remplir

Cat la revenante

Pour la première fois, j'ai enfoncé cette lame si profondément dans ma peau qu'elle l'a joliment ouverte en deux ; laissant apparaître une trace blanche, puis deux, se remplissant progressivement de sang. Une chaleur exquise traversait mon bras alors que ma peau s'ouvrait doucement. Je me sentais comme Moïse quand il sépara la mer en deux.

FRENCH VOCAB DELF B2 (3)

I have decided to post here all the vocabulary that I had to look up while working with my book Les clés du nouveau DELF B2. But, instead of doing like most people do, and writing the English (or Spanish or whatever) translation next to the French word, I’m writing the definition in French. This way, I get an understanding of the word that is much deeper and lasts longer in my brain than just the translation. I’ll be doing one post for each unit in the book, and then for each exam after those (it comes with example exams for you to practice). Here you can read part 1 (x) and part 2 (x).

  • Rabâcher: ressasser, répéter de façon insistante.
  • Embauche: action de signer un contrat avec un salarié, de le recruter.
  • Débouché: perspective d’avenir en parlant d’études.
  • Lacune: manque, insuffisance.
  • Combler: remplir un trou, un creux,…
  • Prôner: recommander.
  • Outre: en plus de.
  • Engonement: l’entrain et l’enthousiasme que l’on met dans quelque chose.
  • Férue: epris et passionné par un domaine particulier.
  • Sévir: punir rigoureusement.
  • Franchir: passer par-dessus un obstacle.
  • Quai: dans un port, ouvrage où l’on embarque ou débarque des passagers.
  • Soutien: action de soutenir.
  • Détresse: angoisse, désarroi, solitude.
  • Ras-le-bol: “être exaspéré”.
  • Bitume: asphalte.
  • Bagnole: voiture qui peut transporter au moins deux personnes. Note: connotation péjorative.
  • Sage: raisonnable, calme.
  • Agrafer: accrocher, attacher à l’aide d’une agrafe.
  • Veston: blazer portée par les hommes.
  • Plaider: défendre.
  • Devis: evaluation détaillée des travaux à effectuer et du coût de ceux-ci.
  • Demeure: logement, domicile.
- C'était toujours la même chose. Elle venait chez moi après avoir bataillé pendant 2h pour que je vienne la chercher en voiture parce qu'elle voulait pas prendre le métro. Elle était super chiante, t'sais. Pas la fille chiante que tu connais, elle, c'était autre chose, une édition limitée presque. Alors elle m'attendait à ce foutu arrêt de bus pour que je passe la récupérer avec la voiture de mon père. Elle souriait jamais, elle foutait son sac sur la banquette arrière, s'asseyait et allumer sa clope. Comme si elle avait pas eu le temps de fumer en m'attendant, parce que ouais, j'étais le connard qui la faisait attendre un quart d'heure avant de me pointer. Assez longtemps pour la foutre en rogne mais pas assez pour qu'elle décide de se casser pour avoir trop attendu. Mais elle savait que j'aimais pas qu'elle fume dans ma bagnole, putain. Après, elle parlait pas. Moi je parlais de tout et de rien, je sais même pas si elle m'écoutait, si elle m'entendait, mais je parlais quand même pour combler le silence qui pesait. Après, on arrivait chez moi et elle descendait toujours avant que je finisse de garer ma voiture, juste pour me faire chier, encore. Parce que tu vois, elle était chiante, et ça m'énervait parce que c'était le genre de truc qui était censé me faire vriller, pourtant chez elle, aussi abusé que ce soit, je trouvais ça mignon. Je souriais comme un con et finissais de garer la voiture. Elle, elle piquait mes clés d'appart pour ouvrir la porte avant que j'arrive et elle m'attendait devant l'ascenseur. Quand je la rejoignais, elle me refilait les clés d'une façon nonchalante et se blottissait dans mes bras le temps qu'on arrive au cinquième. Elle attrapait ma main et on rentrait ensemble sans un mot. Elle déposait ses affaires au pied de ma bibliothèque pour ensuite ouvrir la fenêtre et allumer sa clope. Elle fumait trop, cette gosse. Ses doigts tremblaient tellement que