tatouers

Ecoute la musique qu’il te plait, pars courir quand tu vas mal, dessine quand tu as envie de te faire du mal, va te faire tatouer, souris aux inconnus, va dans des groupes de rencontre, sors la nuit, sors le jour, fais toi du café, mange un peu trop avec tes amis, dis à la personne que tu aimes ce que tu ressens, va voir les couchers de soleil sur les toits, attends le lever du soleil à ta fenêtre, va dans les bois, marche quand il fait trop froid, apprends à aimer la chaleur, regarde tes séries préférées, fais basculer les choses, prends des décisions, prends des responsabilités, ne te maquille pas du tout, maquille toi beaucoup trop, teins toi les cheveux, fais toi un piercing, apprends à accepter les compliments, change le monde, change ton monde, aime ton corps, aime toi, fais ce qui te fait te sentir mieux.

Je veux que mon corps devienne mon unique œuvre d'art… Je veux me tatouer à l'encre noir mes obstacles et mes lignes droites. Je veux me dessiner mes amours et mes défaillances. Je veux me tatouer mes phases et mes inspirations.
Il n'est pas question que tu te fasses tatouer sans mon autorisation, je déteste les tatouages. Et si tu arrêtes pas de fumer je ne t'embrasse plus, t'as mauvaise haleine.
—  Mon ex. Qui avait aussi la main mise sur la couleur et la longueur de mes cheveux. 
L'histoire a duré 5 ans. 
Tes petites noirceurs d'adolescent vont s'en aller. Garde ta froideur, apprends à vivre, cesse de chialer. Sue moins du front, cherche plus tes mots, range tes orages. Tue ta révolte avant que ta chanson fasse naufrage.
—  Survivance, Octobre.
13 raisons et plus de rester (liste qui va s'agrandir au fur et à mesure)

∆ le modèle vivant revient lundi après midi prochain
∆ weekend de 4 jours avec ab
∆augmenter ma note au prochain contrôle en math et prouver à ma prof que je suis motivée
∆LLU vient passer un entretient orale pour le DMA illu dans mon lycée et je la loge le 24 mai
∆ continuer à travailler sur “au clair de Lune”
∆ ne pas m'être fait tatouer pour rien donc résister à ne pas me scarifier à nouveau
∆ ne pas faire de mal au gens qui m'aiment
∆finir Quantico et regarder la saison 2 de sens8
∆ commencé et finir le tome 2 de l'ère des miracles
∆ ne pas avoir acheter ma cintiq pour rien
∆faire mon road trip au Canada en passant en alaska, puis au Groenland, redescendant par le Svalbard puis la Suède, le Danemark et retourner comme ça à Paris
∆ m'isoler pendant un temps indéterminé en Sibérie avec des chiens et de quoi dessiner
∆ qui tente rien n'a rien et tenté d'avoir au moins mon bac !

Putain

Putain. Il faut que je trouve des études à faire l'année prochaine… Enfin pour septembre tu vois. J'ai fait un bac L en 2016 et depuis je fais rien. Putain. Je sais absolument pas quoi faire. J'aime rien. Ni le commerce, ni la comm’, ni la politique, les histoires de justice etc… J'aime pas le design sinon j'aurais continué ma mise à niveau. Putaiiiinnn. Faut que je trouve un truc. Moi je sais pas ce qui me plait, je sais pas ce que je veux faire. J'arrive plus à dessiner, j'ai pas repris de crayons dans ma main depuis des mois. Puuuutainnn… Je fais même plus de photos… Je veux juste m'acheter des fringues jusqu'à que je puisse m'étouffer avec en fait. Je veux pouvoir me tatouer aussi. Mais si je crève d'étouffement à cause des tissus ça sert à rien de se tatouer. Mais pour les deux faut des sous et moi j'en ai pas. Et faut faire des études pour avoir un salaire… Ou au moins de l'expérience… Et j'ai aucun des deux. Putain. Je crois que je vais devoir demander de l'aide… PUTAIN

J'aimerais me faire tatouer le dessus des pieds

Mais avec l'été qui arrive et moi qui part au bord de la mer en juillet, je suis pas sûre que se soit une bonne idée.
Alors peut être à la rentrée.

Quand j’ai prévenu Doudou de l’amour que j’irais à Nantes avec Frankness, pour voir ma tatoueuse, mais je ne lui ai pas précisé que je m’y ferais tatouer.

