ratures

les lionnes

j'ignore

les ratures qui me disent que la nuit sont belles

les faucilles ses mains un bouquet qui dit que la nuit est b

une dorse ses mains qui grippe la poignée

frappe sur pied sa terre le beau défoncé

o après chante le pli blanc déroulé détournée sur la page

les voitures s'accoudent au mollement du pas dehors en pluie

entre l'action d'y pensée j'y vais une respire ça détend

je mange les mots de moncorps que tu es bon j'en reprends

tu es le narcissisme que j'ai comme une robe d'oiseau

ne veux pas te dire pourtant le sais mal mais non oui non ou

ou oui pourquoi pas des mots simplets de sa bouche

j'aaspire une dilate fraiche à la paille en sirop sur ma bouche

je trouve l'érotisme beau quand il est simple comme une fille en été

un serpent ça craque ça explose

en filets de morves incandescents cigarette j'aime feu

je me soigne en diverses brûlures 

DserDsirDouniaDfov

GchauveLaFaDspéGchauffeLaVoiDmé

à la tienne versée

vimeo

The story of a creating process. Sometimes I kill an old painting to make an other one.

Un brin qui cri

En partant de tout, je reviens vers toi.

En parlant de tout, je parlais de toi.

En cherchant le bout, j'ai trouvé un toit,

Il y avait de tout, ne manquait que trois

Détails, souvenirs, parfums des doigts

Avec lesquels j'ai caressé la proie

De mon désir, le désir d'avoir foi,

En une vie d'émoi, de roi, chaque fois

où j'ai cherché à sonder tes rires.

Je suis entré, j'aspire,

Une fumée d'iris qui enivre,

Un parfum de femme soupire

J'ai retrouvé ce livre.

C'est celui que j'aurais aimé écrire. Et lire. Et vivre en même temps.

Le livre qui regroupe toutes les histoires qui précèdent les mots déjà usés de mon clavier. Les pages qui flottent n'ont rien à envier au PC qui tombe en Afrique, usé.

Exaucée, l'histoire délivrée de nos cerveaux qui bourdonnent de bruits superflus, ma tête qui se libère du temps perdu à jacqueter des paroles rythmées au flot incessant des JT, l'aurore d'une ère inventive et précaire. 

Je ferme les pages. L'histoire continue.

J'ai lu, il y a longtemps, je ne me rappelle plus. Il disait que les plus belles histoires n'étaient pas dans les livres qu'il avait écrit, mais entre eux. Entre deux. Entre feux, feu les histoires que j'aurais aimé produire, patiemment, avec ardeur, aimant, le labeur, aimant, le matin réveillant mon amante et lui glissant le bord de la couette sur la poitrine, me glissant dans la cuisine pour y faire chauffer le café brûlant et arracher les premiers mots du matin, les paroles du vin de la veille, les pensées, le met divin, qui s'infiltrent entre le sommeil et le soleil du matin.

Elle se rendort car mon histoire l'ennui. J'ai trop parlé, peu écrit. Mais j'ai pu songer et songer encore, toutes ces histoires sans écrit, sans feuilles flottantes ni PC tombant, sans vie matérielle, sans mémoire dure, sans lecteurs non plus, pure créativité débordée, sans rênes, sans forcer. Pas assez forcé pour en faire de la lecture avec le thé, pour cette jeune adolescente qui aurait aimé feuilleter l'histoire des jeunes loufoques dégénérés qui arpentaient Paris dans des voitures brisées et réparées, aux pneus recroquevillés, et qui flottaient au rythme de la fumée du pétard qu'ils consumaient en regardant les passants dépassés.

Pas assez forcé pour compter l'histoire de ce couple qui s'entre-déchirait sur un chemin mais ne pouvait pas se séparer, ils avaient un gamin, alors ils dormaient dans du foin et reprenaient le chemin. Pas assez creusé, ce trio de guedin.

