se lever

french nighttime vocab 💤

🌙 night vocab 

  • la nuit: the night
  • la lune: the moon
  • les étoiles: the stars (f)
  • nocturne: nocturnal 

🛏️ bedroom vocab

  • la chambre à coucher: bedroom
  • la chambre: bedroom
  • la grande chambre: the master bedroom
  • un lit: a bed
  • l'oreiller: a pillow
  • un animal en peluche: a stuffed animal
  • une couverture: a blanket
  • la literie: bedding
  • la table de chevet: bedside table
  • le dessus-de-lit: bedspread
  • la taie d'oreiller: pillow case
  • douillet: cozy
  • la couette: comforter
  • faire le lit: make the bed
  • le lit est défait: the bed is unmade
  • un grand lit: a king sized bed
  • un lit à deux places: a bed for two people
  • un lit à une place: a bed for one person
  • un cadre d'un lit: bed frame
  • les draps: bed sheets (m)
  • un lit superposé: bunk bed 

  😴 sleep vocab 

  • un somme: a nap
  • un petit somme: a quick nap
  • la sieste: a siesta (nap in the afternoon)
  • le sommeil: sleep
  • la somnolence: sleepiness
  • un rêve: a dream
  • un cauchemar: a nightmare
  • une rêverie: a daydream
  • l'insomnie: insomnia (f)
  • le somnambule: sleepwalker
  • un noctambule: a night owl 
  • matinal: early riser
  • un réveil: an alarm clock

🌌 verbs

  • se lever: to wake up (literally to rise)
  • se coucher: to go to bed
  • se recoucher: to go back to bed
  • s'assoupir: to doze off
  • dormir: to sleep
  • rêver: to dream
  • rêvasser: to daydream 
  • pioncer: to sleep (informal)

🌃 phrases

  • bonne nuit: good night 
  • passer une nuit blanche: to pull an all nighter
  • être un lève-tôt: to be an early bird 
  • être un lève-tard: a late riser
  • sortir du lit: get out of bed 
  • dormir à poings fermés: sleep like a log
  • rester éveillé: to stay up

So try me in the morning when the sun comes rising up
Try me, in the afternoon, bet you just can’t get enough
Try me, in the evening, satisfaction guaranteed
Baby I got what you need, you gotta try me
Try me
~~
Essaie-moi le matin quand le soleil est sur le point de se lever. Essaie-moi dans l’après-midi, je parie que tu n’en as pas eu assez. Essaie-moi le soir, satisfaction garantie. Bébé, j’ai ce dont tu as besoin, tu devrais m’essayer. Essaie-moi
~~
Jason Derulo - Try me

La première fois que je l'ai vu, c'était un de ces matins de cours, début septembre. Je n'avais pas fait vraiment attention aux gens de ma classe, mais cette fille là a attiré mon attention. Elle semblait parfaite quand on la regardait. Elle avait un air de fille qui n'a pas besoin de faire attention à son apparence pour être magnifique. Elle se baladait dans un sweat gris beaucoup trop grand, et ses cheveux étaient en bataille. Ce jour là, je l'ai vu rejoindre son petit ami, le garçon parfait en l’occurrence. Elle avait une démarche assurée, elle riait avec les amis de ce garçon, elle lui faisait les yeux doux. Elle semblait être la fille avec le moins de problème au monde. J'ai appris plus tard que ce n'était qu'une façade. Que ce sweat aux manches trop longue masquait les marques sur ses bras. Que les cheveux en bataille était un manque d'envie de se lever le matin pour affronter la vie. Que le petit ami en question était un cauchemar éveillé. Que les rires étaient ce qui l'empêchait de pleurer devant les autres. Que sa démarche était calculée, comme tout le reste, pour paraître normale. Je n'ai compris que plus tard que cette fille qui semblait contenir tout le bonheur du monde était en fait une boite de Pandore. Je n'ai compris tout le malheur qu'elle contenait que lorsqu'elle m'a donné les clés pour la comprendre.

les verbes à connaître

- to be : être / to have : avoir / to do : faire / to make : faire

- to eat : manger / to drink : boire

- to sleep : dormir / to play : jouer / to work : travailler

- to go : aller / to go in : entrer / to go out : sortir / to get back in : rentrer

- to arrive : arriver / to live : vivre / to die : mourir

- to take : prendre / to take back+start again : reprendre


- to sing : chanter / to dance : danser / to walk : marcher / to run : courir

- to go up the stairs : monter (les escaliers) / to go down the stairs : descendre 

