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cn-monoxide asked:

The creator said it homie

Dans sa nouvelle Sarrasine, Balzac, parlant d'un castrat déguisé en femme, écrit cette phrase : « C'était la femme, avec ses peurs soudaines, ses caprices sans raison, ses troubles instinctifs, ses audaces sans cause, ses bravades et sa délicieuse finesse de sentiments. » Qui parle ainsi? Est-ce le héros de la nouvelle, intéressé à ignorer le castrat qui se cache sous la femme? Est-ce l'individu Balzac, pourvu par son expérience personnelle d'une philosophie de la femme? Est-ce l'auteur Balzac, professant des idées « littéraires » sur la féminité? Est-ce la sagesse universelle? La psychologie romantique? Il sera à tout jamais impossible de le savoir, pour la bonne raison que l'écriture est destruction de toute voix, de toute origine. L'écriture, c'est ce neutre, ce composite, cet oblique où fuit notre sujet, le noir-et-blanc où vient se perdre toute identité, à commencer par celle-là même du corps qui écrit.

Sans doute en a-t-il toujours été ainsi : dès qu'un fait est raconté, à des fins intransitives, et non plus pour agir directement sur le réel, c'est-à-dire finalement hors de toute fonction autre que l'exercice même du symbole, ce décrochage se produit, la voix perd son origine, l'auteur entre dans sa propre mort, l'écriture commence. […]

[…]

Nous savons maintenant qu'un texte n'est pas fait d'une ligne de mots, dégageant un sens unique, en quelque sorte théologique (qui serait le « message » de l'Auteur-Dieu), mais un espace à dimensions multiples, où se marient et se contestent des écritures variées, dont aucune n'est originelle : le texte est un tissu de citations, issues des mille foyers de la culture. Pareil à Bouvard et Pécuchet, ces éternels copistes, à la fois sublimes et comiques, et dont le profond ridicule désigne précisément la vérité de l'écriture, l'écrivain ne peut qu'imiter un geste toujours antérieur, jamais originel ; son seul pouvoir est de mêler les écritures, de les contrarier les unes par les autres, de façon à ne jamais prendre appui sur l'une d'elles ; voudrait-il s'exprimer, du moins devrait-il savoir que la « chose » intérieure qu'il a la prétention de « traduire », n'est elle-même qu'un dictionnaire tout composé, dont les mots ne peuvent s'expliquer qu'à travers d'autres mots, et ceci indéfiniment […] succédant à l'Auteur, le scripteur n'a plus en lui passions, humeurs, sentiments, impressions, mais cet immense dictionnaire où il puise une écriture qui ne peut connaître aucun arrêt : la vie ne fait jamais qu'imiter le livre, et ce livre lui-même n'est qu'un tissu de signes, imitation perdue, infiniment reculée.

L'Auteur une fois éloigné, la prétention de « déchiffrer » un texte devient tout à fait inutile. Donner un Auteur à un texte, c'est imposer à ce texte un cran d'arrêt, c'est le pourvoir d'un signifié dernier, c'est fermer l'écriture. Cette conception convient très bien à la critique, qui veut alors se donner pour tâche importante de découvrir l'Auteur (ou ses hypostases : la société, l'histoire, la psyché, la liberté) sous l'œuvre : l'Auteur trouvé, le texte est « expliqué », le critique a vaincu ; il n'y a donc rien d'étonnant à ce que, historiquement, le règne de l'Auteur ait été aussi celui du Critique, mais aussi à ce que la critique (fût-elle nouvelle) soit aujourd'hui ébranlée en même temps que l'Auteur. Dans l'écriture multiple, en effet, tout est à démêler, mais rien n'est à déchiffrer ; la structure peut être suivie, « filée » (comme on dit d'une maille de bas qui part) en toutes ses reprises et à tous ses étages, mais il n'y a pas de fond ; l'espace de l'écriture est à parcourir, il n'est pas à percer ; l’écriture pose sans cesse du sens mais c'est toujours pour l'évaporer : elle procède à une exemption systématique du sens. Par là même, la littérature (il vaudrait mieux dire désormais l'écriture), en refusant d'assigner au texte (et au monde comme texte) un « secret », c'est-à-dire un sens ultime, libère une activité que l'on pourrait appeler contre-théologique, proprement révolutionnaire, car refuser d'arrêter le sens, c'est finalement refuser Dieu et ses hypostases, la raison, la science, la loi.

