remarquer

Aveu

Je ne sais pas pourquoi mon cœur est si lourd, pourquoi ce soir en particulier. Je remarque juste que mes mots sont revenus. Cela faisait des mois que je n’écrivais plus rien à part des bribes de phrases et soudainement, me revoilà inspirée à parler de mille et une choses. À vrai dire, ce n’est pas un miracle. Ce sont les sentiments. Oui, l’amour sait me redonner foi en mon écriture et je ne m’en prive pas. C’est une douleur que j’accepte volontiers. Je vis dans une illusion actuellement, comme je sais si bien le faire. L’amour est censé être partagé mais je fais tout pour que cela n’arrive jamais. Masochiste, me direz vous ? Peut-être un peu. Mais ce n’est pas l’explication rationnelle de mon comportement. Je dirais au contraire que j’évite la souffrance à tout prix. Une relation, c’est prendre le risque de perdre : sa liberté, ses repères, mais aussi l’objet de son amour si jamais il lui prenait l’envie de vous quitter. Si rien ne commence, alors il n’y a rien à regretter. Je n’ai pas honte de cet aveu. Bien sûr que j’aimerais changer, rencontrer mon prince charmant ou ma princesse, mais j’en suis juste incapable. La solitude me sied (je mens un peu). Mon indépendance est un bien trop précieux à mes yeux. Que ferais-je des sentiments d’un autre alors que je n’aime pas moi-même ?

Je continue ma misérable vie où écrire reste ma seule joie. Espérons qu’une personne sache un jour me faire changer d’avis et saura dompter la créature sauvage que je suis.