rogn

- C'était toujours la même chose. Elle venait chez moi après avoir bataillé pendant 2h pour que je vienne la chercher en voiture parce qu'elle voulait pas prendre le métro. Elle était super chiante, t'sais. Pas la fille chiante que tu connais, elle, c'était autre chose, une édition limitée presque. Alors elle m'attendait à ce foutu arrêt de bus pour que je passe la récupérer avec la voiture de mon père. Elle souriait jamais, elle foutait son sac sur la banquette arrière, s'asseyait et allumer sa clope. Comme si elle avait pas eu le temps de fumer en m'attendant, parce que ouais, j'étais le connard qui la faisait attendre un quart d'heure avant de me pointer. Assez longtemps pour la foutre en rogne mais pas assez pour qu'elle décide de se casser pour avoir trop attendu. Mais elle savait que j'aimais pas qu'elle fume dans ma bagnole, putain. Après, elle parlait pas. Moi je parlais de tout et de rien, je sais même pas si elle m'écoutait, si elle m'entendait, mais je parlais quand même pour combler le silence qui pesait. Après, on arrivait chez moi et elle descendait toujours avant que je finisse de garer ma voiture, juste pour me faire chier, encore. Parce que tu vois, elle était chiante, et ça m'énervait parce que c'était le genre de truc qui était censé me faire vriller, pourtant chez elle, aussi abusé que ce soit, je trouvais ça mignon. Je souriais comme un con et finissais de garer la voiture. Elle, elle piquait mes clés d'appart pour ouvrir la porte avant que j'arrive et elle m'attendait devant l'ascenseur. Quand je la rejoignais, elle me refilait les clés d'une façon nonchalante et se blottissait dans mes bras le temps qu'on arrive au cinquième. Elle attrapait ma main et on rentrait ensemble sans un mot. Elle déposait ses affaires au pied de ma bibliothèque pour ensuite ouvrir la fenêtre et allumer sa clope. Elle fumait trop, cette gosse. Ses doigts tremblaient tellement que t'avais l'impression qu'elle avait du mal à se raccrocher à la vie, que c'était un espèce de combat qui lui prenait toute son énergie. J'attendais toujours qu'elle finisse et qu'elle se couche sur le lit. Comme à son habitude, elle enlevait son soutif et son jean pour pouvoir trainer avec le débardeur qu'elle m'avait piqué y'a 3 mois. Elle plantait ses yeux bleus dans les miens, j'te jure, c'était à la fois le meilleur et le pire moment que je vivais avec elle. D'un côté, j'pouvais comprendre la tendresse qui émanait de son regard, percevoir cette partie d'elle qu'elle ne voulait jamais dévoiler, découvrir ses sentiments, ceux qu'elle cachera toujours. Je la voyais presque à nue, timide, coeur à vif et regard sincère. De l'autre, elle me faisait flipper comme un dingue, avec son foutu regard de merde. J'te jure mec, malgré tout ce que je pouvais lire en elle, elle semblait vide. Elle semblait tellement paumée et déchirée qu'elle était devenue complètement vide. T'avais l'impression qu'elle avait fermé son coeur et son esprit pour se barricader derrière un masque, afin que les gens la laissent tranquille. Moi, j'avais pas envie de la laisser tranquille. Alors je la serrais fort contre mon cou, et elle parlait. J'étais trop heureux qu'elle se confie à moi. Puis elle finissait par s'endormir contre mon torse et je réalisais que j'étais vraiment un connard et qu'elle me le faisait toujours payer. Je ne la connaissais pas. Elle passait 4h à blablater sur tout, me faisant croise que j'apprenais de plus en plus à la connaitre, me laissant penser que j'avais le droit de rentrer dans sa vie ; pour qu'ensuite je me rende compte qu'elle ne me disait rien vraiment. Rien de personnel, je connaissais rien. Et je crois pas que ce soit une autre de ses stratégie pour être chiante, c'était plutôt une façon de me faire comprendre que je n'arriverais jamais à me foutre de sa gueule parce qu'elle serait toujours plus maligne. Alors j'disais rien, je la laissais dormir et je caressais ses cheveux. Parfait, elle trouvait ma main et la serrait fort pendant son sommeil. Parfois elle bafouillait qu'elle était désolée. Je me réveillais toujours après elle puis qu'elle avait déjà foutu le camp à chaque fois que j'ouvrais les yeux. Il y a eu des matins où j'avais droit à un petit mot pour me prévenir qu'elle avait pris un de mes pulls. D'autre où j'ai du me contenter du souvenir de son odeur et de son sourire. Quel merdier, putain. Avec elle, j'étais en perpétuelle incertitude. Je ne savais jamais à quelle heure elle avait filé, ni où elle s'était barrée et encore moins quand est-ce que j'allais la revoir, ou même si j'allais la revoir un jour. Elle était bancale, mais surtout, elle était complètement perdue cette fille. Tellement perdue que j'avais pas la capacité de l'aider.
- Et ensuite ?
