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Léon Degrelle (June 15th 1906 - March 31th 1994)

Degrelle was a Walloon Belgian Officer during the World War II and later he joined the Waffen SS.
He fought on the Eastern Front and received the Eastern front medal (“Winterschlacht im Osten 1941/42) in August 1942.
After World War II, he was a prominent figure in fascist movements.
In the Waffen SS he commanded the 28th SS-Freiwilligen-Grenadier-Division Wallonien

In 1994, Léon Degrelle died of an heart attack in a hospital of Málaga.

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Léon Degrelle (15 Juin 1906 - 31 Mars 1994)

Degrelle était un officier Belge (Wallonie) durant la Deuxième guerre mondiale et il a ensuite rejoint la Waffen SS.
Il a combattu sur le front de l'Est et a reçu la médaille du Front de l'Est en Aout 1942.
Après la guerre il a été accusé de mouvement fasciste.
Dans la Waffen SS il a commandé la 28e SS-Freiwilligen-Grenadier-Division Wallonie.

En 1994, Degrelle est mort d'un arrêt cardiaque à l’hôpital de Malaga.

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Day 241: Vendredi 8 avril 2016

Jour de départ por New York!!! Bon autant vous dire que ce matin quand je me suis réveillé à 3h j’avais pas tant d’énergie que ça. Enfin bref. J’ai déjeuné vite fais puis Benjamin m’a conduis jusqu’à chez Wharn puis à l’aéroport. Là-bas on a rejoint Jim, Laura, Katarina et Max. Au fur et à mesure le reste du groupe est arrivé puis c’est partie pour la routine aéroport: ticket, passeport, sécurité etc… Notre vol à eu une heure de retard à cause de problème mécanique mais on final on est bien partie. On était tellement tous fatigué que personne ne parlait. Le vol c’est bien passé. Il a duré 1h ou 1h30. Une fois arrivé à l’aéroport Laguardia on a pris le bus en direction de notre auberge de jeunesse. Le trajet à duré 45 minute vu que l’aéroport n’est pas à Manhattan. Mais au moins on a pu profité de la vu et de New York pour la première fois. Et devinez quoi! On pose un pied à New York est il commencé à neiger (classique!). On a tous marché jusqu’à l’auberge et une fois arrivé comment vous dire. Déjà 1) on est à 2 blocks de Central Park, de 2) l’auberge est trop méga génial, tous est refait à neuf, il y a des tables de billard, un patio, un café, et même un cinéma dedans et 3) l’auberge était remplie de français. Enfin bref. On a posé nos valise puis on est direct partie mangé à la pizzeria qu’il y avait pas loin. Après ça on est allé au siège des Nations Unis. Tout est super sécurisé à l’intérieur. Tu dois passé la sécurité et tout. Et tu a même pas le droit de prendre le drapeaux de ton pays pour faire une photo à l’intérieur, Enfin bon. On a eu une visité guidé est c’était vraiment super intéressant. On a même pu entré dans les supers grandes salles de conférences. A la fin de la visité on était libre jusqu’a la fin de la journée et notré couvre feu était à minuit donc on a decidé avec quelques copines d’allée au musée d’art moderne parce qu’on savait qu’en 17h et 20h les tickets étaient gratuits donc on en a profité. Bon je suis pas une super fan des musée mais franchement celui là il vaut le coup. Ils ont des tableaux de Van Gogh (dont “La nuit étoilée”), Andy Warhol etc… J’ai vraiment adoré. Au bout de 2h ou 3h on en a eu marre et on avait faim donc on est rentré à l’auberge (mauvaise idée de prendre le métro aux heures de pointes à New York!). Bon évidemment on était un peu en retard mais bon… On a mangé tous ensemble puis on avait encore un peu de temps avant notre couvre feu donc on a décidé de prendre le métro jusqu’à Time Square. Une fois arrivé là bas c’était juste incroyable. Voir Time Square en vrai c’est juste inimaginable. C’est vraiment immense est super lumineux. C’est magique .On est resté une bonne demi heure à prendre des photos puis on est allé jusqu’au magasin M&Ms. Là aussi c’est vraiment immense. Puis on est allé en face au magasin Hersheys. On était pas mal fatigué parce qu’on s’est réveillé à 3h ce matin est qu’il était 21h30 donc on a pris le métro jusqu’à l’auberge. Une douche et au lit.
Voilà pour la journée. Je sais c’est assez long mais j’ai essayé de résumer le plus possible. Demain au programme Statue de la Liberté.