t'avais l'impression qu'elle avait du mal à se raccrocher à la vie, que c'était un espèce de combat qui lui prenait toute son énergie. J'attendais toujours qu'elle finisse et qu'elle se couche sur le lit. Comme à son habitude, elle enlevait son soutif et son jean pour pouvoir trainer avec le débardeur qu'elle m'avait piqué y'a 3 mois. Elle plantait ses yeux bleus dans les miens, j'te jure, c'était à la fois le meilleur et le pire moment que je vivais avec elle. D'un côté, j'pouvais comprendre la tendresse qui émanait de son regard, percevoir cette partie d'elle qu'elle ne voulait jamais dévoiler, découvrir ses sentiments, ceux qu'elle cachera toujours. Je la voyais presque à nue, timide, coeur à vif et regard sincère. De l'autre, elle me faisait flipper comme un dingue, avec son foutu regard de merde. J'te jure mec, malgré tout ce que je pouvais lire en elle, elle semblait vide. Elle semblait tellement paumée et déchirée qu'elle était devenue complètement vide. T'avais l'impression qu'elle avait fermé son coeur et son esprit pour se barricader derrière un masque, afin que les gens la laissent tranquille. Moi, j'avais pas envie de la laisser tranquille. Alors je la serrais fort contre mon cou, et elle parlait. J'étais trop heureux qu'elle se confie à moi. Puis elle finissait par s'endormir contre mon torse et je réalisais que j'étais vraiment un connard et qu'elle me le faisait toujours payer. Je ne la connaissais pas. Elle passait 4h à blablater sur tout, me faisant croise que j'apprenais de plus en plus à la connaitre, me laissant penser que j'avais le droit de rentrer dans sa vie ; pour qu'ensuite je me rende compte qu'elle ne me disait rien vraiment. Rien de personnel, je connaissais rien. Et je crois pas que ce soit une autre de ses stratégie pour être chiante, c'était plutôt une façon de me faire comprendre que je n'arriverais jamais à me foutre de sa gueule parce qu'elle serait toujours plus maligne. Alors j'disais rien, je la laissais dormir et je caressais ses cheveux. Parfait, elle trouvait ma main et la serrait fort pendant son sommeil. Parfois elle bafouillait qu'elle était désolée. Je me réveillais toujours après elle puis qu'elle avait déjà foutu le camp à chaque fois que j'ouvrais les yeux. Il y a eu des matins où j'avais droit à un petit mot pour me prévenir qu'elle avait pris un de mes pulls. D'autre où j'ai du me contenter du souvenir de son odeur et de son sourire. Quel merdier, putain. Avec elle, j'étais en perpétuelle incertitude. Je ne savais jamais à quelle heure elle avait filé, ni où elle s'était barrée et encore moins quand est-ce que j'allais la revoir, ou même si j'allais la revoir un jour. Elle était bancale, mais surtout, elle était complètement perdue cette fille. Tellement perdue que j'avais pas la capacité de l'aider.
- Et ensuite ?
- Ensuite ? Elle disparaissait, toujours plusieurs jours, jamais plusieurs heures. J'avais plus de nouvelle, rien, c'était pas comme si elle était morte, c'était plutôt comme si elle n'avait jamais existé. Je pouvais l'appeler, j'tombais sur sa foutue messagerie. C'était même pas la peine de la chercher sur les réseaux sociaux où de me pointer devant sa porte, elle était complètement disparue. Je lui disais jamais qu'elle me manquait. Au bout de quelques jours, j'envisageais toujours le fait qu'elle ne reviendrait sûrement pas, que fallait p’t'être que je me résigne à l'oublier. Sauf que cette fille, elle était compliquée t'sais. Elle s'accrochait à moi comme une noyée qui s'accroche à une branche et prenait le large sans raison trois heures plus tard. J'ai jamais compris pourquoi, personne peut la comprendre. Elle était là, et puis… plus là. Fallait que je vive avec, enfin, plutôt sans du coup. Mais tu m'connais, j'suis un connard alors je la cherchais même plus. Elle finissait toujours par réapparaitre. Toujours. J'sais pas comment elle se démerdait, mais elle était là. Ce foutu club, cette foutue musique, ces foutus mecs qui posaient leur regard de pervers sur