- Ensuite ? Elle disparaissait, toujours plusieurs jours, jamais plusieurs heures. J'avais plus de nouvelle, rien, c'était pas comme si elle était morte, c'était plutôt comme si elle n'avait jamais existé. Je pouvais l'appeler, j'tombais sur sa foutue messagerie. C'était même pas la peine de la chercher sur les réseaux sociaux où de me pointer devant sa porte, elle était complètement disparue. Je lui disais jamais qu'elle me manquait. Au bout de quelques jours, j'envisageais toujours le fait qu'elle ne reviendrait sûrement pas, que fallait p’t'être que je me résigne à l'oublier. Sauf que cette fille, elle était compliquée t'sais. Elle s'accrochait à moi comme une noyée qui s'accroche à une branche et prenait le large sans raison trois heures plus tard. J'ai jamais compris pourquoi, personne peut la comprendre. Elle était là, et puis… plus là. Fallait que je vive avec, enfin, plutôt sans du coup. Mais tu m'connais, j'suis un connard alors je la cherchais même plus. Elle finissait toujours par réapparaitre. Toujours. J'sais pas comment elle se démerdait, mais elle était là. Ce foutu club, cette foutue musique, ces foutus mecs qui posaient leur regard de pervers sur son mini-short. Et elle, avec sa vieille paire de baskets qu'elle pouvait enfiler même avec la robe la plus classe qui existait dans son armoire. Elle était plantée là au milieu de la piste, au milieu des gens, au milieu du monde, ivre et défoncée à je sais pas quoi, son verre à la main. C'était drôle, elle prenait toujours une paille. Elle dansait comme une dingue, comme s'il n'existait qu'elle et la musique. Elle ressemblait à une gosse dépravée complètement shootée, perdue au milieu d'une foule, ne sachant pas quoi faire de sa vie. Et puis elle levait les yeux, et d'un coup de main rapide, elle remettait vite fait ses cheveux avant de finir son verre cul sec. Elle repartait toujours en chercher un autre. Elle savait que j'étais là, comme moi, à certains moments, je savais que j'allais la croiser. Après ça, elle balayait la foule du regard pour croiser le mien et levait son verre en ma direction. Elle semblait toujours étonnée, jamais embarrassée. J'restais à chaque fois planté comme un con en haut des escaliers à la regarder se trémousser comme une gamine devant tout ces mecs qui la mataient. Ça me rendait fou. Venait toujours le moment où j'allais fumer ma clope et où je la voyais en train de rouler ses joints ou de se remplir le nez de connerie, son verre de vodka posé pas loin. Sauf que, putain, là, c'était la fin de son monde. Parce qu'elle a cramé que j'étais pas tout seul. T'sais, moi, j'attends jamais bien longtemps avant de perdre espoir de la revoir, alors j'faisais ma vie, et quand je sortais j'trouvais toujours une fille tu vois. Comme d'hab. Généralement, ce qu'elle faisait, c'était qu'elle regardait la meuf qui tenait ma main et baissait les yeux sans avoir pris la peine de me regarder, moi. Quelle merde. J'finissais toujours par laisser tomber cette fille et je fumais clope sur clope. Elle me rendait dingue, je jouais au connard et elle s'en foutait. Elle me le faisait payer avec succès, putain. Moi, je la surveillais de loin avec cette envie de gerber dès qu'un mec s'approchait trop d'elle où souriait quand elle sortait son briquet de son soutif. J'me bousillais la soirée pour sa gueule, et tout ça pour quoi ? Pour la voir partir, et sous mon nez en plus! T'y crois ? Quelle chiante. Le lendemain, elle rappelait, elle disait juste salut c'est moi faut qu'on se voit. Elle m'imposait une heure, et on bataillait plusieurs minutes parce qu'elle voulait que je vienne la chercher avec la voiture de mon daron. Et ça repartait, encore, même scénario, encore et toujours. 
- T'es amoureux ?
- Ferme là. Elle est partie. Genre, vraiment, elle reviendra plus. Un matin, je me suis réveillé et je m'attendais à trouver la place à côté de moi vide. Sauf que je l'ai vue, elle était toujours là. Elle me fixait avec son regard de mioche, elle a chialé comme une mioche, baissé les yeux comme une mioche et elle a parlé d'une voix tremblante pour me dire j'suis désolée, n'essaye pas comprendre quelqu'un qui ne se comprend pas soi-même. Je lui ai demandé de quoi elle parlait t'sais, elle a répondu c'est moi, c'est ma vie, ma douleur, je suis perdue, je dois me trouver. Alors elle a planqué sa tête sous l'oreiller et ses mains ont attrapé la couette. Elle a chialé encore. Je l'ai serré fort contre moi, j'avais même pas idée que c'était la dernière fois que ça arrivait. Si j'avais su. Elle s'est rhabillée, elle a fermé la porte derrière elle et je l'ai plus jamais revue. J'avais pas fait gaffe, mais mes pulls étaient posés au bout du lit, son odeur régnait encore en maitre dans tout l'appart pourtant elle s'était cassé pour jamais revenir. J'aurais voulu ne jamais la rencontrer autant que j'aurais voulu pouvoir la sauver de ses maux, de sa vie de merde et de ses foutus problèmes. J'aurais préféré qu'elle ne revienne jamais bien qu'elle m'ait manquée à chaque fois qu'elle sortait de ma vie. J'aurais aimé vivre sans elle autant que j'aurais voulu passer le reste de mes jours à la regarder dormir.
—  jemetais
Ma jupe, aussi courte et moulante soit-elle, n'est pas une invitation aux comportements insultants.