*

Revenons à la phrase de Balzac. Personne (c'est-à-dire aucune « personne ») ne la dit : sa source, sa voix, n'est pas le vrai lieu de l'écriture, c'est la lecture. Un autre exemple fort précis peut le faire comprendre : des recherches récentes ( J.-P. Vernant) ont mis en lumière la nature constitutivement ambiguë de la tragédie grecque ; le texte y est tissé de mots à sens double, que chaque personnage comprend unilatéralement (ce malentendu perpétuel est précisément le « tragique ») ; il y a cependant quelqu'un qui entend chaque mot dans sa duplicité, et entend de plus, si l'on peut dire, la surdité même des personnages qui parlent devant lui : ce quelqu'un est précisément le lecteur (ou ici l'auditeur). Ainsi se dévoile l'être total de l'écriture : un texte est fait d'écritures multiples, issues de plusieurs cultures et qui entrent les unes avec les autres en dialogue, en parodie, en contestation ; mais il y a un lieu où cette multiplicité se rassemble, et ce lieu, ce n'est pas l'auteur, comme on l'a dit jusqu'à présent, c'est le lecteur : le lecteur est l'espace même où s'inscrivent, sans qu'aucune ne se perde, toutes les citations dont est faite une écriture ; l'unité d'un texte n'est pas dans son origine, mais dans sa destination, mais cette destination ne peut plus être personnelle : le lecteur est un homme sans histoire, sans biographie, sans psychologie ; il est seulement ce quelqu'un qui tient rassemblées dans un même champ toutes les traces dont est constitué l'écrit. C'est pourquoi il est dérisoire d'entendre condamner la nouvelle écriture au nom d'un humanisme qui se fait hypocritement le champion des droits du lecteur. Le lecteur, la critique classique ne s'en est jamais occupée ; pour elle, il n'y a pas d'autre homme dans la littérature que celui qui écrit. Nous commençons maintenant à ne plus être dupes de ces sortes d'antiphrases, par lesquelles la bonne société récrimine superbement en faveur de ce que précisément elle écarte, ignore, étouffe ou détruit ; nous savons que, pour rendre à l'écriture son avenir, il faut en renverser le mythe : la naissance du lecteur doit se payer de la mort de l'Auteur.

Partager avec vous cette jolie histoire, Happy Life !

Un mot gentil pour chacun…

C’est une très belle histoire, elle vaut la peine que l’on réfléchisse sur notre relation avec les autres….!

Un jour, une prof demande à ses élèves de noter le nom de tous les élèves de la classe sur une feuille et de laisser un peu de place à côté de chaque nom.

Puis, elle leur dit de penser à ce qu’ils pouvaient dire de plus gentil au sujet de chaque camarade et de le noter à côté de chacun des noms. Cela pris toute une heure jusqu’à ce que tous aient fini et avant de quitter la salle de classe, les élèves remirent leur copie à la prof.

Le week-end, la prof écrivit le nom de chaque élève sur une feuille et à côté toutes les remarques gentilles que les autres avaient écrit au sujet de chacun.

Le lundi, elle donna à chaque élève sa liste.

Peu de temps après, tous souriaient.

« Vraiment ? » entendait-on chuchoter…

« Je ne savais pas que j’avais de l’importance pour quelqu’un….! »

« Je ne savais pas que les autres m’aimaient tant » étaient les commentaires que l’on entendait dans la salle de classe….!

Personne ne parla plus jamais de cette liste. La prof ne savait pas si les élèves en avaient parlé entre eux ou avec leurs parents, mais cela n’avait pas d’importance. L’exercice avait rempli sa fonction. Les élèves étaient satisfaits d’eux-mêmes et des autres.

Quelques années plus tard, un élève tomba, mort au Vietnam et la prof alla à l’enterrement de cet élève.

L’église était comble. Beaucoup d’amis étaient là… L’un après l’autre, ils s’approchèrent du cercueil pour lui adresser un dernier adieu.

La prof alla en dernier et elle trembla devant le cercueil.

Un des soldats présents lui demanda « Est-ce que vous étiez la prof de maths de Marc ? »

Elle hocha la tête et dit : « oui » Alors il lui dit : «Marc a souvent parlé de vous. »

Après l’enterrement, la plupart des amis de Marc s’étaient réunis. Les parents de Marc étaient aussi là et ils attendaient impatiemment de pouvoir parler à la prof.

« Nous voulions vous montrer quelque chose. » dit le père de Marc et il sortit son portefeuille de sa poche. « On a trouvé cela quand Marc est tombé à la guerre. Nous pensions que vous le reconnaitriez… » Il sortit du portefeuille un papier très usé qui avait dû être recollé, déplié et replié très souvent.

Sans le regarder, la prof savait que c’était l’une des feuilles de la fameuse liste des élèves contenant beaucoup de gentilles remarques écrites à l’époque par les camarades de classes au sujet de Marc.

