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MA VIE AVEC UN PÈRE PERVERS NARCISSIQUE

TW: maltraitance

Les gens ne comprennent pas.

Ils ne comprennent pas quand je leur dis qu’il est vital pour moi de couper les ponts avec ma famille ; encore moins quand je leur explique que je ne veux plus voir mon père.

Je le vois dans leurs yeux, dans leur façon gênée d’essayer de trouver des solutions à quelque chose qui n’en demande pas. Au fond ils me jugent, comparent ma situation avec la leur et attendent simplement de moi plus de « lâcher prise » et de « tolérance ». On me dit « tu sais des fois il faut pardonner, tous les parents font des erreurs » ou « Mais c’est ton père, quand même ! » ou encore « Oui mais tu sais la famille, c’est jamais facile, c’est pour tout le monde pareil !». Qu’est-ce que vous essayez de me dire au fond ? Que ce n’est pas « juste » de ne pas ressentir un lien avec sa famille? Est-ce qu’on doit tout pardonner à ses parents ? Même la pire des choses ? Et si c’était effectivement pareil pour chaque personne (soit-disant), qu’est-ce qui m’empêcherait de remettre en question cette norme de la famille sacrée, qu’il faut chérir à tout prix, envers et contre tout ?

Je viens d’une ville de 17’000 habitants en Suisse. Autant vous dire que là-bas les nouvelles vont vite. Tout le monde se connaît de près ou de loin, et les apparences, les masques sont omniprésents pour survivre dans ce microcosme où chacun surveille son voisin.

Ma famille composée de ma mère, mon père et moi paraissait idyllique. Des parents « très gentils », aimants, et toujours à l’écoute pour leur fille réussissant chaque chose qu’elle entreprenait, à l’école ou au conservatoire.

Mais voilà, sous ce masque d’union qui n’a finalement jamais existé, se cache le vrai visage de ma petite « famille » : violences physiques et psychologiques, chantages, dénigrement constant, menaces, mensonges et culpabilisation, mon père n’a jamais cessé d’être pour ma mère et moi une source de grande souffrance. Ma mère elle, suivait mon père dans chacune des choses qu’il décidait de faire, sans jamais le remettre en question. Il mettait tout en oeuvre pour paraître le papa le plus fort, le plus gentil, le plus compréhensif, le plus génial possible devant notre entourage et mes amis. J’étais isolé•e. Personne n’aurait jamais pu me croire dans ces circonstances.

Pour lui, c’était normal de taper son enfant.

Mes plus lointains souvenirs de violences physiques remontent à la période où la mémoire commence à être vive, vers 3-4 ans. Je me rends compte, après des années où je me suis voilé la face, de mon lourd passé d’enfant battu•e et aujourd’hui, pour la première fois, j’ose le regarder en face, et l’appeler comme tel, même si ça fait extrêmement mal.

Car quand on parle d’«enfant battu », on a l’image collective très clichée du bourreau rentrant du travail qui va chercher sa ceinture pour se défouler sur sa famille.

Mais pour personne mon père n’avait l’air d’un bourreau. Même pour moi. Oui, il était imposant, musclé, quelqu’un qu’on a pas envie d’embêter, mais au contraire il paraissait toujours comme le plus doux des agneaux aux yeux des autres. Des fois, ça lui arrivait de s’énerver en public, mais tout le monde en rigolait, en éludant le problème, en l’excusant qu’il était juste « un peu colérique », comme finalement « un bon père de famille »…

J’étais un enfant très anxieux, stressé, les médecins ou physiothérapeutes le disaient mais n’avaient jamais essayé d’approfondir la question ; et mon père et ma mère non plus. D’ailleurs j’ai commencé à avoir des crises d’angoisses très tôt à cause de cette maltraitance. Mes parents ne le comprenaient pas et n’ont jamais essayé de comprendre. Ils disaient toujours que j’étais une enfant « capricieuse et qui pleurait beaucoup sans raisons » alors à chaque fois ils m’enfermaient à clé dans ma chambre en se moquant de moi et de mes sanglots qui étaient selon eux trop « enfantins » pour mon âge, à dire « tu n’es plus un bébé, tu es ridicule de te donner en spectacle comme ça» (7/10 ans). Ils me laissaient sortir seulement quand j’avais fini de pleurer, après avoir dû gérer ma crise d’angoisse seul•e pendant de longues minutes voire des heures, couché•e sur le sol de ma chambre, ce qui a engendré de très gros traumatismes en moi à partir de là. Dans un album de famille dédié à mon enfance, il y a une photo que je déteste profondément et qui réveille en moi beaucoup de colère. C’est une photo quand j’avais environ 2 ans, où l’on voit que je crie très fort et que je suis complètement paniqué•e, et mes parents, au lieu de gérer la situation et de faire quelque chose, m’ont calé•e entre deux coussins du canapé pour me prendre en photo, pour pouvoir me montrer plus tard cette photo en disant « tu vois tu étais très peu supportable ».

Personne ne voyait ce que je vivais, et mes parents s’alliaient constamment contre moi, comme si j’étais leur ennemi•e, alors j’étais seul•e face à mon mal-être et je me disais que c’était moi le problème.