Ce matin, en me levant, j'ai eu le malheur de croire que je pouvais impunément m'habiller selon mes envies. J'ai donc enfilé ma jupe noire, mes collants à pois, mon top et mon sweat à capuche bleu.


Je suis sortie, et le délire a commencé.


Les regards insistants d'hommes et de femmes me mettaient mal à l'aise mais pas assez pour que je me rende déjà compte de mon erreur. En allant chez une amie, un éboueur m'a regardée avec insistance, ce à quoi j'ai répondu par mon regard vif et méchant auquel ont droit ceux dont les yeux disent trop.


Voyant que ce jeune homme n'allait pas arrêter, en le croisant, je lui fis un joli doigt, qui le mit en rogne puisqu'il me suivit dans la rue en me hurlant dessus (ses paroles étaient indistinctes en raison de la musique dans mon casque).
En sortant de chez mon amie, un homme m'a lui aussi lancé le même regard depuis son arrêt de tram. Je lui répondis par le même regard dévastateur qui le fit regarder ailleurs.


Plus près de chez moi, un homme dans une camionnette me regarde de son feu rouge. Il me klaxonne. Fait de grands gestes depuis sa fenêtre et me parle. Je monte d'un cran le volume de ma musique et lui lance un doigt à lui aussi. Je le vois simplement s'énerver depuis sa fenêtre, mais je continue à marcher.


Je le vois alors (il n'est plus dans sa camionnette??? WTF???) courir après moi, sauter dans tous les sens, escalader les petites installations à une vitesse impressionnante. Il est sorti de sa camionnette pour venir me demander en criant pourquoi je l'agresse de la sorte! Je lui dis, sur le même ton, que son agression me met mal à l'aise. J'ai dû hurler fort, puisque je sens les regards des passants, et je continue à crier. “Je vis ça à longueur de journée! Je ne m'habille pas pour recevoir vos comportements insultants, vos klaxons, vos commentaires!” Je reçois des “nique ta mère” hurlés à profusion, et je continue de hurler, faible, criant ma haine contre lui, les autres, et tous ceux qui m'ont agressée auparavant.


Une inconnue, de son balcon, me soutient en discutant avec moi.Mais mon pote Geoffrey, qui bosse à l'épicerie en bas de chez moi, a le même commentaire que d'habitude.

“Faut les ignorer”.


Je ne PEUX PLUS ignorer des comportements aussi insultants. 


