rayons du soleil

La vie est belle. La vie est remplie de petites merveilles qui, misent bout à bout, créent quelque chose d’extraordinaire.

Que ce soit par la nature, le chant des oiseaux au printemps, des grillons en été. L’odeur douce de la rosée, et la fraîcheur de la brume. Les doux rayons du soleil traversant le feuillage, les gouttelettes de pluie s’écoulant sur les vitres. Se confondre dans l’aube et le crépuscule, s’allonger sur le bitume brûlant ou se rouler dans l’herbe humide. Voir les papillons voler dans les jardins, jardins fleuris de couleurs pétillantes, et les chevreuils courir à la lisière des forêts obscures.

Ou que ce soit par des petites attentions plus communes et personnelles. La senteur des croissants chauds provenant d’une boulangerie tôt dans la matinée, l’amour dans les rues à tout âge, de tout genre, de quelconque profondeur. L’expression du peuple sur les murs, du plus vulgaire graffiti au plus artistique. Les éclats de rire d’un bébé, d’un enfant, d’un ami, d’un proche. L’humanité dont certain ose faire preuve publiquement. Un sourire, un bonjour, un coup d’oeil, saluer un inconnu et converser avec un sans-abri. L’amitié bête et l’amour inconditionnel. La douceur d’un baiser, le toucher de tendres mots, la fragilité d’une caresse, le parfum d’un lendemain.

Ces petites beautés mélangées à leurs opposés, c’est magnifique. S’aimer et se détester, s’apprendre, se comprendre. La complexité des sentiments. De la vie. La vie est agréablement torturante et abominablement séduisante. Il faut se l’accommoder, l’apprivoiser, savoir accoupler ses extrêmes pour pouvoir la savourer pleinement, pour enfin en mourir fier et le sourire aux lèvres.

Les filles

Les filles sont tellement belles. Celles belles sans efforts qui ont les yeux pétillants, des tâches de rousseur, les cheveux attachés. Celles qui ne maquillent pas leur sourire qu'elles portent tous les jours. Celles qui savent que tu as besoin d'aide avant même que tu aies demandé. Celles qui baignent dans le soleil en permanence, qui font des pique-nique. Les mêmes qui transportent le printemps avec elles. Celles des montagnes, qui ont une sculpture grecque à la place du corps et une force herculéenne dans leurs os. Les mêmes qui boivent du thé vert et qui t'apprennent le yoga. Celles qui regardent si tu as bien mangé, qui savent ce que c'est de se battre pour que son corps écoute. Celles qui ont le cœur léger, qui connaissent la nature et parlent doucement. Les mêmes qui te montrent comment écouter les rayons du soleil frapper la surface des lacs. Celles qui écoutent même tes histoires interminables et qui trouveront toujours les bons mots. Celles qui ont des lunes de sang sur la peau, la fleur du danger a fleuri entre leurs seins et tu n'oses même pas la sentir. Celles sauvages qui portent du cuir noir et te parlent de comment la nuit abrite des milliers de mystères. Les mêmes qui te font sentir important le temps que tu es sur leur tableau de chasse. Celles qui sortent l'été, le sourire large et le maquillage n'ayant pas bougé, qui te font vivre les histoires que tu ne vois qu'au cinéma. Les mêmes qui célèbrent la vie à chaque soirée. Soirée où elles t'ont convaincu de venir. Et bien sûr les filles qui aiment la pluie. Celles qui n'ont pas besoin d'une explication. Celles qui sont simplement là, mais que lorsque que tu croises leur regard tu as une idée de la vraie souffrance et du vrai manque, mais aussi de l'abri que représente leur maison.

