renversement

J'attends désespérément un message de ta part,
j'attends de pouvoir me mutiler,
j'attends qu'une voiture me renverse,
j'attends que la mort vienne me chercher,
car je n'ai pas le courage de mettre fin à mes jours,
et que je n'ai plus la force de vivre.

Je t'aime… Je te le dis maintenant tant que c'est encore possible, tant qu'on est encore vivants… On sait jamais si demain une voiture te renverse, si une bombe explose dans le métro… On sait jamais si tu décides de te foutre en l'air, si tu tombes des escaliers après une soirée bien arrosée, tu sais, la vie est faite de pleins de petits imprévus. D'ailleurs c'est ce qui me fait peur… Les imprévus… Alors, je te le dis maintenant; avant qu'une autre personne te prenne la main quand j'ai le dos tourné, avant que les gens tentent de nous séparer… Je te le dis maintenant, et peu importe ta réponse, car on sait jamais… Je t'aime, je t'aime, je t'aime… Je crois que je ne te le dirais jamais assez…
—  lespiquresaines
Je sais qu'des fois t'as peur de te faire remplacer ou même de t'attacher alors tu pars avant que les autres s'en aillent, je sais qu'tu sais, que c'est l'imprévu, qu'un matin tu peux te réveiller et te rendre compte que t'as tout perdu, je sais ce que ça fait d'avoir ce vide au fond du cœur que personne ne peut combler, que ça fait peur d'être oublié, d'être un souvenir enfoui au fond d'une mémoire mais toi t'es pas comme ça, tu rentres dans la vie des gens et t'y ressors encore plus facilement, toi, t'es une tornade, tu renverses tout sur ton passage et tu chasses tout les espoirs, t'es là, tu fais du mal t'en est consciente mais moi j'ai bien compris pourquoi t'es comme ça; t'as peur, tout l'temps, tu peux t'enfuir et même être violente mais tu sais au fond de toi que j'ai raison, tu pars avant que la tempête t'emporte à chaque fois  que quelqu'un montre qu'il tient à toi, tu fais la dure, celle pour qui ça ne compte pas, celle qui construit un mur pour que l'autre fasse demi-tour, t'as ton propre caractère à vouloir toujours repousser l'amour, mais moi j'ai une question, une seule; dis-moi qu'est-ce qui t'a rendu comme ça, qui est-ce qui a brûlé ton univers, qui a transformé tes je t'aime en simple haine, dis-moi juste pourquoi t'es devenue aussi froide d'un coup pourquoi t'as aussi peur d'l'amour ? T'es un mystère à part entière j'suis sûre que des fois toi-même tu te perds, tu passes tes nuits à refaire le monde, à te rappeler toutes ces occasions que tu n'as pas su saisir, à te morfondre, à penser à tout ce qu'on pourrait t'offrir; mais j'me trompe pas, je le vois bien dans ton regard que t'es perdue et que t'en as marre, j'vois bien que tu voudrais redonner ta confiance, tenter l'tout pour le tout, avoir moins de méfiance pour enfin vivre quelque chose de beau à nouveau. Mais tout les matins quand tu te lèves t'as oublié ce à quoi t'as pensé la veille, tu t'es perdue dans tes rêves, dans tes cauchemars et moi la seule chose que je voudrais c'est que ton cœur se répare, qu'tu m'dises que ça va mieux, que toutes ces petites blessures à l'intérieur de toi se sont cicatrisées, qu’t'es plus trop brisée, que t'as plus peur, que tu peux à nouveau aimer, me dire même que t'es désolée.
—  lespiquresaines

on est tous un peu triste, un peu bancal. on passe tous certaines nuit à pleurer, roulé en boule sous sa couette. on se demande tous un peu trop souvent ce qu'on fout là. on est tous seul alors qu'il y a du monde autour de nous. on traverse tous la route sans vraiment regarder parce qu'on s'en fout de se faire renverser par une voiture. on boit et fume tous parce qu'on est trop lâche pour affronter la vie. on essaye tous de vivre en sachant que rien n'a de sens, qu'on est perdu et qu'on ne va nul part. certains y arrive mieux que d'autres.

*mec dans le train à son collègue *
“Une fille qui couche après un viol c'est qu'elle s'en est remise tu vois.”
*renverse son café trop chaud sur l'entrejambe du mec en question*
“MAIS T'ES TARÉE CONNASSE?”
“T'inquiète. Quand tu reboiras du café le matin, c'est que tu t'en seras remis, tu vois.”

