sourire amour

J'aimerais que tu me souries, puis que tu m'embrasses en me prenant la main. J'aimerais que tu me dises que je suis belle et qu'aucune autre personne ne fera jamais chavirer ton cœur comme je le fais. J'aimerais dormir entre tes bras, et t'entendre respirer doucement la nuit. J'aimerais qu'on reste coucher dans notre lit pendant des heures, à se regarder dans le blanc des yeux, en se caressant du bout des doigts. J'aimerais qu'on regarde pleins de films, avachis dans le canapé, collés l'un à l'autre. J'aimerais qu'on aille faire des balades interminables, qu'on découvre le monde ensemble. J'aimerais sécher tes larmes, partager tes rires, te soutenir dans les coups durs, me réjouir de tes réussites. J'aimerais te dire que je t'aime. Quand le soleil levant éclaire ton visage encore endormi, quand tu rigoles de nos bêtises, quand tu t'énerves contre cette vie pourrie. J'aimerais passer ma vie avec toi. Car l'amour triomphe de tout.
—  Pleurerdanslabaignoire
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Parce qu’il faut bien en remettre une couche tous les ans, parce qu’il y a plein d’autres choses à fêter aujourd’hui et pas de temps à perdre avec la consommation de masse … faites l’amour, pas les magasins, ou profitez du soleil ou faites des sourires autour de vous, aidez quelqu’un, chantez, bref faites la fête !

Pizza froide

Il est 2 heures du matin et nos rires éclatent par la fenêtre de la cuisine. Moi assise sur le comptoir, à boire du vin au goulot et manger de la pizza froide. Ton rire est si beau. Tu t'approches et j'enlace mes jambes autour de ta taille. Même juchée sur le mobilier de la cuisine, tu es encore plus grand que moi. Tu me regardes, je suis un peu saoule et ça te fais tellement marrer. Tu remets une mèche de mes cheveux derrière mon oreille. Je resserre mon étreinte acrobatique, tu glisses ta main derrière mon cou et tu m'embrasses. Comme si tu l'avais toujours fait. Je ne sais pas si c'est l'alcool ou bien le vent frais que souffle la nuit qui me donne des frissons. C'est bon. Toi.Moi.Nous.
Ce “nous” qui avait toujours été synonyme d'amitié. Ta main qui avait toujours tenue la mienne lors des moments difficiles, des peines, des blessures et des trop grands bonheurs. Que ton rire, qui avait toujours rythmé mes étés, trouverait écho en moi cet été précis. Tu te détaches de mon enlacement pour prendre une bière au frigo et je te balance ma croûte de pizza à la tête. Tu te relèves tranquillement, tu secoues ta bière et la décapsule dans ma direction. Les voisins m'ont sans doute entendue hurler et mourir de rire quand je me suis mise à courir et que tu me poursuivais à travers le salon. Tu m'as attrapé par la taille, soulever de terre et projetée sur le canapé “ quand j'en aurais fini avec toi, tu ne lanceras plus jamais de reste de pizza, canaille”. Je riais tellement que j'en avais mal à l'estomac.
Tu as ce talent unique de m'irradier de bonheur et de sourire.
Je ne me souviens pas à quelle moment je me suis endormie, le visage enfouis dans tes bras.

Le lendemain matin, mes cheveux avaient une odeur de bière et toi de pizza froide. Les rayons de lumière dansaient avec ce bonheur sans nom et inattendu qui planait sur nous, endormie dans les bras un de l'autre.

Je crois que c’est officiel. Je suis amoureux de Summer. J’aime son sourire. J’aime ses cheveux. J’aime ses genoux. J’aime cette tâche de naissance en forme de cœur qu’elle a au dessus du sein. J’aime sa façon de s’humecter les lèvres parfois juste avant de parler. J’aime sa façon de rire. J’aime son expression quand elle dort. J’aime entendre cet air dans ma tête à chaque fois que je pense à elle. Et j’aime me sentir bien avec elle. C’est comme si tout était possible. Je ne sais pas comment le dire. Y a un nouveau sens à ma vie.
—  (500) jours ensemble, Tom.
Le mal du bonheur

Je me surprends parfois à tellement aimer la vie et être heureuse, d’en venir à oublier que certain on le mal de vivre. A ne pas comprendre ces gens qui voudraient que tout ça disparaisse. Puis, doucement je me rappelle que j’ai déjà fait partie d’eux. Avoir tellement mal. Tellement mal au point de ne plus savoir de quelle couleur est le ciel. Tout est gris. Tout le temps. Tout fait mal. Tout le temps. Je sens la cicatrice sur mon cœur qui brûle. Et puis je sens tout l’amour autour qui la console. La vie, c’est tellement plus. Toute la douceur et les sourires qui demandent qu’à naître et guérir le mal de vivre.
C’est si beau, si calme, la vie! Réaliser la chance qu’on tient entre nos mains. Être ici, maintenant, dans ce sentiment paisible du bonheur. Je souris bêtement. J’aurais manqué toute cette chaleur qu’on ressent en étant heureux. En santé, libre, sain.
Etre si bien qu’on en oubli que le temps passe et qu'il nous fait vieillir. Tellement bien qu’on en a oublié ces rides qui se sont brodées aux coins de nos sourires. Cette sagesse qui s’est immisée dans nos décisions. La routine de bonheur qui s’est glissé tout près, comme on se glisse au chaud un long soir d’hiver. J’aime profondément la vie. Même si parfois elle est moche, je lui pardonne. J’ai le moral moche parfois aussi et elle me pardonne bien elle-même.

P.J.
Adieu tristesse,
Bonjour tristesse.
Tu es inscrite dans les lignes du plafond.
Tu es inscrite dans les yeux que j’aime
Tu n’es pas tout à fait la misère,
Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
Par un sourire. Bonjour tristesse.
Amour des corps aimables.
Puissance de l’amour
Dont l’amabilité surgit
Comme un monstre sans corps.
Tête désappointée.
Tristesse, beau visage.
—  Paul Eluard, “A peine défigurée”, La vie immédiate.

Adieu tristesse,
Bonjour tristesse.
Tu es inscrite dans les lignes du plafond.
Tu es inscrite dans les yeux que j’aime
Tu n’es pas tout à fait la misère,
Car les lèvres les plus pauvres te dénoncent
Par un sourire.

Bonjour tristesse.
Amour des corps aimables.
Puissance de l’amour
Dont l’amabilité surgit
Comme un monstre sans corps.
Tête désappointée.
Tristesse, beau visage.

—  Paul Éluard - À Peine Défigurée (La vie immédiate, 1932)