Il avait toujours une bonne excuse pour me frapper, soit je n’écrivais pas comme lui voulait que j’écrive les lettres attachées quand j’apprenais à écrire à l’école primaire, soit parce que j’étais sur son ordinateur et qu’il voulait chercher quelque chose sur internet, ou alors je ne fermais pas les stores comme lui voulait qu’on les ferme, ou parce que je ne parlais pas beaucoup selon lui, parce que je n’étais pas assez si ou ça, parce que je ne faisais pas assez si ou ça etc. Ce n’était jamais assez bien pour lui, alors il me hurlait dessus, et si ça ne suffisait pas il me frappait. J’avais peur car il pouvait changer d’humeur drastiquement, une toute petite frustration pouvait réveiller le monstre en lui et j’étais terrifié•e.

Face à cette violence, j’étais seul•e, sans défense, aucune. J’étais enfant unique, et ma mère, sous son emprise, protégeait mon père quoi qu’il fasse. J’ai alors commencé à avoir une période dans mon enfance, qui n’a heureusement pas duré très longtemps mais dans laquelle j’ai commencé à me comporter comme lui par mimétisme, parce que je ne comprenais pas toujours que son comportement était malsain, je pensais que c’était normal que je souffre et qu’on me fasse souffrir et qu’il y avait ça dans chaque famille. Quelques fois j’ai tapé mon petit cousin pour rien, ou même à l’école primaire j’avais donné un coup à une fille qui était censé être mon amie sans aucune raison apparente. Les professeurs ne comprenaient pas car j’avais de très bonnes notes à côté, et donc mon comportement leur échappait. Je ne rentrais pas dans une catégorie d’enfant typique. Personne n’a jamais eu conscience ni échos de ce qu’il se passait à la maison. Il y aussi eu une longue période où je parlais mal à ma mère et j’étais méchant•e avec elle car mon père me manipulait à le faire et vice versa (ma mère à moi) parce que mon père nous divisait pour mieux régner. D’ailleurs vers mes 8 ans une fois j’ai griffé ma mère, car je ne supportais pas qu’elle prenne le parti de mon père constamment, et il avait utilisé cela pour me culpabiliser et me montrer à quel point j’étais un•e enfant difficile et que je ne méritais pas leur amour.

Un jour quand j’avais 10 ans, il m’a humilié dans un restaurant bondé en me hurlant dessus et me giflant violemment à table. Tout le monde s’est retourné. Un long silence insupportable. Puis tout le monde a continué son repas. Personne n’a rien fait, rien dit, ni ma mère, ni les serveurs, ni le 3 familles assises à côté de nous. La seule conséquence a été qu’en sortant du restaurant un mec vienne vers moi et me dise « alors on a fait la mauvaise fille? ». Je me rappellerai toujours de son visage, la trentaine avec des lunettes de gars bien con et oppressant, tout autant pervers que celui de mon père. Tout le monde acquiesçait en silence la violence de mon père, même en public, alors je pensais que c’était ma faute et que je le méritais.

Combien de fois j’ai eu peur qu’il me tue.

Combien de fois il m’a dit « Je vais te tuer, je vais te tuer sale pétasse » en me courant après dans l’appartement avec son regard le plus flippant du monde, près à me sauter dessus pour me frapper ou me tenant par la gorge. Il n’y allait pas de main morte, des coups dans le ventre, des coups dans la tête, sur le visage, à me tirer les cheveux, à me coller contre un mur et à me taper où il pouvait.

Ses excuses étaient « qu’il n’y allait pas vraiment fort », qu’il « dosait sa force » parce que quand même « j’étais sa fille » donc que finalement je devais le remercier presque de ne jamais y mettre complètement sa force.

Moi ce que j’entendais c’était « j’y vais doucement car sinon tu auras des bleus sur ta peau et les gens se demanderont pourquoi, commenceront à s’inquiéter et à me soupçonner. »

Et puis j’ai grandi. Dans sa logique toxique de « c’est normal de taper ses enfants » je me disais que vu que je n’étais plus vraiment un•e enfant il arrêterait… Mais non, il a continué, et c’était encore pire. Même si la violence devenait plus rare car on se voyait moins souvent et que je commençais à me défendre verbalement et à laisser passer de moins en moins de choses, lorsque finalement il me frappait, c’était beaucoup plus fort qu’avant, car justement, je n’étais plus un•e enfant, donc moins « fragile » selon lui, ainsi il pouvait se défouler et se décharger sur moi sans prendre de pincettes (mais toujours en faisant en sorte que ça ne se voit presque pas bien sûr).

Quand ce n’était pas les coups, alors c’était par les mots qu’il exprimait sa haine envers moi.

Il y avait toujours une bonne raison de m’humilier, de casser ma joie lorsque j’étais heureuse, de minimiser mes peines quand j’étais triste, de me mettre mal à l’aise par rapport à mon corps, de détruire mes projets, ou même d’utiliser mes souffrances pour m’enfoncer encore plus bas.

