ratures

best foods for clear, glowing skin

~ incorporate these foods into your diet to enhance the quality of your skin ~

  • berries
  • peppermint/peppermint tea
  • green tea
  • oatmeal
  • nuts
  • tomatoes (cooked is best for skin)
  • fennel
  • red grapes
  • beetroot
  • brown rice
  • (some) soy products
  • legumes
  • kale
  • avocado
  • garlic
  • broccoli
  • dark chocolate
  • pomegranate
  • peppers/capsicums
  • sunflower seeds
  • kidney beans
C'est ta tête, je sais pas, elle a quelque chose. Un truc quoi. Ca me fait rire. Mais non, je me fous pas de toi, c'est juste que j'aime bien. Ouais voilà, c'est ça, elle me rend bien ta tête, elle me rend le sourire. Me pose pas tant de questions, j'pourrais pas te répondre. Tu sais j'ai beaucoup de blessures, j'ai un cœur troué, percé comme un gruyère. Faut pas croire p'tit mec, parfois j'ai peur, tu sais mon visage, c'est un masque. Et là dessous, j'me cache. Ça t'étonne, hein ! J'sais bien ce que vous pensez, vous vous dites comment est-ce possible ? Comment je peux avoir mal, si mal, alors que chaque jour je vous envoie ma putain de joie de vivre en pleine gueule ? Alors que chaque seconde j'explose de rire, à en verser des larmes. C'est qu'une façade inhérente de ma petite personne. Faut pas se leurrer, je suis fragile, je me casse comme du verre, alors oui je vais peut-être avoir besoin de toi. Je dis peut-être mais au fond j'en suis sûre. Fais attention mon p'tit gars, fais attention à moi. J'ai des ratures derrière moi, des éclaboussures qui déchirent la peau et laissent des cicatrices imparfaites. Fais attention à moi, j'suis une vraie garce quand j'suis malade, malade de toi. Tu pourrais t'en mordre les doigts. Mais c'est ta tête p'tit mec, elle me fait quelque chose. Non je me fous pas de toi, j'l'aime bien ta tête. Je voudrais même qu'elle soit face à moi, un peu plus souvent, un peu plus près. Mais si tu le veux bien, retiens moi. Ta main elle a qu'à prendre la mienne. Qui sait, peut-être qu'on ira loin. Comme ça. Toi et moi. T'es beau à ta manière, c'est peut-être con, ça me tue mais j'aime ça.
—  Skins

L’accent de la banlieue et les désirs d’une parisienne bien chieuse
Du tabac à rouler dans les boudoirs de la haute bien fringuée
La grande gueule des espagnols et la discrétion du regard sous un linceul
La rage du rap et la douceur d’une Patti Smith
Hippie chique dans un palace de banlieue
Des vauriens qui valent rien pour amis et des fréquentations de rallyes mondains
Le « bon goût » lié à la vulgarité du vulgum pecus,
Fumeuse de pilon, première de la classe même assise au fond
Entre soirées de galériens et bars branchés parisiens
La plume légère à l’écriture pleine de ratures
Brutalité du phrasé allié à la délicatesse des mots
Première à dire « je pars », dernière sur le quai de la gare
La personnalité encombrante au petit cœur souffrant
Sensibilité à fleur de peau retenue par un regard

Douleurs muettes plus présentes qu’les abonnés absents de mon existence

Je n'aurais jamais pu écrire autrement que blessé
On rature mieux le cahier, le cœur balafré
Se tirer dessus, c'est une autre manière de tirer un trait
Personne ne découvre l'horreur sans avoir vu l'obscurité…

Récolte et agoraphobie

Je n'ai pas vraiment une grande histoire à raconter, mais j'en ai long à dire, ou plutôt, à écrire. À force de patauger dans le marécage de mes mots et de mes idées, il faut croire qu'inconsciemment, j'ai voulu m'en sortir.

Mais comment ériger un roman quand on a que des petits bouts de phrases griffonnés par-là, par-ci?

Alors, je me retrouve encore une autre journée en quête de mots. Prêt à ramasser la grande récolte d'un vocabulaire que l'eau et le Soleil auraient pu faire pousser avec le temps.

J'ai échappé mon ego par terre, lancé mon orgueil par la fenêtre un jour de pluie et j'ai tenté de rassembler mes bouts de papiers griffonnés au stylo ou au plomb dans le but de me heurter à du concret. Me disant que la vie est ainsi faite: chaque vie vécue pourrait déboucher sur un livre qui mériterait d'être lu.

