receuil

Silhouette rémanente dansant sous mes yeux
Nimbée d'un halo amoureux, inaccessible flou

Sous le corps inerte
Des milliers de questions sans réponse
L'amertume d'une langue qui ne se résout pas encore au mystère
L'espoir fébrile qui lutte contre l'amertume
Voudrait percer ce mystère d'une joie revancharde

Et le corps trop usé pour agir de lui-même
Dont le silence dit le silence, immobile

Pourtant, aussi, ce fuseau de velours qui bouge en moi
Quand de l'intérieur je revois cette unique façon d'être, de se mouvoir et de parler
Et qui brûle au rappel des distances éprouvées
Cette essence distillée, parfum d'un regard, trace d'une griffure, la saveur fourbe de nos baisers
Et l'étrange oubli où disparait chacun de nos écueils
Comme si n'avait existé que le subtil émerveillé

Bourlinguer - Blaise Cendrars

“Bourlinguer” est un recueil de 11 récits portant chacun un nom de port européen (Brest, La Corogne, Hambourg, Toulon …).

Il y en a de tout petits (1 page) et d'autres qui ont une taille maxi (200 pages pour “Gênes”). Donc nécessairement, il y en a pour tous les goûts.

C'est un livre pour les gens qui aiment voyager: non seulement on passe de port en port en changeant de nouvelles, mais en plus dans chaque nouvelle il est question de navires au long cours, et de matelots grincheux. Les gens qui n aiment pas voyager, je ne les aime pas. 

On peut dire que c'est très très bien écrit et c'est même peut-être là la grande surprise, car on n'a pas l'habitude de lire des récits de voyages stylés. Du coup on se demande s'il faut s'arrêter sur le style ou le fond, qui est aussi assez époustouflant. C'est d'autant plus surprenant que le titre “bourlinguer” (et le prénom “blaise”) nous annonce un style “baroudeur”.

Le mélange entre fiction et autobiographie est aussi assez agréable, car on s'imagine que la vie du type est assez remplie s'il s'est enchainé tout ce qu'il raconte.

Mention spéciale à deux histoires: “Naples” qui se passe à Naples et sur la mer, et “Gênes” qui se passe aussi à Naples (?).

Par Hubert

Receuillement en Grande Bretagne à la mémoire des victimes de l’attentat en Tunisie

À midi, le Royaume-Uni tout entier s’est immobilisé pour observer une minute de silence à la mémoire des trente Britanniques tués dans une attaque terroriste en Tunisie.

La reine Elizabeth II et son époux le prince Philip ont rendu hommage aux victimes depuis l’université de Strathclyde en Écosse. Le Premier ministre David Cameron a marqué ce moment de recueillement dans sa circonscription de Witney, au nord-ouest de Londres. Dans l’ensemble du pays, les drapeaux étaient en berne, et même les balles de tennis se sont arrêtées à Wimbledon.
Les corps de 17 des victimes britanniques ont déjà été rapatriés par avion militaire sur la base de Brize Norton. Deux autres vols sont programmés d’ici samedi soir.

Au même moment, une cérémonie commémorative se tenait sur les lieux du drame en présence du Premier ministre tunisien Habib Essid, ainsi que l’ambassadeur de Grande-Bretagne, Hamish Cowell :

“Je pense que l’on vit tous sous la menace du terrorisme et le syndrome du “loup solitaire” on a pu le voir ailleurs, pas seulement en Tunisie. Mais bien entendu, c’est aussi pour ça que nous travaillons avec les Tunisiens, pour essayer de faire en sorte d’avoir la meilleure sécurité possible, et je sais que l’engagement des Tunisiens en faveur de la mise en place de cette sécurité est important. “

Hormis les trente Britanniques, trois Irlandais, deux Allemands, un Belge, un Portugais et un Russe ont péri dans cet attentat.
La Tunisie a annoncé l’arrestation de huit personnes en lien direct avec l’attaque, revendiquée par le groupe État islamique.