J'aimais cette personne mais elle a quitté le monde des vivants. Elle a rejoint les étoiles et veille sur moi la nuit, elle s'allonge sur des nuages et veille sur moi le jour. C'est vrai qu'elle me manque parfois et que je l'imagine souvent descendre du ciel pour discuter avec elle, lui demander comment ça va; si elle s'en sort, si c'est pas trop dur, si elle a retrouver des amis, si elle ne se sent pas trop seule. C'est vrai qu'je pleure parfois et qu'j'espère qu'elle vienne me consoler, mais elle n'arrive jamais. Je trouve du réconfort auprès de mes proches, auprès de ces photos qui me rappellent des bons moments, j'enlace la nostalgie, j'embrasse les souvenirs. Oui, j'aimais cette personne mais elle a quitté le monde des vivants.
Et je l'aimerais toujours, peu importe son emplacement.
—  lespiquresaines
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Portraits par Ernest Pignon-Ernest 

Quatre résistants entrent au Panthéon - 27 mai 2015

Geneviève De Gaulle-Anthonioz (1920-2002) : La nièce du général - fille de son frère aîné Xavier - a, de Ravensbrück aux bidonvilles de banlieue, combattu sans relâche ce qu’elle appelait «l’inacceptable». Etudiante en histoire, elle rejoint le Réseau du Musée de l’Homme, un des premiers créés à Paris. Dénoncée et arrêtée en 1943, elle est internée à Fresnes, puis déportée en janvier 1944 à Ravensbrück. Elle y côtoiera Germaine Tillion et Marie-Claude Vaillant-Couturier. Expérience qu’elle n’évoquera dans un livre, «La traversée de la nuit» qu’à la toute fin de sa vie. Revenue de l’enfer, elle aurait pu se satisfaire de sa vie de mère de famille - quatre enfants avec son mari Bernard Anthonioz - travaillant au ministère de la Culture avec André Malraux. Mais, en 1958, elle rencontre le père Joseph Wresinski, créateur du mouvement «Aide à toute détresse», qui deviendra ATD Quart-Monde. En 1964, elle prend la tête de l’association. Au printemps 1996, à 76 ans, cette petite femme d’apparence fragile mais forte comme l’acier plaide, devant les députés, en faveur d’un projet de loi de cohésion sociale finalement adopté, après bien des avatars, en 1998. La même année, elle avait été la première femme décorée de la Grand-croix de la Légion d’honneur. Son dernier livre s’appelle «Le secret de l’espérance».

Pierre Brossolette (1903-1944) : Intellectuel brillant, il fut l’un des chefs les plus prestigieux de la Résistance, qui choisit la mort pour ne pas livrer à ses bourreaux de la Gestapo ses secrets essentiels de la France libre. Né le 25 juin 1903 à Paris dans une famille laïque et républicaine, socialiste, il est reçu premier, à 19 ans, devant Vladimir Jankelevitch, à Normale sup et décroche l’agrégation d’histoire. Dès 1930, il prévient: « si nous n’aidons pas la République de Weimar (…) nous aurons un dictateur en Allemagne et, comme tous les dictateurs, il amènera la guerre ». En 1938, il travaille au «Populaire», journal de Blum. Interdit d’enseigner par Vichy, il entre dans la clandestinité dès début 1941. A Londres, il devient proche du colonel Passy. S’il s’est rallié à de Gaulle sans réserve et a œuvré à l’unification de la Résistance, il reste un indiscipliné et s’oppose à Jean Moulin qui l’éclipsera dans la postérité. Il suscite l’hostilité des communistes et tient tête à De Gaulle. Arrêté en Bretagne, torturé pendant deux jours au siège parisien de la Gestapo, il se jette par la fenêtre le 22 mars 1944, sans avoir parlé.

Jean Zay (1904-1944) : Résistant, républicain et humaniste, ministre de l’Education du Front populaire, Jean Zay est une victime emblématique de Vichy, assassiné par la Milice. Ce laïc se lance en politique aux côtés de la gauche radicale, après avoir été journaliste et avocat. Initiateur de la démocratisation de l’enseignement et de la culture, on doit à ce jeune visionnaire franc-maçon, la scolarité obligatoire jusqu’à 14 ans, l’éducation physique à l’école, l’interdiction du port d’insignes politiques et religieux dans les établissements scolaires. Père fondateur du Festival de Cannes (qui aurait dû être inauguré en septembre 1939), il démocratise les musées, a l’idée du Palais de la Découverte, du CNRS et de l’ENA. Né à Orléans le 6 août 1904, il était devenu le plus jeune député de France à 27 ans puis ministre de Léon Blum à 31. Il démissionne dès le 1er septembre 1939, pour rejoindre son poste aux armées, et s’embarque avec 26 autres parlementaires pour Casablanca à bord du «Massilia». Arrêté à Rabat, le 16 août 1940, renvoyé en métropole, cet homme de convictions est condamné pour «désertion» à la déportation perpétuelle et à la dégradation militaire. Il croupit près de quatre ans en prison à Marseille puis à Riom (Puy-de-Dôme). Le 20 juin, il est tiré de sa cellule et abattu dans une carrière abandonnée. Arrêté ultérieurement, un de ses assassins témoigne qu’il est mort en s’écriant: « Vive la France ».