Chaque vécu insignifiant, magnifique. La beauté dans le détail. Une simple phrase peut s'imager comme une loupe qui mettra en relief le plus admirable des fragments… Mais installer une miette sur un piédestal et en apprécier toute son importance peut-il être considérer comme du concret? Voire de l'art?

Est-ce possible d'écrire un texte qui se tient, mais sans pilier? Aux yeux de plusieurs, je risque de passer pour un auteur raté, qui apposera des ratures sur la littérature.

Surtout, est-ce possible de combattre l'agoraphobie de mes paroles ? Comment réussir à convaincre mes propos si peu téméraires de s'aventurer sur d'interminables pages blanches et vides qui éventuellement, n'auront peut-être que pour seul destin de se détériorer avec le temps dans une boîte, dans les profondeurs d'un grenier peu illuminé.

Je me dis constamment que si j'avais un rôle à tenir pour une pièce de théâtre, je serais le rideau. 

Je pourrais essayer de vous raconter ce qui se déroule parfois derrière les amples voilages que je suis, qui servent à cacher au public la scène où l'action se déploie.

6

Where am I from? I come from my childhood. I come from childhood as from a homeland. (x)

Éteins-moi

et qu’importe puisque la page restera blanche et que mes sanglots n’y font rien. 

 Ecrire une ligne, puis deux, puis trois. Raturer tout recommencer.

 L’inspiration est partie, foutue en l’air, les mots se déglinguent entre eux et les phrases sonnent creux. Hurler, couper, déchirer, pour tout foutre en lambeaux puisqu’on n’a jamais su faire autrement qu’hurler notre rage, retourner à l’état naturel de monstre fait de haine et d'rancoeur. 

 J'explose, j'implose, j'implore tous ces putains de Dieux inexistants en ne voulant rien d'autre qu'une pitié qui me donnera la gerbe. 

Je me perds dans mes mots, dans ma tête, dans les rues soir et matin, j'me perds en toi puis tout ces inconnus cherchant un sens à ma misérable existence, foutue d'avance. 

 Gosse dérangée, pendue aux lèvres d'amours perdus depuis trop longtemps maintenant, chercheuse d'Aventure dans un coma éthylique irréversible.

 Bercée par les nuits d'insomnie et les alcools trop forts, dans une mare de fumée trop épaisse pour qu'ton prénom y apparaisse ou que l'sien refasse surface. 

 Noyée, pendue, brûlée vive sous l'feu du chagrin ardent, à hurler des absences trop répétées, des draps trop froids, un manque trop présent, 

Une vie passée à attendre un retour qui ne se fera jamais. 


 Ratures infinies, bouteille vide, absence absence absence. 

(Page blanche.)

3

Only a half naked truth, suitable for the small hours.

Une correspondance partie en fumée.

Ce soir-là, j'ai brûlé nos lettres et notre amour avec.

J'entendais encore le feu déchiffrer ton prénom avant de le réduire en cendres. Il m'arrivait parfois de recevoir à la gueule de vieux « je t'aime ». Le feu crépite tandis que moi, mon cœur vacille. Dans cette cheminée pleine de souvenirs, de cendres, et de poussières, je t'ai cherché. J'ai retourné cette terre noire à la recherche de tes « bonsoir ». Je la sentais s'effriter sous mes doigts maintenant sales, et j'avais cette impression de te perdre encore une fois. Je me vois à nouveau quelques heures plus tôt, noyer tes lettres et tes mots par quelques larmes au goût amer. Ton encre emportant tout, dérivant sur ton écriture, mélangeant ton discours et tes excuses, tes poèmes et tes ratures. J'ai encore ton prénom sur le bout des lèvres et tes mots rayés, déchirés, bousillés, cramés, mais que je n'arrive pas à oublier, en vrac dans ma tête. Comme si j'essayais de rassembler ces phrases, qui s'étaient mélangées la veille dans cet océan d'encre et ce nuage de fumée. Les braises de « nous » dansaient chaque nuit, et il m'arrivait parfois d'apercevoir ton visage ou ton sourire. La flamme que j'ai pour toi attise mon cœur. Le flambe. L'incendie. Et j'le sens tous les jours un peu plus mourir.

Un soir tu sais, j'ai mis l'feu à nos lettres, ton existence, notre amour et tes « adieux ».
Et j'crois bien, que je me suis brûlée avec.

FUMÉE DE MOTS.

