toute une vie

“J'ai connu un homme qui a donné vingt ans de sa vie à une étourdie, qui lui a tout sacrifié, ses amitiés, son travail, la décence même de sa vie, et qui reconnut un soir qu'il ne l'avait jamais aimée. Il s'ennuyait, voilà tout, il s’ennuyait comme la plupart des gens. Il s'était donc créé de toutes pièces une vie de complications et de drames. Il faut que quelque chose arrive, voilà l'explication de la plupart des engagements humains. Il faut que quelque chose arrive, même la servitude sans amour, même la guerre, ou la mort.”


La chute, Albert Camus

J'ai aimé la vie, qui est beaucoup moins que rien, mais qui est tout pour nous. Je chanterai la beauté de ce monde, qui est notre tout fragile, passager, fluctuant, et qui est notre seul trésor.
—  Comme un chant d'espérance, Jean d'Ormesson

J'étais tranquillou assisse dans un café en train de parler cinéma avec un ami quand une madame avec un voile est entrée et à l'instant où elle a commandé son café il y a une mamie qui l'a ouvertement insulté et la madame ne répondait pas, jusqu'à ce que la mamie lui dise qu'on est dans un pays laïc et que le voile est interdit et là, alors que le patron du café allait virer mamie, la madame s'est retournée vers la vieille est lui a dit royalement : “madame, aucune loi de notre pays ne m'interdit de porter mon voile en public du moment que l'on voit mon visage. Je vous demande donc, vous et votre laïcité d'hypocrite de me laisser tranquille” et mamie allait rétorquer mais le patron lui a dit que ça suffisait et qu'il n'acceptait pas ça chez lui. Et j'étais trop contente parce que de un mamie à rien compris à sa vie, de deux la madame elle a appelait la laïcité une laïcité d'hypocrite et c'est tout à fait ce que je pense et de trois la madame était trop classe.

Tard dans la nuit
Quand il n'y a plus un chat, qu'il n'y plus un bruit
Alors je pense à toi je sas que tu m'oublies
Toute une vie sans te voir ce n'es plus une vie

Tard dans la nuit
Quand on n'y voit plus clair, qu'il n'y plus un bruit
Je ne sais plus quoi faire quand brûlent ses pupilles
Ses yeux éclair, éclair qui glacent de mépris

—  Éclair Éclair - BB Brunes.

Un jour on m'a dit “je t'aime”
Mais pas un simple je t'aime comme tous les autres
Un je t'aime poignant, celui qui vous retourne la tête et l'estomac en 10 secondes.
Vous savez celui qui ne s'oublie pas, qui résonne dans la tête comme une jolie musique.
Un je t'aime qui te transperce le coeur, qui te fais pousser des ailes.
Celui qui te donne confiance, qui prouve tant de chose en peu de lettres.

Un je t'aime qu'on se souviens toute une vie.

« Les adolescents d’aujourd’hui ont peur d’employer des mots comme la fidélité, l’honneur, l’idéal ou le courage. Sans doute ont-ils l’impression que l’on joue avec ces valeurs – et que l’on joue avec eux. Ils savent que leurs aînés se sont abîmé les ailes. Je voudrais leur expliquer comment les valeurs de l’engagement ont été la clef de voûte de mon existence, comment je me suis brûlé à elles, et comment elles m’ont porté. Il serait criminel de dérouler devant eux un tapis rouge et de leur faire croire qu’il est facile d’agir. La noblesse du destin. humain, c’est aussi l’inquiétude, l’interrogation, les choix douloureux qui ne font ni vainqueur ni vaincu.
Que dire à un cadet ? Peut-être, avec pudeur, lui glisser dans la paume de la main deux ou trois conseils : mettre en accord ses actes et ses convictions ; pouvoir se regarder dans la glace sans avoir à rougir de lui-même ; ne pas tricher, sans doute la plus difficile, pratiquer et tâcher de concilier le courage et la générosité ; rester un homme libre.
J’ai toujours essayé de récupérer les débris de mon existence pour faire tenir debout mon être intérieur. Même en prison et réprouvé, j’ai cherché à être heureux.   