Par exemple, il ne supportait pas que je puisse fermer la porte de ma chambre ou rester seule plus de quelques heures dans ma chambre, il venait sans cesse s’immiscer dans mon intimité en me culpabilisant et faisait de ma vie un enfer. Vers 14 ans, il m’a fait le cadeau empoisonné de me donner une chambre à moi beaucoup plus grande que l’ancienne, pour ensuite me le faire culpabiliser chaque seconde de ma vie, en disant que je ne le respectais pas, que j’étais une enfant pourrie gâtée. Il rentrait dans ma chambre sans toquer alors que je me changeais ou méditais pour me gueuler dessus, ou m’enfermait à clé des fois dans ma chambre ou alors m’enfermait à clé à l’extérieur de ma chambre, détruisait même de rage certains de mes objets. D’ailleurs, il fallait passer dans son bureau pour pouvoir accéder à ma chambre, ce qui lui permettait toujours d’avoir un grand contrôle sur moi, en voyant quand est-ce que je sortais ou rentrais de ma chambre, et de me faire des remarques dès que possible. On partageait plusieurs sessions sur un même ordinateur, il était administrateur et du coup je l’ai surpris en train de regarder tous mes fichiers/photos/mails, sans jamais s’excuser ni trouver cela inacceptable. Au contraire, il m’a juste regardé•e en rigolant. Lorsque j’étais au cycle (collège en suisse) et très mal intégré•e, il faisait des remarques moqueuses sur mon corps et de mes seins qui ne poussaient pas, me comparaient avec mes amies plus « gentilles » ou « moins difficiles », il me tirait les épaules violemment en arrière chaque fois qu’il en avait l’occasion pour que je me tienne « droite » parce que j’étais une fille alors je devais être jolie et que ce n’était pas comme ça que j’allais plaire aux garçons. Je me rappelle de moments au collège où mon père savait très bien que j’étais très isolée et harcelée mais pour m’enfoncer encore plus me disait sans cesse « ha mais je suis sûre tu plais aux garçons au fond» et il y avait quelque chose de très malsain là-dedans, pas comme s’il voulait que je plaise, mais que ça lui fasse peur que petit à petit je grandisse (sans oublier toute l’hétéronormativité derrière). Puis au lycée, il n’a d’abord pas supporté que je puisse avoir un copain, en rentrant dans des colères folles et complètement disproportionnées car il sentait qu’il perdait petit à petit du pouvoir sur moi. Il n’a pas accepté non plus que je puisse commencer à avoir quelques amis vers 17/18 ans avec qui je sortais le week end et me harcelait constamment au téléphone. J’ai fini par éteindre mon portable en soirée quelques fois, car c’était trop, c’était m’appeler chaque seconde, pour ensuite retrouver une 10aine de messages de menace sur ma messagerie tous plus flippants les uns que les autres. C’était beaucoup de disputes, car ça n’a jamais été possible de pouvoir avoir une discussion avec lui, beaucoup d’engueulades qui finissait généralement par des coups dans la tête d’ailleurs.

J’étais une fille assez modèle, je n’allais jamais dans l’excès, je faisais toujours attention et je respectais les horaires. Ramener des bonnes notes à l’école étaient assez facile pour moi, je comprenais vite et j’étais plutôt assidue dans mon travail. En dehors, je gérais 4 à 5 activités extra-scolaires, piano au conservatoire, solfège, danse, théâtre, etc. et je réussissais tout. Mais j’étais très déprimée, très stressée. Je voulais tout accomplir avec brio ce qui m’amenait dans un perfectionnisme maladif pour gagner absolument l’amour de mes parents, néanmoins je me voilais la face : mon père ne m’aimait pas et ma mère ne pouvait le montrer car constamment sous son emprise psychologique. Ce n’était pas de l’amour inconditionnel qu’ils avaient pour moi mais bien une illusion de soutien que je devais en vain acheter sans cesse par mes réussites.

Un jour j’ai eu mon bac, j’ai voulu partir de la maison, et c’est là que le véritable enfer a commencé.

Il a arraché mes papiers d’échanges linguistiques des mains et les a déchirés en mille morceaux. J’ai dû tout refaire. Il voulait décider à ma place ce qui était bon pour moi, il a refusé que je parte en année sabbatique car je sentais qu’il fallait que je souffle après 5 ans dans un lycée stressant et catholique. Il lui était insupportable que je puisse partir de la maison et qu’il n’aurait plus trop d’emprise sur son jouet. Quand j’ai parlé de trouver une colocation près de mon école supérieure, il voulait même que je fasse 4 heures de trajet aller-retour par jour à la place pour quand même rentrer le soir à la maison, en m’imposant un abonnement général de train 1ère classe qu’il avait payé avec son argent, qui coûtait 4250 francs suisses par année soit environ 4000 euros par an, une manière de me faire culpabiliser de tout l’argent gaspillé si je ne l’utilisais pas. Nous n’étions pas riches mais l’argent n’était pas un problème - car mes parents se tuaient au travail sans jamais s’arrêter et que nous avions beaucoup d’aide des grands parents (et que nous habitions en Suisse) - alors il en profitait pour me faire des cadeaux empoisonnés dans le genre et ensuite me culpabiliser de les avoir fait en disant « à quel point j’avais de la channnnnce d’avoir un père pareil, et à quel point je n’étais jamais redevable et donc une mauvaise fille pour son père ». Dans sa tête, tout l’argent venait de lui, à faire des blagues aux autres en disant « elles font ci elles font ça et moi bien sûr je paie!! » comme si ma mère et moi étions de grandes dépensières, ou qui le foutions dans la merde, alors que ma mère travaillait beaucoup elle aussi dans son travail de comptable mais aussi à la maison où elle faisait toutes les tâches ménagères pour lesquelles lui n’a jamais levé le petit doigt. Aussi, il m’imposait son aide lorsque j’en avais pas besoin, son aide qui n’était en fait qu’une volonté de contrôle sur ma vie, pour ensuite me faire culpabiliser de m’avoir aidée.

