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“"Michael Zazoun c'est un pédé, et les pédés ça finit toujours par t'enculer", Cyril Hanouna 2014.
Quand Cyril Hanouna menace ou insulte, il le fait souvent autour d'une cour afin d'asseoir sa surpuissance. C'est ainsi que ces propos m'ont été rapportés par différentes personnes, car il ne me les a jamais proférés en face, et que craignant davantage de trahir mes valeurs que cautionner celles d'un tyran de salon, j'ai posé ma démission d'une émission de radio qu'il produisait et que pourtant j'adorais faire.
J'ai eu l'élégance de ne jamais m'étendre sur les raison de cette démission, mais aujourd'hui savoir que son entourage préfère se renier dans un silence assourdissant pour digérer une énième couleuvre plus sombre que les précédentes, me pousse à sortir du mien pour rejoindre un combat qui me tient à coeur.
Ne nous trompons pas, la première personne que Cyril Hanouna déteste en réalité, c'est lui. Seulement ces problématiques se règlent sur un divan de psy et non devant des millions de personnes à la télé, normalisant chaque jour un peu plus l'humiliation de chroniqueurs dont la soumission confine au masochisme.
Mais il est vrai que de toutes les haines qui l'animent, l'homosexualité prend une raisonnance particulière, que ce soit dans son obsession pour le sujet ou sa manière de martyriser Matthieu Delormeau jusqu'à lui faire tourner d'effroyables tutos nommés “Delormeau Dance” façon cage aux folles. C'est vrai que c'est drôle ça, et si on affublait un juif d'un gros nez pour faire des tutos sur la meilleure manière de gagner de l'argent, ou alors un arabe qui nous apprendrait à voler un scooter ou un noir à manger des bananes ? Vous ne trouvez pas ça drôle vous, ben quoi on ne peut plus rire ?
Non Cyril, on ne peut plus rire de te voir te trémousser, remuer tes mains et efféminer ta voix pour draguer des homos jetés en place publique dans ce que tu oses encore appelé un “canular”. Et le pire, c'est que t'es incapable de comprendre ce que je suis en train d'écrire, tu n'es pas en état, osant te comparer à Coluche qui doit se retourner dans sa tombe.
Mais si tu ne comprends pas le problème, si le CSA ne le comprend pas non plus, et bien sache que nous allons le faire pour vous. En témoignant comme je viens de le faire, en relayant les messages et les articles de ceux qui se soulèvent contre l'inacceptable, et grâce à qui des annonceurs ont utilisé un langage qui doit bien plus parler à D8 que toutes nos indignations réunies: celui du portefeuille.”

- Michael Zazoun

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撮ってもらったうちの犬。
こんなにいろんな表情をしているんだなぁ。

最近IGで、海外の犬の様子を眺めているのだけど
環境も考え方も、違いすぎる。
恵まれた自然の中で、犬が犬として、生きている。

犬が、犬として。

そんな当たり前の考えを知ってもらうために
できることはあるから、そこからやっていこう。
あと半年は、この場所で。

photo by Daichi&Yuri…
ありがとう☺︎

Non mais qu'est-ce qu'on a fait pour mériter ça ? qu'est-ce que la France a fait pour mériter des candidats comme ça ? qu'est-ce qu'on a fait pour avoir une campagne aussi pourrie que ça ? Après une période noire pour la France, traumatisée par des attentats monstrueux à Paris ou à Nice, on pensait qu'ils seraient à la hauteur. À la hauteur de ce qu'on a vécu. On s'était trompé.
—  Yann Barthès dans Quotidien, résumant parfaitement mon sentiment.
Lettre d’Ismaël Saidi à Cyril Hanouna

Salut Cyril,

On ne se connaît pas…enfin moi je te connais.

Mon fils regarde ton émission et il m’arrive parfois de jeter un œil distrait lorsqu’il se prend à rire.

Ce soir, je t’ai entendu rire et glousser face à un jeune homme que tu avais piégé, te faisant passer pour un « amant potentiel » et humiliant par tes rires et mimiques grotesques ce jeune homme devant des millions de téléspectateurs.

J’en ai pleuré Cyril…

Pas parce que je connaissais ce jeune homme, non, Cyril, j’ai pleuré, car le temps d’un canular tu as été ma madeleine de Proust.

Tu m’as renvoyé 25 ans en arrière, à l’époque où, au fin fond de mon quartier paumé, certains caïds faisaient la loi. Ils faisaient régner la terreur, nous giflant parfois, nous obligeant à cacher de la drogue dans nos poches pour leur éviter de se faire prendre, nous humiliant en public.

Tu m’as surtout rappelé mon ami Amine.

Tu ne le connais pas non plus…

Amine était un enfant « fragile », comme disaient ses parents par pudeur et par peur de le voir se faire violenter dans le quartier.

Amine aimait les garçons, nous le savions, et comme nous aimions Amine, nous faisions la seule chose que nous pouvions faire pour le protéger : nous faisions semblant de ne pas avoir remarqué…

Mais pas le Caïd du quartier : lui il avait fini par remarquer cette différence chez Amine, et d’humiliations en insultes, de crachats en coup de poing, Amine devint la victime du quartier.

Il devait à chaque fois changer de chemin pour rentrer à la maison et parfois ne rentrait pas et dormait en rue, loin du quartier, pour éviter qu’on ne le tabasse encore une fois.

J’étais si petit, si impuissant, si faible que je n’ai pas pu faire grand-chose pour l’aider…

Un jour, Amine nous a quittés.

Ses parents ont dit qu’il avait eu un accident dans sa chambre, c’était leur manière pudique pour dire qu’il avait mis fin à ses jours, ne pouvant plus supporter d’être le souffre-douleur de tout un quartier.

Je pensais que cela n’arriverait plus jamais, je pensais que c’était révolu, qu’on ne pouvait plus faire autant de mal à quelqu’un à cause de sa différence…

…je le pensais jusqu’à ce que je voie ton faciès hilare sur ma télévision.

Je suis resté figé sur ton regard imbu de tant de pouvoir cathodique, mon esprit s’était envolé dans le passé, mais mes yeux n’arrivaient pas à te quitter…jusqu’à ce que l’écran devienne noir…

Mon fils a éteint la télé et a jeté la télécommande.

Il m’a regardé et m’a lancé « Il déconne grave, Cyril ! Y’a des limites quand même ! ».

Il a raison Cyril, tu as déconné et il y a des limites à tout.

Dans mon quartier, on a très vite appris que l’argent et le pouvoir sont des artifices éphémères et que seules les valeurs morales fortes sont éternelles…

Les fées qui distribuaient ces valeurs ont loupé ton berceau…

Dommage, Cyril…dommage…tu aurais pu être celui qui aurait sauvé Amine, 25 ans plus tard…

Mais tu es juste en train de le tuer une deuxième fois…