son mini-short. Et elle, avec sa vieille paire de baskets qu'elle pouvait enfiler même avec la robe la plus classe qui existait dans son armoire. Elle était plantée là au milieu de la piste, au milieu des gens, au milieu du monde, ivre et défoncée à je sais pas quoi, son verre à la main. C'était drôle, elle prenait toujours une paille. Elle dansait comme une dingue, comme s'il n'existait qu'elle et la musique. Elle ressemblait à une gosse dépravée complètement shootée, perdue au milieu d'une foule, ne sachant pas quoi faire de sa vie. Et puis elle levait les yeux, et d'un coup de main rapide, elle remettait vite fait ses cheveux avant de finir son verre cul sec. Elle repartait toujours en chercher un autre. Elle savait que j'étais là, comme moi, à certains moments, je savais que j'allais la croiser. Après ça, elle balayait la foule du regard pour croiser le mien et levait son verre en ma direction. Elle semblait toujours étonnée, jamais embarrassée. J'restais à chaque fois planté comme un con en haut des escaliers à la regarder se trémousser comme une gamine devant tout ces mecs qui la mataient. Ça me rendait fou. Venait toujours le moment où j'allais fumer ma clope et où je la voyais en train de rouler ses joints ou de se remplir le nez de connerie, son verre de vodka posé pas loin. Sauf que, putain, là, c'était la fin de son monde. Parce qu'elle a cramé que j'étais pas tout seul. T'sais, moi, j'attends jamais bien longtemps avant de perdre espoir de la revoir, alors j'faisais ma vie, et quand je sortais j'trouvais toujours une fille tu vois. Comme d'hab. Généralement, ce qu'elle faisait, c'était qu'elle regardait la meuf qui tenait ma main et baissait les yeux sans avoir pris la peine de me regarder, moi. Quelle merde. J'finissais toujours par laisser tomber cette fille et je fumais clope sur clope. Elle me rendait dingue, je jouais au connard et elle s'en foutait. Elle me le faisait payer avec succès, putain. Moi, je la surveillais de loin avec cette envie de gerber dès qu'un mec s'approchait trop d'elle où souriait quand elle sortait son briquet de son soutif. J'me bousillais la soirée pour sa gueule, et tout ça pour quoi ? Pour la voir partir, et sous mon nez en plus! T'y crois ? Quelle chiante. Le lendemain, elle rappelait, elle disait juste salut c'est moi faut qu'on se voit. Elle m'imposait une heure, et on bataillait plusieurs minutes parce qu'elle voulait que je vienne la chercher avec la voiture de mon daron. Et ça repartait, encore, même scénario, encore et toujours. 
- T'es amoureux ?
- Ferme là. Elle est partie. Genre, vraiment, elle reviendra plus. Un matin, je me suis réveillé et je m'attendais à trouver la place à côté de moi vide. Sauf que je l'ai vue, elle était toujours là. Elle me fixait avec son regard de mioche, elle a chialé comme une mioche, baissé les yeux comme une mioche et elle a parlé d'une voix tremblante pour me dire j'suis désolée, n'essaye pas comprendre quelqu'un qui ne se comprend pas soi-même. Je lui ai demandé de quoi elle parlait t'sais, elle a répondu c'est moi, c'est ma vie, ma douleur, je suis perdue, je dois me trouver. Alors elle a planqué sa tête sous l'oreiller et ses mains ont attrapé la couette. Elle a chialé encore. Je l'ai serré fort contre moi, j'avais même pas idée que c'était la dernière fois que ça arrivait. Si j'avais su. Elle s'est rhabillée, elle a fermé la porte derrière elle et je l'ai plus jamais revue. J'avais pas fait gaffe, mais mes pulls étaient posés au bout du lit, son odeur régnait encore en maitre dans tout l'appart pourtant elle s'était cassé pour jamais revenir. J'aurais voulu ne jamais la rencontrer autant que j'aurais voulu pouvoir la sauver de ses maux, de sa vie de merde et de ses foutus problèmes. J'aurais préféré qu'elle ne revienne jamais bien qu'elle m'ait manquée à chaque fois qu'elle sortait de ma vie. J'aurais aimé vivre sans elle autant que j'aurais voulu passer le reste de mes jours à la regarder dormir.
—  jemetais
french citizenship vocab