Une taffe, un souffle.
Inspire, recrache.
Les quais s’emplissent, les quais se vident.
On pourrait croire
Qu’c’est les poumons de la ville.
J’les vois sortir, rentrer, revenir, ils r’gardent leurs pompes et j’me surprends à prier pour qu’ce p’tit gars en noir au loin ait pas le regard cloué aux rails. Au fond j’pense que l’esprit humain est condamné à ne retenir de la foule que les extrêmes alors des vies qui s’entassent et défilent devant moi je ne retiens que sourires ou lèvres tremblantes. J’me demande combien ont pensé, au bord du quais, à prendre la destination qu’on affiche jamais. Combien j’aurais pu sauver, retenir, emmener plus loin. A qui j’aurais pu prendre un aller simple, qu’on aille tout droit jusqu’au matin. Pour combien j’étais absente. Au-delà de la peur c’est l’impuissance qui surmonte.
Parce que j’me dis qu’il y aura encore des destins écrasés sous le poids du Monde.
Il y aura encore des gosses qu’on foutera en l’air à l’école.
Des ados à qui on répètera qu’ils sont pas assez mais surtout de trop.
Il y aura toujours des écorchés des yeux cernés des peaux marqués des trop fragiles, prêts à tomber.
Il y aura toujours des ombres seules quand la nuit tombe, des pas hasardeux qui résonnent mais qu’on prend pas le temps d’entendre, des cris qu’on étouffe par peur de s’y confronter. Il y aura toujours des filles perdues pour porter leurs rêves à bout de bras le long des boulevards d’un pas maladroit. Des bouteilles greffées à leurs mains qui deviennent tremblantes lorsqu’elles se rendent compte qu’il est trop tard pour faire demi-tour.
Il y aura toujours de ces garçons qui rêvent trop grand pour qu’on puisse les appeler « hommes ». Qui s’réveilleront un matin dans des draps froissés par l’absence de leur plus grande folie. Des manques trop cruels qu’ils arriveront plus à combler simplement en essayant d’refaire le Monde à leurs images. Toujours des pages blanches et des ratures et des toiles vidées par des Muses qui auront foutu le camp. Toujours des esprits aux parfums d’ailleurs qui seront foutus en l’air par la violence du Monde le jour où on ne les en protègera plus.
Il y aura toujours de ces gens qu’on ose appeler dégénérés parce qu’ils reflètent la cruauté qui les entoure, ceux qui frappent, qui gueulent puis qui parfois rient trop fort, ces incendies dont on se protège pour « garder le sang-froid ». Il y aura toujours ces tornades-humaines qui dévasteront les vies qu’elles croisent dans l’espoir que quelqu’un finisse enfin par prendre goût à leur chaos.
J’me dis qu’il y aura toujours des gens comme moi dont j’aurais pas le courage d’aller prendre la main pour qu’on aille conquérir l’inconnu ensemble.
Mais dans le fond j’regrette rien.
Parce que chaque plaie, chaque écorchure
C’est c’qui fait que je suis là, c’qui fait ce que je suis, et eux aussi.
C’est ce qui fait de nos sourires quelque chose d’plus précieux qu’un tableau de maître. De chacune de nos aventures de la matière à écrire, des poèmes des chansons puis des phrases sur les murs. C’est ce qui donne de la valeur à chacune de nos nuits, un arrière-goût de merveilleux à chacun de nos levers.
C’est c’qui donne une nouvelle essence à chaque bouffée d’ma clope.
Une taffe, un souffle.

Peaux

Aujourd’hui ma professeure de lettres m’a dit quelque chose de vrai. Elle m’a dit que dans le fond, le monde serait plus beau si tout le monde écrivait, si tout le monde avait confiance en son talent. Le monde serait beau, parce que si plus personne n’écrit parce qu’il se dit qu’il n’a pas de légitimité, parce qu’il n’a pas le talent, parce qu’il n’y a aucune raison pour qu’il écrive quelque chose de bien, parce qu’il a peur qu’on le trouve orgueilleux, narcissique ou médiocre, alors on s’arrêterait d’écrire, il n’y aurait plus personne. Les auteurs d’hier auraient clôt la boucle, les auteurs d’aujourd’hui ne seraient que des imposteurs qui veulent gagner de l’argent. Mais l’écriture, c’est gratuit. C’est pour soi, c’est pour les autres, c’est un coeur de partage, c’est de la joie, de la réflexion, de la jubilation parfois, c’est de la créativité qui s’exprime, c’est quelque chose d’humilié qui fait avancer les choses. Pour une fois. La poésie n’existe que dans sa gratuité, dans le partage en ligne qui se fait dans le monde entier. On ne naît pas Baudelaire, on ne naît pas Proust, on apprend simplement, on travaille, on aime, on est passionné, on en veut. Narcisse n’a rien demandé. Quelque part seulement un plaisir, une envie qui naît, celle de se dire j’écris, et le flot part. Regardez moi ça.

