refermer

Bleu sable

This little experiment was written in response to TFSN’s Multicultural Challenge. 


L'univers tremble, tournoie, et le rejette sur un sol froid et sablonneux avant de se refermer sur lui.

Quand il ouvre les yeux, tout est bleu. Pas celui, familier, du ciel ou de l'océan, c'est le bleu gris et éteint d'un désert lunaire, celui d'un paysage de science-fiction. Dans la semi-obscurité, il contemple longuement les deux lunes toutes proches, avant de se rappeler ce qui l'a conduit là.

“Jemma !”

Il n'y a pas d'écho, aucun relief contre lequel sa voix pourrait se heurter. A perte de vue, il n'y a que des plaines de sable, monotones et hostiles à la fois. Au-delà de l'horizon, il croit apercevoir de maigres collines.

“Jemmaaaaa!”

Ses poings lui font mal. Il ignore combien de fois il les a fracassés contre le monolithe avant que celui-ci ne daigne le dévorer. Il les serre et les desserre machinalement, tâte ses phalanges enflées. Pas d'os cassé.

Il avance au hasard jusqu'à ce que l'épuisement ne le rattrape au point qu'il se couche à même le sol pour s'endormir, bercé par le bruit lointain du vent qui soulève le sable en un nuage menaçant.

Keep reading

Quand un avis contraire se referme sur « tu fais ce que tu veux », il fonctionne toujours comme  une injonction, normative, impérieuse, à ne surtout pas le faire. En somme, un précipice creusé derrière la porte que tu essayes d’ouvrir, menace d’autant plus insidieuse qu’elle n’est jamais clairement définie.
—  De l’art de la manipulation.

Salut,

J’aime bien @sachet-refermable, vous devriez aller voir son Tumblr pour la motiver à poster plus. Elle parle de frites et de concours de t-shirts mouillés au produit WC.

@lonelygagou je te reprochais pas ta faute sur “râpées”, c’était une blague ; “Comment tu préfères tes carottes râpées ? Râpées”. Voilà

Salut @holden-coffeeld merci de t’être abonné. @cartonheureux m’a dit que t’étais encore plus sympa que les tartelettes du plateau de pâtisseries.

Merci @le-subtil-parfum-du-soufre. Le soufre ça sent pas bon du tout, mais toi ça va. Bienvenue !

Hey @dc-manhattan tu veux un coca ? Sinon j’ai du jus de pomme. Merci !

@filledelalunedesillusions s’est abonnée, c’est cool. Elle est guide dans des jardins. Genre “Bonjour moi c’est Martine, aujourd’hui nous allons voir des rangs de poireaux et quelques mirabelliers. Veuillez me suivre mesdames et messieurs.” Tu prendrais un stagiaire ?

Ça se passe Tiret-Vé ?

@iamaweirdhumanbeing et @kendall-london-reagan vous battez pô ! C’était un croissant au beurre. Mais, même si @iamaweirdhumanbeing est un pâtissier pur-beurre, je pense que les petits croissants industriels pourraient ne contenir que de l’huile de palme non ?

@refoutez-moi-en-orbite dis pas ça, les croissants au jambon c’est bon. Suggère-lui des croissants burger (ou fais-les au pire) !

Que viens-tu faire ici
lecteur ?
Tu as ouvert sans ménagement
ce livre
et tu remues fébrilement le sable des pages
à la recherche
de je ne sais quel trésor enfoui
Es-tu là pour pleurer
ou pour rire
N’as-tu personne d’autre
à qui parler
Ta vie
est-elle à ce point vide?
Alors referme vite ce livre
Pose-le loin du réveille-matin
et de la boîte à médicaments
Laisse-le mûrir
au soleil du désir
sur la branche du beau silence
—  Abdellatif Laâbi - Le lecteur pressé
Demain, c'est une longue journée. J'ouvre, je ferme, je rouvre et je referme le magasin. Puis, je pars à Montpellier faire la crémaillère de Theo. Mais le soir va être chouette. Joie.
Imageries

Sommes-nous heureux dans l'acceptation? Sommes-nous si heureux, le sourire béat sur le visage, les yeux vides, le regard creux, parce que le bonheur est une drogue?

Là, c'est ce que je voulais lui demander. Moi, pieds nus, assise à même le sol. Des fils du tapis entre les mains. Les ayant arrachés par nervosité. Non. Par colère. Non. Par anxiété. Je ne sais plus. Peut-être. Sûrement tout ça à la fois.

Je reniflai.
Nous nous regardions. Il ne comprenait pas. Ses yeux ahuris me le disaient. Ses grands yeux noirs qui ne faisaient que s'ouvrir et se refermer. Rapidement. Comme s'il voulait de ce fait, me faire disparaitre.
Moi, son amour. Moi. Lui, mon amour.
Il ne comprenait pas.

Pourquoi ne comprenait-il pas? Il aurait dû comprendre. Me comprendre, lui, mon amour, moi son amour.

Nous partagions tout. Et surtout ça. Nous avions crée puis détruit l'amour.
Il devait comprendre, lui, mon amour. Mais il ne comprenait pas. Alors il me regardait béat.
Et plus il me regardait, plus la nervosité, la colère et l'anxiété s'acharnaient sur le tapis.

Je reniflai.
On sonnait à la porte, ça nous fit sursauter.
Extirpés de ce cocon chaud et sombre qu'es la détresse nous nous regardâmes.

Nous n'allions pas ouvrir.

Le comprenant mon chagrin reprit sa place.
Son retour me secoua. Une fois. Deux fois. Trois fois. Les vannes étaient ouvertes.

Larmes échaudées, tapis beige, regard béat et sonnerie insistante.

Il vint. Son torse contre mon dos, ses jambes le long des miennes. Ses mains libérèrent les pauvres poils du tapis.

Seconde peau.

-Il le fallait dit-il, pour la centième fois aujourd'hui.

Y crois-tu?

Mon cœur se fissure, se brise, puis éclate. Il doit y avoir de la magie pour qu'après ces tortures il continue à battre.

Je renifle.


Je sens son cœur battre contre moi. Je frissonne. Je ne veux plus de son cœur. Battre contre moi.
Je me dégage.

S'il n'avait pas été là…

Ma voix se brise avant même de former le mot “être”.

-Qu'est-ce que tu veux?
Des bribes d’“heureuse” se détachaient de mes larmes.

Je réussis à sourire. Il était beau. Moïse, réussissant à séparer les flots. Réussissant à séparer ce qui fusionne, en séparant la mer, dans la tentative de ne garder que moi.