Alors oui, je suis faible. Oui, je vais me changer, pour aujourd'hui. Je vais mettre mon sarouel. Mais je remettrai cette jupe. Parce qu'elle n'est pas la cause de ces agressions. Parce que leur cause, c'est eux, les agresseurs, et leur manque terrible d'éducation, et leur apparente déficience mentale.


Et je continuerai à répondre de manière insultante. Et le jour où je m'en prendrai une, je continuerai. 


Je me défendrai.

La violence envers les femmes des célébrités [Culture du viol #4]

Promis, je voulais pas. Je vous le jure, je voulais vraiment pas. J'étais en train de me dire que je commençais à parler un peu trop de culture de viol (certes j'avais prévu une série d'articles là-dessus donc ça ne vous étonnera pas) et que par conséquent le blog perdait un peu de la légèreté de ses débuts ce qui commençait à m'agacer . Donc je voulais revenir à deux-trois articles de presse féminine bien débiles et futiles bien que remplis de sexisme ordinaire, Oui mais voilà entre-temps Amber Heard a accusé Johnny Depp de violences conjugales et tout internet s'est jeté sur Amber Heard, et ça m'a foutu en rogne. Encore. Je dis encore parce que dès qu'une célébrité féminine subit un viol ou une violence de la part d'une célébrité masculine, on a droit exactement à la même histoire. Dès qu'une anonyme accuse un autre anonyme de viol c'est pareil, la tiers des commentaires doutent de la fiabilité de la victime, le deuxième tiers nous explique pourquoi elle l'a cherché, et le troisième sont des gens normaux. Je caricature à peine. Et j'en ai marre. Donc je vais faire un n-ième article qui va parler de la question…. et qui n'apportera peut-être rien par rapport à ce qui a été écrit auparavant mais au moins j'irai mieux. Et puis après on va essayer de parler d'autre chose. C'est promis.


Amber Heard/ Johnny Depp

 Amber Heard a donc accusé Johnny Depp de violences, et on a assisté à un déchaînement absolument délirant de ce qui constitue probablement la réincarnation de la lie du monde moderne à savoir les commentaires internet.

On a vu de tout.

Dans la catégorie « Non mais de toute façon, Johnny Depp il a trop bien joué Willy Wonka, donc c'est forcèment quelqu'un de bien, c'est juste trop pas possible qu'il ait fait ça, et Amber c'est une méchante profiteuse » je demande les fans de Johnny Depp. Voici les meilleures opinions de the-deppendance.forumactif.com

 "On ne saura jamais", c'est pas forcément vrai, pour une fois.

Si le tout finit mal, les actions devant les tribunaux vont être connues de tout le monde.

Je suis peut-être méchante langue, mais j'avoue n'avoir aucun mal à imaginer AH cynique et profiteuse. 

Je crois que de temps en temps, on devrait plus souvent rappeler aux fanatiques en tout genre qu'ils connaissent pas les personnes qu'ils admirent. Que ce n'est parce qu'ils suivent avec assiduité le moindre petit article sur la nouvelle coiffure de leur star préférée qu'ils ont une idée de ce que vaut vraiment une personne à qui ils n'ont jamais parlé. Vous ne connaissez pas Johnny Depp. Vous ne connaissez pas Amber Heard. On s'en fout de votre vision fantasmée de personnes dont vous ne savez rien sur la nature humaine ! Donc ta AH cynique et profiteuse, remballe la d'urgence.

Et ça va bien entacher sa réputation et sa carriere déjà chancelante.  

J'ai une super idée. On va faire un transfert du concept de « bien chercher quelque chose ». Au lieu de l'appliquer à une victime de viol, on va l'appliquer aux mecs qui ont leur réputation et carrière entachée parce qu'ils battent leur femme.

Déjà Amber m'a déçu en demandant la passion alimentaire, mais ça m'étonnait moins quand même…. Mais là…..

