tenai

Early before anyone was awake, Kiku Tenai would sneak pass the guards and play in the throne room. Pretending to be his father as he saw him in trials and such was the thing he loved to do the most. His father’s pin seemed to be heavier than he thought, and the crown was a bit too big. There was a little struggling but he wore them proud.

@mishhe-kht Thanks again for the art!

(Posted here to have to attach it to my blog under the right tags and link)

J'suis retombée sur cette photo l'autre jour, et j'en avais jamais parlé ici alors c'est parti

Mardi 12 février 2013

La loi sur le mariage pour tous n'était pas passée, beaucoup de manifestations contre mes droits, contre les droits de mes amis, contre les droits d'humains se sont déroulés à cette période. Beaucoup de choses virulentes se sont dites et partagées. On prend tout à coeur quand on a 17 ans et demi, surtout si le sujet semble nous concerner.
Mardi gras: me vient une idée avec l'aide de ma Maman = me déguiser en mariée avec une petite pancarte.

Faut savoir que j'étais scolarisée dans un lycée de banlieue (banlieue qui craint hein sinon c'est pas marrant) lyonnaise. Ainsi, même avant cette action je me prenais déjà des remarques, des regards et même des gestes déplacés quand je tenais la main à une fille. Combien de fois je me suis faite sifflée et insultée de “sale gouine” en sortant du lycée où en rentrant chez moi?
Ce jour là, j'ai pris tout mon courage et c'était parti.
Ma mère a du m'emmener cependant en voiture au lycée parce que le tram ou le bus c'était juste pas possible. Elle m'avait même aidé à trouver un foulard transparent blanc pour mettre sur mes cheveux et des vêtements blancs etc…
Beaucoup de lycéens m'ont fait des sourires en guise de soutien, une quinzaine de gens que je ne connaissais pas ont voulu prendre des photos avec moi, et puis y'a eu bien entendu des insultes ou des remarques à la con. Certains profs m'ont regardé de haut, d'autres m'ont souris, une m'a dit “j'adore votre déguisement”, ma prof de français que j'aimais bien m'a dit “vous êtes un fantôme?” Je lui ai montré la pancarte et elle m'a sorti un vieux “AH”.
À partir de ce jour là j'ai été encore plus cataloguée, mais en vrai, j'en suis toujours fière en 2017 !

Je trouve ça quand même dingue que 6468 personnes ont cliqué sur le bouton “s'abonner” sur mon blog, parce que je publie principalement des racontages de vie, ou mes photos etc… Des trucs supers personnels en fait, pas seulement des citations ou des textes, et même quand je le fait ça reste personnel c'est jamais fictif. Et je trouve ça juste dingue.

Alors certes c'est pas un chiffre rond, mais je tenais à vous remercier quand même ce matin.

Merci 💛

-Aël

Je tenais l'amour pour une sorte de croyance, une forme de religion à visage humain. Au lieu de croire en Dieu , on avait foi en l'autre, mais l'autre, justement, n'existait pas davantage que Dieu. L'autre n'était que le reflet trompeur de soi-même, le miroir chargé d'apaiser la terreur d'une insondable solitude.

