque peu amer, en repensant à son passé. Après tout, en avait-elle vraiment un ? Qu'étaient-ce ces quelques années de débauche qu'elle avait vécu ? Ce n'était qu'un ramassis d'ordures. Une grande déception. Le huitième d'une vie. Mais comment aurait-elle pu avancer, avec cet horrible secret, qui lui rongeait tranquillement les quelques fils qui la liaient encore à la vie ?

Cette fille se nommait Emily. Emily Vanns. Je le sais parce que je la connais assez bien. J'étais à ses côtés, ce jour-là. Enfin, à ma façon. 

C'était une fille tout à fait banale, dans les standards les plus basiques de la normalité. Rien ne la distinguait particulièrement des autres filles que l'on voyait dans la rue. Elle avait des cheveux bruns, des yeux marron. Son corps, à ses débuts, était tout à fait normal, quelque peu potelé, mais rien de bien méchant. Sa tenue vestimentaire, quand-à-elle, ne relevait certainement pas d'une passion pour la mode. Elle n'en avait pas. Mais quelque chose en elle, émanait comme une aura de passion. Elle rougeoyait, qu'importe l'endroit où elle se trouvait. Elle semblait bouillonner de l'intérieur.

Je dois vous avouer qu'au commencement, je ne comprenais pas sa fureur de vivre, sa fougue de se battre, son caractère bien trempé. Je ne la connaissais pas après tout. Pas encore. Je ne savais pas pourquoi elle tenait tant à foncer, toujours et encore, tête baissée.
C'était Thoreau, qu'elle citait le plus souvent, les yeux étroitement fermés, elle me récitait alors, de sa voix douce : « Je voulais vivre intensément et sucer la moelle de la vie. Et ne pas, quand je viendrai à mourir, découvrir que je n'aurai pas vécu. » Je ne comprenais point non plus cette peur qu'elle avait de mourir, cette conviction  en elle qu'elle allait bientôt quitter le monde. Cette fille était complètement folle à lier. Et elle me rendait fou.

La première fois que je la vis, c'était durant ce match de football. Chaotiques et bouillonnants de monde, comme à leur habitude, ils étaient une façon pour un mâle d'amplifier son ego déjà surdimensionné. Les bruits de la foule, et les froufrous des pompons des Chauffeuses de terrain agissaient comme une bonne dose d'adrénaline. J'étais « Quarter Back », et mon énergie semblait monter en bloc au fur et à mesure que les clameurs gagnaient en intensité. C'était le dernier match de la saison : Le plus décisif, le plus difficile, le plus important. Les gradins étaient remplis à ras bord. C'était l'anarchie. 

Je ne me souviens plus très bien de ma petite amie de l'époque. Je me souviens qu'elle était blonde, mais la couleur de ses yeux m'échappe étrangement. J'étais bien connu de l'institution dans laquelle je faisais mes études. Je ne vais pas m'étendre dans les clichés bien connus, véhiculés par l'industrie du rêve qu'était l'Amérique. Ma vie me filait entre les doigts, comme du sable, et je ne m'en rendais pas compte, trop obnubilé par les étoiles et la renommée. 

Dire que cette fille avait sauvé mon âme serait un euphémisme. C'était bien plus que ça.

Son entrée dans ma vie fut aussi rapide qu'inoubliable. Il avait suffit d'un arrêt du jeu, d'un moment de flottement, d'une goutte de trop de vodka cerise. Elle avait débarqué, comme un ange, un ange enivré d'alcool, son innocence teintée de défi. Son sourire fut la première chose que je vis. Puis sa démarche maladroite mais fière, devant ces centaines de personnes qui la regardaient. Elle avait traversé le terrain sans trébucher une seule fois, son regard de braise posé sur moi. Elle avait ensuite collé sa poitrine contre mon torse, et m'avait soufflé, dans l'oreille, de sa voix douce qu'elle n'arborait que pour moi : Dis, à quoi elle sert, la vie ?

C'était bien là que je me rendis compte de l'importance que cette étrangère avait tout d'un coup pris dans ma vie. Était-ce son souffle chaud sur mon cou, ses doigts glacés, ou son clin d’œil complice qui m'avaient charmé ? Je ne compris point mon attirance irrésistible envers elle. Je fus troublé, ne sus que répondre, me contentai de la regarder dans les yeux. Elle soutint si fort mon regard que je me surpris à sentir mon cœur battre, d'une toute nouvelle manière. Celle où le cœur s'affole, danse et s'arrête, comme un fou.

Une bulle de sérénité m'avait enveloppé, elle, puis moi. La chamade de mon cœur atteignit son paroxysme, en même temps qu’une larme solitaire coula sur sa joue.