Moi personnellement, Amber m'a déçue chaque jour de sa vie où elle ne s'est pas agenouillé devant Johnny Depp avec un air de vénération…Alors les fois où elle a osé le critiquer ou lui demander quelque chose je vous raconte même pas…

Sous l'emprise de l'alcool, il peut être violent, la seule qui l’avait calmé, c'est…lily rose, la naissance de sa fille l'avait transformé, mais chasse le naturel, il revient au galop, ça me mortifie de dire ça, je n'avais jamais voulu y croire, mais là….je commence à vraiment me poser des questions…

Mais ça ne m’empêchera pas de continuer à apprécier la personne qu'il est, si il a vraiment des accès de violence, c'est certainement quand on le provoque d'une façon ou d'une autre et qu'il n'est pas sobre, maintenant à part la fois où il a dévasté une chambre d’hôtel, alors qu'il y était avec Kate Moss et une autre fois où il a menacé des paparazzi pour protéger Vanessa, et plus proche lorsqu'il s'est blessé à la main et que l'on a du l'opérer, il était au tel avec Amber et à cogné dans une vitre… je n'ai pas souvenir d'avoir lu d'autres débordements, mais…Vanessa avait dit, alors qu'ils étaient au début de leur idylle, que la vaisselle pouvait voler… 
ça ne l'a pas empêché de rester avec lui au moins 12 ans heureuse…Cette Amber est une opportuniste, j'ai moi aussi vu ça d'un mauvais oeil, ce mariage, surtout quand j'ai lu qu'il n'y avait pas de contrat de mariage établi… j'ai halluciné… 
C'est pour ça que Vanessa a réagit à ça, pour protéger la fiortune de leur enfants, maintenant on ne sait pas comment ça s'est arrangé à ce sujet…


Celui-là il est fabuleux. Je reconnais que Depp est un type qui a un problème avec la violence mais c'est toujours la faute des autres. Et puis il a potentiellement était violent avec Vanessa mais elle était trop heureuse avec lui. Ouais. C'est pas la première fois où j'entend le discours où la violence envers une femme certes c'est un peu désagréable pour elle mais bon ça va quoi…c'est pas un drame. Non ça va PAS. Une mouche qui vole c'est un peu désagréable mais ça va. Un type qui passe son temps à hurler et potentiellement peut devenir violement physiquement c'est l'enfer.

Je vais  pas vous faire don des 10 pages de commentaires sur le topic « Johnny Depp et Amber Heard divorcent sur ce forum », principalement parce que j'ai encore des tas de choses à dire mais c'est consternant. Moi aussi j'ai eu ma période Johnny Depp. Et oui c'est un excellent acteur dont on peut admirer le jeu. Mais c'est pas une raison de devenir totalement stupides et d'oublier que quoi que fasse Jack Sparrow au final on s'en bat le steak et que ce qui compte c'est la façon dont les gens se comportent avec les autres dans la VRAIE vie.

Il y a pas que les fans de Johnny Depp qui m'ont énervé, Facebook s'est fait le nid du sexisme ordinaire avec une vague de haine dans les commentaires, je vais vous montrer que c'est deux là relayés par la page Encore féministes, aussi longtemps qu'il le faudra.



Denis fait partie de ces mecs qui aiment tellement la domination masculine que dès qu'une nana réussit à faire condamner son agresseur, ou que des féministes obtiennent une victoire, ou qu'un mec ne l'emporte pas il crie au drame. En fait, le modèle de vie de Denis c'est que les mecs ont toujours raison et peuvent faire ce qu'ils veulent des femmes. Ou alors, Denis ignore que 9 victimes de viol sur 10 portent pas plainte et que parmi celles qui le font, le violeur n'est presque jamais condamné et s'il l'est c'est à une peine ridicule. Bref Denis ne sait rien, mais affirme tout.C'est toujours aussi pratique de se servir de la technique de l'arbre qui cache la forêt. De se baser sur les trois fausses accusations de viol qui traînent pour cacher le système où les femmes sont violées par milliers à cause de la culture du viol. Je suis d'accord, la présomption d'innocence c'est important, le problème c'est que souvent on l'agite avant même d'écouter la victime qui n'est jamais présumée dire la vérité. En fait, ça donne un super permis de violer aux hommes au final. C'est perturbant de se dire que la majorité des hommes ne viole pas parce que c'est pas bien de le faire (ce qui est une très bonne raison on est d’accord), mais que si demain quelqu'un de mon entourage décidait de le faire il ne lui arriverait rien. On se sent pas du tout protégées par la société, et c'est en grande partie à cause de la mentalité de Denis qui est prédominante.

