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Mini-reportage France 4 - Comment mal représenter l'asexualité

[TW: Mention de viol et de trouble alimentaire]

ça fait un bout de temps que je n’ai pas posté au sujet de la piètre représentation qu’on a dans les médias, surtout à la télévision. Je vous propose, en ce deuxième jour de la semaine de l’asexualité, un cas spécial: un reportage où le travail est mieux assuré par les personnes qui sont interviewées que par les journalistes! Et à cela s’ajoute un manque d’acceptation sur l’asexualité des personnes sollicitées. Parlons donc de ce mini-reportage de France 4 sur l’asexualité.

La vidéo (mais si ça peut vous déranger, vous avez droit à une transcription de tout ce qui est dit, comme je l’ai fait pour l’émission de Je T’aime Etc):

(petite précision sur l’origine de ce reportage: je ne sais pas d’où il vient. La manière dont la vidéo commence et se termine abruptement peut laisser supposer que ça vient d’une émission contenant différents reportages, mais je ne trouve rien sur la liste des programmes qu’a diffusé France 4. On sait que au moins la date: Octobre 2010. En se basant sur le jeune âge de la communauté asexuelle, ce mini-reportage passe pour une relique dans le cadre de la visibilité asexuelle en France. Mais c’est aussi la preuve que la communauté était mal comprise il n’y a même pas une décennie.

Journaliste: Attention! Les asexuel-les sont parmi nous! D’ailleurs, 1% de la population se reconnaîtrait dans cette absence de désir. Bizarre, non ? Il faut bien avouer que nous avons quelques à priori avant de rencontrer Claire et Capucine. Tout nous oppose: pour elles, l’amour physique et sans issue; pour nous, sans sexe, la vie ne vaut d’être vécue.

Je suis conscient que la vidéo du reportage est coupée de manière brute (et que des informations antérieures étaient peut-être mentionnées avant le début de la vidéo), mais l’asexualité est vaguement expliquée. Il faut attendre la dernière phrase de l’intro pour comprendre que l’asexualité est une orientation qui néglige le sexe (et pour l’époque, il serait incroyable que la grey/demisexualité soit mentionnée). Et pour ce qui est de la comparaison “Elles ignorent ce qui est essentiel pour nous”, ça promet une vision peu sympathisante des journalistes envers les personnes qu’elles ont invitées. Et bien sûr, le fameux “1% d’asexuel-les dans le monde” qui mériterait d’être mis à jour.

Journaliste: Eh bien du coup, est-ce que vous pouvez expliquer un peu ce que c’est ?
Capucine: Alors, la définition d’un asexuel, c’est quelqu’un qui ne ressent pas d’attirance sexuelle pour les autres. Voilà. Déjà, ça dit beaucoup de chose là-dedans, c’est qu’on ne ressent pas le besoin ni l’envie. On éprouve pas de manque ou de frustration, et ça différencie de l’abstinence qui est un choix. Nous, on pense qu’on est né-es comme ça. La plupart pense que c’est inné.

Et bim. En résumant cette réponse en deux-trois phrase courtes, le reportage aurait pu commencer avec une vision plus claire du sujet qu’il aborde.

Claire: Ce qu’il faut voir, c’est que l’asexualité, ça ne vient pas d’une expérience négative. Par exemple, on en devient pas gay parce qu’on s’est fait violé par une personne du sexe opposé, et on ne devient pas asexuel parce qu’on a subi des violences psychologiques, sexuelles ou quoi que ce soit.

C’est le seul moment de l’interview où je serais en désaccord avec ce qui est dit par l’une des personnes concernées. Tout simplement parce que l’asexualité, comme d’autres orientations sexuelles, ce base sur le ressenti. D’autant plus qu’il n’y a pas de discussion à avoir sur les raison de pourquoi une personne n’est plus attirée par le sexe. Mais encore une fois, cet interview date de 2010, et la communauté Ace était moins structurée par rapport à maintenant.

