tentation de saint antoine

Ceux qui ont la beauté des apparences peuvent séduire. Mais les autre… qui sont abjects ou terribles, comment y croire?…
—  Gustave Flaubert (La Tentation de Saint Antoine)
Comme l'existence provient de la corruption, la corruption du désir, le désir de la sensation, la sensation du contact, j'ai fui toute action, tout contact.
—  Gustave Flaubert (La Tentation de Saint Antoine)
Elle est triste ; soyons tristes ! C'est pour lui plaire qu'il faut souffrir ! Par là, vos péchés vous seront remis. Le sang lave tout ; jetez-en les gouttes, comme des fleurs ! Elle demande celui d'un autre - d'un pur !
—  Gustave Flaubert (La Tentation de Saint Antoine)
Je ne suis pas une femme, je suis un monde. Mes vêtements n'ont qu'à tomber, et tu découvriras sur ma personne une succession de mystères !
—  Gustave Flaubert (La Tentation de Saint Antoine)
Mais les démons des ténèbres lui en dérobèrent une partie, et cette partie est l'âme.
Il n'y a qu'une seule âme - universellement épandue, comme l'eau d'un fleuve divisé en plusieurs bras. C'est elle qui soupire dans le vent, grince dans le marbre qu'on scie, hurle par la voix de la mer ; et elle pleure des larmes de lait quand on arrache les feuilles du figuier.
Les âmes sorties de ce monde émigrent vers les astres, qui sont des êtres animés.
—  Gustave Flaubert (La Tentation de Saint Antoine)
Tout ce qu'il vient de voir se confond dans son esprit. C'est comme l'étourdissement d'un voyage, le malaise d'une ivresse. Il voudrait haïr ; et cependant une pitié vague amollit son coeur. Il se met à pleurer abondamment.
—  Gustave Flaubert (La Tentation de Saint Antoine)
Dans la tendresse pour les morts, toutes les discordes s'apaisaient ; et on s'embrassait, en buvant aux gloires du passé et aux espérances de l'avenir.
—  Gustave Flaubert (La Tentation de Saint Antoine)