naturalisation (f) – naturalization

citoyenneté (f) - citizenship

demande de naturalisation (f) – citizenship application

avoir droit à [qch] – to be eligible for [smth]

remplir les conditions requises – to qualify, meet the requirements

Si tu remplis les conditions, tu serais fou de ne pas postuler pour ce travail.

postuler – to apply

faire une demande – apply for sth (request formally)

renseignements supplémentaires – additional information

formulaire d’inscription (m) – application form

  Tu dois remplir le formulaire d'immigration.

incomplet – incomplete

retarder – to delay

procédure (f) – process

Il existe une procédure bien définie pour les demandes de passeports.

soumettre – to submit

Il soumit le formulaire d'inscription au docteur.

frais (m) – fee

frais de traitement – processing fee

faire passer un entretien [à] – to give an interview

entretien (m) – interview

candidat(e) – applicant

Le patron a fait passer un entretien à trois candidats pour le poste à pourvoir.

prévoir, arranger, programmer – to schedule

Aimeriez-vous prévoir un rendez-vous ?

vérification des antécédents (f)- background check

reprogrammer, replanifier – to reschedule

serment d'allégeance (m) – oath of allegiance

exempt de qqch – exempt from

approuver, accepter – to approve

refuser – to deny

notifier, informer – to notify

photo d'identité (f) – passport photo

rassembler – to gather

documents justificatifs, justificatifs (m)  – supporting documents

remplir –to fill out

Vous devrez remplir ce formulaire pour faire votre demande de permis.

copie (f), exemplaire (m) – copy (of a document)

J’ai besoin de cinq exemplaires de votre thèse vendredi au plus tard

résidence permanente (f) – permanent residence

statut de résident permanent (m) – permament residency status

condition nécessaire (f) – requirement

Les conditions necessaires pour éligibilité

exigence officielle (f) – set demand, requirement

cérémonie de naturalisation (f) - naturalization ceremony

administrer – to administer

report (for smth) – se présenter à qch

C'est pas seulement une droguée en manque. C'est une perchée. Une putain de rêveuse complètement paumée. C'est une nana qu'arrive pas à trouver sa place, une ratée de la société. C'est une petite rebelle, qu'à juste besoin d'espoir. Elle ne demande qu'à briser les règles, a vivre. Mais cette fille elle a été brisée. On l'a achevée. Elle a juste besoin d'un petit espoir, d'une personne qui la comprendra. Une personne qui l'emmènera loin d'ici pour lui permettre enfin de respirer. Parce qu'ici elle étouffe. Ici elle se sent vide, éteinte, elle a juste besoin de quelqu'un qui réanimera la flamme. Cette fille elle a la haine. La haine contre ce monde qui n'est pas le sien. Ce monde dans lequel elle est piégé. Cette nana elle a pas besoin de grand chose. Juste une lueur d'espoir qui la sortira des ténèbres. C'est une gamine qui fume pour remplir le néant qui habite son âme. C'est une ado qui s'pique pour tenir le coup. C'est une nana trop différente. C'est pas seulement une droguée, c'est une rêveuse brisée.
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Moni, belle aux lacs dormants

Angi nous accueille, au milieu des rizières de ses voisins. La vue est belle au petit matin. 4h30, nuit noire. Deux ojek nous font grimper le mont Kelimutu, l'un deux s'appelle Bernard. Il enseigne la religion aux enfants de Moni. On finit à pied le chemin jusqu'au sommet, juste à temps. Le voilà qui s'éveille. Il s'étire en bon empereur, se cache un peu, se découvre. Il tire en s'élevant le manteau gris de la nuit. Les voici : le vert des montagnes, le bleu du lac, le brun de la terre, et l'ocre de la pierre. L'aurore a mille couleurs.