Jamais je ne fus aussi touché par les larmes d’une fille. Ma si belle inconnue avait fondu en pleurs. Pris par un élan qui ne m'était point commun, je la pris par la main, et l'emmenai loin. Loin de la foule, loin du bruit. Nous nous perdîmes dans les dédales de la nuit.

Nous traversâmes, en silence, des ruelles et ses pavés, le souffle court, les cheveux emmêlés et le froid nous fouettant le visage. Elle souriait, toujours en pleurs. Elle était déboussolée, la tête encore remplie de délicieuse liqueur.

Nous finîmes par nous arrêter devant une piscine municipale, probablement vidée par manque de budget, ou tout simplement parce que nous étions en hiver.

- Il n'y a pas d'eau, dis-je alors.

Elle m'avait lâché la main, s'était dirigée vers une échelle, et escaladait méthodiquement des barreaux menant vers un haut plongeoir. Je la suivis par derrière, comme par instinct. Parce que je le devais. Parce que c'est ce que je voulais. Nous nous assîmes, et je fus subjugué de la vue qui s'offrait à nous. Toute la ville était à nos pieds.

- Bien sûr qu'il y a de l'eau, se contenta-t-elle de dire.

Sa réponse me troubla une nouvelle fois. Je ne répondis pas, et je jetai un regard sur son sourire comblé.

-Tu ne regardes pas le monde à travers tes propres yeux. Moi je la vois, l'eau. Elle est bleue, elle est miroitante. L'odeur du chlore me chatouille les narines, dis, tu ne le sens pas, le chlore ?

- Qui es-tu ? Finis-je par lâcher.

- Quelle importance ? Répondit-elle en posant sa tête sur mon épaule.

Elle avait raison. Qu'importait son prénom, son nom de famille ou son âge. Je savais que jamais je n'aurai ni le courage, ni l'envie de quitter cette inconnue.

Ma vie avait subitement changé, ma vision du monde était toute autre. Cette fille n'était pas un amour, ce n'était pas une amitié. Elle n'était rien, puis tout à la fois. Aussi incompréhensible qu'elle n'était mystérieuse, elle brûlait les étapes, elle revenait en arrière, accélérait, ralentissait, puis s’arrêtait souvent pour observer le monde autour d’elle. Tout son quotidien n'était rythmé que par les battements de son cœur.

Puis il a fallu qu'elle ait à s'en aller. Il a fallu que son corps la rattrape, que la réalité éclate, que le rêve  s'évanouisse, et que l'univers parle. Il a fallu que je sois loin, pour recevoir cet appel. Celui qui me disait, et que je n'oublierai jamais :

- Je voulais vivre intensément et sucer la moelle de la vie. Et ne pas, quand je viendrai à mourir, découvrir que je n'aurai pas vécu. Il est finalement, arrivé, ce moment, mon amour. Je me battrai jusqu'au bout, tu sais. Je l'ai fait. Mais tu sais, mourir ravagée d'une tumeur, ce n'est pas la mort que je veux. Je veux cette mort si douce que celle de plonger dans une eau bleue miroitante. Notre eau, celle à l'odeur si particulière de chlore. Tu sais, du haut de ce plongeoir. Ne crois pas que je vais m'écraser comme une poupée de chiffon, oh non. Je vais plonger dans un autre monde. Ne laisse pas un disparu t'égarer. Alors dis-moi. A quoi elle sert, la vie ?

Mais finalement, tu sais, la vie n'a plus de sens pour moi. Tu m'as appris qu'il ne servait à rien de se lamenter. Je me battrai pour toi.

J'veux que tu saches que ça a pas changé ; je t'aime toujours aussi fort, toujours aussi maladroitement, certes,mais toujours autant. Je te le dis, non pas pour que tu ne m'en veuilles plus, mais seulement pour tu saches avant de m'endormir, chaque soir, que je t'aime et tiens à toi.

anonymous asked:

can you say something in french? :0

nous ne sommes pas inconnus à l'amour, tu connais les règles et moi aussi. je pense à un engagement total, tu n'aurais pas ça avec un autre gars. je veux juste te dire comment je me sens, je dois te faire comprendre.
je ne t'abandonnerai jamais, je ne te laisserai jamais tomber. je ne vais jamais fuir et te laisser. je ne te ferai jamais pleurer, je ne dirai jamais au revoir. je ne vais jamais mentir et te faire mal.
nous nous connaissons depuis si longtemps, ton coeur te fait mal mais tu es trop timide pour le dire. au fond nous savons tous les deux ce qu'il se passait, nous connaissons le jeu et nous allons y jouer. et si tu me demandes comment je me sens, ne me dis pas que tu es trop aveugle pour le voir.
je ne t'abandonnerai jamais, je ne te laisserai jamais tomber. je ne vais jamais fuir et te laisser. je ne te ferai jamais pleurer, je ne dirai jamais au revoir. je ne vais jamais mentir et te faire mal.