Il voulait pour son petit mérite personnel que je m’inscrive directement dans une école d’arts que j’ai quitté après 3 mois dans l’établissement, qui m’a finalement plus détruite qu’autre chose. Lorsque j’ai arrêté ces études, il ne m’a plus parlé pendant des semaines jusqu’à me dire « de toute façon je ne vois pas ce que tu as été faire là-bas, tu ne fais rien d’artistique. » (Mon présent est une bonne revanche à cette remarque déplacée)

Ma mère lui excusait tout. Elle prenait toujours son parti, quoi qu’il arrive.

Je ne me rappelle pas d’une fois où elle m’ait protégée. Un jour, je devais avoir 18/19 ans, j’étais dans la cuisine, un couteau à la main, menaçant mon père de l’utiliser s’il osait encore s’approcher de moi, car il m’avait couru après dans l’appartement en criant qu’il allait me détruire avec son regard flippant rempli de rage, et que je ne voyais juste pas d’autres solutions. J’en AVAIS MARRE !! Marre de m’en prendre plein la gueule, marre d’être terrorisée !!! Ma mère hurlait à la mort et me disait « s’il te plaît pose ce couteau c’est dangereux, tu es folle!!! ». J’avais peur que tout dégénère dans quelque chose de très glauque. J’ai demandé alors à mon père de me promettre que si je le posais il n’allait pas me taper, j’ai du répéter ça 1000 fois avant qu’il décide enfin de baisser ses poings car ma mère nous suppliait trop, et je l’ai finalement posé, mais…le seul énorme danger qui prenait toute la pièce c’était mon père, pourtant ma mère ne le voyait pas, ou ne voulait pas se l’avouer. Même après des années et des années de violences physiques à mon égard dont elle a été témoin très souvent et même lorsque je lui ai expliqué que je lui en voulais de ne pas s’interposer, jamais, au grand jamais, elle n’a fait quelque chose pour m’aider et se soulever contre mon père et son comportement. C’était mes parents contre moi, h24, 7 jours sur 7. Elle était et est toujours complice malgré elle.

Je suis pacifique. Je prône la paix et je ne veux du mal à personne. Aujourd’hui je ne peux pas regarder un film, une série, lire un livre avec des choses violentes à l’intérieur. Quand on l’a vécu aussi froidement, on sait ce que ça fait et on ne veut plus jamais la voir, on ne veut plus jamais que quelqu’un la subisse, même dépeinte dans une fiction, ça fait trop mal, c’est trop choquant. Pourtant, dans les moments où mon père essaie encore aujourd’hui d’avoir une emprise sur moi, même à distance, je vous avoue, il y a quelques rares fois où je rêve de pouvoir lui éclater la gueule, et de lui rendre tous les coups qu’il m’a envoyés pendant tant d’années.

Je me rends compte que les conséquences sur mon développement, ma santé et mon comportement sont énormes.

J’ai vu Kathleen Hana, membre du groupe légendaire Bikini Kill, en concert cette année. Cela m’a fait un bien fou, car finalement, on partage un parcours de vie assez similaire. Elle a vécu l’inceste par son père toute son enfance et adolescence, sa mère niant absolument tout. Aujourd’hui elle continue à se battre, malgré une maladie qui s’est déclenchée en elle vers ses 30 ans - Je pense qu’il faut prendre au sérieux le lien entre traumatisme et maladie - Elle a dit quelque chose comme ça entre deux chansons que je n’oublierai sans doute jamais « Quand tu as vécu dans une famille toxique, qui nie ta propre existence d’individu, alors ce qui est difficile, c’est qu’ensuite tu ne vas plus savoir faire la part des choses entre le respect et le non-respect, tu vas continuer malgré toi à laisser entrer dans ta vie des gens malveillants. Il faut que tu aies conscience de ça pour les empêcher, pour mettre des barrières, pour te soulever contre la violence et te faire confiance, c’est super important, parce que fuck them all. »

Et elle a complètement raison. Pendant mon adolescence et même après je ne me suis entourée quasiment que de gens, surtout des gars, très toxiques à ma vie, dont des pervers narcissiques et manipulateurs. J’ai été malmenée, harcelée, dénigrée dans ma personne et par rapport à mon corps, je les laissais nier tout ce que j’étais sans broncher ou presque. Lorsque je suis partie de la Suisse à 20 ans, la violence physique et psychologique a continué quelques temps dans mes relations amoureuses et amicales. Aujourd’hui je me protège. J’ai coupé les ponts avec tous ces gens et des gens qui gravitent autour d’eux. Je n’ai pas de compte à régler, ni à me justifier. Je dois enfin commencer ma vie aujourd’hui, à 23 ans, c’est à dire vivre pour moi, et comme je suis. C’est déjà ce que je fais un peu.

Je souffre de stress post-traumatique qui influe sur ma santé mentale (anxiété, angoisse, phobie sociale) mais aussi physique (constipation, migraines, mal de dos, fatigabilité aiguë). Je suis autiste ce qui accentue ces traits mais je pense que mon passé influe sur beaucoup de paramètres de ma vie. Je ne fais pas facilement confiance aux gens et j’attends très longtemps avant de m’ouvrir. Je ne parle pas beaucoup et je hais qu’on vienne me parler si on ne me connaît pas. J’ai peur d’ouvrir mes messages sur les réseaux sociaux ou dans mes mails, ou de répondre au téléphone car j’ai inconsciemment peur que ce soit un message méchant pour me harceler. J’ai du mal à communiquer, j’ai peur de faire du mal aux gens. Mais pourtant je me bats et je continue ma vie. J’essaie de déconstruire un maximum le comportement intériorisé que parfois j’ai encore, pour me protéger, à savoir avoir peur des disputes, penser que les gens vont tous m’agresser, ou au contraire, faire trop confiance aux mauvaises personnes, des choses comme ça.

