refermer

Le cœur se brise, lorsque après avoir été dilaté outre mesure par l'espérance à la tiède haleine il rentre et se referme dans la froide réalité !
—  Alexandre Dumas, Le Comte de Monte-Cristo

Déjà petite tu respirais la joie de vivre, t’étais assez rêveuse toujours le nez dans un livre; t’avais tout pour toi, ton sourire illuminait tous les visages et toi t’aimais scruter les paysages, t’aimais tous ces détails qui faisaient que le monde était beau, t’aimais même les garçons mais tu les regardais qu’en photo; tu disais aux autres qu’ils étaient cons. Toi t’aimais tout même si ça n’était rien; tu prenais trop à cœur ces trucs qui te faisaient peur et le seul problème c’est que tu n’acceptais pas qu’on t’aime. T’aimais tout, oui, mais pour toi c’était absurde qu’une autre personne puisse ressentir ça, tu pensais avoir un talent caché et elle était belle ta naïveté, mais regarde-toi, regarde où on en est arrivés. T’es brisée, blessée, parce que t’as ouvert ton cœur à un dérangé et j’sais plus comment le refermer. J’ai ton cœur entre les mains mais on en fera quoi demain ? Il saigne, il saigne, et pourtant… pourtant je t’aime. 

Ce qui est sûr, c'est que c'est la première plaie qui a le plus de mal à se refermer, et là-dessus les cicatrices se succèdent, à la fin on n'est plus qu'une masse de bleus et de bosses plus ou moins anciens, mais on avance quand même, on se relève encore, et parfois on n'est pas encore relevé qu'on est K.O. à nouveau, et alors il faut surtout respirer pianissimo et se faire oublier. Puis la lumière s'infiltre doucement et l'envie de vivre revient. En attendant, on peut toujours se mettre en boule comme un chat, et faire semblant de n'être pas là.
—  Simonetta Greggio, La douceur des hommes
A quels moments les souvenirs cessent-ils de blesser?
A partir de quel moment cessent-ils d'être des lames qui cisaillent les mollets?
Quand les disparus cessent-ils d'être une pensée douloureuse pour devenir une pensée calme?
A quel moment peut-on rouvrir un album de photos sans éclater en sanglots, une boîte à musique sans la refermer aussitôt?
Combien de temps cela exige-t-il? Y a-t-il une règle? Une moyenne?
— 

Philippe Besson

Une bonne raison de se tuer.

Les gens veulent que je donne des nouvelles en permanence.
Limite c'est un défaut et on me le reproche souvent. Mais j'suis pas comme ça. J'suis pas comme vous.
Je peux me passer de vous. J'en creverai pas, et limite ça m'fait du bien.
Les gens le comprennent pas. Souvent on me reproche de me refermer sur moi même, d'être égoïste… C'est peut être le cas, j'sais pas.
Je sais juste que j'ai pas besoin de vous parler tous les jours pour savoir que je vous aime ou bien que vous m'aimez.
Et je changerai pas ça pour vous.
—  La fille sans prénom

Et un jour, après tout ce temps, tu enlèves les pansements et tu découvres que la peau a cicatrisé, que la plaie commence à se refermer.

Les blessures guérissent comme la peau cicatrise, lentement. Alors battez-vous.

BOooOOOoooh!

Je suis une fanatique de l'Halloween et ça arrive à grand pas déjà. Pour cela, je vous mets dans l'ambiance en vous proposant un Punch de zombie, mains et doigts ensanglantés. Tout à fait approprié pour le thème de l'Halloween n'est-ce pas? 

INGRÉDIENTS

Main et doigts ensanglantés (glaçons)

  • 3 gants de grandeur moyenne en latex sans talc
  • 625 ml (2 ½ tasses) de jus de petits fruits rouges épais (de type Bolthouse Farms) (environ)
Punch
  • 750 ml (3 tasses) de jus d'ananas, froid
  • 250 ml (1 tasse) de jus de mangue, froid
  • 250 ml (1 tasse) de rhum brun ou blanc
  • 60 ml (¼ tasse) de jus de lime
  • 60 ml (¼ tasse) de jus de citron
  • 60 ml (¼ tasse) de sucre

PRÉPARATION

Main et doigts ensanglantés (glaçons)

  1. Remplir un gant de jus et refermer en le nouant. Déposer le gant sur une orange (dont la base a été coupée pour la stabiliser) de façon à ce que la main soit légèrement courbée. Congeler toute une nuit. Il est important de ne pas trop créer de plis, car il sera difficile de retirer le gant sans casser les doigts.
  2. Remplir les doigts des deux autres gants avec le reste de jus. À laide de pince-notes (clips), suspendre les gants dans le congélateur de façon à ce que le jus reste dans les doigts.