Pas assez dépecé, le scénario à trois balles, peut-être le plus rude, celui qui m'emporterait sur le chemin du livre que j'aimerais vivre et écrire, l'encre plantée dans les tripes, celle des porcs et celle des pitres, je ne l'ai pas soupesé, mais il m'a déjà pesé un brin. Un brin qui cri et qui demande, qu'il faudra bien finir par écouter…

Cœur d’Acrylique - extrait

    L’artiste et sa muse fins prêts à l’exercice de l’ouvrage une dernière frasque féminine vint troubler le déroulement de la cérémonie. La femme qu’il avait prise pour modèle, ce chef-d’œuvre que la nature avait offert aux hommes afin de les rendre moins malheureux de leur condition mortelle, se trouvait, qui l’eut cru, trop laide pour prétendre à la fonction de l’idéal artistique. Elle l’en conjura, elle se trouvait par cent fois trop laide pour lui prêter son corps et ce n’est qu’à l’ultime instant où il s’apprêtait à poser sur sa feuille le premier trait crayonné que se raviva en elle cette incurable névrose féminine. Celle-là même qui porte les femmes les plus jolies à se trouver vilaines ou pas assez belles pour des raisons à jamais obscures à la science des hommes. En effet, personne n’était à même de saisir l’essence de cette folie illusoire qui mène les femmes à se trouver trop petites ou trop grandes, à trouver leurs genoux trop gros et leurs dents trop pointues, à inventer une disharmonie sur un visage des plus policé et à imaginer des défauts que jamais un homme n’aurait remarqué même en examinant loupe à la main le moindre recoin de leurs minois séraphiques. Mais là encore où l’assurance de la femme faisait défaut, notre coloriste qui maniait les mots avec la dextérité d’un médecin sur une opération à cœur ouvert, trouva la formule qui déchargea de tous complexes la muse qu’il avait choisie pour puiser son inspiration;

    — Il n’y a aucune vérité dans la voix d’une femme qui se trouve laide. Je ne puis croire cela ! lui dit-il fermement décidé à en finir, comment pouvez-vous vous trouver laide alors que vous ne vous voyez qu’un quart du temps ? Vous êtes vous déjà vue dormir blottie dans la quiétude ou vue lire les yeux flottants et le visage exaltant de concentration ? Vous n’avez jamais vu votre regard quand il se porte sur une personne que vous aimez ni n’avez vu cet éclat dans vos yeux quand vous parlez d’un sujet qui vous passionne. Il n’y a aucun miroir dans les rues quand vous riez aux éclats avec vos amies et que le bonheur s’élance de votre gorge. Alors, dites-moi, comment voulez-vous savoir au combien belle vous êtes si vous ne vous voyez pas dans ces moments où vous êtes simplement vous-même ? Ayant entendu ces paroles toute tension s’évinça du visage de la fille du fleuriste. Elle resta ébahie face à l’air solennel que prenait le peintre qui s’apprêtait à saisir le monde enfui dans la profondeur de ses yeux. Un monde défait de tout complexe et de toute inquiétude, un monde idyllique où se languissait un océan bleu pervenche. Et c’est de ce bleu pervenche qu’il colora sur sa toile l’iris des yeux de son modèle, donnant ainsi vie à la nature céleste qui rayonnait dans le regard de la femme aux fleurs.

1980 - Caméléon

Tout le monde trichait. Persuadés de l'inutilité de l'apprentissage de dates, tous pratiquaient l'anti-sèche. Tous, sauf moi. L'exclusion a rapidement pointé le bout de sa truffe, annonçant de sombres cours de récréation et quelques repas de cantines mouvementés, si je continuais de me classer premier sans supercherie. L'intégralité de mon dimanche après-midi servit à mettre en oeuvre la méthode du faux brouillon. Rédigé au crayon et accompagné de ratures, le fac-similé frôlait la perfection. Il me suffisait de le retourner à mi-parcours de l'épreuve d'histoire-géo et de faire semblant de le mettre au propre. Seul problème, à force de le recopier j'avais fini par le retenir par coeur.
La fois suivante je ferai quelques fautes volontaires, être premier n'était définitivement pas la bonne place.

                                                                               Grampians NP, Australie

Dehors dedans

Les lignes noires courent sur la page blanche, rien d'autre n'existe qu'écrire, se relire, raturer, tenter de maîtriser les mots revêches qui cherchent à se matérialiser, monstrueux comme des excroissances, même si le combat est perdu d'avance, les lignes noires courent sur la page blanche…

: THE PURSUIT OF MONSTR, [Flame Lit, a new ‘rature]

In the drama there is truth. We combat the WORLD and, needing shelter, enter a stressless house.

We have our fires lit by the drama of life and yet this struggle is only to be observed to be at all. Not only do these flames spawn in themselves from delinquencies and hurts outside; the within tests itself also, its fortitude.