PETITE CACHOTERIE

#Oops #Vilaine #IlVaRâler #TantPis #JeLuiDiraisAuDernierMomentPourÊtreSûreQu’ilNeS’achètePasUnNouveauVélo #IlEnSeraitCapable #4C’estLargementSuffisant #OnAvaitUnDeal #UnVéloPourLui=UnTattooPourMoi #MaisPasUnTattooPourMoi=UnVéloPourLui #CommentçaJeL’arnaque? #JeNeVoisAbsolumentPasDeQuoiVousParler #Mouahahahah

Certains prisonniers soviétiques s'étaient fait tatouer un portrait de Lénine ou de Staline pour leur «protection», car ils croyaient que les gardes n'oseraient pas les tirer.

Some Soviet prisoners had a portrait of Lenin/Stalin tattooed on for ‘protection’, as it was believed that the guards would not shoot at it.

Je me fais tatouer parce que...

Je me fais tatouer parce que…

J'ai une relation compliquée avec mon corps. J'ai du mal à me l'approprier. Je me regarde dans le miroir et je vois cette personne qui me regarde aussi, mais je n'ai pas l'impression que c'est moi. Mon esprit réside et mon corps se traine, je ne me sens pas concerné par son sort, je le considère comme à part. Il y a moi, et lui. Mes tatouages, par contre, c'est moi. C'est moi qui les ai mis là - j'ai payé d'argent, de temps et de douleur, pour marquer mon corps, parce qu'il est à moi, et je peux donc le faire, si j'en ai l'envie. Ça, c'est moi. Je ne peux pas faire grand-chose, mais je peux faire ça. Comme des sceaux pour ancrer mon esprit dans mon corps, pour faire le lien entre les deux, pour nous réconcilier un peu, lui et moi. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

Le monde des adultes m'intimident. Je les regarde et je me dis qu'ils ont été jeunes un jour, qu'ils ont été comme moi. Ils ont aussi eu de grands idéaux et de grands rêves, eux aussi se croyaient spéciales. Et qu'en reste-t-il ? Que diraient leur adolescence si elle les voyait aujourd'hui ? C'est pour ça que je ne reçois pas l'argument “mais peut-être que tu n'aimeras plus quand tu seras plus vieille”. Eh bien oui, peut-être que je n'aimerais plus. Mais ça ne changera rien au fait que j'ai aimé, un jour, j'ai été heureuse et excitée au-delà du possible de me faire tatouer cela à ce moment précis. L'adolescente, la jeune femme, la trentenaire, toutes les autres, elles seront toujours là, dans ces motifs. Elles me regarderont dans le miroir et me diront “tu es peut-être ainsi maintenant, mais n'oublie pas qui tu étais à cette époque”. Je ne leur échapperais pas. Je ne veux pas qu'elles disparaissent. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

Je sais qu'il y a un tas de chose que je ne veux pas faire, dans la vie, mais que je serais obligée de faire quand même. Je devrais vivre dans ce monde et adopter ses codes, et souvent, je devrais me cacher. Je devrais me déguiser pour être appropriée, et je pourrais disparaitre, ressembler à une personne que je ne suis pas du tout. Mais les tatouages, eux, ne disparaissent pas. On peut peut-être les cacher s'ils sont petits et discrets. Moi je veux qu'ils soient visibles. Je veux que peu importe ma tenue, mon comportement, mon discours, ils me trahissent toujours, ils parlent toujours de qui je suis vraiment. Je ne veux jamais pouvoir passer pour quelqu'un que je ne suis pas. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

On juge les gens au premier regard. On a beau dire, on commence par l'apparence, par cette première impression que nos yeux perçoivent. Et cette première impression, je peux la contrôler, au moins un peu. Ces marques disent quelque chose de moi. Avant qu'on me connaisse, malgré ce qu'on a pu entendre, ils sont là, visibles au premier regard. Le seul fait de leur présence en dit déjà long, et ce qu'ils représentent ensuite achève l'ébauche de l'histoire que je raconterais ou pas à ceux qui les aperçoivent. J’ai envie de parler de moi même quand je ne dis rien. Voyez, je suis cette personne-là.  Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

Peut-être qu'un jour j'oublierais. Peut-être que je trouverais ça insignifiant et que l'intérêt sera passé, peut-être que je ne m'en souviendrais plus. Alors je marque, bien clairement et pour toujours. Ces choses, ces évènements, ces images ont eu cette signification particulière, cette importance dans ma vie, ont changé la personne que j'étais. Et comme se passe dans ma tête s'écrit aussi sur mon corps. Un rappel, une note, pour reconnaitre leur importance. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