Et les autres. Les filles en pyjama dans une allée du supermarché qui ont l'air perdues. Les filles en habit de rêve qui m'ont perdu. Les filles qui fixent leur prof, demandant la note qu'elles​ méritent. Les filles qui tiennent le volant, avec leurs mains qui font plusieurs chosent en même temps, qui se recoiffent et se recoiffent encore. Les filles qui écrivent des lettres, qui ont le prénom d'une héroïne, qui collectionnent le ridicule. Les mêmes qui ne dansent pas mais qui flottent, qui complimentent à tout va et prennent des bains dans les baignoires des autres. Les filles qui jouent du violon avec leurs émotions, qui pleurent sous la douche et qui rêvent d'une vie de manouche. Les filles qui sont nées dans la mauvaise époque, qui nous touchent par leur histoire. Les mêmes qui portent des sous-vêtements noirs. Les filles à l'envers sur le canapé, avec une tenue impeccable en réunion. Les mêmes qui sont enroulées autour d'un bon livre. Les filles qui sont une librairie, qui avant étaient des rails, encore avant une note sur un coin de nappe, qui étaient un carrosse, qui étaient la neige, une course, un banc, une saison, une ville toute entière. Qui brillent, donnent de la chaleur ou au contraire soufflent le froid. Qui mordent fort, qui rient fort, qui s'endorment dans le train, qui font du vélo sous la pluie ou écrivent de la poésie.

001

J’ouvre les yeux, la lumière m’éblouit, j’observe des grains de poussière valser dans les rayons du soleil, c’est joli; je suis fatiguée. J’ouvre ma fenêtre, j’aime entendre les voitures passer et les gens discuter, regarder sans être vue, je me suis toujours dit que c’était dans ces moments-là qu'ils étaient les plus eux-mêmes, quand ils sont persuadés d’être seuls et de n’être personne. J’aime regarder, je ne parle pas beaucoup, à vrai dire je ne suis pas à l’aise avec les mots, je pense qu’on pourrait s’en passer, pourquoi traduire avec des phrases maladroites ce qu’on peut exprimer à travers un regard; les mots ne sont pas assez intenses. J’aime les mots pourtant, je suis des études de lettres dans l’université de ma région, mais je les trouve trop petits, trop limités, ils s’effacent devant l’étonnante complicité qu’offrent les regards. Les mots font prendre des détours, s’emmêlent facilement, tombent et souvent ne se relèvent pas.
Je ressens beaucoup mais je n’arrive pas l’expliquer, l’exprimer, je me trompe trop, je doute et je finis pas abandonner. Alors je parle peu, je préfère ne rien dire que dire mal. Pourtant j’ai des histoires plein la tête, j’ai tant de choses à dire que, si j’ouvrais la bouche, ils sortiraient tous, dans le désordre, sans que je puisse les contrôler; c’est pour ça que je souris, pour éviter d’avoir à parler.

Et t'auras beau chercher autant de temps que tu veux et dans les moindres recoins de l'univers, au petit matin et sous la pluie battante, dans l'ombre des rayons du soleil et au lever de la lune, tu ne trouveras jamais quelqu'un qui t'aimera autant que moi je t'aime.

300 tonnes

Il fait terriblement chaud. La réverbération des rayons du soleil contre les murs blancs de la gare n'arrange rien. Des gens attendent sur le quai. Un homme lit, cents et un pas résonnent sur sa gauche : il y a une fille. Elle fait des aller-retours entre le quai et une machine à café en panne. Elle n'attend pas le train qui vient de Paris, elle attend juste un train. C'est ce qu'elle a dit au contrôleur qui lui a dit de faire attention à ne pas aller sur la voie. “J'attends juste”. Il fait terriblement chaud. Le retard du train de Paris vient d'être annoncé pour ne rien arranger à la lourdeur de cette après-midi.

L'homme qui lisait n'a regardé qu'une seule fois la fille, du coin de l'oeil, lorsque qu'elle s'est précipitée vers le train au premier coup de sifflet du contrôleur. Il a pensé qu'elle était mignonne cette jeune, sans doute pressée de revoir un petit copain. Le choc de la machine et de ses 300 tonnes contre cette pensée innocente fut aussi violent que l'image du contrôleur qui a sauté sans prévenir. Le contrôleur, il ne l'avait même pas remarqué, pas une seule fois. L'annonce explose les tympans tant elle brise le silence. “Vous êtes arrivés en gare de Dijon. Assurez-vous que vous n'avez rien oublié dans le train.”

