trouduc

Now you can swear and still sound fancy

French

Oh, merde! - Oh, shit!

Va te faire foutre, trouduc - Fuck off, asshole

(C'est des) conneries - (This is) bullshit

Abruti - Moron 

Avale mes couilles grosse pute - Swallow my balls big bitch

Batard - Bastard 

Branleur - Wanker

C'est quoi ce bordel ? - What the fuck?

Casse toi! - Piss Off/ Fuck

Debile / Connard - Idiot 

Couilles - Testicles 

Encule / Fous le camp / Fous le camps - Fuck off

Enculer une mouche - go fuck a fly

Face de cul - Butt face

Fils de pute - Son of a bitch

Il est stupide - He is stupid

J'ai envie de chier - I want to shit

J'en ai rien à branler / J'en ai rien à foutre - I don’t give a fuck

Je peux sentir ta chatte - I can smell your cunt

Je t'emmerde! - Screw you!

Je t'encule! - Fuck you!

Je vais te baiser. - I’ll fuck you

Lache-moi la grappe - Get the fuck away from me 

Mange de la merde - Eat shit

Mange ma bite - Eat my dick

Petit tabernac - Little fucker

Putain t'es moche - You’re fucking ugly 

Sac à merde - Shit bag

Salope - Bitch

Ta mere suce des bites en enfer - Your mother sucks cock in hell

Va t'empaler encule - Go fuck yourself

Va te faire enculer chez les Grecs - Go get fucked in the ass by Greeks

Viens m'enculer - Fuck me 

Le con / La conasse / La chatte - Cunt 

Italian

A fanabla - Go to hell

Brutto figlio di puttana - ugly son of a bitch 

Cazzo - Fuck

Ce un cibirut - You have a small dick

Che cazzo - What the fuck

Faccia a culo - Assface

Fica / Figa / Sorca - Cunt 

Figlio di Troia / Figlio un cane - Son of a bitch 

Ma’ va te ne a fanculo - Go fuck yourself 

Mangia merde e morte - Eat shit and die 

Merda - Shit

Pezzo di merda - Piece of shit

Pompinara - Cock sucker 

Testa di cazzo / Testa di minchia - Dickhead

“Mais vous êtes vraiment sûre que vous n'étiez pas du tout consentante? Vous avez forcément fait ou dit quelque chose pour le provoquer.”

C'était lors de mon dépôt de plainte, lorsque j'avais 16 ans. J'en avais 13 au moment des viols qui ont été réguliers et ont duré plus d'un an, et que j'ai subis de la part d'un membre de ma famille. J'étais une enfant donc j'étais vachement consentante face à un homme de 50 ans !

À ça se sont ajoutées des questions et des réflexions plus qu'humiliantes comme : “Mais pourquoi vous n'avez pas crié toutes les fois où il vous a violée?” Ah je sais pas, peut-être parce que j'avais peur? Peut-être parce qu'il mettait sa main sur ma bouche pour m'empêcher de faire du bruit? Peut-être parce qu’il menaçait de m'éclater la tête contre le mur toutes les fois où il m'a violée? Peut-être parce que par après il menaçait de faire la même chose à mes sœurs

“Pourquoi vous n'en avez pas parlé avant ? Vous ne seriez pas un peu mythomane sur les bords? On dirait vraiment que vous recherchez à capter toute l'attention sur vous.” 

Pourquoi je n'en ai pas parlé avant trouduc ? Parce que j'avais l'impression que c'était de ma faute, parce que j'étais traumatisée, parce que j'avais honte, parce que je me sentais sale, souillée, vide, morte de l'intérieure, parce que j'étais terrorisée, parce que je pensais qu'on ne me croirait pas et d'ailleurs là-dessus je n'avais pas tort. Et bien sûr que je recherchais de l'attention, à juste titre parce que j‘avais besoin que mon statut de victime soit reconnu et non pas qu'on me traite comme étant l'agresseur. 

“Est-ce que vous vous masturbez ? Est-ce que vous aimez ça ? Vous avez des orgasmes quand vous le faites ? Est-ce que vous avez déjà inséré vos doigts dans votre vagin et dans votre anus ? Vous avez déjà eu des relations sexuelles en dehors de celles-ci ? Si oui combien de fois et avec combien de partenaires différents ?”

Lui et le deuxième flic présent dans la pièce se sont regardés en ricanant. J'étais à bout, je me suis mise à pleurer, car j'avais 16 ans, j'étais encore une enfant et j'avais l'impression d'être considérée comme une adulte et comme une criminelle. J'étais en pleine attaque de panique, je suffoquais, j'avais l'impression que la pièce tournait autour de moi et je n'arrivais plus à parler, ça m'a complètement renfermée. 

Et je me suis faite engueulée : “Arrêtez votre cinéma, vous nous prenez pour des idiots ! Ça suffit répondez ! On a des choses plus importantes à faire alors dépêchez vous !”

J'ai plus que regretté à ce moment-là d'avoir porté plainte.. Je me suis sentie encore plus humiliée, détruite, meurtrie, insultée et souillée que je ne l'étais déjà. J'en suis ressortie en regrettant ma démarche, et avec un poids supplémentaire sur les épaules alors que je pensais que la police était là pour m'aider, m'écouter, me décharger de ce poids, enquêter et faire reconnaître mon statut de victime. Aujourd'hui j'estime avoir subi un viol supplémentaire : celui de la police et de la justice.  

Tout à l'heure je me baladais tranquillement, la chevelure de licorne violette volant au vent, le téton pointant fièrement sous un pudique tee shirt ample et un grand sourire scotché au visage sous ce magnifique soleil brestois.
Vint un malheureux coup de vent qui plaqua mon tee-shirt sur mon torse, dévoilant par mégarde aux yeux de tous que je ne portais pas de soutien-gorge.
Et bah ça n'a pas loupé !
Relou : Hey mademoiselle, le soutien gorge c'est pas une option !
Moi : Hey trouduc, tout comme mon soutif, être relou ça devrait en être une d'option !
Et je suis repartie comme une déesse, les tétons en avant.

Quand il a pas répondu à mes sms avant 23h30 et que je savais pas s'il était en sécurité.