- to fall : tomber / to get back up : se relever / to get lost : se perdre

- to jump : sauter / to swim : nager / to have a fight : se battre


- to carry : porter / to drive : conduire / to move around : se déplacer

- to bring : emmener (a person), emporter (a thing) / to bring back : ramener

- to drop stg : faire tomber / to pick up stg : ramasser 

- to get up : se lever / to sit down : s’asseoir

- to wake up : se réveiller / to go to bed : aller se coucher


- to see : voir  / to look : regarder

- to speak : parler / to talk : parler, discuter / to argue : se disputer

- to hear : entendre / to listen : écouter

- to touch : toucher / to feel : sentir / to smell : sentir / to seem : sembler


- to laugh : rire / to giggle : glousser, ricaner (mean) / to smile : sourire

- to realize : réaliser, se rendre compte / to mean : signifier, vouloir dire

- to notice : remarquer, observer

- to scream : crier / to yell : hurler / to cry : pleurer

- to whisper : chuchoter / to mutter : murmurer


- to read : lire / to watch : regarder

- to think : penser / to dream : rêver / to imagine : imaginer

- to win : gagner / to lose : perdre

- to argue : débattre / to forget : oublier / to forgive : pardonner

Tu la vois cette gamine dans un sweat trasher trop grand, les cheveux attachés et une musique plutôt répétitive de droguer, ça pourrait être ta voisine, ta copine, ta sœur, ta pote, n’importe qui en vrai, elle vient de se lever – il est 19h13 – entre temps, elle a siesté trois fois, ce qui globalement nous fait une période de sommeil de 20h rythmée par du pilon. Depuis le temps qu’elle dit qu’elle devrait se ressaisir, ça commence à devenir tendu du cul à vrai dire. Techno entrainante, le cerveau complètement cramé au shit, quasiment plus d’état de défonce, seulement une sensation de pesanteur qui rend un tant soit peu plus supportable la morne existence qu’elle se tape. Underground de mes couilles, oe, juste taper du pied suffit pour exister qu’elle s’évertue à penser. Y’a pas si longtemps elle s’est dit « faut que je me bouge, j’ai plus 16 ans », le vide semble avoir grandi, drôle d’image, un vide qui s’agrandit. Soit. Elle vient d’engloutir un paquet familial de lays barbecue, son alimentation oscille entre « dégout total pour tout ce qui ose ressembler de près ou de loin à de la bouffe au point réel de provoquer un effet vomitif sur sa personne » à « une fonce-dalle de grand chacal », cependant avec le temps, le premier état semble devenir monnaie courante au détriment d’ingurgiter quoique ce soit, bref, il est temps d’arrêter cette merde, je te le suggère vivement même, et je dois être sans doute la 58 735ème personne à te l’avoir dit, sauf ta mère, non elle, elle t’a dit « t’as bien les yeux rouges aujourd’hui, tu prends bien ton traitement pour tes allergies ? », t’es vraiment en train de te taper une putain d’allergie sa mère à la vie en fait. Miskine.

- Ne me dis pas que t’as repris la codéine ?
eh merde poto, ceci explique cela. - 

Bref.

Folie ordinairement contemporaine.

Alors, tu la vois cette gamine ? Parce-que là j'te jure qu'elle va pas bien.
2

In the afternoon Cromwell took him to the Queen, to whom he delivered the Admiral’s letters and charge. She complained of his long delay, which had caused her husband many doubts. She said the Admiral must think of applying some remedy, and act towards the King so that she may not be ruined and lost, for she sees herself very near that, and in more grief and trouble than before her marriage. She charged him to beg the Admiral to consider her affairs, of which she could not speak as fully as she wished, on account of her fears, and the eyes which were looking at her, her husband’s and the lords’ present. She said she could not write, nor see him again, nor stay longer. She then left him, the King going to the next room, where the dance was beginning (se leverent), without the said Lady going thither.

Palamedes Gontier’s letter to Philippe de Chabot, Admiral of France,
from ‘Letters and Papers, Foreign and Domestic, Henry VIII, Volume 8, January-July 1535

Ma prof: -“De toute façon vous êtes jeunes, vous n'avez pas de problèmes, vous n'avez aucune raison de vous plaindre.”

Euh..?? Parce que vous croyez sincèrement que c'est parce qu'on est “jeunes” qu'on n'a pas de problèmes ?!
Non j'ai pas de loyers à payer, j'ai pas de gosses à élever, mais si vous saviez ce que je vis tout les jours..
Est-ce que vous savez ce que c'est vous, de se lever tout les matins en espérant crever ? Vous savez ce que c'est de se faire insulter tout les jours alors que vous n'avez rien fait ? Vous savez ce que c'est d'être rabaissée par ses propres parents ? Vous savez ce que c'est de n'être aimée par personne ? Vous savez ce que c'est que d'avoir une carence affective qui vous ronge de l'intérieur ? Vous savez ce que c'est de se tailler les veines tous les jours tellement c'est dur ? Vous savez ce que c'est de pleurer chaque soir avant de dormir ? Et puis c'est quoi dormir au juste ? J'arrive plus à fermer l'œil de la nuit tellement j'ai peur du lendemain. J'ai peur de m'endormir et de me réveiller, parce que je sais pertinemment que si je me réveille je serais obligée d'affronter tout ça une fois de plus. J'ai plus faim, je ne mange plus. J'ai mal, je souffre et personne ne s'en rend compte.
Alors non, c'est pas parce qu'on est “jeunes” qu'on n'a pas de problèmes.