In other words a test of the within by without is as much a gauge as the assiduity indicated by the within, someplace unable to navigate nor map, yet indeed an individual 'periplum’ as Ezra Pound would call it, a map of our soul’s delicate history. We test our souls with hints though, that very place in us barters them for our facing our Inner Mistakes and forgiving their presence. Perhaps as the sylvan wash of bush and tree with snow do we distinguish just as much the organic, dirt-quality of the flaws we are born possessing. The proper build of our strength of mind, heart, is acceptance of the body itself as our container of parts so magnificently chaotic and wondrous that to complicate it further such a body of flame in shedding body would gash the very atom of fact into explosive doubt. Our natural bodies, you see, are somewhat the particle accelerator, or the impressive vacuum of space holding in the errant patches of supernova with a safe distance from our own, dreaming planet of mapped and unmapped spaces, selves.

What is seen within as communion is what is outside of reigning, funny enough; likewise for the fire lit in a person, inherited by troubles and torments as much to do with that as a nightmare to reality.

Poetry is the result of crisis, mostly; or the estrangement of one and another vision and subsequent antipodal responses. And thereon a sort of 'agon’ in which the poetic self is revealed in fighting; it gets waged between one answer and another.

All the result of conspiring times and more to say about them. All always will change perhaps beside what we observe in characteristic 'negative capability’ or poetry-as-disinterested-mode. The mountains after all speak only with their height and their cacophonic silence.

This 'agon’ itself clashes with the need to write oneself out of a personal crisis however. I feel greatly that besides the harmony of permanence of this natural planet itself, this sylvan kind of place for us to welter in and out of, we should know and -observe too- that we are always contained in this nature despite our fleeting senses and bodies. Infinity, of course, is always to be found, infinity by which I mean The Natural, The Organic, The swell-damned-time nobody misses.

I wish we all could find a way to keep going with this because it is such that would lead us out of our own scarred views, clean views. I would say along with Harold Bloom [his words in that clever and immortal pamphlet The Anxiety of Influence] that a poet reaches a Gnosis or a poetic turning through the process of askesis and kenosis [the latter refers to the divine energies Christ relinquished so as to become human; the former as known in the context of the ascetic discipline and rigor, though can also refer to a sort of 'curtailing’ of one’s own creative energies [i.e the fire lit, i.e afflatus]. We may yet inspire. We may yet desire the explosives, the glycerin of soul, and of self also.

I suppose being alone with oneself can be the crisis! For some people. Solitude is indeed the mother of invention. And not even the extra time to go about it. Time to yourself, that silent time you speak of is a great means to free oneself from diversions that would keep you placated and more importantly [or a result of that] drawn away from a look inward. I do not argue that Silence is essential to focusing on deeper, naughtier, brillianter parts of a person.

In my own individual experience, all I can say is: I approach poetry like a long mathematical equation. The mistakes I make are the discoveries that spur me on to make something better. Thoughts append one another. They collude to deceive us first and only then in deep with the obsession reward us with a glaucous, shimmering gem. My wrong footing in creating something, in this way, is my crisis. To solve a problem you need a problem. That problem can be an outside event or an event of the mind.

So yes … I come to see now that 'makars’ as us build to make the lofty rhyme [Milton sic] precisely for the reason that we have that silence. We have silence, solitude, distance, so as too look with an unabashed eye at who we are within, as you said, our inward monologues, and strengthen ourselves where we are weak, solve a problem about who we are. And this can mean an intellectual crisis or a crisis of self-acceptance. I should have made it clearer.

I should have made it clearer. By 'Crisis’ I mean inwardly, not the world nor other people in it; though perhaps questioning and dissecting oneself alone [a great art in itself] can snowball into thoughts as grand as god, morality, the universe, metaphysics. All things, really, inside or out. But like, I see that the silence needed to focus on one’s qualities, seen or unseen, is only really provoked to itself need external descriptions when once one discovers a problem, fork-i-the-road, decision to be made as to a state of being, reconciliation, or irreconcilable thing of self.

That crucial, lonely, airless arena, fighting renegade and possessed of ourselves, is the absolutely necessary place to dig up ourselves and find a part of us we are anxious to accept, remove or strengthen, sometimes all at the same time, and this anticipation to act on such things using language, a thing completely unseen [of the heart, really] is what I mean specifically by the word crisis.