Jean-Paul Dubois, Une vie française

Ok je sais pas du tout pourquoi j'écris ça parce qu'au fond je sais que ça va sonner faux, que j'arriverais jamais à rendre compte de ce que je veux vraiment dire et peut-être que tout le monde s'en fout, peut-être que personne lira ça, peut-être que les gens ont raison de s'en foutre au final parce que c'est pas beau ce que je dis, y'a rien de beau c'est juste triste, c'est déprimant ça rend mal c'est inutile et parfois j'ai envie de balancer mon ordi par la fenêtre tellement c'est nul et ridicule, vous savez je rends peut-être un peu l'image de la meuf qui déconne, qu'est bien, qu'est “cool”, même si ici vous avez pas que les bons côtés de moi je sais que y'en a d'entre vous qui pensent ça et ça me fait plaisir que vous pensiez ça parce que ça prouve que y'a véritablement des moments où j'vais bien, un peu, mais vous savez j'suis loin d'être cool j'suis plutôt du genre à faire bien semblant, on me l'a dit pas mal de fois que je faisais bien semblant, que tout ce que je souffrais ça se reflétait pas sur ma façon d'agir, et pourtant qu'est-ce que je suis faible, si je m'effondre pas et que je me confie pas aux gens c'est que j'ai trop de fierté, j'ai l'impression que je vais encore plus m'enfoncer si j'avoue que j'suis à terre, et pourtant je sais que j'ai besoin d'aide souvent, en vérité j'ai l'impression que tout ce que je fais ces derniers temps ça sonne comme un appel à l'aide que personne n'entend, même quand je rigole et que pendant deux secondes je suis heureuse, je retombe toujours sur terre et ça fait mal l'aterrissage, ça fait mal et parfois même souvent j'ai envie de lâcher prise totalement, d'arrêter de me battre, d'arrêter de me lever le matin et de sourire alors que je sais très bien que tout est faux, que mon sourire est faux, que ma présence elle même est fausse, je sais très bien que où que je sois je devrais pas être là, j'essaie de jouer le jeu, de faire avec ce que j'ai et d'essayer de m'en contenter mais j'suis une gamine insatisfaite et démesurément triste et c'est tout, je veux pas me battre je veux que tout vienne à moi tout de suite, je veux pas souffrir et pourtant je provoque toute seule ma propre souffrance, je me torture toute seule avec des choses passées comme si tout était de ma faute, comme si tout ce que j'avais fait durant toute ma courte vie n'était qu'une putain d'erreur, comme si j'étais qu'un monstre et que tout ce que je savais faire c'était survivre parmis des gens qui ne veulent même pas de moi, ça sonne vraiment déprimant ce que je dis mais je suis pas suicidaire vous savez, j'ai pas envie de me tuer mais j'ai pas confiance en moi-même, j'ai pas confiance en la moi triste parce que je connais absolument pas mes limites, j'ai aucune idée du mal que je pourrais me faire, que je pourrais faire aux autres, j'ai pas envie de mourir mais je veux plus être vivante, vous saisissez la différence ? En apparence tout va bien mais dans ma tête c'est tellement flou, et la seule chose de nette c'est que je suis une lâche, une putain de faible. Je sais que je suis pas stupide, que je ne suis pas une abrutie, je le sais très bien mais des fois j'aimerais juste en être une, que tout soit plus simple dans ma tête, que je ne me blesse pas autant juste en pensant. Quand je regarde autour de moi j'ai l'impression de venir d'une autre planète, de ne pas être faite pour ça, de ne pas être capable de supporter ça. J'arrive pas à vivre au milieu des gens, à leur parler, j'arrive pas à être moi-même et quand je le suis j'ai toujours cette peur au fond de moi que quelqu'un me juge, que quelqu'un se moque, que quelqu'un fasse une remarque, j'ai tellement d'insécurités et de plaies pas refermées que tout le monde passe son temps à rouvrir sans s'en rendre compte, j'arrive pas à ignorer toutes ces souffrances qui sont en moi et qui m'empêchent de vivre parce que je les laisse me dévorer toute entière, je laisse toujours ma souffrance me bouffer, je me laisse sombrer jusqu'à ce que je réalise que j'ai pas d'autre choix que me relever. Je fais ça à chaque fois, mais je sais pas en ce moment j'ai l'impression que j'arrêterai jamais de tomber et je veux pas toucher le fond comme ça parce que je sais que même si on est tous forts je me relèverai pas. Et je sais que là maintenant, je suis coincée au milieu de choses dont je ne me relèverai pas. J'en peux plus, moi-même je sais pas depuis combien de temps je souffre autant, je crois que ça a commencé quand j'ai compris que je ne pouvais parler à personne de certaines choses, et je crois qu'à partir de ce moment j'suis tombée, j'ai perdu tout ce qui pouvait me retenir, j'y arrive plus. J'y arrive plus et je sais que demain il y aura des moments où j'y arriverai, où j'aurai l'impression que ça ira à nouveau mais là maintenant j'y arrive plus. Je veux juste couler, qu'on me laisse couler, que le monde entier voie que je coule et qu'ils me crachent dessus en face, tous, tous ces gens qui l'ont toujours fait dans mon dos je veux qu'ils voient