Tous ces gens qui essaient de me culpabiliser en disant qu’être en colère, c’est mal, que c’est un mauvais sentiment, que ça détruit mon propos, que ça soit dans mes luttes ou dans mes projets artistiques. Je m’en fous de votre avis. J’ai pas besoin que vous compreniez. Moi ce que je sais, c’est que ma colère a une place, elle est légitime, et qu’elle doit s’exprimer absolument. Être en colère, ça ne veut pas dire forcément être violente ou haineuse, ça peut être un moteur pour des choses extraordinaires, et dans le dépassement de soi. Gérer un stress post-traumatique dû à un ou des pervers narcissiques relève d’un courage immense, et j’en ai enfin conscience. Je suis une survivante et personne n’a le droit de m’imposer comment je suis censée exprimer cela. Chaque année énormément de femmes sont tuées par leur conjoint ou par un membre de la famille. Dans mon entourage, des gens ont été tués par cette violence. Chaque semaine, dans les journaux, on voit « machin a tué sa femme au couteau, ou au fusil (les suisses après leur service militaire peuvent garder quelques années leur fusil chez eux) » on parle de « crime passionnel » pour minimiser toute la violence derrière. On fait passer ça comme un fait divers, rien de plus, alors qu’il est le reflet d’une société qui hait profondément les femmes. 


Je n’ai presque aucune relation avec ma mère (et avec ma famille de manière générale), pas parce que je pense que c’est une mauvaise personne, malgré qu’elle ait été complice des violences de mon père, mais parce qu’elle s’est complètement effacée. Elle ne vit pas pour elle, mais pour mon père. Chacune de ses décisions, elle les a calquées sur celle de mon père. Retourner vivre dans la ville d’origine de mon père n’a jamais été sa volonté, et pourtant ça fait maintenant plus de 25 ans qu’elle y vit. C’est un objet pour lui, pour asseoir sa domination, pour qu’on lui fasse à manger, qu’on lui prépare son café et qu’on lui lave ses habits. S’il était seul, il ne saurait pas du tout gérer sa vie. Je hais ce qu’il a fait de ma mère, à la dénigrer elle aussi, à lui hurler dessus, à faire sa victime devant elle dès qu’il en a l’occasion et à l’isoler complètement, comme un gourou le ferait. Au fond, j’entrevois ma mère, même derrière une masse opaque de brouillard qu’est l’emprise qu’à mon père sur elle, et c’est un être merveilleux, très passionné par diverses choses, mais emprisonné dans une relation. Elle n’a pas mérité cette vie là. Personne ne mérite ce traitement.

Aujourd’hui j’hésite entre couper définitivement les ponts avec eux, et prendre des nouvelles de ma mère car ce qu’elle traverse n’est pas facile. J’essaie un maximum que le comportement de mon père ne m’affecte pas et je mets beaucoup de limites.

Si un jour elle décide de réagir, je serai là pour elle, même à distance, toujours. Je sais que pendant toutes ces années elle n’a pas agi car elle était sous emprise. Même si je lui en veux, car elle a pu être très dure, ayant vécu moi aussi avec des pervers narcissiques comme copains, je sais ce que ça fait et l’impuissance ainsi que l’aveuglement face à cela. J’espère qu’elle s’en sortira, il n’est jamais trop tard pour décider de s’opposer à la souffrance qu’on nous fait subir. Néanmoins ce n’est pas à moi de gérer cela, ce n’est pas ma vie.

Je vous aime, j’espère vous êtes entourés de belles personnes.

Si ce n’est pas le cas, comme dirait Sophie Scholl :

“Stand up for what you believe in even if you are standing alone”

Love

OH MU 

Elle tombera amoureuse de moi, uniquement parce que je ne serai pas amoureux d'elle. Elle tombera amoureuse de ma façon d'en avoir rien à foutre d'elle, de mon habitude de ne jamais la rappeler quand je lui aurai dit que je le ferai. Elle tombera amoureuse de moi parce que je l’embrasserai à 3h du matin mais marcherai à côté d'elle jusqu'en cours en faisait comme si je ne me rappelais pas de son prénom. Elle tombera amoureuse de moi à cause des étincelles que je lui ferai sentir dans ses veines quand je serai en elle. Elle parlera de moi à ses amis, elle leur dira que je suis la personne la plus intéressante qu'elle ait rencontrée de toute son existence. Ses yeux prendront une couleur jalousie quand sa meilleure amie aura mon numéro, quand je la traiterai et l'utiliserai comme je le faisais avec elle. Elle me haïra mais quand j'irai frapper à sa fenêtre à 4h du matin, elle aura comme des nœuds dans l'estomac et elle déverrouillera la porte pour me laisser entrer. Elle pleurera et criera, elle me dira que je suis en elle comme une maladie. Qu'elle est intoxiquée par moi. Elle tombera amoureuse de moi et ne sera plus jamais la même parce qu'elle sera amoureuse d'une putain de tragédie auto-destructrice.