Like a belief in GOD, existence or non- is the matter of less importance, I feel; but, the belief, the way one believes in what is form, how. The schematics-proper to imbue with one’s faith they are committing to the term. That’s the ticket. Nietzsche stresses 'belief in a motive’ and I agree. His universe was rashly impure struggling possessed for pure. So then pure motive would be to no purpose since the purpose is the purity and motive a maculate hangers-on. I put trust in an approximate delineation between why I act and what I do. I put trust in a motive that makes sense. But as always my own purity is nonlinear, chaotic, humane, dumb, bleak, fantastical, nonsensical.

So what is the motivation, then, objectively, when one sets out to write vers libre … when one commits to formalism?

Might as well argue for all the damn price of rice, every grain in the world … shit man.

It is senseless to define these seeming-definitive terms outside of a motive from within, say I!

You might grab the truism that is “I want meter, I want rhyme” but with this in mind write something footless. Consider 'Preludes’ by TS Eliot : :

I
The winter evening settles down
With smell of steaks in passageways.
Six o’clock.
The burnt-out ends of smoky days.
And now a gusty shower wraps
The grimy scraps
Of withered leaves about your feet
And newspapers from vacant lots;
The showers beat
On broken blinds and chimney-pots,
And at the corner of the street
A lonely cab-horse steams and stamps.

And then the lighting of the lamps.

II
The morning comes to consciousness
Of faint stale smells of beer
From the sawdust-trampled street
With all its muddy feet that press
To early coffee-stands.
With the other masquerades
That time resumes,
One thinks of all the hands
That are raising dingy shades
In a thousand furnished rooms.

III
You tossed a blanket from the bed,
You lay upon your back, and waited;
You dozed, and watched the night revealing
The thousand sordid images
Of which your soul was constituted;
They flickered against the ceiling.
And when all the world came back
And the light crept up between the shutters
And you heard the sparrows in the gutters,
You had such a vision of the street
As the street hardly understands;
Sitting along the bed’s edge, where
You curled the papers from your hair,
Or clasped the yellow soles of feet
In the palms of both soiled hands.

IV
His soul stretched tight across the skies
That fade behind a city block,
Or trampled by insistent feet
At four and five and six o’clock;
And short square fingers stuffing pipes,
And evening newspapers, and eyes
Assured of certain certainties,
The conscience of a blackened street
Impatient to assume the world.

I am moved by fancies that are curled
Around these images, and cling:
The notion of some infinitely gentle
Infinitely suffering thing.

Wipe your hand across your mouth, and laugh;
The worlds revolve like ancient women
Gathering fuel in vacant lots.

: : Ok. Like Coleridge’s 'Cristabel’ to give another example frivolously [lol] -meter and foot are thrown aside for rhythm. The syllable 'count’ is replaced with focus on the stressing of syllable, assonance, caesura, a respect for the down-beat. Now. There is always the music found in foot and meter, but only when you do not or rarely notice any hitches therein. When one confines to form in this way, we can tell it is unnaturally, because the thing on the mind is firsthand foot and meter. As well there is obviously the music of chaos, the rhythm of dissonance, ugliness in beauty, and I daresay that is humanity and that is what souls are kind of and that is what leads us to snatch a name for these things so affecting.

As for 'Upper Caste’ of poetry … I, I think it is as much a matter of a soul’s motive. Formalism in the sense of something stiff is stiff only because the soul has not relegated its own piece. Vers Libre is pretentious if the writer is out for an 'effect’. I agree with you yes, but, in terms of innovation, both of these have their sincerity, which I am sure as hell you yourself would agree with.

I am not after the difference between form and the formless when I write. I am after the difference between being true and false. The way of a belief in something higher is highest put in no gain for the belief. Its truth is in that the individual honestly sees it as it makes sense to her and wants to share this sanity so as to help others be sane. To prove or disprove the higher being is meaningless but to construct a possibility, mythos, phenomenology, on the basis of what oneself thinks true IS the true. There are innovations, self-conscious shapes. Hybrids. Traditional mixed with The New. But these all come as one writes more and gets in touch with their honesty. So when I am asked what is the difference between form and free verse, I try not to prove anything at all that would shift them apart. Yes, yes. Free verse is its own form, and meter etc. can be sloppy.  But more, I see -ONLY- form, shape; or dishonesty, insincerity. I would write a sonnet five million lines and call it a sonnet because of its sonnet-like components -questions of selfhood, an exploration, a reaching, and a summing up, or the use of wit- and say that its form in terms of meter, rules, is secondary, as seems to be the general agreement with all of us. Where I deviate is that form itself is primary, and that beauty is a result of whatever you are trying to 'mean’.