Germaine Tillion (1907-2008) : Héroïne de la Résistance, grande ethnologue, elle fut une inlassable combattante des droits de l’Homme. Déportée trois ans à Ravensbrück, en même temps que sa mère Emilie qui n’en reviendra pas, elle s’applique à étudier le système concentrationnaire «comme une famille de chacals». Celle qui se disait « patriote française mais plus encore, patriote de la justice et de la vérité », était née le 30 mai 1907 à Allègre (Haute-Loire) dans une famille d’intellectuels catholiques. Elève du sociologue Marcel Mauss, elle part en 1934 enquêter dans les Aurès sur la population berbère. Mi-historienne, mi-reporter, elle y effectue quatre missions. Elle participe à la création du «Réseau du Musée de l’Homme». A son retour des camps, elle travaillera au CNRS et à l’Ecole pratique des Hautes études. En 1955, elle renoue avec l’Algérie où elle analyse les dysfonctionnements de la société coloniale, enquête sur la torture. « Mise à part ma captivité en Allemagne, j’ai été libre tout le temps », assurait celle qui était l’une des Françaises les plus décorées.

Sources : Libération / AFP

Ce désir d'écrire, ne vient-il pas d'une tendance à l'introversion qui date de l'enfance, et du monde enchanté dans lequel j'ai grandi ? Tout ça m'a probablement séparée de la plupart de mes compagnes de classe, et aussi le fait que j'avais toujours les meilleures notes, que j'étais “différente”, comme l'animal qui rejoint son troupeau après avoir été touché par les mains de l'homme.
—  Sylvia Plath, Journal
Le chevalier idéal, selon moi, a d’abord accès au moment présent comme Perceval. Il n’est pas tellement dans l’anticipation ou dans le regret. Et comme la quête du Graal est semée d’indices cryptés, le talent du chevalier est de savoir saisir les choses qui ne se présentent pas sous votre nez d’emblée. Savoir écouter quelqu’un qui a quelque chose à dire par exemple, savoir regarder deux fois à un endroit et ne pas partir tout de suite sans avoir tout fouillé. Il y a une espèce de curiosité d’enfant pour essayer d’attraper les indices « comme ça » vu leur rareté et leur côté un peu vague aussi. Tout cela est important. Et le deuxième élément rejoint aussi le moment présent, c’est l’empathie. Ce n’est pas la gloire que Perceval cherche. Perceval se met à la place de celui qui souffre. Et cette notion, l’empathie, reste étrangère à Lancelot. C’est une notion familière à Perceval parce qu’il est décrit comme un enfant, en fait, et pas du tout comme un idiot. Donc, lui, il a la curiosité nécessaire pour écouter, il a le temps. Alors quand il a un truc il y reste accroché. Il n’a rien à faire de particulier ni après ni avant. Il peut rester là. S’il doit s’asseoir sur une pierre pour écouter quelqu’un qui ne trouve pas ses mots, cela ne lui pose pas de problèmes. Il ne se projette pas, comme les enfants, il est là. Et quand Perceval décide de passer à autre chose c’est parce qu’il s’ennuyait là.
—  Alexandre Astier, interview sur l’imaginaire arthurien, 15 juin 2010, service culturel de Paris Sorbonne

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Je ne sais pas si vous connaissez cet AU (Alternate Universe -> Univers Alternatif pour les francophones) de Erol!Underground (crée par http://hunt-a-eco.tumblr.com/)
C'est un AU que je trouve très intéressant par rapport à d'autres: ici, les personnages de Erol et Torn échangent leur place. Ainsi, Torn est toujours commandant de la Grenagarde et bras droit de Praxis, tandis qu'Erol est à la tête du mouvement des Souterrains.

Cet AU m'intéressais tellement que j'ai décidé de dessiner quelque chose dessus.

