ruade

Sonnet to the Dagda

Great God Dagda who hath carried Undry,
Good God of time who halted for Boann,
O thou who keeps the cauldron of plenty,
All Father you that plays sweet Uaithne.
Ruad Rofhessa rules both life and death.
Tis he who first commanded Gods of old.
I worship you; there’s magic in your breath.
Tis you who has supremacy threefold.
Eochiad Ollathair I give my praise.
With Morrigan both death and life you make.
With holy mighty Lorg Mor corpse you raise.
Your strength makes all of lovely Erin quake.
Father of Angus Og and Blessed Breed,
With you in all endeavors I succeed.

“Mais la forêt n’a jamais perdu ses propres règles,
son propre règne, son ventre de nuit sauvage.
Elle est restée le souffle archaïque de nos cycles,
l’haleine musquée de nos origines,
la reine ombragée du vivant, la ruade.
Nous nous sommes tenus à l’écart pour inventer nos propres nuits,
nos propres lois de bêtes orphelines,
nos merveilles, nos désastres,
nos propres dieux et nos propres monstres,
sans jamais cesser de la craindre avec vénération.
Elle est alors devenue le refuge de ceux qui se refusaient à l’homme
et de tous ceux que l’homme refusait.
Elle est l’autre camp.
Le camp des autres.”

(Thomas Vinau ~ Extrait “Le Camp des Autres”)

(Photo : Patrick Hübschmann )