refermer

Déjà petite tu respirais la joie de vivre, t’étais assez rêveuse toujours le nez dans un livre; t’avais tout pour toi, ton sourire illuminait tous les visages et toi t’aimais scruter les paysages, t’aimais tous ces détails qui faisaient que le monde était beau, t’aimais même les garçons mais tu les regardais qu’en photo; tu disais aux autres qu’ils étaient cons. Toi t’aimais tout même si ça n’était rien; tu prenais trop à cœur ces trucs qui te faisaient peur et le seul problème c’est que tu n’acceptais pas qu’on t’aime. T’aimais tout, oui, mais pour toi c’était absurde qu’une autre personne puisse ressentir ça, tu pensais avoir un talent caché et elle était belle ta naïveté, mais regarde-toi, regarde où on en est arrivés. T’es brisée, blessée, parce que t’as ouvert ton cœur à un dérangé et j’sais plus comment le refermer. J’ai ton cœur entre les mains mais on en fera quoi demain ? Il saigne, il saigne, et pourtant… pourtant je t’aime. 

Les gens veulent que je donne des nouvelles en permanence.
Limite c'est un défaut et on me le reproche souvent. Mais j'suis pas comme ça. J'suis pas comme vous.
Je peux me passer de vous. J'en creverai pas, et limite ça m'fait du bien.
Les gens le comprennent pas. Souvent on me reproche de me refermer sur moi même, d'être égoïste… C'est peut être le cas, j'sais pas.
Je sais juste que j'ai pas besoin de vous parler tous les jours pour savoir que je vous aime ou bien que vous m'aimez.
Et je changerai pas ça pour vous.
—  La fille sans prénom

Et un jour, après tout ce temps, tu enlèves les pansements et tu découvres que la peau a cicatrisé, que la plaie commence à se refermer.

Les blessures guérissent comme la peau cicatrise, lentement. Alors battez-vous.

Depuis que t'es partie, je ne sais plus quoi penser,
Et toute notre histoire, j'ai trop de mal à l'oublier même
si le temps referme toutes les blessures.
Être loin de toi me paraît toujours aussi dur.
—  S-kyz
Même si c'était pas un compte de fée, meuf j'ai créé le carosse, j'ai créé le conte, jai ecrit les pages, j'ai jamais mis de points, j'ai gommer, pour réécrire des plus belles lignes par moment. Mais je l'ai rempli . Et c'est moi qui est du mettre le point . Alors que c'était moi qui avait inventer l'histoire . Jai du refermer le livre . C'est affreux
A quels moments les souvenirs cessent-ils de blesser?
A partir de quel moment cessent-ils d'être des lames qui cisaillent les mollets?
Quand les disparus cessent-ils d'être une pensée douloureuse pour devenir une pensée calme?
A quel moment peut-on rouvrir un album de photos sans éclater en sanglots, une boîte à musique sans la refermer aussitôt?
Combien de temps cela exige-t-il? Y a-t-il une règle? Une moyenne?
— 

Philippe Besson

Une bonne raison de se tuer.

C'était il y a au moins 40 ans à Paris. Ma mère était dans le métro en train de marcher le nez sur les panneaux. Soudainement un homme se poste devant elle et ouvre brutalement son manteau.
Il était tout nu.
Ma mère, qui ne se laisse pas démonter, pose son regard sur la zigounette pendante, pouffe de rire et lui réplique :
- C'est quoi ça ? C'est tout ce que vous avez à montrer ?!
Le malotru rougit, referme précipitamment son manteau et détale comme un lapin !
Il faut distinguer entre la pudeur et la coquetterie, comme entre la spontanéité et le calcul. La coquetterie, c'est la fiction de la pudeur. La femme coquette fait semblant d'être pudique, elle joue la pudeur pour attirer le désir. Elle fait mine d'être gênée par son corps pour mieux attirer l'attention sur lui. Elle montre en cachant et ne cache que pour montrer subtilement. La coquetterie est donc une triche, alors que la pudeur est innocente, sans intention. La coquetterie, elle, est une simagrée. Et bien sûr il faut distinguer entre la femme qui, réalisant qu'un bouton de trop de son corsage est ouvert, rougit et le referme le plus discrètement possible, et celle qui l'a fait exprès et ne se reboutonne que lorsqu'elle est sûre qu'on la voit. Il y a donc, je crois, une humilité de la pudeur et un orgueil de la coquetterie. La pudique baisse les yeux par humilité, et sans prétendre se faire valoir aux yeux d'autrui.
Mais il faut ajouter que si la pudique se protège c'est aussi parce qu'elle a, dans le secret de sa conscience, le sentiment que ce qu'elle cache a une valeur véritable ; que ce quelque chose qu'elle cache doit être protégé, tenu à l'écart des regards concupiscents et des mains poisseuses du vulgaire qui pourrait le profaner.
—  La pudeur, question de caractère, Adèle Van Reeth & Eric Fiat

Franco…Francesco…Stefano…PRESENTE !!  