J'y ai rajouté ma petite touche personnelle (j’espère que tu ne m’en voudras pas Bry): dans ma version de l'AU Erol!Underground, Torn reste à la tête des Souterrains (comme dans le jeu), mais Erol a également quitté la Grenagarde et rejoint son ancien camarade de guerre.

Ça rejoint mon headcanon sur le fait que Torn et Erol étaient partenaires et amis quand ils étaient Grenagardes: dans cet AU, contrairement dans le jeu, Erol a accepté de rejoindre Torn dans les Souterrains. Mais il garde cependant son caractère, sinon ça n'aurait aucun intérêt.

D'où pourquoi ces quelques pages de BD pour montrer que même dans les Souterrains, Jak et Erol éprouvent la même inimitié: à savoir que du coup, dans cet AU, Erol a quand même supervisé le Projet Dark Warrior (notamment sur Jak), mais qu'entre temps il a ouvert les yeux et a décidé de quitter Praxis pour les mêmes raisons que Torn (donc Erol trahi Praxis après la cinématique d'intro de Jak II si vous voulez)

C'était vraiment amusant à dessiner et à faire! J'ai toujours voulu voir Jak et Erol être obligés de s'allier pour une mission, même s'ils ne s'apprécient pas.

* * *

I do not know if you know this AU (Alternate Universe) of Erol!Underground (created by http://hunt-a-eco.tumblr.com/)
This is an AU that I find very interesting compared to others: here, the characters of Erol and Torn switch their roles. Torn is still the commander of the Krimzon Guard and the right hand man of Praxis, while Erol is at the head of the Underground.

This AU interested me so much that I decided to draw something about it.

I added my personal touch (I hope you do not mind Bry): in my version of the AU Erol!Underground, Torn is still the lead of Underground (as in the game), but Erol also left the Krimzon Guard and joined his old war comrade.

It joined my headcanon in whichTorn and Erol were partners and friends when they were Krimzon Guards: in this AU, unlike in the game, Erol has agreed to join Torn in the Underground. But he has still his temper, otherwise because that wouldn’t be interesting.

Hence why those few comic strip pages to show that even in the Underground, Jak and Erol are sharing the same enmity: namely that in this AU, Erol still has overseen the Dark Warrior Project (including on Jak) but that meanwhile he opened his eyes and decided to leave Praxis for the same reasons as Torn (so Erol betrayed Praxis after the intro cinematic of Jak II if you want)

It was really fun to draw and to do! I always wanted to see Jak and Erol be forced to join forces to a mission, even if they do not like each other.

ça rend sauvage l’écriture. On rejoint une sauvagerie d’avant la vie. Et on la reconnait toujours, c’est celle des forêts, celle ancienne comme le temps. Celle de la peur de tout, distincte et inséparable de la vie même. On est acharné. On ne peut pas écrire sans la force du corps. Il faut être plus fort que soi pour aborder l’écriture, il faut être plus fort que ce qu’on écrit. C’est une drôle de chose, oui. C’est pas seulement l’écriture, l’écrit, c’est les cris des bêtes la nuit, ceux de tous, ceux de vous et de moi, ceux des chiens. C’est la vulgarité massive, désespérante de la société. La douleur, c’est Christ aussi et Moïse et les pharaons et tous les juifs, et tous les enfants juifs, et c’est aussi le plus violent du bonheur.
Marguerite Duras

Salut,

Merci la Collectionneuse pour tes petits messages qui font plaisir :)

Merci pour l’abonnage @drawsandcie et pour tes likes. Bienvenue !

@ablondegirlintheworld m’a conseillé d’écoute 21 pilots … voilà ce que j’en pense. Mais je t’aime bien toujours.

@l-incolore m’a rejoint aussi, merci à toi, c’est chouette que tu sois arrivé jusqu’ici !

Uesh @crazing-dreamer, merci de t’être abonnée. Dans ta description tu te dis “incomprise par l'humanité", sache qu’ici, nous te comprenons. Sans te juger. Sois la bienvenue parmi nous. Bois ce calice d’eau pure et fais don de tous tes biens à notre cause.