à quel point ils m'ont tous détruit, un par un, à quel point ils ont commis des dommages irréparables et vous savez quoi ? Au fond de moi j'ai toujours ce petit espoir qu'ils comprennent. Que ce gars au collège comprenne que ce qu'il faisait n'était pas humain. Que L comprenne que j'avais peur, que je tenais à lui mais que j'avais peur et que même si je hurle qu'il a tort je sais qu'au fond la seule fautive c'est moi et ma putain de lâcheté. Je veux que les gars qui ont prétendu m'aimer ou s'intéresser à moi comprennent ce que j'ai fait. Je les ai tous découragé, tous, d'une façon ou d'une autre je les ai tous fait fuir parce que c'est moi qui fuyait. J'avais besoin d'eux, et ça me faisait peur, j'y arrivais pas. Alors je les ai tous fait dégager, et y'en a aucun qui s'est accroché. Je voulais que quelqu'un me comprenne, que quelqu'un reste, que quelqu'un s'accroche à la petite conne que je suis mais personne l'a fait. Personne a été assez fou pour le faire, et je devrais même pas leur reprocher, j'aurais fait pareil. Et pourtant, j'avais, j'ai tellement besoin que quelqu'un s'accroche, que quelqu'un reste. Que quelqu'un soit assez fort pour me supporter. Pour supporter le fait que je pleure quand on me dit je t'aime. Pour supporter le fait que j'ai tellement de haine et de peine en moi que ça arrive même pas à déborder dans mes yeux parfois. Pour supporter le fait aussi que souvent, je regarde les gens en leur souriant et je leur mens impunément. Parce que ça fait moins mal de mentir que d'assumer que je suis juste détruite. Que depuis un moment je fais comme si j'allais me reconstruire mais que chaque jour je casse ce que j'avais construit la veille. Si j'avais pas cette chose qui me bouffe et dont je peux même pas parler je crois que j'arriverais à aller mieux. Mais là, c'est peine perdue et il faut juste que j'attende. J'ai toujours détesté attendre, mais je peux rien faire d'autre. J'ai l'impression qu'il y'a des murs tout autour de moi avec des portes mais qu'il y a trop de portes et que j'arrive pas à savoir laquelle je veux prendre et que les murs se resserrent et que bientôt il n'y aura plus du tout de porte et que moi je serai écrasée. Je sais pas trop si c'est un appel à l'aide ça, parce que c'est pas trop possible de m'aider, tout ce que je sais c'est que dans la plupart de mes actions y'a des appels à l'aide, mais personne les voit. Dans mes textes même si je les pense pas toujours ils sont souvent très très tristes et je crois que j'essaie d'évacuer un peu de ma propre tristesse dans des situations vécues par d'autres. Vous voyez, j'écris comme si c'était pour les autres mais c'est aussi pour moi. Moi. Moi. Moi. J'me dégoûte des fois. Je suis une grosse égoïste, je m'intéresse aux autres des fois mais au fond je m'en fiche, tout ce que je suis c'est une gamine qui manque d'attention, je veux que vous le réalisiez parce que y'a des gens qui m'idéalisent ici et je trouve ça dingue, j'ai envie de leur hurler qu'ils sont fous bordel de merde mais ça me fait du bien à l'égo souvent du coup je dis rien. J'essaie d'apprécier un compliment même si je sais qu'il est faux, parce que j'ai rien d'autre que ça. J'existe tellement pas fort que parfois j'ai l'impression que c'est l'attention des autres qui me fait exister, ça fait peur je sais. C'est bizarre que j'écrive ça parce que ça me sert à rien, je vide pas mon coeur là, ça me fait rien, je partage juste tout ça avec des gens que ça n'intéresse peut-être même pas et je sais pas pourquoi je le fais, j'essaie pas de vous rendre tristes je comprends pas pourquoi je fais ça. Mais je le fais apparemment. Bref, j'ai encore plein de choses à dire mais j'ai peur de ce que je suis en train de dire et de ce que j'ai déjà dit donc je vais arrêter bientôt. J'espère que vous irez bien si ça va pas là maintenant. J'espère que je ne vous ai pas trop déprimé. J'espère qu'un jour je relirai ce texte et que je pourrai dire franchement que je suis passée au-dessus tout ça. J'espère que je saurais garder un sourire sincère sur mon visage plus que quelques minutes. J'espère que j'aurai quelqu'un qui pourra me prendre dans ses bras si jamais ça va pas. Parce que c'est triste d'avoir personne quand on en a besoin. J'espère que j'aurai ce que je veux, parce que même si je ne le mérite peut-être pas, je le mérite plus que certaines personnes qui l'ont. J'espère que je ne deviendrai pas l'une de ces personnes qui suivent tout, tout le temps, les règles ou le chemin tracé. J'espère que j'aurai ma propre opinion. J'espère que je ne serai pas non plus parmis ces gens qui se revendiquent hors-systèmes et qui provoquent parfois sans s'en rendre compte la ruine de tout le monde. J'espère que je serai aveugle à tout ce qui va mal sur Terre, comme la plupart des hommes, comme ça ça ne m'atteindra pas. Ou alors si ça m'atteint, j'espère que j'aurai la possibilité de changer deux trois trucs. En fait je crois que j'espère surtout que j'aurai arrêté de parler de moi sans arrêt parce que je sais, c'est chiant.

