rayons du soleil

C'est très rapide. La nuit, tout se mélange et je redessine ses courbes une à une. Je la serre tout contre moi et la chéri tant que je le peux. Sa peau devient ma peau, son souffle me berce. Puis dès les premiers rayons du soleil, elle s'efface. Comme si elle n'avait jamais existé. Comme si on vous avait appâter sans jamais vous donner ce que vous êtes venu chercher. Comme si ce n'avait réellement été qu'un rêve. Un reve aux allures de cauchemar. Mon plus beau cauchemar.

Et t'auras beau chercher autant de temps que tu veux et dans les moindres recoins de l'univers, au petit matin et sous la pluie battante, dans l'ombre des rayons du soleil et au lever de la lune, tu ne trouveras jamais quelqu'un qui t'aimera autant que moi je t'aime.

L'amour des petits détails
  • Amie : Comment tu fais pour être aussi sensible ? Ça me dépasse...
  • Moi : Comment je fais ? Mais j'ai pas choisi d'être sensible, j'ai pas choisi d'être aussi fleur bleue, j'ai pas choisi de pleurer à la moindre parole touchante, j'ai pas choisi de ressentir la souffrance des gens autour de moi comme si c'était la mienne...
  • J'ai rien choisi de tout ça...
  • Je suis incapable d'être insensible, je suis incapable de mentir vis à vis de mes sentiments, je suis incapable de ne pas te dire tout ce que j'aime en quelqu'un...
  • Je ne fais pas que "kiffer" ou "apprécier"... J'aime de toute mon âme.
  • J'aime voir la nature, j'aime ressentir la moindre sensation, que cela soit la chaleur des rayons du soleil sur ma peau ou la morsure du froid... J'aime voir la végétation légèrement agitée à cause du vent, j'aime voir se déposer les flocons de neiges sur le sol ou sur les toits...
  • J'aime les petits détails que la vie nous offre, le sourire d'un enfant, les rires d'un groupe d'ami, les légères larmes aux coins des yeux d'une mère retrouvant son enfant après des mois d'absences... J'aime voir des mains liés témoignant de la tendresse, le regard amoureux d'un garçon regardant sa copine...
  • J'aime tout ces détails, je suis sensible à tout ces détails car même si la vie est dure, la vie n'est pas toujours tendre, les petits détails peuvent nous redonner le sourire...
crépuscule.

Le crépuscule. Le retour de la nuit.

je ne saurais expliquer ce sentiment que je ressens lorsque la nuit fait son retour. lorsque les rayons trop forts du soleil s'éteignent petit à petit pour changer de côté du monde. une certaine mélancolie, douce je dirais, m'envahie.

c'est lorsque le blanc devient noir que la vie est plus jolie.

j'ai le cœur qui palpite, c'est un peu trop grand pour être expliqué, ou encore compris. je vacille, je tangue vers le monde des songes. et puis les odeurs, oui, ces odeurs et ces bruits nocturnes: la liberté, le mystère, les fleurs endormies, le vent frôlant les branches des arbres. nos regards se posent dessus, sur ce monde endormi, presque trop livide. ces chansons, qu'on écoute la nuit, sont plus puissantes, plus vivantes, les notes hurlent, nous foutent des gifles. même lorsque le son n'est pas au maximum, peut-être que le minimum est le maximum la nuit ? je ne sais pas.

un cri, celui du silence.

c'est dans cette chambre, où mes livres, mon maquillage, mon miroir, mon armoire, mes affaires, mon manque d'air sont, que je peux contempler la tragédie de la nuit. j'envie ces artistes, qui peuvent peindre la fatalité de leur réalité tragique, ou encore les écrivains qui romancent leurs histoires pour en faire quelque chose de beau, car moi, je vis dans un profond silence, dans une inaction totale. je laisse le temps aller, sans essayer de le rattraper.

Paradoxe.

Je pense que la vie n'est qu'une successions de malheurs, avec certaines pauses (le Bonheur) éphémères. Enfin, ceci est lorsqu'on vit le jour. vivre la nuit est autre chose. La vie est inversée, donc ce serait une succession de bonheur, avec certaines pauses (le malheur). Je trouve cela joli comme concept. Mais un peu contradictoire. La vie nocturne serait-elle la même que la vie diurne? Je ne sais pas. Tout ce que je sais, c'est que je préfère la vie, la nuit que le jour. Sûrement parce que, lors de ces moments-là, la solitude est moins pesante. Car oui, le jour, lorsque je suis dans le métro, à une terrasse de café ou encore dans un magasin, lorsque je vois ces gens, ensemble. Je me sens terriblement seule, c'est une douleur différente, je prends conscience de l'aspect pathétique de ma misérable vie.