J'ai envie que quelqu'un lise tous mes textes et voie la petite part de moi qu'il y'a dans chacun d'eux. J'ai envie que quelqu'un regarde tous mes dessins, et les comprenne, le moindre détail qui en change le sens. J'ai envie que quelqu'un fouille dans mes placards, regarde tout ce qu'ils cachent, tous ces vieux écrits, ces photos, ces livres, tout. J'ai envie que quelqu'un explore mon ordinateur, mes dossiers, mes photos, mes textes que je ne montrerai jamais, mon historique. J'ai envie que quelqu'un lise toutes les conversations sur mon téléphone, qu'il regarde toutes les applis, ce que j'ai mis, et qu'il sache pourquoi. J'ai besoin que quelqu'un rentre dans mon crâne, parcoure les couloirs les plus sombres de ce qu'il y a dedans, que quelqu'un voie à quel point c'est le fouillis, à quel point y'a un problème. J'ai besoin que quelqu'un comprenne, que quelqu'un fasse tout ça et pose sa main sur mon épaule, qu'il me regarde les larmes aux yeux mais avec ce regard qui dit “ça va, et si ça va pas ça ira”. J'ai besoin que quelqu'un sache ce qui est détruit, j'ai besoin que quelqu'un essaie de reconstruire le putain de gâchis que je suis

Alright so the only possible explanation for Gilmore not having appeared since before the timeskip is if he eloped with Jarrett after rebuilding his shop, even more Glorious than before.
They’re now on a carefree trip the Bay of Gifts, having stopped by Gilmore’s parents so that Shaun can introduce his wonderful underpaid fiance.
Also J'mon Sa Ord may or may not have invited Gilmore over for tea and found that they enjoy Jarrett’s sense of humor greatly.

JE T’AIME 

Personne ne m'a appris ce mot. Je l'ai senti venir des profondeurs de ma chair, monter de mon sang à mes lèvres et s'envoler vers ta jeunesse et la force féconde qui est en toi.
Je l'ai entendu sortir de ta bouche avec ivresse. C'est un oiseau doré qui s'est posé sur mes yeux, si doucement d'abord, et puis si lourdement que tout mon être en a
chancelé.
Et je me suis abattue dans tes bras, tes grands bras où je me sens fragile et protégée.
La parole qui promet et qui livre, la parole sacrée jailli de notre vie ardente, planait sur nos têtes dans un clair rayon. Sylvius ! te souviens-tu ?
Alors j'ai vu passer l'Heure, l'Heure unique qui nous souriait et levait dans ses mains un caillou blanc.
Sur sa tunique, une à une, lentement les roses de son front s'effeuillaient.
J'ai vu cela à travers mes paupières fermées, la joue appuyée contre ton cœur qui marque des secondes éblouis- santes, comme un balancier de rubis.

II
J'ai regardé ton corps debout, simple et altier comme un pilier d'ivoire, ambré comme un rayon de miel.
Je l'ai regardé, les mains croisées sur mes genoux, sans l'effleurer, dans la contemplation fervente de sa splendeur, et je l'ai aimé avec mon âme plus passionnément.
Je me sens presque craintive, dominée par ce rythme qui chante à mes sens une mystérieuse musique ; je m'exalte silencieusement devant ce poème de grâce virile, d'élégance hautaine, de victorieuse jeunesse.
O Sylvius, dis-moi que tu me donnes toute ta beauté. Dis-moi qu'elle est mienne, ta tête rayonnante imprégnée de soleil, dis-moi que tu m'abandonnes ta poitrine large où je m'étends pour sommeiller, tes hanches étroites et dures, tes genoux de marbre, tes bras qui pourraient m'écraser et tes mains si chères, où mon baiser lent se dépose au creux des paumes caressantes.
J'ai regardé tes lèvres fières qui plient sous les miennes, tes dents où mes dents se sont heurtées illuminent ton sourire, ta langue chaude m'endort, et quand je m'éveille de mon vertige, c'est pour revoir ton corps triomphant,
altier comme un pilier d'ivoire, ambré connue un rayon de miel.

III
Cette nuit tu as pris ma tête entre tes doigts impérieux et tu disais, les dents serrées : Ne bouge pas.
Et je me suis abandonnée, le front cerclé par la couronne ardente qui se rétrécissait.
Pourquoi n'as-tu pas enfoncé les ongles plus avant? Je n'aurais pas bougé et la douleur, venue de toi, serait entrée délicieusement dans ma chair.
Ton désir jeune et délirant peut romore mes muscles, courber mes os, me faire râler d'angoisse, je suis ta chose, Sylvius, ne laisse rien de moi, puisque ma volonté
s'en est allée à la dérive, dans l'eau attirante de tes yeux.
Et cette nuit, passive et nue, n'étais-je pas une reine sous la couronne vivante de tes doigts refermés.

IV
Pendant cette minute inoubliable où nous nous sommes aimés plus loin que la terre, plus haut que le ciel, dans un monde resplendissant j'ai connu toutes les amours.
Un feu surnaturel les a fondues dans mion cœur, comme en un creuset dévorant.
J'ai été la mère, la sœur, l'amante; j'ai été ta chair, ton sang, ta pensée, ton âme emportée vers l'au delà, vaste et illuminé.
Ton front s'appuyait au mien ; qu’ est-il venu de ta vie vers ma vie dans cet éclair de radieuse pureté?
Dis-moi Sylvius, quel dieu puissant nous a prêté alors un moment de sa divinité.