Parfois je m'imagine perdre le contrôle. Tout envoyer en l'air. Rire plus fort. Tomber à la renverse. Faire ce que je veux. Frissonner et aimer ça. Voir mon sang couler par terre. Envoyer tout le monde se faire foutre.

Pour l’Anon’ d’hier qui demandait si Benoît Hobbit et Arnaud Montebourg étaient réellement amis, la réponse est oui, si tant est qu’on peut avoir de *vrais* amis en politique.

Mais en gros, ils fondent le NPS en 2003, notamment avec Vincent Peillon :

Après des hauts et des bas, ils se retrouvent au gouvernement Ayrault et décident de s’allier avec nul autre qu’un certain Manuel Valls pour renverser Ayrault et installer MV à Matignon (OT3-OT3-OT3) :

Leurs petits arrangements fonctionnent, MV passe de Beauvau à Matignon, nomme AM Ministre de l’Economie et BH Ministre de l’Education, sauf que l’entente cordiale ne dure que quatre mois (à ce propos : AM aurait dit à MV, tout juste installé à Matignon : “bon, maintenant que tu es là, il va falloir dégommer pépère” (i.e. F. Hollande, pour ceux qui n’ont pas suivi), ce à quoi MV aurait répondu : “Euh… je suis Premier Ministre, maintenant, donc pas vraiment.”

Bref, en août 2014, AM invite BH à la fête de la Rose où ils trinquent au “Redressement” avec une cuvée spéciale et tout le tralala comme AM adore :

Résultat, ils se font virer :

Et restent soudés dans leur lignée de frondeurs, jusqu’à leurs candidatures respectives à la primaire.

Donc en résumé, ils sont choupi, ils s’aiment :

Ils adorent se lancer des regards adorables :

Et ils aiment s’éclipser des universités d’été du PS pour des rencards dans des bars :

Jolies courbes, elle était tellement belle nue
Amour bestial durant la pleine lune
On l'a fait dans tout l'appart’ en renversant les cendars
Et les tonnes de papiers que j'ai à peine lu.
—  Nekfeu - Mon âme
Dimanche matin, plus de filtres et pas de café

Il est 13h30, je viens de renverser mon pot de café sur le tapis, flinguant ainsi toutes velléités de réconfort post-soirée. “La vie est une pute sans dents avec un long couteau”, je me souviens que tu aimais me répéter cette phrase. Tu n’avais d’ailleurs qu’à moitié raison, il y a parfois des fulgurances, de l’extraordinaire dans l’anodin. Comme cette nuit, discussions hasardeuses, situation équivoque d’une rencontre, parenthèse suspendue au milieu de la foule, quelques bières pour ne pas revenir trop vite à la réalité. C’est ma 4ème clope et je n’ai toujours pas de café. J’ai passé ma nuit à observer la blancheur de son dos, corps plongé l’un contre l’autre à la recherche de magnificence. Je me souviens de nos jeux d’enfants, de leurs significations dans ce grand appartement vide que tes parents avaient déserté. De toi, étendue sur le lit à lire en faisant semblant de ne pas pleurer, de moi fumant en silence, le regard vide. Clés tournées, vêtements jetés à même le sol, sa peau a encore l’odeur de la sueur et du sexe. Je n’ai presque plus de filtres. Il y a des moments qu’il ne faut pas bousculer.