Claire: Mettons, je parle à une amie qui est hétéro. En général, je dis: “Voilà, t’es hétéro, tu aimes les mecs, t’es contente avec ça, mais tu es sûre que tu aimes pas les filles ? T’as jamais vraiment eu envie de coucher avec une fille ?” En général elle me dit: Non, vraiment pas, ça me plaît pas, ça m’intéresse pas, je vois pas comment ça pourrait me faire envie.” et je dis” Mais t’es sûre que t’as pas essayé, peut-être que t’as pas encore rencontré la bonne fille, je suis sûre que si t’essaierais, ça te plairait; il paraît que le sexe c’est mieux entres filles, c’est mieux qu’avec un mec, etc…” Et bon, je pense que c’est exactement la même chose, c’est que comme une fille hétéro n’a jamais envie de coucher avec une autre fille, moi j’ai jamais eu envie de coucher avec une fille, mais j’ai jamais eu envie de coucher avec un garçon.

Et huit ans plus tard, nous avons toujours les mêmes personnes intrusives dont la compréhension des orientations sexuelles fonctionnent en double standards.

Capucine: Moi, j’avais commencé à faire des recherches par le biais d’internet sur la sexualité de manière général, parce que je me posais des questions et c’était beaucoup sur le pourquoi on fait l’amour, pas vraiment sur le comment. Malheureusement, on trouve que des réponses sur le comment, et quand j’ai trouvé ce site sur les asexuel-les, je me suis tout de suite reconnue là-dedans. Et ma première réaction, c’est d’être soulagée, en fait. De me dire déjà que je pouvais mettre des mots sur ce que je ressentais et qu’il y avait d’autres gens dans mon cas. Parce qu’on a un sentiment d’isolement pour chacun d’entre nous.

Same, Capucine.

Soyons honnêtes, ce site en question est sans aucun doute AVEN. Je ne vois pas pourquoi il n’a pas été mentionné, cela aurait pu encourager des personnes en questionnement à pouvoir aller plus loin. ça me rappelle que je devais faire un bingo sur l’asexualité, car le site d’AVEN passe presque pour un rite d’initiation, tellement il est mentionné dans des témoignages. D’ailleurs, j’ai à peu près le même parcours de questionnements que Capucine.

Journaliste: Est-ce que c’est une communauté qui doit faire son coming-out ?
Claire: Je pense que le problème, ce n’est pas que les asexuel-les ont peur de s’afficher, c’est que la plupart du temps les médias les présentent de façon très négative. Mais c’est plutôt l’angle selon laquelle l’asexualité est abordée, qui est souvent très sensationnel “Oh regardez! Il y a des gens qui ont pas envie de faire l’amour!” Alors que je pense que ce qui inquiète les asexuel-les c’est que dans ces cas-là, ils sont pas représentés de façon neutre ou sérieusement, mais plutôt comme des gens bizarres qui ont forcément des problèmes.

Tiens, ça me rappelle l’intro de ce reportage! Mais vous êtes prêt-es à entendre une analogie aussi absurde que Caroline Weill qui parlait de l’asexualité comme étant une métaphore de l’anorexie ? C’est parti:

Journaliste: Mais là, c’est l’idée de se dire “ Tu sais que tu peux avoir un plaisir qui est disponible là, et qui est un peu conçu juste pour le plaisir” et tu te dis “Ben non, j’ai pas envie d’essayer.”. ça ressemble à de l’anorexie en fait.

Magnifique. On a-dore. Mais pas la peine d’expliquer pourquoi cette déclaration est immonde, Claire répond:

Claire: Non, parce que l’anorexie, c’est complètement… C’est une maladie très grave, l’anorexie; c’est horrible de comparer l’asexualité à l’anorexie, il y a des gens qui meurent d’anorexie! On meurt pas de ne pas avoir de relations sexuelles. Le sexe, c’est pas un besoin vital.