Je me demande pourquoi j'ai tant aimé,
parfois à m'en oublier.

Et aujourd'hui,
j'aimerais coucher mes souvenirs sur papier,
écrire mes sentiments
avant qu'ils ne soient désagrégés par le temps,
balayés par le vent.

Mais le temps a beau passer,
je me souviens encore de ses yeux,
de ses câlins quand il allait mal
et qu'il avait besoin de moi pour sourire.
Je me souviens encore de son parfum,
de ses je t'aime qu'il me balançait
sans trop le penser, sans trop m'aimer.
Je me souviens encore de nos conversations,
de ses mots parfois violents,
qui me faisaient pleurer,
et pleurer encore.
Mais en dépit de mes larmes,
de mes mouchoirs usés,
de mes nuits blanches
et de mes pensées noires,
je l'ai aimé.

Il a été mon premier amour,
celui qu'on aime toujours,
en silence,
quoi qu'on dise,
quoi qu'on fasse.
Il a été mon premier amour,
mon premier baiser volé,
mon premier espoir brisé,
ma première peine de cœur.
Et j'en ai vidé des larmes à son départ,
je croyais que….
Que je ne m'en remettrai jamais.

Parce qu'il était cette tempête
dont on ne se remet pas.
Il était ce souvenir,
qui ne nous quitte jamais.
Il était cette poussière dans l’œil,
qui revenait trop souvent.
Il était ce sourire,
qui déchire sans s'en rendre compte.
Il était tout ce que j'aimais,
puis il a fini par être
tout ce que je détestais.

Parce qu'il est parti,
et il se fichait de savoir
si je tenais le coup
si je ne déraillais pas trop.
Il est parti,
et j'y pense encore chaque nuit.
Il est parti,
pourtant au fond de moi,
je l'attends encore,
sans trop savoir pourquoi.

Puis après lui,
j'ai encore aimé,
je me suis entêtée.
Je voulais trouver cet amour
dont on me parlait tant.
Celui qui donne des ailes,
celui qui dure éternellement.

darkarald  asked:

En tout cas Lila je tenais vraiment à te remercier. Tu as éclairé toute cette campagne et on avait bien besoin de rire un peu, j'espère que ton blog continuera jusqu'au second tour et après encore (Sauf bien sûr s'il t'empêche de finir ton mémoire haha). On a encore et toujours besoin de plus de Jeff, de toi et ta mère (@laderdesders1 je vous embrasse fort), de tout le monde (@salutmapoulecestmanu , @prisunicetpainsauchocolat oh god vos URL font 3km), vraiment c'est une sphère géniale ici. Merci