Punch

  1. Dans un bol, bien mélanger tous les ingrédients jusqu'à ce que le sucre soit dissous. Couvrir et réfrigérer environ 30 minutes ou jusqu'à ce que le punch soit bien froid.
  2. Au moment de servir, découper les gants à l'aide d'un couteau à lame rétractable (X-acto) et en retirer délicatement la main et les doigts ensanglantés.
  3. Déposer la main (les doigts tournés vers le haut) dans le punch.
  4. Servir chaque verre de punch avec un doigt.

Et voilà, une jolie recette de breuvage original pour vos party d'Halloween!

Depuis que t'es partie, je ne sais plus quoi penser,
Et toute notre histoire, j'ai trop de mal à l'oublier même
si le temps referme toutes les blessures.
Être loin de toi me paraît toujours aussi dur.
—  S-kyz
C'était il y a au moins 40 ans à Paris. Ma mère était dans le métro en train de marcher le nez sur les panneaux. Soudainement un homme se poste devant elle et ouvre brutalement son manteau.
Il était tout nu.
Ma mère, qui ne se laisse pas démonter, pose son regard sur la zigounette pendante, pouffe de rire et lui réplique :
- C'est quoi ça ? C'est tout ce que vous avez à montrer ?!
Le malotru rougit, referme précipitamment son manteau et détale comme un lapin !
Même si c'était pas un compte de fée, meuf j'ai créé le carosse, j'ai créé le conte, jai ecrit les pages, j'ai jamais mis de points, j'ai gommer, pour réécrire des plus belles lignes par moment. Mais je l'ai rempli . Et c'est moi qui est du mettre le point . Alors que c'était moi qui avait inventer l'histoire . Jai du refermer le livre . C'est affreux
Tu parleras de moi
à tes mauvais songes
Videur que je voudrais être
de tes noirceurs occupées sans cesse
à fermer et refermer tes volets
Le jour et moi
nous sommes juste derrière
avec les fleurs les chats les averses
les livreurs de pizzas les nuages les nénuphars
Et la terre entière
—  jacques dor
T'es là, avec ton petit air condescendant, qui veut clairement dire: “Tu aurais déjà du passer à autre chose”. Ce que tu ne sais pas, c'est que tu as creusé un trou à la petite cuillère, là, dans ma poitrine. Ce que tu ne sais pas, c'est comme c'est dur d'entendre ce téléphone qui ne sonne pas, comme ça fait mal de regarder ces photos en voulant qu'elles s'animent, comme je me fatigue d'attendre quelque chose qui ne (re)viendra pas, comme c'est étrange de sentir ma main se refermer sur du vent. Ce que tu ne sais pas, c'est à quel point c'est impossible de réaliser que c'est fini, et que tu ne surgiras pas soudain d'un placard déguisé en lutin en riant de ta mauvaise plaisanterie.
Petit monologue intérieur.

Léa ? 
Pourquoi tu réagis pas ? Pourquoi t’es comme ça ? 
Léa ? Pourquoi tu te détestes ? Pourquoi t’es comme ça avec toi ? 
Tu manges peu, t’as plus de travail, tu dors à peine… Léa réveille toi. 
Léa… Les gens commencent à s’inquiéter…. Que vas tu devenir ? 
Ton corps devient faible. Le soleil tape sur les fenêtres, pourtant tu ne sors pas. Tu restes enfermée, enfermée sur toi même. Tu te refermes même un peu à lui. Lui, cet homme qui te convient tellement. J’ai peur que tu le perdes, tout autant que tu as peur de ton côté. 
Léa ? Pourquoi t’es comme ça ? C’est quoi ce bout de tristesse qui brille dans tes yeux ? T’as envie de vomir en permanence, tu as peur de l’extérieur, des gens, de ce qui se passe géo-politiquement, tu as peur de tout. Pourtant, dans même pas un mois, tu vas avoir 21 ans, tu devrais avoir un chemin tracé, des certitudes, et des rêves… Mais toi Léa, toi, tu as quoi ? Rien. Tu baisses les bras, t’es fragile, défaitiste, angoissée, froide, t’es à la limite du supportable. Léa, bouge toi bordel. T’attends quoi ? Pourquoi t’es comme ça ?