Le regard des autres, c’est ce qui nous amène à nous cacher derrière des pseudonymes, c’est ce qui nous amène à cacher ce que l’on écrit par honte, parce que ça compte, ça compte et on a peur d’être démasqué, d’être vu. On a surtout peur que ce dans quoi on a mis tant de coeur soit le lieu de moqueries violentes. L’écriture est une marque de courage, on dévoile l’intérieur, on se met nu sur la toile, on s’expose au jugement. On prend à deux mains les mots, on les présente, bons ou mauvais mais c’est nous. C’est la peau que je met sous les yeux des autres, pour qu’ils m’assènent parfois de critiques acerbes, sans savoir que c’est ma peau qu’ils viennent raturer. Et pourtant, pour recevoir les critiques, les moqueries, les accusations d’orgueil, c’est bien que j’ai osé dire, c’est bien que j’ai osé montrer mon vrai visage. C’est peut-être quelque chose que certains n’oseront pas faire le temps d’une vie.

J’ai la belle prétention d’avoir oser franchir le pas, d’avoir reçu cent fois des encouragements, des mots merveilleux qui me restent au coin du coeur. Peut-être que cela vaut tous les risques, toutes les peurs. J’ai grandis avec les mots, ils m’ont poussé en avant, ils m’ont réconforté, ils m’ont fait réfléchir, expérimenter, rougir. Mais j’ai fais quelque chose. Et j’aimerais en faire quelque chose. Faites qu’il n’y ait plus un être d’écriture qui se love dans le silence de peur de dire, de peur de l’autre. L’autre vous aimera, si vous croyez un tant soit peu que votre écriture puisse offrir du bonheur.

Je remercie tous ceux qui m’ont envoyé des messages, tous ceux avec qui je parle régulièrement, avec qui j’échange, avec qui je peux être vraiment moi-même, à qui je peux montrer ce que j’ai dans le ventre sans pâlir de honte. Ceci n’est pas un adieu. Ceci est un second départ dans l’écriture qui m’a donné tant de courage.

maldoror6
kickstarter.com
Li-tee-rature ©

Do you like books? Do you like not being naked in public? Do you like looking totally rad whilst conforming to public decency laws? If the answer to the majority of these questions is an emphatic ‘yes’, then please consider having a tiny look at this Kickstarter. 

An excellent individual with great eyeliner has designed a range of t-shirts with hilarious literature puns, and honestly, I need this Kickstarter to happen immediately because I want at least two of them: 'I don’t think you’re ready for this Shelley’ is the greatest thing I have ever heard.

I don’t promote these things, even if my own mother were to set one up, unless I really believe that you’d all be interested, so if supporting creative talent is up your street, please consider pledging! 

Si tu savais comme j’ai mal, Maman. J’aimerais que tu ressentes ma douleur rien qu’en r’gardant dans mes yeux, Maman. Partout où j’pose le pied j’ai froid, Maman et m’demande pas pourquoi, parce que moi-même j’sais pas, Maman. J’aurais juste besoin d’un amortisseur, Maman, j’ai besoin de freins dans ma vie et m’en veux pas si j’ai tout le temps envie de me tuer, Maman, c’est pas ta faute, j’t’assure, c’est les gens qui m’ont remplis de ratures d’puis j’sature, Maman. Et tu me vois souvent me remplir de medoc’ mais Maman, j’suis désolée si j’ai jamais été la fille que t’attendais, je le sais, Maman. J’aurais jamais pensée atteindre une barre aussi bas, Maman, excuse-moi. Excuse-moi si t’as jamais compris. Si seulement tu voyais tout ce qui se passe dans ma vie, Maman. Mais non, tu pourras jamais comprendre, c’est pas ta génération tout ça, Maman. La société, les adolescents, tout ça, on fait partit du même sac, Maman : les incompris, et si seulement tu vivais ce que je vis, si seulement tu voyais la pression qu’y a autour de moi, Maman. Tu m’as donnée la vie mais la vie est dur, Maman.