Lorsque le jour illumine enfin les lacs, nous repartons vers Moni.

Nous traversons des cultures, croisons des hommes et des femmes les bras chargés d'eau et de nourriture. Le plus jeune a 4 ans, la plus veille 84. Les dents brunies par le gingembre rouge, la nuque cassée en deux.

“Mister Mister ! Coffee ?” Alfelinus nous invite. Nous présente sa fille, Erylin. Nous sert de son café local, artisanal. Celui qu'il a récolté aux champs, séché, moulu. Il nous habille d'ikat, de sarong. Rigole en nous déguisant. Ses mains tremblent, il a 50 ans, et son corps est épuisé par sa vie de paysan. Des touristes, il en croise de temps en temps. Il leur demande d'écrire quelques mots sur un bout de papier, d'envoyer les photos. Pour remplir sa boîte à trésors. 2014, 2010, 2008. On remonte avec lui le temps, on revit ses rencontres. On lui demande son adresse, et à notre tour, on lui fait des promesses.

“Mister Mister ! Visit the school !” Le professeur nous ouvre les portes de son école. Une vingtaine d'enfants, entre 7 et 10 ans, chemise blanche, bermuda et jupe jaune. 20 sourires timides. Ils entament une chanson, on danse ensemble au rythme des battements de leur pieds. Et c'est mon coeur qui bat avec celui de l'humanité. On prend des claques aujourd'hui. On voit l'effort, la pauvreté, la beauté, la bonté, la générosité, la curiosité. On partage, des regards, des sourires, des pensées. Le temps s'arrête, parmi ces gens qui n'ont rien et qui donnent tout.

Bonsoir !

Juste pour information, sachez qu’il est plus difficile d’être à la rue en été qu’en hiver.

En hiver bien plus d’organimes sont ouverts pour eux, bien qu’ils débordent de monde et que lorsqu’on les appelle pour un sdf ils affirment qu’ils ne peuvent généralement l’héberger ( il faut se rendre je sais pas où pour remplir un dossier et attendre blblbl ). En hiver les sdf regorgent d’astuces pour avoir chaud. Certains picolent, trouvent de quoi se couvrir et s’abriter. Les gens prennent bien plus pitié d’eux et leur donnent donc d’avantage de moyens pour se nourrir, et donc survivre.

Effectivement, comme vous l’avez  compris, beaucoup d’organismes ferment en été. Et vous ne le savez peut-être pas, mais plus de sdf meurent en été. Ils n’ont pas de quoi se mettre au frais, et se déshydratent ( l’alcool tient chaud l’hiver mais n’hydrate pas suffisamment l’été ).

J’entends bien qu’il soit possible que vous n’ayez pas un rond sur vous, mais juste, essayez de vous balader avec une bouteille d’eau supplémentaire pour eux, ça peut réellement sauver des vies. Eh les gars, une bouteille d’eau ça coûte rien. Et admettons que vous soyez très radins, prenez une bouteille vide et remplissez là dans le mc do tout pourrit du coin, ça ne vous coûtera rien. Et puis, je suis sûre que vous zappez souvent de prendre une bouteille d’eau pour vous et je peux vous assurer qu’en pensant à prendre une bouteille ou deux pour eux, vous penserez également à en prendre une pour vous ( et vous serez biens contents ).  Et même s’il ne vous reste qu’une bouteille à moitié pleine de vide, juste avant de rentrer chez vous, laissez leur ? Une fois rentrés chez vous, vous retrouverez votre frigo qui déborde de boisson. Et vous ne me ferez pas croire qu’en leur laissant vous risqueriez de mourir déshydratés sur le trajet pour rentrer chez vous.

Et si vous n’avez vraiment rien, ne détournez pas le regard, dîtes au moins bonjour bordel de merde

Nouvelles procédures de changement de nom et d’état civil - Avril 2017

Je poste ici un récapitulatif extrêmement utile qui m’a été envoyé par l’association Chrysalide. Il s’agit donc de leur travail et je n’en revendique aucunement la paternité ! Je souhaite juste partager l’information.