L'horizon de Nous.

J'nous vois à l'horizon. Mais c'est encore trop flou, trop peu net. J'nous vois dans l'brouillard. J'espère voir nos mains qui s'tiennent. Mais j'en suis pas sûr. C'est trop lointain. Plus que toi et moi j'voudrais bien voir l'image de Nous. J'voudrais bien voir notre histoire entrain de s'écrire. J'voudrais bien que ça ne soit pas une tragédie. Mais on ne sait pas quand est-ce qu'arrivera la fin. Honnêtement, je ne vois même pas le début.

Et si on la créait ? Cette histoire. Et si on devenait les écrivains de Nous ? Et si on composait notre partition ? T'es d'accord ? Tu sais, les ratures sont autorisé parce qu'on va en faire des erreurs. Mais qu'est-ce que ça peut faire ? Qu'est-ce que ça peut faire tant qu'on s'aime ? Dis, tu m'aimes ?

Parfois le ciel est couvert bouchant ma vision de l'horizon de Nous. Parfois le soleil éclaire tellement qu'on disparaît dans la chaleur. Dans l'bonheur. Mais tu sais, dans tout les cas je serais toujours là. Nan j'compte pas te laisser là. Mais et toi ? Et toi qu'est-ce que tu comptes faire ? C'est comme si j'faisais du stop. Est-ce que tu vas t'arrêter en passant devant moi ? Est-ce que tu vas me laisser prendre part à ton voyage ? J'veux pas rester sur le bas côté toute ma vie. J'veux m'asseoir sur le siège en cuire à côté de toi. J'veux voir la vie avec toi. J'veux voir le soleil se lever du même point de vue que toi. J'veux qu'on roule ensemble avec la musique à fond. J'veux qu'on se rapproche de l'horizon de Nous.

J'en ai pas grand chose à faire de la pluie ou de la canicule. J’m'en fou que la route soit en macadam, en gravillon ou en terre. J’m'en fiche qu'on tombe en panne ou qu'on viole les limitations de vitesse. Tant qu'j'suis avec toi. Ouais parce que même en enfer j'me sentirais chez moi si t'étais là aussi.

Me lâche pas s'il te plaît. Me laisse pas couler. Ne m'abandonne pas avant le Nous. J'ai besoin de toi tu sais ? C'est bête sûrement, mais c'est vrai. J'ai besoin de Nous. J'ai besoin que tu m'aime pour que je puisse t'aimer comme tu le mérite. J'ai besoin que tu m'aime pour nous faire vivre. J'aimerais qu'on soit plus que ce que l'on est maintenant. Mais est-ce que toi tu le veux ? Si un jour tu avais besoin de moi, laisse le moi savoir. Je serais là.

En attendant je me contente de fixer l'horizon de Nous.

Je pensais avoir tout un roman en moi
tout un roman dans mon histoire
dans les histoires autour de moi
celles qui m'ont touchée
celles qui m'ont traversée
changée, aimée
j'espérais être tout un roman
tout un poème
toute une histoire
une chanson
une musique
mais plus le temps passe
plus j'écris
plus les gens viennent et vont
plus les statistiques me montrent d'un doigt significatif
plus je réalise que je suis une page simple
sans carreaux, sans ratures, sans bavures.

#DesFoisJeDéraille
Photo: Witchoria

RATURE(S). Gli “spazi del possibile” di Alisia Cruciani // testo mostra

*Rature (ʀatyʀ): parola francese che sta per “cancellatura”.

 

Venezia, Sacca San Mattia: lo spazio vuoto più grande della laguna da anni destinato all’accumulo di materiale inerte, scarti di una città operosa e della lavorazione della sua materia più nota: il vetro.  Mentre le numerose botteghe della città si stanno riempiendo di oggetti banali, fabbricati molto lontano da lì con materie di scarsa qualità, del vero vetro di Murano, da sempre emblema della destrezza artigianale veneziana, viene abbandonato a Sacca San Mattia creando una straniante discarica variopinta. Questi frammenti difettosi, seppur depositari di tradizioni e saperi a lungo tramandati, sono materiale non conforme alle leggi di mercato e perciò ritenuti “non funzionali”. Rature. Spazio del possibile. Azione numero -1 nasceva da una riflessione su un luogo specifico e su come la sua identità sia inscindibilmente legata alle sorti degli oggetti che vi si trovano. L’azione artistica è una messa in evidenza delle potenzialità del luogo e di questo materiale nascosto: Alisia Cruciani ha raccolto frammenti vitrei e li ha organizzati ricreando a terra una traccia simile ad un recinto che delimita uno spazio, un luogo che non può lasciare indifferente chi raramente passa di lì, invitandolo in un gioco silente di partecipazione. Rature è un tacito invito a toccare, ad alterare il tracciato proposto attraverso la raccolta e l’organizzazione del materiale,  a  creare nuovi confini e a delimitare nuove aree, ma anche a prendere e portar via quanto già emerso, a cancellare per poi ricostruire. Mettendo in luce il vetro si è così illuminata l’identità del luogo stesso.