Elle fait aussi preuve de patience. A sa place, j’aurais demandé aux journalistes de couper ça au montage.

Journaliste: Ce qu’on a du mal à comprendre, c’est que vous avez du plaisir mais vous vous privez de ce plaisir que vous savez être un plaisir.
Capucine: Mais on peut en avoir tellement d’autres.
Claire: Y’a pas que le sexe comme plaisir dans la vie.
Journaliste: Non, mais ça en fait partie.
Camerawoman: Mais pourquoi pas celui-ci en plus ?
Capucine: Juste parce qu’on le trouve pas attrayant.
Claire: Je suis sûre que le saut en parachute, c’est absolument génial par exemple, parce que j’aime bien l’altitude, etc, je suis sûre qu’au niveau sensation c’est fantastique. ça me fait pas particulièrement peur, mais non j’ai pas particulièrement envie d’essayer non plus.

Rien à ajouter, Capucine et Claire répondent correctement à l’instance des journalistes.

Journaliste: Vous comprenez que les sexuel-les aient du mal à comprendre l’asexualité ?

Oui, les journalistes de ce reportage en sont la preuve.

Capucine: Ah oui, tout à fait, parce que moi j’ai du mal à comprendre les sexuel-les, sincèrement. En fait, on conçoit l’amour de manière différente. Et je crois qu’on dissocie l’amour du sexe. Pour nous, c’est deux choses totalement différentes. Alors que pour les sexuel-les, ça va de pair, normalement.

Et ainsi se termine leur témoignage. S’ensuite cette séquence d’outro:

Finalement, cette rencontre, c’est une petite leçon pour nous autres mesdames. Pauvres sexuelles oscillant entre désir et frustration. Nous qui paniquons et doutons dès que routine et ratage s’installent dans notre lit. Mais bon, encore faut-il partager son lit avec quelqu’un! 12 millions de (la vidéo s'arrête)

Les journalistes en ont tiré une leçon ? ça ne se voit pas du tout avec le montage qui ne montre que des moments de malaise et d’incompréhension de la part des intervieweuses. Il manquait plus que les questions intrusives sur la masturbation et la pornographie.

Vous l’avez vu/lu, tout le reportage ne vaut la peine que pour les témoignages et seulement les témoignages. Les journalistes ne semblent pas d’entrain à accepter entièrement l’asexualité et se permettent même une comparaison Asexualité - Anorexie qui n’a pas lieu d’être. Si un reportage ne se repose que sur les témoignages d’invitées et que les journalistes n’aident pas à faciliter la compréhension du sujet pour un public qui n’est pas concerné, ce n’est pas un bon reportage.

C’est pas que j’ai envie de me faire de la pub, mais il y a une bonne émission d’Europe 1 sur l’asexualité où j’ai participé. Olivier Delacroix parle aux invité-es avec bienveillance et accepte d’être corrigé sur une incompréhension de l’aromantisme (car oui, on a aussi parlé de ça)

Mais j’apprécie quand même des parties du témoignage de Claire et Capucine. Pour l’époque, ça révèle du courage d’en parler alors que la norme sexuelle était beaucoup plus présente et évidente. De plus qu’elles ont bien tenu face aux énormités qu’elles ont entendu.

huffingtonpost.fr
Un père transgenre attend des excuses de Ardisson après avoir été appelé "maman" dans "SLT"
Le bandeau "la maman est à gauche de l'écran" n'a pa plu à Trystan Reese, un des premiers hommes à donner la vie, invité de "Salut les Terriens" avec son mari Biff Chaplow.

Sur Twitter, Trystan Reese a remercié “Salut les Terriens” pour leur invitation, expliquant être en attente d'excuses. “Biff et moi avons passé un super moment avec les équipes de "SLT” et nous les remercions de nous avoir invités. Nous savons qu'ils vont publier des excuses pour m'avoir appelé “maman”, et j'espère qu'ils se souviendront que beaucoup, beaucoup d'autres hommes ont accouché avant moi".