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“ Vous le savez peut-être, la loi a récemment changé pour les changements d'identité. Les derniers décrets nécessaire à la mise en pratique ont été publiés la semaine dernière, et la France a été condamnée jeudi par la Cour Européenne des Droits de l'Homme, histoire de la dissuader à revenir en arrière…
Beaucoup de changement, donc hop, pour vous simplifier la vie, on a décidé à Chrysalide de faire une petite synthèse de la situation pour vous aider à y voir plus clair ! Je vais prochainement mettre sur notre site une page consacrée à cela avec les documents

La loi du 18 novembre 2016 de modernisation de la justice du XXIe siècle a apporté plusieurs changements dans la façon de changer de prénom et de mention du sexe à l’état civil.Attention : les personnes ayant actuellement des procédures en cours n’ont pas le droit de déposer une nouvelle demande en parallèle avec les nouvelles dispositions. Elles sont obligées d’attendre d’avoir une réponse à leur demande en cours de traitement. Il y a 3 façons de modifier son identité :

L’acte de notoriété

Cet acte permet de compléter son identité par une mention complémentaire. Il ne modifie pas l’identité existante. Exemple : « Madame Sylvie Dupont, dite Rémi Dupont ».Le prénom et le sexe ne sont donc pas modifiés, mais cela permet de faire reconnaître l’usage d’une seconde identité.Cet acte est à effectuer auprès d’un notaire. La procédure est payante et est inchangée par la loi du 18 novembre 2016 -         


Le prénom (article 60 du code civil)

Il est désormais possible de faire modifier son ou ses prénoms en mairie. La procédure est gratuite et il n’est plus nécessaire de faire appel à un avocat. Il faut pour cela se rendre en personne à la mairie de son lieu de résidence ou de naissance. La démarche d’effectue auprès de l’officier d’état civil. En plus des formulaires à remplir, il faut apporter la preuve de l’intérêt légitime de la demande.
Les documents à fournir sont :        

- Une copie intégrale d’acte de naissance datant de moins de 3 mois

- Une pièce d’identité

- Un justificatif de résidence (quittance de loyer, facture EDF,…)

- Un formulaire de demande de changement de prénom (annexes 4 à 7 que vous trouverez en pièce jointe)

- Tout élément de nature à prouver l’intérêt légitime de la demande


Concrètement, il s’agit de prouver que vous faites usage de ce prénom au quotidien et qu’il correspond à votre identité. Ces éléments peuvent être des cartes de fidélité, des abonnements, une carte d’adhérent à une association, des factures… Vous pouvez compléter éventuellement par des photos et des attestations de proches.
Notez que suite à la condamnation de la France par la Cour Européenne des Droits de l’Homme le 6 avril 2017 l’absence de certificats médicaux ne peut être de nature à justifier un refus.
Enfin, cette procédure est également accessible aux mineurs de plus de 13 ans et aux personnes de nationalité non française.


La mention du sexe (articles 61-5 à 61-8 du code civil)

La modification de la mention du sexe s’effectue toujours auprès du Tribunal de Grande Instance de son lieu de résidence ou de naissance. En revanche, il n’est plus nécessaire faire appel à un avocat et la procédure est gratuite. La demande s’effectue au greffe et peut être adressée par voie postale. Il est possible d’effectuer simultanément la demande de changement de prénom auprès du tribunal. Il est dans ce cas inutile de se rendre en mairie.
Il s’agit ici d’apporter la preuve que vous vous avez une vie sociale dans le sexe revendiqué, qu’il s’agisse des domaines familiaux, amicaux ou professionnels. Avoir déjà changé de prénom est également un élément de preuve. Notez que la loi précise désormais que  « Le fait de ne pas avoir subi des traitements médicaux, une opération chirurgicale ou une stérilisation ne peut motiver le refus de faire droit à la demande. » (article 61-6 du code civil). Par conséquent, il est inutile de produire des certificats médicaux et toute personne trans y compris non opérée ou non hormonée peut désormais bénéficier du changement de la mention du sexe à l’état civil.