« Nous aimerions vous remercier pour ce que vous avez fait. » dit la mère de Marc « Comme vous pouvez le constater, Marc a beaucoup apprécié ce geste.»

Tous les anciens élèves se réunirent autour de la prof.

Charles sourit et dit :

« J’ai encore ma liste. Elle se trouve dans le premier tiroir de mon bureau.»

La femme de Chuck dit : « Chuck m’a prié de la coller dans notre album de mariage. »

« Moi aussi, j’ai encore la mienne,» dit Marilyn «Elle est dans mon journal intime»

Puis, Vicky, une autre élève, prit son agenda et montra sa liste toute usée aux autres personnes présentes. « Je l’ai toujours avec moi, » dit Vicky et elle ajouta : « Nous l’avons tous gardée.»

La prof était si émue qu’elle dut s’asseoir et elle pleura … Elle pleurait pour Marc et pour tous ses amis qui ne le reverraient plus jamais.

Dans le quotidien avec les autres, nous oublions trop souvent que toute vie s’arrête un jour et que nous ne savons pas quand ce jour arrivera.

C’est pourquoi, il est important de dire aux personnes, que l’on aime et qui nous sont importantes, qu’elles sont particulières et importantes.

Dis le leur avant qu’il ne soit trop tard.

Tu peux aussi le faire en continuant de partager cette histoire. Si tu ne le fais pas tu vas rater une occasion de faire quelque chose de bien.

Si tu as lu cette histoire, c’est que je pense à toi et que tu as de l’importance pour au moins une personne.

Si tu es trop occupé(e), et ne peux pas t’accorder quelques minutes pour la partager, c’est la toute première fois que tu n’as rien fait pour faire plaisir à quelqu’un ?

Penses que tu récoltes ce que tu sèmes. Ce que l’on apporte dans la vie des autres, on le reçoit aussi dans sa propre vie en retour.

Ce jour doit être quelque chose d’aussi important que tu l’es. Ne te poses pas de questions, partages tout simplement !!!

Auteur inconnu

Source : http://radioeveil.com/un-mot-gentil-pour-chacun-histoire-a-mediter/

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La Cigarette (Suite en Blanc) Répétition - Mathilde Froustey ♡

Pourquoi il faut à tout prix optimiser les "objets" de vos emails

On oublie souvent que la plupart des règles traditionnelles du copywriting restent applicables pour l'email (comme pour la plupart des nouveaux media liés à l'internet). Pour l'écriture web, les bonnes pratiques ont évolué mais beaucoup de “basiques” sont en effet restés les mêmes qu'autrefois. Tout ne doit pas toujours changer ! En voici un bon exemple. 

Qu'est-ce qu'un “titre” pour vous, l'envoyeur d'emails ?

De façon générale, le “titre” produit la première impression chez votre cible. C'est la première chose qu'elle voit, c'est l'élément qui capte son attention.

Bien sûr, sa forme peut changer avec le format. Dans un communiqué de presse, le titre serait le paragraphe principal, sur un site ce serait la homepage, etc. Mais sur un email ? Vous vous en doutez : ce sont les champs “De la part de” et “Objet”. 

L'une des bases : vendre le produit dans son titre

Dans une fameuse publicité parue dans un journal  dans les années 60-70, David Ogilvy écrivait la chose suivante :

En moyenne, le titre est lu cinq fois plus que le corps de texte. Il s'ensuit que si vous ne vendez pas votre produit dans le titre, vous avez perdu 80% de votre argent. C'est pourquoi les titres conçus par Ogilvy & Mather incluent le nom de la marque et la promesse.

Ce que cela signifie pour vos campagnes emailing 

Beaucoup de choses peuvent être dites sur les diverses façons d'écrire un bon titre. Nous en reparlerons plus tard. Mais si vous aviez une seule question à vous poser avant d'envoyer une campagne emailing, ce serait la suivante : “Ai-je bien vendu mon produit dans le titre ? Les champs "De la part de” et “Objet” fournissent-ils bien le maximum de renseignements possible ?“

En jetant juste un oeil sur les champs "De la part de” et “Objet”, le destinataire devrait pouvoir répondre aux questions classiques :

  • Qui ?
  • Quoi ?
  • Pourquoi ?
  • Comment ?
  • Et peut-être “quand ?” et “où ?”, si c'est approprié.

À quoi ressemble donc un titre optimisé ?

