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FOOTBALL FIELD

a project by maider lópez

"A football field at the Sharjah Museum Square in which street furniture interferes with the game. Different ways of experiencing the public space coexist in this football field; it suggests new uses for the square and a new structure for the urban space.

9th Sharjah Biennial, 2007. Arab Emirates.”

FOOTBALL FIELD FILM

Pour davantage de Maider López, vous pouvez visiter son site et ses divers projets, ICI.

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STANLEY   M A T T H E W S 

On le surnommait le magicien du dribble, de par son admirable jeu de pied agile, toujours empreint de cette finesse et de cette agilité déjouant et humiliant ceux qui osaient entraver son chemin.

De la working class à la grâce royale, Stanley Matthews a ainsi transformé, modelé et innové à son poste d’ailier excentré, lui l’excentrique qui adorait tourmenter les défenses adverses de l’époque.

Précurseur des exploits à la Garrincha, on raconte de lui qu’il aimait feinter les défenseurs trop agressifs à son goût… arrêtez… attendre qu’ils reviennent, pour ensuite réaliser un autre tour de passe-passe, soit un peu à l’image de ces toreros qui étourdissaient leur victime de leur élégance drapeau rouge en main.

"He was the man who taught us how football should be played! What more can I say?", s’est même exclamé Pelé, lors d’une entrevue. 

Eh bien, c’était Stanley Matthews, Sir Stanley Matthews, je vous en prie.

Partie 1 / Partie 2 

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Z I Z O U … F U T S A L   &    F A N T A

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AGAINST MODERN FOOTBALL

Les partisans sont la passion du football; la passion est le carburant du football.

Les supporteurs sont la raison de vivre du football!

                                                       VIS                                                            &                                                      RESPIRE     {   FOOTBALL .   }   Outre le support inconditionnel et incommensurable que les mouvements de supporteurs ont su prodiguer au football au fil du 20ème siècle, ces marginaux ont réussi à implanter une contreculture footballistique qui, avec le temps, s’est mutée et diversifiée. Non seulement ils ont donné la possibilité à plusieurs générations de voir le football sous un tout autre angle, mais ces partisans à la passion sans fin ont également permis aux artistes et aux intellectuels de notre société de s’intéresser à ce phénomène et du même coup à sa culture et au sport que ces gens prisent tant.     Percevant un côté romancé, un esthétisme subtile dans le jeu lui-même, une beauté transcendante dans l’environnement des stades, un sentiment frissonnant dans l’amour que les supporteurs portent au ballon rond, ces esthètes, regroupés le plus souvent en collectifs, se sont ainsi bâtis des clubs qui ont comme but de jouer, s’amuser et surtout de créer. Le précurseur qu’est le Chinatown Soccer Club en est l’exemple parfait, ayant par le fait même émulé des équipes aux idées similaires telles les Ringleaders, formation montréalaise, ou encore Soho Warriors FC, équipe britannique. On joue, on s’amuse en mêlant art et football, tout en y faisant des rencontres enrichissantes qui ne font que d’exacerber le style de chacun.     Ces types de clubs ont ainsi joué un rôle important dans la propagation des marques indépendantes issues de la contreculture footballistique à inventer des chaînes de vêtements et autres produits dérivés qui prennent leurs racines dans l’histoire, dans les légendes, dans les éclats de génie que le foot nous fait vivre et revivre. Les instants qui vous estomaquent et qui vous laissent emplis de magnificence. La marque 3nil, fondé par un graphiste passionné de foot, ainsi que Live Breathe Futbol, créé à partir des mêmes bases, sont tous deux des sites qui font d’abord et avant tout dans la subtilité, dans le détail implicite qui raconte tout d’un moment ou de la particularité unique d’un but, d’une passe, d’un geste ou d’une citation. Leurs produits sont le résultat d’un processus de création – celui-ci ancré dans la légende d’un joueur ou d’une idée venant de l’histoire footballistique - dont l’importance se vaut dans le processus de création de l’objet en soi. Et c’est probablement à ça que l’art s’identifie : l’émotion transmise dans, par exemple, le coup de pinceau qui est aussi, voire plus important que le résultat de la trace laissée sur la toile elle-même.     C’est l’instant du moment, c’est la présence émotionnelle de l’histoire et c’est l’idée dernière l’entité du concept qui leur importe… soit ce que les premiers skinheads et premiers ultras avaient certainement en tête lorsqu’ils ont décidé de lancer des chants impromptus autour d’une foule trop passive à leur goût.