La journée qui s'annonce merdique

Je dois avoir un détecteur de journée de merde, en même temps c'est pas difficile de deviner quand on va passer une mauvaise journée, souvent ça commence le matin au réveil quand tu te rend compte que t'as oublié de faire charger ton portable.. après c'est ton chat qui se met à gratter à toutes les portes histoire de réveiller tous le monde alors que tu n'as clairement pas pas envie de voir une autre tête que la tienne dans le miroir. Puis tu t'habilles et tu te rend compte que t'as pas de chaussettes, alors tu vas en piquer à ton père, qui te foutra un procès au cul quand il s'en apercevra. Vient le moment fatal du petit déjeuner, où tu te renverse la bouilloire en ébullition sur les jambes et les pieds (j'ai encore mal). Ouvrant les placards​, après avoir enlever ton pantalon et mordu dans un torchon pour pas réveiller l'immeuble, tu vois qu'il n'y a que des céréales genre cocopop’s et que à 10h tu vas crever la dalle. Tu te refais un thé (à t'es risques et périls) tu met le tout dans un termos, tu ne sais pas quoi mettre autre que ton pantalon trempé, donc tu le remets, même si dans le miroir t'as l'impression de t'être pissé dessus. T'as l'impression, en l'anfilant, d'être nancy dans the shallow, sauf que elle elle s'est fait mordre la cuisse par un requin, toi t'as même pas une brûlure premier degrés c'est juste rouge, pas de cloque, mais t'a quand même mal.
Vient le moment de partir où t'as failli oublier t'es clé, avant de te rendre compte que le chat à vomi par terre. Tu pars en retard t'es pas contente. Ton bus? Ton arrêt n'est “plus” desservit pour cause de travaux alors tu vas au suivant, mais ça ne t'empêche pas de courir après ton bus. T'as au moins l'impression de courir après quelque chose, plus tard tu pourras raconté que ton objectif principal dans ta vie était d'avoir ton bus, ta vie se résume en un mot “bus”. C'est pas très classe. Ça casse pas trois pattes à un canard. Une fois dans le bus toutes les potentielles place que tu convoitais sont prise, t'es obligé de t'asseoir à côté de quelqu'un. Étant partie en retard et voyant le bus filé tu te dis que tu pourras peut être rattraper ton retard, puis arrivé à ta station de changement, portant le mot Dunkerque dedans, le 54 est là, mais le 26 dans lequel tu es klaxonne et le 54 part sous t'es yeux, alors que tu aurais juste pu sauter dedans. Le prochain est dans 20 minutes, bye bye l'avance que tu avais gagné. Puis tu te gèle le cul à cette station de bus tu réalisé que magenta Dunkerque lui font très bien et que le magenta est vraiment moche comme couleur. Tchéquant face book tu vois qu'un blocus est organisé aujourd'hui. Si t'en vois un tu le défoncera parce que ta patience existe déjà plus, et en vu de la journée qui t'attend, t'hésites à rentrer chez toi maintenant.

Cinn-Hamon Bourge Pride and Prejudice AU

Chapitre 3

“Un régiment, Maman!”

“Je sais, je sais.”

Benoît se contentait d’échanger des regards légèrement consternés avec son père à chaque fois que le sujet revenait sur la table. Il ne comprenait absolument pas en quoi la perspective de voir débarquer des soldats en Bretagne était si exhaltante. Le charme de l’uniforme, avait plaisanté son père avec un clin d’oeil complice lorsque la nouvelle était arrivée, ce qui avait fait glousser sa mère et ses soeurs. Pour sa part, il avait vu suffisamment du charme dont pouvaient faire preuve les hommes.

“Maman! Maman!”

“Qu’est-ce que…”

“C’est une lettre de M. Peillon.”

Le pépiement de la plus petite des soeurs de Benoît fit grand effet. Leur mère faillit la renverser dans son empressement pour observer le fameux parchemin que sa soeur aînée ouvrait et lisait, une expression de bonheur et de triomphe sur le visage.

“De sa soeur. Elle m’invite à dîner ce soir.”

“Il faut que tu partes maintenant. Tu ne peux pas te permettre d’arriver en retard.”

“Avec ce déluge?”

“Quelques gouttes. Rien de bien insurmontable.”

Benoît et son père eurent beau protester, Mme Hamon était intransigeante et lorsque la soeur de Benoît écrivit quelques jours plus tard pour dire qu’elle était tombée malade et qu’elle ne pouvait pas rentrer de sitôt, elle rayonna. Benoît décida d’aller la rejoindre pour lui tenir compagnie en essayant d’ignorer la petite voix qui lui disait que Montebourg serait probablement chez M. Peillon aussi.

~~

M. Peillon lui fit un accueil royal et le traita comme un frère. Il dût bien reconnaître qu’il l’appréciait beaucoup. Montebourg était égal à lui-même, froid, distant et hautain, mais la présence de Vincent éclipsait un peu son dédain et son arrogance. Quelque chose avait changé dans son regard lorsqu’il scrutait Benoît à table, cependant. Sans aller jusqu’au respect ou à l’intérêt, Benoît sentait que le jugement avait laissé place à quelque chose de nouveau. De l’intrigue, peut-être. Il ne devait pas être habitué à ce qu’on lui refuse quoi que ce soit. Cette situation, au fond, amusait plus le petit Breton qu’autre chose. Il se montrait parfois assez cordial, mais à côté de la chaleur et de la générosité de M. Peillon - Vincent, comme il ne cessait de le répéter à Benoît en souriant -, il ne faisait guère d’éclat.