Le 7 janvier 1978 en sortant d’une réunion de la section du MSI de Via Acca Larentia à Rome, trois jeunes nationalistes essuient un feu croisé d’armes automatiques.

Franco BIGONZETTI (20 ans) et Francesco CIAVATTA (18 ans) sont blessés à mort. Vincenzo SEGNERI, blessé à un bras, parvient à rentrer et à refermer la porte blindée. Il décédera durant son trajet à l’hôpital. Aussitôt la nouvelle diffusée, les camarades accourent vers la section. La tension est à son comble. L’indifférence et l’arrogance des journalistes présents dépassent toutes les limites.

Un journaliste de la RAI jette par mépris (ou par distraction) son mégot dans la flaque de sang de Francesco. La réaction des camarades présents est immédiate. Les forces de l’ordre chargent et lancent des grenades lacrymogènes. Stefano RECCHIONI, militant du Fronte della Gioventù, est blessé par un projectile tiré par le Capitaine des carabiniers. Il décédera deux jours plus tard à l’hôpital. Le massacre est revendiqué par les Noyaux Armés de Contre-pouvoir territorial au nom de “l’antifascisme militant”. Les membres présumés du commando furent tous acquittés pour insuffisance de preuves. Depuis, les camarades romains commémorent chaque année l’anniversaire du massacre

Le 7 janvier 1978, en sortant de la permanence de la section du Mouvement social italien de la via Acca Larentia à Rome, pour aller distribuer des tracts dans le quartier populaire de Tuscolano pour un concert du groupe de musique alternatif Gli Amici del Vento, trois jeunes nationalistes essuient le feu croisé d’un commando de militants d’extrême gauche dotés d’armes automatiques. Franco Bigonzetti (20 ans), étudiant en médecine, meurt sur le coup tandis que Francesco Ciavatta (18 ans), lycéen, décédera peu de temps après durant son transfert à l’hôpital. Vincenzo Segneri, quant à lui, blessé, parvient à se réfugier dans le local et à refermer la porte blindée.
Aussitôt la nouvelle diffusée, des militants de toute la ville de Rome se rendent sur les lieux où l’arrogance des journalistes présents dépasse toutes les limites. Ainsi, un reporter de la RAI jette par mépris son mégot dans la flaque de sang de Francesco. La réaction des présents est immédiate. Pour dégager les journaleux du mauvais pas où ils se sont mis, les forces de l’ordre chargent et lancent des grenades lacrymogènes.
Stefano Recchioni, militant du Front de la jeunesse et guitariste du groupe Janus, est alors abattu délibérément par le Capitaine Edoardo Sivori commandant les carabiniers. Il décédera deux jours plus tard à l’hôpital.
Quelques mois après la tragédie, le père de Ciavatta, un simple ouvrier, en profonde dépression depuis l'assassinat de son fils, se donnera la mort en se défenestrant.

Le cœur se brise, lorsque après avoir été dilaté outre mesure par l'espérance à la tiède haleine il rentre et se referme dans la froide réalité !
—  Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo

Je veux juste que tu sache que je suis la, que je t'aime, je veux juste que tu le vois, et que tu arrête de te refermer sur toi, tu m'a fais m'ouvrir à toi et tu t'es ouverte à moi alors te referme pas s'il te plaît, je suis la.

Ce qui est sûr, c'est que c'est la première plaie qui a le plus de mal à se refermer, et là-dessus les cicatrices se succèdent, à la fin on n'est plus qu'une masse de bleus et de bosses plus ou moins anciens, mais on avance quand même, on se relève encore, et parfois on n'est pas encore relevé qu'on est K.O. à nouveau, et alors il faut surtout respirer pianissimo et se faire oublier. Puis la lumière s'infiltre doucement et l'envie de vivre revient. En attendant, on peut toujours se mettre en boule comme un chat, et faire semblant de n'être pas là.
—  Simonetta Greggio, La douceur des hommes