Un ami m’a dit un jour : “tu as fait de mauvais choix, puisque tu as échoué”. Je connais des réussites qui me font vomir. J’ai échoué, mais l’homme au fond de moi a été vivifié.  
Je tiens le courage en haute estime car il me semble contenir toutes les autres vertus.  
Je crains les êtres gonflés de certitudes. Ils me semblent tellement inconscients de la complexité des choses … Pour ma part, j’avance au milieu d’incertitudes. J’ai vécu trop d’épreuves pour me laisser prendre au miroir aux alouettes.
Ai-je toujours été fidèle ? Ai-je toujours agi selon l’honneur ? J’ai essayé, sans jamais y parvenir entièrement, d’être digne des autres et de la vie. Je ne connais pas de vérité tranquille. Je veux ajouter de la vie aux années qui me restent, témoigner de tout ce qui dure, retrouver la vérité de l’enfant que j’ai été. Simplement essayer d’être un homme. »

Toute une vie, Hélie de Saint Marc

Il a fallu que je te connaisse et tout a pris une vie inconnue, ma terne existence a flambé dans un feu de joie. Merci, car c’est à toi que je dois toute la part de ciel que j’ai eue dans ma vie.
—  Camille/Auguste, Je couche toute nue - Auguste à Camille, 1886

Quand en ce moment tout s’enchaine et que je suis un peu beaucoup perdue

La plupart du temps, on pense trop avec la tête. Les gens disent « est-ce qu'il faut que je fasse ceci ou cela ? » et ils se battent.

Mais pour trouver la réponse on doit aller 30 centimètres en-dessous. La vérité n'est pas dans la tête. C'est dans le cœur.

Les rêves politiques bizarres, suite

Bon, énième rêve politique, donc je vais raconter en abrégé au cas où ça en intéresse certains :
Donc j'étais en cours d'histoire, et puis je sais pas pourquoi pendant que la prof distribue les copies je parle de Jean-François Copé, et puis elle me dit que c'est un type franchement sympathique, et qu'il est cool et marrant, qu'il apporte du renouveau (cc BLM) à la classe politique.

Alors ça c'était que le début, donc je continue de parler de Copé et de Lavrilleux (oui il est venu après) avec la prof d'histoire et 3 autres élèves, et je rentre chez moi. Et arrivée chez moi, il y a mon père qui me dit qu'on doit aller chez le voisin (voisin totalement inconnu btw, il existe même pas) pour refaire le jardin et qu'il lui faut de la pelouse et tout.
Donc on va chez le voisin, et pendant qu'ils discutent jardin moi je me promène le long des serres de ce dernier sur un petit chemin de terre, et puis là je vois une espèce de rouleau enfoui dans le sol : je le ramasse, et en fait je me rends compte qu'il n'y en a pas un mais 17, 17 rouleaux bien enfouis dans la terre, en train de se désagréger.

Alors je vais dire à mon père que j'ai trouvé ça, et puis je retourne à mes travaux d'archéologie, et j'exhume les 17 rouleaux : et en lisant je réalise que c'est L'HISTORIQUE DES COMPTES DE CAMPAGNE de Sarkozy en 2012, et qu'en fait j'ai toutes les infos pour compléter l'affaire Bygmalion.

Évidemment la presse débarque, et Copé et Sarkozy se retrouvent au tribunal, et moi je suis à côté de Copé dans la salle d'audience, on discute et il m'affirme en pleurant toutes les larmes de son corps qu'il est totalement innocent, qu'il a rien fait et qu'il était tranquille à cultiver du fromage (oui le brie de Meaux me marque beaucoup je crois) et des carottes à Meaux et qu'on lui ressort une affaire où il a rien fait, donc je le réconforte, et pendant le procès il y a tout le truc des rouleaux dans la terre mis sur le tapis, et t'as tous les collaborateurs se Sarko qui s'exclament les uns après les autres «AAAAAAAH MAIS NICO C'EST POUR ÇA QUE T'ES RENTRÉ AVEC LES MAINS PLEINES DE TERRE LE SAMEDI SOIR», et Sarko est genre «Ouiiiiiiiii bon j'ai peut être fait ça et ruiné la carrière politique le Jérôme mais bon osef», SAUF QUE Lavrilleux se jette sur lui en larmes (C'est épique) parce qu'il a ruiné sa carrière politique. Et pendant qu'ils se battent, avec Copé on commence à faire un duo piano/guitare au milieu du tribunal tout en regardant le combat.

Et je me suis réveillée.

Voilà, ce post était totalement inutile mais je me devais de partager ce rêve avec vous. @onestenrepublique je te blâme pour l'affaire Bygmalion juste avant de dormir.

Tard dans la nuit, 
Quand il n'y a plus un chat, qu'il n'y a plus un bruit.
Alors je pense à toi je sais que tu m'oublies.
Toute une vie sans te voir ce n'est plus une vie.
—  BB Brunes