Gogol (journal) - 22 juin 2009

Berlin.


Les temps qui courent

courent trop vite

et laissent échapper

le relais.


Nos mains sont vides

Nos mains seront vides

à l’arrivée.


***

Les mains pauvres


Nous étions ouvertes —

les rayons du soleil

déversaient dans nos

paumes leur chaleur

et la pluie ruisselait

entre nos doigts.

Depuis longtemps

nous étions là

de tout temps

nous fûmes là

jamais pourtant

nous ne nous sommes

rejointes.


***


La masse n’a pas raison, l’individu non plus, alors qui, sinon Pessoa ?

Résilience

Dans la terre enfoncée
Jusqu’au nombril du monde
Au croisement des cuisses
Mes racines profondes
L’âme aux portes du ciel
Mes feuillages qu’inondent
Les rayons du soleil
Que ma sève féconde
Inspire.

Je suis de celles qui prennent naissance à la tombe et qui, ouvrant leurs ailes, s’élancent vers les nues.

Tu devrais retourner au lycée
Leo
Voir du monde
sortir
faire un truc, j'sais pas
mais arrêter d'te morfondre allongé sur ton lit
à fixer le plafond
à penser à comment t'foutre en l'air
combien de médocs tu devras prendre
la bonne dose
à quel hauteur tu serais sûr de crever
en sautant d'un pont
d'un immeuble

Leo
moi j'sais bien que t'as les bras marqués
j'l'ai remarqué et je veux rien te dire
j'sais bien que t'as pas fini d'y passer ta lame
que t'as pas fini d'essuyer tes larmes
au final la seule arme que t'as réussi à trouver contre toi même
c'est ta hargne
Leo
moi j'sais bien que tu te sens vide et vidé
et j'sais bien
que je pourrais allumer toutes les lumières du monde
tu continuerais de gueuler
il est cassé mon interrupteur
il est pété t'y arriveras pas
j'suis mort de l'intérieur putain laisse moi casse toi

Leo tu continuerais de gueuler
t'as pas autre chose à foutre de ta vie que t'occuper de moi
franchement t'as pas des études
de l'amour à faire
t'as pas des sourires à foutre sur des visages
des cafés à boire et des chocolats chauds à offrir
t'as pas des matins à dormir et des nuits à vivre

Leo tu continuerais de gueuler
pourquoi tu fais tout ça
casse toi putain arrête d'être là à me fixer comme une conne
j'suis perdu tu comprends
j'suis perdu et toi t'es là alors que t'as toute ta vie à construire
la mienne elle est à terre
et t'es en train de foutre la tienne en l'air en restant là

Leo
j'te fixe en silence et t'es là à gueuler
et moi assise à ton bureau
les mains sur les cuisses les yeux rivés sur toi
à attendre que la tempête passe
Leo
Moi j'sais bien que tu rêves encore d'elle
que tes cauchemars tournent autour de son sourire
que t'as peur d'aimer de nouveau
parce que tu veux pas en faire crever encore une autre

Leo
quoi
assieds toi tu veux
pourquoi
calme toi
non putain
Leo calme toi
putain
regarde moi
quoi
tu fous pas ma vie en l'air tu fous la vie de personne en l'air les jours ont passé tu sais les nuits ont passé les semaines les mois et faut évoluer maintenant faut passer à autre chose tu sais ce que voudrait Chloé c'est que tu avances au même rythme que les jours que tu vois du monde que tu sortes putain Leo tu te souviens quand elle te gueulait dessus parce que tu faisais une grasse mat’ imagine si elle te voyait comme ça affalé sur ton lit pendant des jours et souviens toi comme elle aimait quand tu bougeais quand tu sortais quand tu revenais quand t'étais fier de toi et de ce que tu faisais et souviens toi quand tu te levais tôt exprès pour préparer le petit déjeuner que ça sentait le pain chaud dans tout l'appartement et le café et la cannelle et souviens toi de ces matins d'hiver où elle venait contre toi dans vos draps parfumés au jasmin et ces matins d'été vos draps clairs et les traits de son visage caressés par les rayons du soleil et sa peau brulante et arrête de chialer putain arrête relève la tête regarde moi tu t'en sortiras on va s'en sortir tous les deux je t'ai jamais lâché je t'ai jamais lâché et ça arrivera pas jamais c'est nous deux contre le monde et ça l'a toujours été alors ça s'arrêtera pas ni aujourd'hui ni demain ni dans dix ans regarde moi souffle respire inspire expire souris moi non pas comme ça arrête de sourire comme un con souris moi comme si je te rendais heureux