Prenons un exemple : jetez un oeil à ces titres d'emails, envoyés par Hubspot:

  • Le champ “De la part de” est optimisé : vous savez qui vous parle et c'est vraiment un “qui” puisque c'est le nom d'une personne. En prenant cette liste dans sa globalité, vous réaliserez que les choses sont faites de façon à ce que le lecteur puisse identifier Hubspot. Dans 80% des emails, le nom de la marque est suggéré ou écrit noir sur blanc.  
  • Dans le “Objet” aussi : vous savez de quoi il s'agit. Parfois, c'est même mis en avant avec des crochets “[XXXX]”. Cela fournit un “quand” dans la mesure où l'on produit un bel effet d'annonce. Le mot “new” est une sorte de cerise sur le gateau, il appuie le moment présent : c'est “MAINTENANT !”. On sait de façon implicite comment procéder, et l'on sait que ce sera immédiat. On comprend très bien que l'on peut télécharger la chose ou s'y inscrire en quelques clics.  

En d'autres termes : leurs titres vendent le produit. Même si vous n'ouvrez pas l'email, vous savez ce que vous avez manqué et vous savez qu'il aurait été très facile d'en bénéficier. Vous savez que Hubspot produit beaucoup de de contenus et le fait de recevoir des emails de plusieurs employés vous donne quasiment l'impression d'appartenir à leur boîte !

En conclusion : concentrez-vous sur les titres !

Vérifiez et demandez-vous toujours si vous appliquez bien la recommandation d'Ogilvy pour vos emails. C'est vieux et simple mais si efficace ! Le titre est LA chose qui doit à tout prix être optimisée. Vous ne vous adressez pas qu'à ceux qui daignent lire vos emails. Il faut toucher les 80% qui ne liront pas “tout”.

À la lumière de ce que sont les taux d'ouverture aujourd'hui (autour de 20% en moyenne), le conseil d'Ogilvy apparait comme très judicieux ! Ce chiffre reflète en effet bien ce qu'il énonce…

À part cela, vous comprenez à présent encore plus pourquoi Mailjet fait tout pour que les emails arrivent bien jusqu'à la boîte de réception !

- Tu devrais mettre cela dans Paludes, dit Hubert.
Du coup je m’irritai tout à fait:
“N’aurais-tu jamais rien compris, pauvre ami, aux raisons d’être d’un poème? à sa nature? à sa venue? Un livre… mais un livre, Hubert, est clos, plein, lisse comme un oeuf. On n’y saurait faire entrer rien, pas une épingle, que par force, et sa forme en serait brisée.
- Alors ton oeuf est plein? reprit Hubert.
- Mais, cher ami, criai-je, les oeufs ne se remplissent pas: les oeufs naissent pleins… D’ailleurs ça y est déjà dans Paludes… et puis je trouve stupide de dire que je ferais mieux d’écrire autre chose… stupide! entends-tu?… autre chose! d’abord je ne demanderais pas mieux; mais comprends donc qu’ici c’est bordé de talus comme ailleurs; nos routes sont forcées, nos travaux de même. Je me tiens ici parce qu’il ne s’y tenait personne; je choisis un sujet par exhaustion, et Paludes parce que je suis bien sûr qu’il ne se trouvera personne d’assez déshérité pour venir travailler sur ma terre; c’est ce que j’ai tâché d’exprimer par ces mots: Je suis Tityre et solitaire. - Je t’ai lu ça, mais tu ne l’as pas remarqué… Et puis combien de fois t’ai-je déjà prié de ne jamais me parler de littérature! A propos - continuai-je par manière de diversion - iras-tu ce soir chez Angèle? elle reçoit.


Paludes - André Gide

6ème-Sq4 Le jardin d'Eden

L’homme dans le jardin d’Eden.

External image
Dieu créa le jardin « en Eden, à l’Orient » l.3-4 (Orient = Est).

En hébreu (=langue ancienne, parlée en Israël), « eden » signifie « steppe, désert ». Un jardin en Eden est donc extraordinaire car d’habitude, rien ne pousse dans le désert.

Dans le texte, nous ne savons pas quel est le fruit de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. L’imaginaire populaire a souvent pensé qu’il s’agissait d’une pomme.

« Iahvé Elohim donna un ordre à l’homme. » Les fonctions dans la phrase.

1 – Je cherche le verbe conjugué. —–> donna

2 - « Qui est-ce qui donna ? » ——-> Iahvé Elohim (le sujet du verbe)

3 – Il donna quoi/qui ? ——–> un ordre ( complément d’objet direct du verbe)

4 – Il donna un ordre à qui ? —-> à l’homme (complément d’objet indirect)

Vendredi 06 janvier Lire, comprendre et apprendre la leçon p.316 + ex. 1 p.317 (au brouillon)