A few days ago, @wonderbandersnatch m’a proposé de la mortadelle végé, je veux bien goûter l’ami ! D’ailleurs, il m’a proposé un défi d’écriture. Il a écrit (très bien écrit d’ailleurs) un petit morceau de texte qu’il m’invite à continuer. Voici l’extrait :

Elle s'engouffra dans le mince interstice qui séparait sa maison de celle de ses voisins et se faufila jusqu'au bout de ce refuge improvisé. Là, dans une danse étrange faite de contorsions et d'écorchures, elle fit demi tour et s'assit parmi les insectes rampants. C'est ici, en ce lieu hors du temps et immaculé, qu'elle connut la paix pour la première fois.
- @wonderbandersnatch

Bon je suis pas écrivain, alors à la place, j’vais vous expliquer l’histoire.

En fait c’est le récit d’une fille qui a oublié ses clés de maison et qui a envie de faire caca parce qu’elle se retient depuis le matin. Maintenant vous pouvez relire l’extrait.

Merci @wolfsnape d’avoir reblogué mon millième billet, je pense que vous devriez tous le rebloguer.

Elle s'est doucement…tendrement endormie…
Elle a rejoint la nuit dans ses bras…adorable…
Je vois sa main bouger…sa bouche…
Dans ce pays secret à mes pas interdit…

Je te supplie amour…
Ne t'en va pas trop loin…
Je suis auprès de toi…
J'ai peur éperdument du sommeil de tes yeux…

Amour…arrête-toi….

Aragon.

Clo.

L'amour est mort
  • L'amour est mort
  • Jacques Brel
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Ils n'ont plus rien à se maudire
Ils se perforent en silence
La haine est devenue leur science
Les cris sont devenus leurs rires
L'amour est mort, l'amour est vide
Il a rejoint les goélands


La grande maison est livide
Les portes claquent à tout moment
Ils ont oublié qu'il y a peu
Strasbourg traversé en riant
Leur avait semblé bien moins grand
Qu'une grande place de banlieue
Ils ont oublié les sourires
Qu'ils déposaient tout autour d'eux
Quand je te parlais d'amoureux
C'est ceux-là que j'aimais décrire


Vers midi s'ouvrent les soirées
Qu'ébrèchent quelques sonneries
C'est toujours la même bergerie
Mais les brebis sont enragées
Il rêve à d'anciennes maîtresses
Elle s'invente son prochain amant
Ils ne voient plus dans leurs enfants
Que les défauts que l'autre y laisse


Ils ont oublié le beau temps
Où le petit jour souriait
Quand il lui récitait Hamlet
Nu comme un ver et en allemand
Ils ont oublié qu'ils vivaient
A deux, ils brûlaient mille vies
Quand je disais belle folie
C'est de ces deux que je parlais


Le piano n'est plus qu'un meuble
La cuisine pleure quelques sandwichs
Et eux ressemblent à deux derviches
Qui toupient dans le même immeuble


Elle a oublié qu'elle chantait
Il a oublié qu'elle chantait
Ils assassinent leurs nuitées
En lisant des livres fermés
Ils ont oublié qu'autrefois
Ils naviguaient de fête en fête
Quitte à s'inventer à tue-tête
Des fêtes qui n'existaient pas
Ils ont oublié les vertus
De la famine et de la bise
Quand ils dormaient dans deux valises
Et, mais nous, ma belle
Comment vas-tu?
Comment vas-tu?

23 décembre. 22h40

je rejoignais mon métro, puis j’ai entendu des pleurs, des cris. J’étais dans un tunnel, ça résonnait, et j’ai vu au loin un jeune homme recroquevillé contre le mur, à même pas un mètre de là où passent les voitures. Les gens passaient à côté de lui à vélo et le regardaient tout en continuant leur chemin. Je me suis rappelé toutes ces fois où j’ai pleuré dans la rue, dans les métros, où j’aurai bien aimé que quelqu’un vienne me voir. J’ai sauté la rambarde qui sépare les piétons de la piste cyclable et je suis allé le voir. Je me suis assise à côté de lui, on a discuté. Il allait mal. Il avait mon âge. Sa copine l’a quitté. Ça faisait 4 ans qu’ils étaient ensemble. J’ai tenté de le résonner. Je lui ai fait un câlin, il m’a remercié. Nous avons rejoint le métro. Il était toujours un peu mélancolique quand je l’ai quitté à ma station. Je n’ai pas su son prénom. J’espère qu’il va bien. 

3

A la limite de la lumière et de l'ombre
Je remue un trésor plus fuyant que le sable
Je cherche ma chanson parmi les bruits du monde
Je cherche mon amour au milieu des miracles

Un poème commence où la voix s'est brisée
Et je fais mon bonheur en dénouant tes mains
Quand nous nous rencontrons au bord d'une journée
Nouvelle, au bord de l'aube où le ciel nous rejoint

Odilon-Jean PÉRIER