Je ne serais plus jamais la même. Quelque chose est arrivé, et je suis changé. Ma vie aurait pris un tour complètement différent sans cela. A marquer d'une pierre blanche, à graver sur la peau. Cette marque ? C'est un tournant. C'est un drapeau planté sur ce jour, sur cette chose, qui a changé ma vie et changé mon corps aussi. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

J'ai une idée de ce à quoi je veux ressembler. De l'image que je veux renvoyer de moi-même à moi-même et aux autres. De ce que je considère peut me rendre plus belle à mes yeux, plus intéressante, plus conforme à ce que j'ai envie d'être. Et cette idée peut-être passe par de l'encre au bout d'une aiguille et quelques heures à serrer les dents. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

Peut-être que ces sentiments disparaitront. Peut-être que ça finira, peut-être qu'un jour je n'en aurais plus envie, ça n'en vaudra plus la peine, et ça me terrifie. Alors je le fais. Quoiqu'il arrive dans le futur, ce présent sera là, avec moi. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

J'en ai marre qu'on me dise que rien ne dure jamais. Alors peut-être que la raison disparaitre mais lui au moins sera toujours là. Quelque chose qui durera toujours (toujours, pour moi). Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer pare que…

J'ai envie de prendre une décision qui impactera toute ma vie future, qui a une incidence, qui a un poids. C'est quelque chose d'important, qui aura des conséquences, et que je choisis sciemment. C'est une responsabilité. Je n'ai pas le contrôle de grand-chose alors j'aurais au moins le contrôle de ça. Voilà pourquoi.

Je me tatouer parce que…

On verra toujours la trace de celle que j'ai été, quand tout le reste aura disparu. On saura que oui, j'ai été différente, j'ai vécu. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

J'ai envie d'être une personne tatouée. J'ai envie d'être une personne tatouée de ça. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

C'est une façon de plus de s'exprimer. D'être unique. De se démarquer. D'être. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

J'en ai envie. Je ne sais pas pourquoi, mais j'en ai envie, et je suis libre. Alors je vais le faire. Voilà pourquoi.

Je me fais tatouer parce que…

Au fur et à mesure des années, toutes les raisons de ne pas le faire ont peu à peu disparu. Il n'en reste plus une seule, alors voilà pourquoi : parce que pourquoi pas ?

infos tatouage

(english below)

voilà plein de petites infos pour répondre aux questions qui me sont posées le plus souvent:

  • je tatoue 2 à 4 jours par mois, à Deuil Merveilleux, à Bruxelles.
  • je ne prends aucune commande de dessin personnalisé. je travaille à partir de mes flashs (dessins prêts à tatouer). N’essayez pas de me soudoyer par mail, je suis obligée de dire non à tous les projets :(
  • mes tatouages sont uniques, je ne les reproduis pas.
  • je ne publie pas mes flashs sur internet. Ils sont à choisir dans mon book sur place, le jour du rdv. Ainsi, ils ne sont pas réservables. 
  • je ne vends pas mes motifs afin qu’ils soient tatoués par d’autres, même pour ceux qui habitent très loin, désolée :(
  • je ne tatoue pas les mineurs.
  • je n’obligerai jamais personne à se faire tatouer: si le jour de ton rdv aucun de mes flashs ne te convient, tu peux repartir sans rien me devoir.
  • cependant comme mon temps est précieux (et le tien aussi certainement), sois sûr.e avant de prendre rdv:
    -d’aimer mon travail dans sa globalité
    -de venir sans attente particulière ( éviter les ”est-ce qu’il y a des flashs de loup/guerrière/etc dans ton book?”) et d’être prêt.e à te laisser surprendre (car si tu as une idée précise, évidemment les chances que tu la retrouves dans mes flashs sont quasi inexistantes)
    -de me faire confiance.
  • Mon book comporte systématiquement entre 70 et 120 motifs uniques et libres. Je le mets à jours régulièrement, car il est important pour moi que tu puisses avoir le choix.
  • Oui, mes encres sont vegan :)

Si tu veux un tatouage de moi et que mes conditions laborieuses ne t'ont pas encore découragé.e , il faudra pourtant encore attendre que des dates soient annoncées sur mes pages facebook et instagram :(

Si aucune annonce n’est affichée c’est qu’il n’y a pas de session prévue ou plus de place !!


tu peux me contacter par mail pour toute autre question.

f.tarmasz@gmail.com

( ah oui, pas besoin de me vouvoyer! ;) ) merci beaucoup, bisou et à très vite!