Leo
de nouveau j'te fixe en silence
toi tu ne regardes plus que le sol
ou tes chaussures je sais pas
et y a tes lèvres qui bougent je les vois même pas
cachées par ces mèches brunes trop longues qui tombent
devant ton visage baissé
y a tes lèvres qui bougent pour murmurer
comme un secret dans le silence de ta chambre
“tu sais
il est cassé mon interrupteur
il est pété t'y arriveras pas
j'suis mort de l'intérieur”

Ils n’entendirent que le murmure incessant des ormes.
Si au pied de la montée l’air était calme, ici le souffle de la brise venant du sud était amplifié par les arbres aux myriades de petites feuilles tremblantes, de même que les rayons du soleil tombant sur une pelouse se voient multipliés par la rosée. 
—  « les Garennes de Watership down »
- Richard Adams
5

Phantom of the Opera first editions take four. [x] [x] [x] (aka welcome to my continued exploration of what you can find in the catacombs of eBay)

Well, let me clarify. This is not a first edition of Phantom itself. Rather it is a first edition of one of Leroux’s primary sources for writing Phantom.

This is a copy of Le roi Fialar, which was a collection of Scandinavian poetry, translated into French prose by Hippolyte Valmore in 1879. Included in this volume was a French translation of “Den første sorg,” or “The First Sorrow,” a poem written in 1836 by the Norwegian poet, Andreas Munch. This poem started out, “Den lille Lotte tenkte på alt og ingenting,” or “Little Lotte thought of everything and nothing.” Sound familiar? :D

This is the text that Gaston Leroux worked from to create Daddy Daaé’s story of Little Lotte, as well as his tale of the king on the mountain lake.

For a link to a translation of the original poem, click here.

To read more about the symbolism of the original Little Lotte poem, “Den første sorg,” click here.

The credit goes to the amazing Operafantomet for bringing this poem to the attention of the Phandom.

First of all, note the similarities here between Andreas Munch’s  translated poem, “Le lac de la montagne” (“The Mountain Lake”), and Daddy Daaé’s tale of the king on the mountain lake.

As always, these translations are written by Caitlin Freeman, copyright © 2014.

MUNCH: Un soir, j'étais assis dans une petite nacelle sur une de ces eaux tranquilles et profondes qui s'ouvrent comme un œil brillant de pleurs au milieu des monts de la Norvège.

(TRANSLATION: One evening, I sat in a little rowboat on one of those lakes, placid and deep, which open like an eye shining with tears amidst the mountains of Norway.)

LEROUX: Un roi s’était assis dans une petite nacelle, sur une de ces eaux tranquilles et profondes qui s’ouvrent comme un œil brillant au milieu des monts de la Norvège…

(TRANSLATION: A king sat in a little rowboat on one of those lakes, placid and deep, which open like a shining eye amidst the mountains of Norway…)

But the pièce de résistance is Leroux’s use of Munch’s “Den første sorg,” here translated as “Le premier chagrin d’un enfant,” or “A Child’s First Sorrow”:

MUNCH: La petite Lotte pensait à tout et ne pensait à rien. Oiseau d'été, elle planait dans les rayons d'or du soleil, portant sur ses boucles blondes sa couronne printanière. Son âme était aussi claire, aussi bleue que son regard.

