stagnent

Garde ces gens-là, ceux-là là, qui se lèvent à 5h du matin pour venir te chercher à la gare, ceux qui t’emmènent toujours dans des plans foireux, ceux qui font l’effort de te parler, les entêtés qui refusent tes non-réponses, ceux qui volent jusqu’à toi dès que tu en as besoin, ceux qui puent la galère, ceux qui rient pour rien et ceux qui sont toujours blasés, ceux qui sont fauchés et ceux qui ont de l’argent à jeter, ceux qui parlent jamais et ceux avec qui t’arrives pas à en placer une, ceux qui t’appellent à 3 heures du matin en ayant perdu leurs clefs, ceux qui sont toujours dans la lune, ceux qui sont toujours en retard, ceux qui t’engueulent parce-qu’ils étaient à l’heure, ceux qui aiment la trance et ceux qui adorent Renaud, ceux qu’ont du mal à vivre et ceux qui ne demandent qu’à vivre, ceux qu’habitent à 400 bornes et ceux qui vivent à 5 rues, ceux qui ne font que cavaler, ceux qui hurlent, ceux qui râlent, ceux qui parlent pas français, ceux qui finissent en PLS les soirs de semaine, ceux qui tiennent pas l’alcool et ceux que t’arrivent pas à suivre, ceux qui boivent cul sec et ceux qui noient leur chagrin dans la bouteille, ceux qui balbutient, ceux qui ont envie de mourir, ceux qui chantent juste et les casseroles, ceux qui voyagent, ceux qui stagnent, ceux qui ont une petite vessie, ceux qui ressemblent à des hippies, ceux qui jouent de la musique, ceux qui t’emmènent au septième ciel, ceux qui te tirent en haut, ceux qui te cognent toujours, ceux qui s’ennuient, ceux qui font que dormir, ceux qui se lèvent jamais avant 16h, ceux qui sont au chômage, ceux qui ne veulent pas grandir, ceux qui veulent fuir.

Oui ceux-là, les bosseurs, les grand-cœurs, les fêtards, les tocards, les oubliés, les inachevés, les mélancoliques, les bucoliques, les rêveurs, les tombeurs, les charmeurs, les teuffeurs, les enculés, les tarés, les don juan, les mécontents, les enragés, les fumeurs de cannabis, les toxicos, ceux qui prennent de la coke, de la kéta et toutes ces choses, les éternels incompris, les incorrigibles optimistes, les littéraires, les téméraires, les barbus, les « m’as-tu vu », les timides, les perfides, les connards, les saoulards, les superficiels, les infidèles, les bipolaires, les éternels célibataires, les beau-parleurs, les acteurs , les peureux, les coléreux, les indécis, les amis, les amours, les vautours.

Oui, ceux-là, ceux qui te rendent meilleure, ceux qui te font rire, ceux qui ont besoin de toi, ceux qui n’attendent que toi pour festoyer, ceux à qui tu manques, ceux qui t’admirent, ceux qui veulent devenir comme toi, ceux qui envient ton train de vie, ceux qui réussissent à vivre avec ton sourire, ceux qui te donnent l’énergie d’avancer, ceux qui tapent du pied avec toi jusqu’à midi, ceux qui ne connaissent pas la fatigue en ta compagnie, ceux qui sont toujours prêts à foutre la zizanie avec ta connerie, ceux qui t’aident à escalader tous ces murs, ceux qui te serrent au creux de leurs bras, ceux qui t’envoient un kilo d’amour par jour, ceux qui te disent ce qu’ils pensent de toi, ceux qui t’ouvrent la porte quand tu tangues, ceux qui t’hébergent dès que tu en as besoin, ceux qui restent éveillés tard le soir pour te parler, ceux qui partagent tes nuits d’insomnies, ceux qu’essayent de t’apaiser le cœur, ceux qui te connaissent par cœur, ceux qui sont pas vraiment des enfants de cœurs mais qui t’ont offert leur cœur, ceux qui n’ont pas de rancœur pour toi, ceux qui veulent te voir tout en haut, ceux qui espèrent te voir légaliser la beuh, ceux qui vident leurs poches quand t’es fauchée, ceux qui n’ont pas besoin de parler pour te comprendre, ceux qu’essayent sans relâche de te cerner, ceux qui sourient rien qu’en ta présence, ceux qui te croient parfaite, ceux qui savent faire la fête, et même ceux qui baisent chez toi, ceux qui dégueulassent l’appart à chacun de leur passage, ceux qui sont toujours dans le brouillard, ceux qui font que tu es simplement toi, toi l'énergumène qui prend de la place mais qu'a toujours cette foutue grimace qui montre tes dents blanches.