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here is some short infos to answer to some questions i’ve been asked quite often :

  • I only tatoo 2 to 4 days a month, in Deuil Merveilleux, Brussels.
  • I do not work on commission for personnal drawing request. I tattoo only my flashes. Save time: don’t try to insist by mail, I have to refuse all the personnal projects :(
  • I don’t publish my flashes on internet. You have to choose at the studio, the day of your appointment. I don’t make any flash reservation.
  • my tattoos are uniques, I never reproduce a tattoo.
  • I tattoo all my drawings myself. That means I don’t sell designs to be tattooed by others, eve for people living far away, sorry :(
  • I do not tatoo underage people.
  • If you dont’ find anything you like in my flash book you are NOT obliged to get tattooed! you can walk away without owing me anything. 
  • But my time is precious (so is yours I guess!) so before to ask for an appointment, you have to be sure that:
    -you like the globality of my work
    -you come without any expectation ( avoid to ask “do you have some wolves/warriors/etc flashs in your book?”) and you are ready to be surprised (because If you have a precise tattoo idea, it is almost impossible that you find it in my flashes!)
    -you trust me.
  • my flash book always contain from 70 to 120 unique and available flashs, I update it regularly so customers can always have a lot of choice.
  • yes, my inks are vegan :)

If you want a tattoo by me, and if these painful conditions didn’t discouraged you yet, you will still have to wait for some dates to be announced on my facebook/instagram pages :(

If no dates are announced, it means that there is no sessions or no available appointments.

Feel free to write me for any other question.

f.tarmasz@gmail.com!

Thank you so much and talk to you soon!

Une histoire de sexualisation et de "mauvais exemples".

Alors alors… 

J’arrête pas de penser au clip de Nicki Minaj et à toutes les critiques que je peux lire dessus, qui sont des critiques de premier niveau - dans le sens où ça tourne toujours autour des mêmes choses : c’est vulgaire, et vraiment, dans quelle époque on vit, et quelle grosse trainée cette Nicki putain.

Alors je sais pas si c’est parce que j’ai le cerveau complètement cramé, mais moi j’y vois quelque chose d’extrêmement positif. C’est une petite révolution qui, sans trop dévier des codes actuels, cherche à inverser un peu la tendance et en faire quelque chose de plus intéressant.

Avant de développer, j’aimerais revenir sur un autre point qui commence légèrement à me les briser. J’arrête pas d’entendre les gens se plaindre de notre époque, des problèmes d’hypersexualisation, de chosification etc. et de s’inquiéter du sort des pauvres gamines qui grandissent en voyant Miley Cyrus agiter son minuscule cul dans un body en latex.

Mais je tiens quand même à rappeler que nous faisons partie de la génération qui s’est construite devant les Spice Girls en micro-micro-robes et Britney et Xtina en jeans supra-supra-taille basse, avec des foulards en guise de hauts et des looks à base de jambières-culotte et strings par-dessus le pantalon.

Ça s’est offusqué à tout va quand RiRi s’est pointée en robe transparente alors que Rose McGowan avait été dix fois moins subtile en 1998. C’est pas pour autant qu’on a sombré dans la débauche la plus profonde (et quand bien même, je vois pas tellement le souci). Je trouve même qu’on a plutôt pas trop mal tourné.

Bref.

Pour en revenir à Anaconda, il y a deux scènes importantes dont j’aimerais parler rapidement :

1. Nicki qui s’enfonce une banane au fond de la gorge avant de la découper en rondelles et de la balancer en prenant un air mi-dégoûté mi-amusé = voilà ce que j’en fais de ton symbole phallique omniprésent à la con.

2. La scène du lap dance sur un Drake emo complètement passif qui n’a pas de dialogue, pas de verse, pas de chorus, pas de choré, pas d’identité, qui n’est là que pour recevoir la danse de Nicki qui s’empresse de lui claquer la main quand il fait mine de vouloir tâter son boule avant de se barrer sans un regard en arrière. Drake n’est pas un anonyme, c’est un artiste mondialement (re)connu dont tout le monde connait l'existence et qui n’est ici qu’un simple accessoire. Il n’est pas là pour faire un featuring ou se faire astiquer la braguette par dix poupées conciliantes et muettes, c’est un élément du décor, et je trouve ça super cool.

Donc ouais, au final Nicki montre son cul, montre sa raie, écarte les jambes, se traine par terre, passe beaucoup de temps à quatre pattes (et se fend d’un couplet sur les femmes minces qui me chiffonne pas mal, J’AVOUE) - mais elle le fait pour elle, parce que c’est ce qu’elle a envie de faire, que c’est elle qui pilote et qu’elle contrôle totalement son corps et son image. Elle n’est plus objet sexuel mais sujet sexuel.