Qu’aurait-il fallu inscrire sur ce bandeau ? Le père porteur ? Le père tout court ? Pas de bandeau ? Quand on se présente comme un homme auprès de son compagnon avec un bébé qu’on prétend avoir mis au monde, il faut bien s’attendre à l’incompréhension du grand public qui réclame qu’on lui remette les pendules à l’heure un minimum. Par incompréhension, entendons “perplexité face au travestissement de la réalité”. Trystan Reese est bien la mère biologique de cet enfant qui s’entendra sans doute répéter par ses parents que la reproduction sexuée des êtres humains est le plus grand mensonge de l’histoire de l’humanité…

Parce que, non, les hommes ne peuvent toujours pas porter d’enfants, Trystan Reese a beau vivre comme tel, ce n’en est pas un. Toutes les interventions médicales au monde n’y changeront rien et on ne fera pas croire à 99% de la population que “beaucoup d’autres hommes ont accouché avant [lui]” tout comme on ne leur fera pas croire que la Terre est plate.

Masculine or Feminine? - Rule of Thumb in French

The endings of nouns can help us figure out their gender (there are always exceptions)

Feminine:

-ade e.g. la salade/une promenade

-aison e.g. la maison/la raison/la livraison

-ce e.g. la chance/la méfiance

-tion/sion e.g. la tradition/la télévision

-ité/tié e.g. la quantité/la moitié

-rie e.g. chérie/une série

-ise e.g. une chemise/la valise

-itude e.g. l’attitude/une étude

-esse e.g. la gentillesse/la liesse

-ette e.g. une coquette/une chaussette

-ienne e.g. une australienne/une pharmacienne

-ière e.g. la première/la lumière

-ée e.g. la vallée/une araignée (exception: le lycée)

-ure e.g. l’allure/la température


Masculine:

-oir e.g. le tiroir

e.g. le café/le canapé

-eau e.g. le bateau/le manteau (exceptions: l’eau (f)/la peau etc.)

-ment e.g. le gouvernement/le commencement (exception: la jument)

-in e.g. le bassin/le magasin (exception: la fin)

-on e.g. le garçon/le pantalon (exception: la maison)

-ier e.g. le cahier/l’évier 

-er e.g. le boucher/le boulanger

-eur e.g. l’aspirateur/le moteur (exceptions: la douleur/la chaleur)

-o e.g. le zéro/le vélo

-ège  e.g. le manège/un arpège (exception: la Norvège)

-age  e.g. le village/le mariage (lots of exceptions: la nage/la plage etc.)


There are lots of exceptions but this is a good guideline!

-Lucy

youtube

Kizaba - Freedom (Official audio)

New Appartment vocab in English - French - Spanish and Portuguese

As uni is starting again, I moved into a new appartment with two friends, which means that we made a list of all the things that we needed to buy, rent etc… So obviously I took that opportunity to translate it (and add new things because we don’t have all of that in our appartment ^^) :)

English - French - Spanish - Portuguese

Bedroom - Chambre -  Habitación - Quarto

Bed - Lit - Cama - Cama
Pillow - Oreiller - Almohada - Travesseiro
Cover - Couverture - Manta/colcha - Cobertor
Desk - Bureau - Escritorio - Mesa/carteira
Desk lamp - Lampe de bureau - Lámpara de escritorio - Abajur de mesa
Chair - Chaise - Silla - Cadeira
Closet - Placard - Armario - Guarda-roupa
Drawer - Tiroir - Cajón - Gaveta
Bedside table - Table de nuit - Mesa de noche - Mesa de cabaceira

Living room - Salon - Salón - Sala de estar 

Table - Table - Mesa - Mesa 
Coffee table - Table basse - Mesita - Mesinha de centro 
Chair - Chaise - Silla - Cadeira 
Sofa - Canapé - Sofa - Sofa 
Armchair - Fauteuil - Sillón - Poltrona 
Television - Télévision - Televisión - Televisão