Trevi, Galleria Cinica di Palazzo Lucarini. L’installazione che Alisia Cruciani presenta per gli spazi di Galleria Cinica è un dispositivo relazionale volto a stimolare una partecipazione attiva del visitatore della mostra e diviene occasione per approfondire la discussione già avanzata con la prima azione veneziana. I due ambienti della galleria sono stati pensati come a ricostruire un percorso di attraversamento simbolico di un giardino che, attraverso un sentiero, ci porta ad una “casetta in giardino”, rimessa di oggetti che è “quel luogo da quell’altra parte”,  posto fisicamente vicino a noi ma sottratto ai nostri occhi,  limbo di oggetti che attendono il loro utilizzo. Invitato il pubblico a lasciare nello spazio della galleria cose di loro proprietà delle quali vogliono disfarsi o a prendere liberamente quanto contenuto al suo interno,  lo spazio espositivo diviene piattaforma di uno scambio non funzionale di merci, dove si abbattono l’economicità dell’atto di acquisizione e ogni implicazione sociale data dal dono. Gli oggetti depositati nelle sale dell’installazione sono oggetti che sono stati “cancellati” dalle nostre vite perché non rispondenti più ai nostri parametri di utilità e quindi ritenuti superflui ed ingombranti. Attraverso questo inedito dispositivo di scambio antieconomico, l’artista ha voluto restituire dignità ad essi, così da donare loro una nuova possibilità di utilizzo, un loro potenziale ricircolo. “Rature” annienta la funzionalità dello scambio e si fa luogo di una “cancellazione positiva”, un distruggere per ricostruire, un azzeramento per poi ricominciare. L’artista contempla ogni possibilità o deriva del suo operato, sino anche il completo svuotamento delle sale. Il giardino, luogo di ingresso e di passaggio, è un tappeto di feltro lavorato a mano, tecnica prediletta dall’artista e materia mai definitiva,  predisposta ad una continua elaborazione e che si fa medium privilegiato per comunicare una volontà di riciclo: gran parte della lana utilizzata per questo intervento è infatti ottenuta dal riutilizzo dei materiali di precedenti lavori dell’artista.

Appositamente per questa installazione, il musicista Giovanni Cristino ha realizzato la composizione Un giorno in particolare, traduzione musicale di registrazioni effettuate in un giardino riprese in tre momenti di una giornata: mattina, pomeriggio e sera/notte. Estrapolati i rumori, i suoni e gli accadimenti uditivi del mondo reale, Cristino li ha interpretati musicalmente trasformando – come Alisia Cruciani ha fatto con il feltro - un materiale naturale - o comunque accidentale - in un prodotto artificiale e consapevole.

Gentili Michele

(Je pensais avoir tout un roman en moi
tout un roman dans mon histoire
dans les histoires autour de moi
celles qui m’ont touchée
celles qui m’ont traversée
changée, aimée
j’espérais être tout un roman
tout un poème
toute une histoire
une chanson
une musique
mais plus le temps passe
plus j’écris
plus les gens viennent et vont
plus les statistiques me montrent d’un doigt significatif
plus je réalise que je suis une page simple
sans carreaux, sans ratures, sans bavures.) http://ift.tt/1Hjn0wo

REVIEW: Rature in Death

Author: J.D. Robb

Series: In Death #4

Format: paperback

page count: 294

Rating: 4/5

Summary: Four deaths with a smile on their faces with no connection between them. However Eve Dallas knows this is not true and so fresh from her honeymoon she get’s to work.

Rapture in Death is very technology based which means we get some of Feeney, and watching Eve piss off as many people as she can. But hey…

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