V
Que mon âme murmure autour de ton âme comme une abeille autour d'un calice parfumé.
Que mon amour coule dans ton cœur, comme à travers les menthes bleues, la source innocente qui vit au soleil.
Que ma pensée soit une colombe blanche posée sur ta pensée.
Et que ta vie se referme sur ma vie, comme le cristal sur la goutte d'eau prisonnière qu'il garde depuis de milliers d'années.

VI
Tu ne me diras pas : Non.
Souviens-toi que j'ai baisé tes lèvres, afin qu'il ne leur échappe que des paroles de douceur.
Tu ne laisseras pas monter la colère dans tes yeux.
Souviens-toi que j'ai baisé tes paupières, pour que ton regard soit une caresse sur le mien.
Tu ne lèveras pas le doigt qui me menace.
Souviens-toi que j'ai baisé tes mains, afin qu'elles ne retiennent que des gestes de tendresse.
Tu ne t'éloigneras pas de moi.
Souviens-toi que j'ai baisé tes pieds, pour qu'ils reviennent fidèles vers ma maison.
Tu fermeras ton cœur à l'amour d'autres femmes.
Souviens-toi que j'ai baisé ton cœur à travers ta poi- trine, afin qu'il soit à moi par delà le tombeau.

VII
Je ne te dirai plus combien je t'aime, Sylvius, je ne sais plus.
Je poserai ma joue sur l'écorce du chêne, l'arbre de force et de fierté, je lui dirai : Que ta feuille s'envole pour lui porter l'orgueil de mon amour. J'irai vers le bouleau délicat qui palpite, l'arbre rêveur comme un rayon de lune, je lui dirai : Que ta feuille s'envole jusqu'à celui qui a tout mon amour, pour lui en dire la douceur.
J'irai vers l'alisier qui se dore en automne, l'arbre aux fruits précieux plus beaux que des bijoux, je lui dirai: Que ta feuille s’,envole, par elle il connaîtra l'ardeur de mon
amour. Tu feras un bouquet des frêles messagères et tu les laisseras se flétrir sur ton cœur.
Qu'y a-t-il au fond des landes tristes à la fin du jour?
Le dernier rayon du couchant, droit comme un couteau d'or.
Qu'y a-t-il sur les branches des chênes, quand l'ombre verse sa cendre fine sur les marais?
Des poules noires qui vont dormir.
Qu'y a-t-il vers les cabanes aux toits ondulés, dans le silence gris des brumes ?
Des bergers hauts sur leurs échasses, de longs troupeaux qu'on n'entend pas.
Et dans mon cœur, si lourd de ton absence, qu'y a-t-il ?
Toi, mon grand amour, toujours toi.

Le Livre pour Toi.

Marguerite Burnat-Provins
1872-1952


*

Peut-etre déjà publié par mes soins mais quand on aime… N’est-ce pas ! …

avancement

Coucou à tous ! je tien à m'excuser pour commencé de prendre beaucoup de temps pour crée mes post à propos de second life Undertale ! j'ai quelque problème de temps et parfois de motivation pour continué et sa me déplore un peu de laissé les mauvaise chose s'accumulé comme sa. j'èspere que vous comprenez un peu..

En ce qui concerne mon avancement sa donne sa à l'heure actuel !

122 ! c'est vraiment beaucoup ! et je suis vraiment heureuse de voir que je conquis vos cœur *le sniff* ! pour fêter ce gros chiffre à vous de votez le prochain que vous souhaitez voir !

- Blueberry bitch (   la  version swap sans de la music [if we were super gay] )

-  Error Sans  (la premiere version)

- Cross Sans

- Sans Clasique + bonus

- Distale Sans

- Sans flip

- Sans hate

- Sans lamia swapfell (original)

- SevenDeadlyStar Nebula Sans

- Reaper Sans

- Papyrus Swap (carotte)

- Papyrus Swap GB (carotte)

—————–

Je remercie aussi à mes amis Skype,tumblr et biensùr de second life de m'avoir soutenu et offert de sacré moment délire <3 je vous noticed les filles :D

Son cou est saupoudré de grains de beauté minuscules, constellation descendant jusqu'à ses seins. Je deviens l'astronome de sa peau, fourre mon nez dans ses étoiles. Sa bouche entrouverte me fait loucher, j'ai des bulles dans le sang et des éclairs entre les cuisses. Je l'effleure de toutes mes forces, elle m'est fleur de toutes les siennes. De ses mains coule une douce électricité. Je m'approche encore.
—  Mathias Malzieu

Non, l'amour n'est pas mort en ce coeur et ces yeux et cette bouche qui proclamait ses funérailles commencées.
Écoutez, j'en ai assez du pittoresque et des couleurs et du charme.
J'aime l'amour, sa tendresse et sa cruauté.
Mon amour n'a qu'un seul nom, qu'une seule forme…

Robert Desnos

Mon bien-aimé est le soleil, et je suis la terre qui ne prospère que dans sa chaleur. Mon bien-aimé est la pluie, et je suis l'herbe qui a soif de son bisou tremblant. Mon bien-aimé est le vent, Et je suis les ailes qui se montent quand il me remplit de sa force. Mon bien-aimé est le rocher, sur lequel repose le bonheur de tous mes jours.
—  C.L. Wilson