Kitchen - Cuisine - Cocina - Cozinha 

Cutlery - Couverts - Cubiertos - Talheres 
Fork - Fourchette - Tenedor - Garfo 
Knife - Couteau - Cuchillo - Faca 
Spoon - Cuillère - Cuchara - Colher 
Glass - Verre - Vaso - Copo 
Bowl - Bol - Bol - Tigela 
Plate - Assiette - Plato - Prato 
Saucepan - Casserole - Cacerola - Caçarola 
Frying pan - Poêle - Sartén - Frigideira 
Colander - Passoire - Colador - Escorredor 
Microwave - Micro-onde - Microondas - Microondas 
Oven- Four - Horno - Forno 
Hot plate - Plaque de cuisson - Plancha - Chapa elétrica 
Sink - Évier - Fregadero - Pia 
Dishwasher - Lave-vaisselle - Lavaplatos - Lava-louças 

Bathroom - Salle de Bains - Baño - Banheiro 

Shower - Douche - Ducha - Chuveirada 
Bathtub - Baignoire - Bañera - Banheira 
Towel - Serviette - Toalla - Toalha 
Soap - Savon - Jabón - Sabonete 
Shampoo - Shampoing - Champú - Xampu 
Conditioner - Après-shampoing - Aconditionador - Conditonador 
Cotton - Coton - Algodón - Algodão
Hairbrush - Brosse - Cepillo - Escova 
Tooth brush - Brosse à dent - Cepillo de dientes - Escova de dientes 
Tooth paste - Dentifrice - Pasta de dientes - Pasta de dente 
Cream - Crème - Crema - Creme 
Makeup - Maquillage - Maquillaje - Maquiagem 

Others - Autres - Otros - Outros 

Trash - Poubelle - Basura - Lixo 
Trash bag - Sac poubelle - Bolsa de basura - Saco de lixo 
Washing machine - Machine à laver - Lavadora - Maquina de laver 
Washing line - Etendoire - Tendedero - Varal 
Decoration - Décoration - Decoración - Decoração

huffingtonpost.fr
Muriel Robin a vécu l'enfer sur le tournage du téléfilm "Jacqueline Sauvage"
L'actrice, qui incarne cette femme symbole des violences conjugales en France, a donné de sa personne sur le tournage du téléfilm de TF1.

C'est pour dénoncer l'enfer des violences conjugales que 87 personnalités et Muriel Robin ont signé une tribune dans Le JDD pour que les victimes “ne meurent plus dans l'indifférence totale”. Avant un rassemblement à Paris le 6 octobre prochain, l'actrice va incarner Jacqueline Sauvage à l'écran.

Diffusé ce lundi 1er octobre sur TF1, ce téléfilm “Jacqueline Sauvage: c'était lui ou moi” raconte l'histoire tragique inspirée du livre de cette femme condamnéeen 2012 pour avoir tué son mari après 47 ans de violences. Libérée en décembre 2016 après une grâce accordée par François Hollande, elle est devenue le symbole des victimes de violences conjugales sur fond de débat public.

Lors du tournage de ce film réalisé par Yves Rénier, Muriel Robin a vécu dans sa chair les coups et les humiliations qu'a subis Jacqueline Sauvage. “Le tournage de Jacqueline Sauvage, dans lequel j'ai pu ressentir ce que pouvait être ‘en vrai’ la violence conjugale, ne m'a pas laissée indemne, a écrit l'actrice dans sa pétition en ligne. Je suis, depuis, connectée avec toutes ces victimes (femmes, hommes et enfants). Il était de mon devoir de citoyenne de prendre la parole pour qu'elles ne se sentent plus abandonnées.”