Les associations trans en France vont suivre de près la façon dont les mairie et tribunaux respectent la loi. Merci de nous faire des retours sur vos propres demandes (lieu de dépôt de la demande, délai entre le dépôt et la réponse, nature des pièces apportées au dossier…)

Sophie Berthier pour Chrysalide”

JE PEUX ENVOYER LES DOCUMENTS A REMPLIR POUR LE CHANGEMENT DE PRENOM SI VOUS EN AVEZ BESOIN - m’envoyer un mail à grenade12@outlook.fr

Combien de fois as-tu vraiment demandé à quelqu’un ce que tu voulais ? Nous n’osons plus. Nous espérons. Nous rêvons que ceux qui nous entourent devinent nos désirs, que ce ne soit même pas la peine de les exprimer. Nous nous taisons. Par pudeur. Par crainte. Par habitude. Ou nous demandons mille choses que nous ne voulons pas mais qu’il nous faut de façon urgente et vaine, pour remplir je ne sais quel vide.
—  Laurent Gaudé

Fraîchement épilée, je te lèche copieusement pour t'exciter, pour ensuite te pénétrer longuement et te remplir de mon sperme chaud….

C’est pourtant pas compliqué.

Mon stage ”de rattrapage” en salle de naissance se passe pas super. J’ai pas finis mais c’est pas gagné.

Non, je ne gère toujours pas trois ou quatre patientes en même temps, quand il faut en accoucher une et examiner l’autre et prélever la troisième. 

Effectivement. Mais c’est plus que ça. 90% du temps, quand je suis en salle de naissance, je me dis “Mais qu’est-ce que je fou là? Pourquoi je fais ça?”.

Non, j’aime pas la salle de naissance. J’aime pas devoir examiner, prélever, accoucher, recoudre et remplir des papiers. J’aime pas être dans le technique et l’administratif tout le temps.

J’aime pas être en train de parler à une dame et devoir sortir de la salle en plein milieu parce que y’a une sonnette à côté. J’aime pas devoir me demander à quelle heure je devais examiner la dame en salle 3 alors que je suis en train de dire “pousser madame allez-y!” à la dame de la salle 2. C’est son accouchement, son moment à elle, elle a le droit qu’on ne pense qu’a elle à ce moment-là, non?

J’aime pas l’hôpital. J’aime pas que les femmes voient une tête différente tous les jours quand elles sont hospitalisées, qu’elles aient à peine le temps de nous faire confiance qu’on est déjà partie.

Mais ça, ça passe pas avec les sages-femmes. Ça passe pas avec les sages-femmes, parce que si tu es sage-femme, tu dois forcément aimer la salle de naissance, c’est “le gros du métier”, et puis toute façon c’est bien connu, les sages-femmes de PMI, elles sont nulles. Et puis tu vas te faire chier en PMI, les accouchements ça va te manquer, tu vas regretter.

Non. Je dis pas que la PMI c’est le paradis. Je n’idéalise pas la chose. Je dis juste que ça correspond à ce que MOI je veux faire. Suivre des dames pendant toute leurs grossesse. Prendre le temps d’expliquer. Prendre un temps donné pour accorder toute son attention à une seule dame. Prendre le temps de l’écouter. De lui expliquer. Expliquer aux jeunes comment se protéger et comment choisir la contraception qui leurs conviendrait le mieux.Voilà. Ça, je sais parfaitement le faire,j’adore le faire, et on m’en donne l’occasion. 

Mais pour pouvoir travailler en PMI, je dois savoir travailler en salle de naissance.

#Logique. 

Ils disent que vous ne dépassez personne jusqu'à ce que vous trouviez quelqu'un ou quelque chose de mieux. En tant qu'humains, nous ne traitons pas bien avec le vide. Tout espace vide doit être rempli. Immédiatement. La douleur du vide est trop forte. Cela oblige la victime à remplir cette place. Un seul moment avec ce point vide provoque une douleur atroce. C'est pourquoi nous courons de la distraction à de l'attachement.
—  Yasmin Mogahed