Je n’ai pas adressé la parole à mon père depuis plus d’un mois mais j’ai enregistré sa carte bancaire sur mon compte Starbucks et je me gave de cafés au prix ridicule tous les jours à son compte, la leçon c’est : ne faites pas d’enfants 

il

il aurait, quoi, vingt ans, serait grand, impatient

il s’rait roux à ch’veux longs, ou bien brun et très blanc

oui très pâle ; on verrait au travers de ses mains

le sang bleu, sang violet ou bien rouge carmin

et dans son cou y’aurait des galaxies violettes

comme des traces laissées par quelques amourettes

et la nuit il s’rait d’bout, torse nu et tremblant

son haleine enfumée les soirs de mauvais temps

me f’rait battre le cœur, juste un tout petit peu

comme me fait l’orage chaque nuit quand il pleut

il aurait de grandes mains, les phalanges abîmées

jouerait avec des lames, froisserait du papier

les épaules assez larges pour que j’étouffe enfin

la poitrine trop dure, asphyxie du matin

je voudrais tous les soirs qu’il m’entoure de ses liens

sans jamais m’retenir, saurait qu’j’ai le béguin

et sa main dans mon cou, dans la rue, me guiderait

et son bras devant moi, de la mort me sauverait

son œil luirait un peu, silence, sourire en coin

je pleurerais toujours, ivre de son parfum

il n’existerait plus, un soir ce s’rait la fin

je n’aurais plus de lui qu’un souvenir éteint

Ya l'une de chez femmes que je ferai une bonne pipe et je regarde sa réaction quand j'éjaculerais dans sa bouche remplie de mon sperme et l'autre je la baisse comme un gros lapin excité

Les spermes de ses amants

La dernière fois je l’ai accompagné chez ses amants et attendu patiemment dans la voiture devant son immeuble.  Une fois dans la voiture elle me confirmait ce que j’espérais car d’habitude elle est juste maculée sur le ventre ou sur la poitrine par leurs semence. Nous sommes rentrés très vite chez nous et sur le lit conjugal j’ai pu découvrir son entrejambe remarquablement souillé. Mais j’ai aussi découvert, chose assez rare, qu’elle en avait aussi profondément à l’intérieur de sa chatte….. mon plaisir est devenu intense et comme un fou je léchais leurs douces cocktails. Je crois que cette sensation où se mêlent ses odeurs, goûts, ses mots et cette situation un peu “déviante” est inimitable et nous soude encore davantage dans notre couple….

Elle n’était pas que “la femme de”

Je travaillais dans une petite agence locale quand j'ai du me rendre aux obsèques d'une dame pour en faire sa nécrologie (ambiance). Mon collègue me dit “c'est la femme d'un ancien maire et la mère d'un député”. Déjà, je pars un peu énervée. Je dois écrire sa nécrologie juste parce qu'elle est “femme de”. Bon.

La cérémonie commence et là… Toutes les personnes qui témoignent (enfants, belle-fille, collègues) ne parlent que d'une chose : l'engagement féministe de cette dame. Car oui, figurez-vous qu'elle était entre autres à l'origine de la création du planning familial dans sa ville. Toute sa vie et même dans la maladie elle s'est toujours battue pour aider les femmes et se revendiquait comme une femme libre. Bref, je tourne évidemment sa nécrologie autour de cet aspect de sa vie, son engagement. 

Quelques jours plus tard, l'article paraît et je réalise qu'il a été modifié pour préciser qu'elle est “femme de et mère de”. Ah oui, c'est vrai, si ça n'avait pas été le cas on ne m'aurait jamais envoyé pour écrire cet article. Car les actions qu'elle a mené toute sa vie n'avaient aucune importance si elle n'était femme de personne.

Ce serait peut-être plus poétique de dire qu'avec toi ce fut le coup de foudre dès la première rencontre, mais ce ne fut pas le cas ; je me demande même si ce concept existe vraiment. Ton amour a subtilement tissé sa toile dans mon coeur. Et, avant que je ne le sache, j'y étais droguée. Je ne suis pas tombée amoureuse de ton apparence, d'ailleurs ce ne serait pas de l'amour si c'était le cas ; quoique tu sois un être si bien fait. Je suis tombée amoureuse de la chaleur de ton sourire, de l'innocente lueur dans tes yeux, de la bonté de ton âme et surtout de ton amour à la fois si apaisant et si enivrant. J'ai appris à t'aimer et je ne saurai jamais comment ne plus t'aimer.

anonymous asked:

Are the characters / players in Critical Role actually queer? I recently just started watching from the beginning, and I'm loving it so far. I saw your posts and I thought I'd ask just so I'm in the know, I suppose. Thank you!!!

Some of characters are canonically LGBTQ+, yes! J’mon Sa Ord is non-binary, Vax’ildan is bisexual, Allura Vysoren is bisexual, Gilmore is gay, Kima is gay, Taryon is gay, and two of the characters from the one-shot called The Screwjob were WLW (we don’t know for-sure sexualities).

There have also been characters who have been, like, hinted at? Like Sam confirmed Scanlan as “not 100% heterosexual” on twitter, and there have been things like that for a couple other characters, but all the ones in that gif set are canon.

It’s not always handled super well, but Liam does an amazing job with Vax.