Le fait qu’elle adopte une posture qui s’apparente à de la soumission sexuelle ne lui enlève en rien ce pouvoir. (Un jour je vous parlerai de ma théorie selon laquelle le vrai pouvoir sexuel réside dans la soumission absolue.) C’est elle qui pose les limites, c’est elle qui choisit ce qu’elle met en valeur, en spectacle, et c’est elle qui décide où et quand ça s’arrête.

De plus qu’on parle d’une artiste qui encourage constamment ses fans à rester à l’école, se construire une éducation (et donc des armes supplémentaires), soutenir les autres femmes au lieu de s’y opposer par principe, refuser tout manque de respect de la part de leurs partenaires et ne pas se laisser traiter comme de la merde par le premier débile venu et autres principes de base qu’on entend finalement pas si souvent dans le milieu. Qu’on aime ou non sa musique n’a pas grand chose à foutre dans le débat, pour le coup. Mais qu’on vienne pas me dire qu’elle pourrit la tête de ses fans et qu’elle offre un bien piètre modèle à celles qui l’idolâtrent. Je ne dis pas qu'elle est irréprochable hein, mais putain, y a TELLEMENT pire.

Et globalement, tous ces débats sur les « mauvais » modèles que représentent toutes ces artistes me pètent les reins. D’un point de vue purement personnel et pas tellement objectif, hein, je l’admets totalement - mais tout simplement parce que, que ce soit Miley, Nicki, Beyoncé, Rihanna, Kesha ou leurs autres camarades, elles m’apportent toutes quelque chose.

Ça veut pas dire qu’elle me donnent toutes envie de me déplacer uniquement à quatre pattes avec la raie à l’air en me léchant les lèvres et en pulvérisant mes phéromones à tous les coins de rue, mais je tire toujours quelque chose de positif de leurs chansons, leurs clips, leurs prestations, leurs interventions diverses.

Elles me donnent toutes envie de prendre le contrôle de mon corps et de ma vie, de prendre soin de moi, de me célébrer, de danser jusqu’au bout de la nuit, de me prendre pour une diva, une princesse, une reine, une strip-teaseuse, de me faire tatouer “Head Bitch In Charge” sur le front. Et évidemment, la vie que je mène m’empêche d’aller au bout du délire mais c’est l’état d’esprit qui compte avant tout et ces femmes me donnent chaque jour un peu plus de force et de courage et me rendent fière et déterminée.

Quand je suis seule dans ma chambre, pas lavée, en pyjama Tortues Ninja, avec les cheveux gras et emmêlés, il suffit que je balance une de leurs chansons et je me met à tortiller du cul et à me sentir sexy alors que j’en suis vraaaiment loin. Parce qu’elles arrivent à me faire croire que je suis capable de tout, que j’ai le monde à mes pieds, qu’il n’attend que moi, et que je fais partie d’une armée d’amazones invincibles et féroces.

Tout ça parce que j’ai dansé sur de la pop sucrée qui parle de frotter son cul sur des mecs et d’être la plus bonne sur le dancefloor avant de finir avec la gueule sur le carrelage et du vomi dans les cheveux.

Alors bien sûr, elles bossent en collaboration avec toutes mes autres “idoles”, toutes mes inspirations littéraires et cinématographiques et historiques, et elles ne sont pas les seules responsables de cet état d’esprit mais parce qu’elles y contribuent souvent, je suis obligée de le reconnaître et de l’assumer.

Et si je passe toujours par une phase de “pfff, elles sont tellement plus belles que moi et moi j'suis molle et moche et gngngn”, elles arrivent assez rapidement à me convaincre du contraire et à me regarder avec un peu plus d'amour (et à me bouger un peu le derche pour sublimer ce que j'ai déjà).

Elles m'offrent des petits shots de confiance en moi qui viennent s'inscrire dans une construction et une alimentation de mon esprit plus globales, de quoi m'aider à tenir le coup, de quoi me pousser à me tenir droite et à relever la tête le temps de retrouver le courage de m'attaquer aux choses sérieuses - et pour ça, j'ai plus envie de les remercier que de leur cracher à la gueule en les suppliant de se rhabiller.

Pardon, c'était long. 

Volupté du mercredi
  • — Quand même, les tatoueurs devraient prévenir que quand tu es tatoué•e en bas du dos, tu n'as pas le droit à la péridurale...
  • — Sérieux ? C'est vrai ?
  • — Bah oui, c'est une contre-indication !
  • — Moi qui voulais me faire tatouer une envolée de papillons qui me sort du cul.