Il faisait beau ce jour-là. Dommage, j'aime bien la pluie. D'ailleurs, j'aime beaucoup de choses que les autres n'aiment pas. J'aime les orages, j'aime les tempêtes, j'aime les déferlantes, j'aime voir la mer qui se déchaîne. J'aime me lever tôt, très tôt, quand le monde ne vit pas encore. Parfois, j'entends au loin le bruit d'une mobylette et je pense à cet ouvrier qui doit partir au travail le cœur lourd d'être déjà debout. J'aime les longues files d'attente aux guichets, ça me permet de rêvasser (et de rêveries, je crois que je n'en aurais jamais assez). Je fantasme alors sur la vie des gens, imaginant, par exemple, le coup de foudre qui pourrait naître entre cet homme à l'air renfrogné et cette femme aux formes généreuses.

Enfant, le monde était peuplé pour moi de figures imaginaires : celles de mes livres, ou de mes désirs. […] Toutes ces figures ont peu à peu disparu. Pourtant cette terre n'est pas moins peuplée. J'ai vu se lever d'autres figures; je ne les avais pas cherchées; je ne les aurais pas crues si belles.
—  Marcel Arland, Les Vivants

J'voudrais juste
arrêter
de marcher
de parler
de respirer
de vivre
d'exister
d'ailleurs
j'me sens même pas exister
comme si, j'étais toujours dans un foutu cauchemar
j'ai déjà l'impression d'avoir vécu toutes mes journées:
se lever en pleurant, marcher, écouter, parler, manger, s'endormir en pleurant
y'a rien de nouveau rien qui change
même pas ton regard
même pas ton foutu regard qui reste aussi vide quand tu me regardes sans aucun éclair pour dire “je t'aime, regarde, je t'aime avec mes yeux, je t'aime avec mon âme” parce que rien ne change hier est aujourd'hui et aujourd'hui sera demain parce que ma vie n'évolue pas à part mon amour pour toi qui grandit toujours et encore plus fort, plus violent cet amour qui me déchire cet amour qui n'est pas renvoyé dans tes yeux mais qui l'est dans les miens

C'est difficile de se battre contre un mal qu'on arrive même pas a définir, se lever le matin et se dire j'ai survécu ses derniers jours, je peux encore survivre une journée de plus demain sera peut être meilleur. Mais la vérité c'est que ce demain sera pareil que les précédent jours fade, triste,et douloureux.
—  Danslesténèbres
Bien sûr que ça fait mal. On se sent abandonnée, seule et la seule personne par laquelle on veut être consolée, est celle qui nous blesse. On ne veut pas entendre de phrases bateaux comme, ça va aller, ça passera, il ne sait pas ce qu'il perd, un de perdu, dix de retrouvés. Parce que la seule chose que l'on veut, c'est la personne perdue. On pleure tout en se sentant vide. Vide de toute énergie, envie et autre raison de se lever le matin. On n'y croit plus, mais on espère quand même qu'il reviendra. On attend un coup de fil qui ne viendra pas. Il nous manque mais on lui avouera jamais. On rêve toujours de lui, de ses bras, et de tous ses mots qu'il avait l'habitude de nous dire. Pendant quelques temps, nous ne sommes qu'une épave, l'ombre de nous-mêmes. On se laisse aller, en espérant que cette souffrance disparaîtra un jour, comme tous ses sentiments trop présents, qui débordent. Ils nous étouffent et nous tirent vers le bas. Mais ils s'en iront un jour. Tout la nostalgie et le manque. Pourtant, ça nous semble irréalisable sur le moment, irréel de songer qu'un jour où l'autre, on ne l'aimera plus. On est triste nous, et au final, on s'accoutume à notre tristesse, elle nous tient compagnie, à défaut de celui qui nous manque. Mais n'oublions pas la question qui compte le plus, “Tout ça aura-t-il toujours de l'importance dans cinq ans ?”
—  Inconnu
2014 - Écrire quand même

Accumuler les fautes, les mauvaises idées et les lieux communs d’une banalité effarante.
Se relire et se dégoûter de tout ce temps gâché pour si peu.
Raturer, râler, suer, effacer, pleurer.
Arrêter son trajet, se lever au milieu de la nuit et noter sur n’importe quel support.
Ne plus dormir, de peur de laisser s’échapper une ligne, si petite soit-elle.
C’est ça ou disparaître.