Quand à Bérengère, elle pense probablement que l'argent achète tout même la guérison après un traumatisme pareil (et à ce propos sur deppendance ils trouvent que le fait qu'elle demande une pension la décrédibilise ce qui seulement moi est SEULEMENT la moindre des compensations après ce qu'elle a vécu) et surtout elle nous délivre un raisonnement digne d'Einstein. Johnny il a jamais tapé Vanessa donc il a pas tapé Amber. Moi personne m'a jamais violé du coup toutes les victimes de viol sont des menteuses aussi non ?


Quand Bertrand Cantat a assassiné Marie Trintignant

Vous vous souvenez tous et toutes de ce qui s'est passé et de Marie Trintignant décédée sous les coups de son compagnon en 2003. Quelques années ont passé depuis, et je sais pas si vous avez remarqué mais régulièrement on nous emmerde avec Bertrand Cantat et l'envie de se débarrasser de ses vieux démons, la musique qu'il fait et qu'on lui cherche des excuses. Qu’il aille au diable.

Et ça va très loin. Je vais vous rapporter l'histoire que m'a raconté un ami choqué parce ce qu’il a entendu dans un train.  D'habitude, c'est pas un mec que le féminisme étouffe, il était anti mariage pour tous tout ça tout ça, n'empêche qu’il a entendu un groupe de fans de Noir Désir qui trouvaient la condamnation de Bertrand Cantat scandaleuse, sa musique géniale et qui ont traité Marie Trintigant de connasse ou de salope, je me rappelle plus exactement. Bref, il est sorti du train, a commencé à se demander s'il restait encore de la morale à quelqu'un sur cette planète et il s'est dit qu'il y avait peut-être un problème finalement. Je confirme.


A propos de DSK


Je vais pas revenir sur l'affaire DSK à fond, on sait absolument tous de quoi il retourne, je pense que tout le monde en a débattu et que tout le monde se souvient du « il y a pas mort d'homme » et du « troussage de domestique » que nos chers politiciens socialistes nous ont servi nous montrant ainsi le mépris qu'ils avaient pour la moitié de leur électorat. Je voulais juste revenir sur un argument que j'ai entendu dans les 1500 fois


« C'est peut-être pas quelqu'un de super sur le plan personnel, mais il ferait un super politicien »


Je rappelle que le principe d'un politicien c'est de gouverner et s'occuper du peuple (même si les Panama Papers et autres magouilles font qu'on y croit pas beaucoup mais enfin le principe de base c'est ça). Le peuple est composé à 50% de femmes que DSK ne respecte visiblement pas (sauf si on considère que toutes les femmes qui l'accusent sont toutes des folles ou qu'elles font toutes partie d'un gigantesque complot. C’est totalement absurde, bien sûr. Quoi? Il y a plein de gens qui le pensent? Vive la culture du viol). Comment on peut considérer que DSK est un bon politicien s'il méprise, harcèle voir viole une partie du peuple ? Le pire c'est que si DSK avait eu le même comportement avec des hommes ou des enfants, personne n'aurait dit ça, mais si c'est avec les femmes, ça va quoi. Ben non. Toujours pas.

Quand à ceux qui disent que ouais peut-être DSK a un souci qu'avec les femmes, mais que quand même c'est moche on s'en est servi contre lui…. revoir ci-dessus la redéfinition du concept « il l'a bien cherché ».


Quand Nabilla reçoit une peine faible pour un coup de couteau envers son compagnon


Alors là c'est une autre histoire, tout le monde est scandalisé et raconte qu'il n'y a plus de justice, crie comme Denis aux femmes qui dominent les hommes… J'en ai entendu parler au boulot, sur facebook… Et je trouve ça bien sûr ultra-choquant et ne cautionne pas le geste de Nabilla. N'empêche qu’il y a deux poids deux mesures. Je vous mets au défi de mettre un commentaire comme ça sur la toile: si vous en trouvez un vous aurez le droit de me donner les noms de trucs incongrus dont je devrais placer les images dans mon article. 

Moi je pense que ce type il était un peu hystérique et qu’il l’a un peu provoqué. Il sort avec elle pour profiter de sa célébrité et maintenant il veut de l’argent. 

Mais je vous garantis que vous en trouverez pas et que par conséquent j’aurais pas à me décarcasser la tête pour savoir comment placer la photo d’une agrafeuse ou de l’os pariétal sans que ça fasse hors-sujet.

Conclusion

..a été postée sur le facebook d'une connaissance, j'ai beaucoup aimé donc je partage…

Vous ne nous ferez jamais fermer nos gueules.