Elle câlinait sa mère, elle était fidèle à sa poupée, avait grand soin de sa robe et de ses souliers rouges; mais elle amait par-dessus toutes choses un petit oiseau que son père avait pris sur la neige, à Noël.

(TRANSLATION: Little Lotte thought of everything and nothing. Summer bird, she soared through the golden rays of the sun, wearing her springtime wreath on her blonde curls. Her soul was as clear and as blue as her eyes.

“She doted on her mother, she was devoted to her doll, she took great care of her dress and her red shoes; but she loved above all things a little bird that he father had captured on the snow at Christmas.”)

LEROUX: “La petite Lotte pensait à tout et ne pensait à rien. Oiseau d’été, elle planait dans les rayons d’or du soleil, portant sur ses boucles blondes sa couronne printanière. Son âme était aussi claire, aussi bleue que son regard.

“Elle câlinait sa mère, elle était fidèle à sa poupée, avait grand soin de sa robe, de ses souliers rouges et de son violon, mais elle aimait, par-dessus toutes choses, entendre en s’endormant l’Ange de la musique.”

(TRANSLATION: “Little Lotte thought of everything and nothing. Summer bird, she soared through the golden rays of the sun, wearing her springtime wreath on her blonde curls. Her soul was as clear and as blue as her eyes.

“She doted on her mother, she was devoted to her doll, she took great care of her dress, her red shoes, and her violin, but she loved, above all things, when she fell asleep to listen to the Angel of Music.”)

Thus one can see how Leroux both drew inspiration from and adapted Munch’s translated poetry to create Christine’s backstory, as well as her character arc with Erik, in The Phantom of the Opera.

crépuscule.

Le crépuscule. Le retour de la nuit.

je ne saurais expliquer ce sentiment que je ressens lorsque la nuit fait son retour. lorsque les rayons trop forts du soleil s'éteignent petit à petit pour changer de côté du monde. une certaine mélancolie, douce je dirais, m'envahie.

c'est lorsque le blanc devient noir que la vie est plus jolie.

j'ai le cœur qui palpite, c'est un peu trop grand pour être expliqué, ou encore compris. je vacille, je tangue vers le monde des songes. et puis les odeurs, oui, ces odeurs et ces bruits nocturnes: la liberté, le mystère, les fleurs endormies, le vent frôlant les branches des arbres. nos regards se posent dessus, sur ce monde endormi, presque trop livide. ces chansons, qu'on écoute la nuit, sont plus puissantes, plus vivantes, les notes hurlent, nous foutent des gifles. même lorsque le son n'est pas au maximum, peut-être que le minimum est le maximum la nuit ? je ne sais pas.

un cri, celui du silence.

c'est dans cette chambre, où mes livres, mon maquillage, mon miroir, mon armoire, mes affaires, mon manque d'air sont, que je peux contempler la tragédie de la nuit. j'envie ces artistes, qui peuvent peindre la fatalité de leur réalité tragique, ou encore les écrivains qui romancent leurs histoires pour en faire quelque chose de beau, car moi, je vis dans un profond silence, dans une inaction totale. je laisse le temps aller, sans essayer de le rattraper.

Paradoxe.

Je pense que la vie n'est qu'une successions de malheurs, avec certaines pauses (le Bonheur) éphémères. Enfin, ceci est lorsqu'on vit le jour. vivre la nuit est autre chose. La vie est inversée, donc ce serait une succession de bonheur, avec certaines pauses (le malheur). Je trouve cela joli comme concept. Mais un peu contradictoire. La vie nocturne serait-elle la même que la vie diurne? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que je préfère la vie, la nuit que le jour. Sûrement parce que, lors de ces moments-là, la solitude est moins pesante. Car oui, le jour, lorsque je suis dans le métro, à une terrasse de café ou encore dans un magasin, lorsque je vois ces gens, ensemble. Je me sens terriblement seule, c'est une douleur différente, je prends conscience de l'aspect pathétique de ma misérable vie.