Muriel Robin a subi la “violence verbale”

Il faut dire que Muriel Robin a été elle-même “maltraitée” dans une relation. Interrogée à ce sujet par Paris Match, l'actrice explique n'avoir “jamais reçu de coups”, mais avoir subi de la “violence verbale”. “Pendant plus de 10 ans, j'ai été dans une histoire d'amitié très nocive. Le jour où j'en ai pris conscience, j'ai tout arrêté. Pour ne pas se retrouver seule, on est prête à accepter n'importe quoi. Je sais ce que c'est d'être une victime. Les hommes savent très bien quand ils s'adressent à une femme qui n'a pas grande estime d'elle-même. Ce qui a longtemps été mon cas”.

“J'avais des bleus partout!”

Muriel Robin raconte en détail les scènes choquantes tournées avec Olivier Marchal que les téléspectateurs pourront retrouver dans le téléfilm sous les traits de Norbert Marot, le mari violent. “Il me secouait, me tirait du lit, me balançait dans les escaliers, se souvient-elle dans Le JDD. J'avais des bleus partout! Ces mots humiliants, ces regards, ça pue, ça vous colle. Il y avait des silences lourds sur le plateau, des larmes parfois. Chacun pensait: nous, on le joue une fois pour de faux, mais pendant ce temps, des femmes vivent cela tous les jours”.

Des scènes que Olivier Marchal lui-même a eu du mal à jouer. “Je n'assumais pas toujours ce que j'avais à jouer, mais il ne faut pas réfléchir quand on incarne un salopard comme Norbert Marot, a-t-il expliqué à Télé 2 Semaines. Pour deux ou trois scènes, notamment celle du repas, très violente, j'avoue m'être un peu désinhibé avec l'alcool, juste de quoi pouvoir jouer. Tourner la séquence où je pousse Muriel dans l'escalier et où je l'insulte a également été horrible. Je me suis même excusé auprès d'elle. Ce qui est dur finalement, c'est de savoir que des mecs comme ça existent”.

Pour l'actrice toutefois, cette incarnation dans le sens littéral du terme fait partie de son métier mais aussi de sa condition de femme. “C'est ça être comédienne! On n'est pas là pour inventer, mais pour vivre la situation, a expliqué Muriel Robin à Télé Poche. J'avais quelques bleus, j'ai été brûlée avec des produits de vieillissement, oui, mais on s'en fout. Je peux donner beaucoup de ma personne pour dire à ces femmes: 'Je suis avec vous.’ C'est un acte citoyen.”


“C'était lui ou moi”

Dois-je rire ou pleurer quand je lis cette phrase ? C'est justement le souci de ces couples qui se constituent. Il n'y a pas de tiers. La loi n'existe pas. Ils fonctionnent à deux dans l’illusion qu’ils sont avec l’autre, face à l’autre. Mais, pas du tout ! Ils font “un”. Un court moment. Et pour retrouver leur “je”, l’unique solution q'ils connaissent, c'est la mort pour eux-mêmes ou pour l'autre. Ils ne connaissent que la dualité dans les relations. J'appelle ces couples des handicapés de la relation. Et qu'il en déplaise à certains, les deux souffrent. Les deux. Il n'y a pas de victime, il n'y a pas de bourreau. Il y a une relation destructrice complice entre deux êtres souffrant.
Je parle ainsi, par expérience. Triste expérience, peut-être, mais très riche en enseignements.
Pour en revenir à Mme Sauvage, je suis très mal à l’aise.
Comment peut-on minimiser une mise à mort voire pire la légitimer ? Quelle que soit la souffrance endurée, Mme Sauvage a agi en acceptant., un temps certain. Ne rien faire, c est aussi “agir”. Il ne s’agit pas dans son cas de légitime défense. D'ailleurs, la justice avait correctement fait son travail.
Ne serait-il pas plus intéressant de faire un film sur le sujet d'une femme qui a réussi à quitter son mari et à se reconstruire ? Ne serait-ce pas plus éducatif et riche d espoir pour toutes les personnes souffrantes?
Ce soir, donc, je boycotte le film.