La soeur de Benoît finit par se rétablir et ils purent prendre congé et rentrer chez eux. Vincent l’escorta jusqu’à la voiture, l’aida à y monter et lui baisa la main en souriant. Benoît se retenait de sourire aussi, mais une main tendue vint l’interrompre dans ses pensées. Il leva les yeux et tomba sur M. Montebourg.  Qui lui tendait la main. Pour l’aider à monter dans la voiture. Benoît sentit l’humiliation lui brûler les joues. Il savait qu’il était plus petit que la moyenne, que M. Montebourg avait trouvé très amusant de le comparer à une femme lors de leur première rencontre, mais quoi qu’en disent les yeux bleus - qui paraissaient réellement sincères, mais était-il capable de l’être?- qui guettaient sa réaction, c’était une injure de plus. Il lui lança un regard furieux et monta en trombe dans la voiture. Il salua brièvement Vincent d’un signe de tête en souriant, sans prêter la moindre attention à l’expression blessée de M. Montebourg.

N.B. : l’injure, c’est pas de se faire traiter de femme, parce qu’il y a rien d’humiliant à se faire traiter de femme, bien au contraire. Par contre, ça renvoie à un statut de mineur, de personne faible et un peu simple d’esprit à cette époque. 

2055

on dit tout le temps “j'voudrais être une tornade qui renverse tout sur son passage dans la vie des gens” parce-que c’est juste être seul, personne reste jamais avec les tornades puis après dans ta tête il pleut tout le temps, et c’est après lui que j’ai su pourquoi les tempêtes portaient un nom, moi j’ai compris trop tôt, mais j'suis un ouragan, une boule de rage de haine et de colère à t'en déchirer le ciel, j'ai l'esprit bien trop torturé pour être de celles qu'on admire.

Le début de votre dépression

Cela vous prend d’un coup, sans prévenir gare. En une fraction de seconde vous tombez à la renverse, basculez de l’autre côté, passez du rire aux larmes. Vous assistez, impuissants, à un défilé de pensées crochues, cabossées et presque moroses, qui se déploient dans votre crâne comme une farandole de majorettes, un raid militaire. Vous restez las et immobiles, assis en tailleur sur votre canapé de velours, à subir cette parade de mauvais goût. Et vous avez beau vous persuader que tout n’est qu’une mascarade, un plan conçu par la partie droite de votre cerveau, pauvre en sérotonine, bousculée par les hormones, il reste toujours quelque chose, au fond de vous, qui vous persuade de la véracité de ces dialogues internes, et que tout cela va chercher bien plus loin qu’un simple ébranlement hormonal passager. Que la racine du mal se trouve à un étage en dessous, dans les profondeurs de vos souvenirs. Vous trouvez des images noircies et floues et des émotions qui ne vous étonnent plus. Vous trouvez des ébauches d’explications qui n’ont pas encore abouti. Et cela vous active. Mieux : cela vous réactive. Vous voilà à fleur de peau. Il ne faut rien vous dire de plus. Les gouttelettes d’eau se ruent contre votre cornée, s’accumulent, et commencent à inonder vos paupières. Et vous attraperiez le moindre objet insipide à portée de vos mains, et le balanceriez contre le mur d’en face, l’observant se fracasser contre la pierre, si vous ne disposiez pas de cette auto-discipline entraînée. Parfois peut-être vous surprenez-vous à écrire des scénarios glauques. Dans votre tête se diffuse en boucle un court-métrage où vous êtes le héros, où vous arrachez les yeux et les membres des personnes que vous croisez, déchirant la tête à ses artères, accablant leur corps de coups libérateurs. Et ces visions vous soulagent. La mâchoire crispée et les phalanges écarlates, vos muscles retenus dans une extrême tension que rien ne viendrait perturber, vous tremblez. C’est effrayant et jouissif à la fois.


©bouquetdeproses

J'ai baisé avec des visages presque inconnus durant des années. J'ai dansé dans des bars en renversant mon verre sur mes talons. J'ai pleuré en vomissant mon chagrin à quatre heure du matin. J'ai éclaté de rire en retour aux mots doux qu'ils m'ont parfois murmurés. J'ai hurlé les pires insultes quand on me traitait de salope. J'ai frappé les murs jusqu'à ce que la douleur devienne insupportable. J'ai cru pouvoir tout expliquer du haut de mes dix-sept années. J'ai fumé des kilos d'herbe en me questionnant sur le pourquoi du comment. J'ai supplié ma mère intérieurement de me pardonner en sanglotant. J'ai rendu des gens détestables et je l'étais sûrement aussi. J'ai maudis la vie de n'être pas née brune et charmante, mais blonde aux yeux bleus. J'ai parlé à mon carnet quand ma haine m'étouffait. J'avais dix-sept ans et j'avais cru mettre le monde à mes pieds alors qu'il m'avait depuis longtemps lui-même écrasé.

4/03/16. 23:30