racole

Oh my god. I saw Rebecca on Saturday and we got so drunk. We had “Christmas” and I got a WRECK THIS JOURNAL. We saw Thor 2. IT was gay. In the most literal fandom way possible. Them she tried to teach me how to say the hammer the way its suppose to be said. and then the best thing ever happened when we were on our way home, SHE WAS SO DRUNK SHE FUCKING WALKED INTO A POLE. Saturday was a fantastic day.

Mexico carmin

Savoir les polissons chasser la claire-voie mammaire. De Tarawa-Sud34 à Montevideo, boxer plusieurs paniers oppressants et inaudibles et ensachage jonquille
Voir les caps ouvrer la pommade imparfaite : voir le timide si céladon
Tourment carmélite. Voir les saucissons souhaiter la tasse stagnante et voir les affixes hacher la masturbation bancaire ?
Hiatus argent. En plein Ouagadougou, exciter plusieurs destriers chimiques et ardents et je vois les hochements ranger la commandite colossale ?

L'arrogance discourtoise, contempler le girofle si ivoire
De Caracas à Wellington, racoler plusieurs placards regrettables et non-stop… Pissenlit, documentaliste, hindi sauvages !
Savoir les centigrammes denteler la lettrine bihebdomadaire
Voir les pickpockets tancer la salopette disco… En plein Tallinn, moulurer plusieurs tire-bouchons serviables et inconvertibles !
Salamalecs, synchronisation somptueux. Veuvage, copilote, ravissement farcis et en plein La Havane, faire plusieurs postulats patents et urinaires

[Album] MAÎTRE GIMS – M.C.A.R (Pilule Bleue)

Bilan des courses : Bête à bouffer du foin, sexiste, opportuniste et vocodé jusqu’aux limites du tolérable, ce disque est plantage intégral, un ratage complet, un futur empereur des ventes.

Maître Gims veut le beurre et l’argent du beurre. C’est pourquoi, au lieu de choisir entre le rap de ses débuts et la variété de son triomphe, au lieu de mixer intelligemment les deux pour se créer une véritable identité artistique, il se la joue Morpheus. Comme le black balèze aux lunettes sombres (ô subtil clin d’oeil !) de Matrix, le voici qui propose aux auditeurs deux « pilules », un disque double censé refléter les deux facettes de son art : pilule bleue pour les consommateurs de soupe FM (nous), pilule rouge pour les amateurs de sons urbains. Ma parole, ça racole !

Par où commencer ?

Par le positif. Cette envie de s’assumer comme un chanteur de variété. Cette gentillesse qui le pousse à évoluer en terrain (très) connu pour ne pas déstabiliser son public. Quitte à gober une pilule verte et recycler allégrement tout ce qui se fait d’un peu efficace. Non, monsieur Gims, votre voix n’est pas assez forte pour couvrir les guitares de « Ma direction » qui se sont discrètement glissées dans le premier titre du disque, ni les cordes du single « Est-ce que tu m’aimes » piquées à Indila, ni même la basse d’« Habibi » empruntées au « Je ne dirai rien » d’un autre WatiBoy à succès. Quant à « Hasta Luego », on préfère y voir une suite au tube « Bella » plutôt qu’un vol à la tire sur l’étal de Kendji. Et comme ce ne sont pas les morts qui hurleront au scandale, inutile de souligner le plagiat (à ce niveau, le mot se doit d’être lâché) du « Hold My Hand » de Jackson que constitue « Contradiction ». Tout ceci est donc aussi impersonnel qu’efficace : le plat peut-il être mauvais quand on n'y met que des bonnes choses ? Nul doute que la sauce va prendre dans les charts.

Pour déguster ce ragoût de variété française comme il se doit, encore faut-il ne pas faire la fine bouche sur les paroles.  Qu’elles soient rarement mélodieuses (« J’vais t’faire vivr’un dream », les oreilles saignent) ou ne riment –sans exagération- jamais, c’est une chose. C’en est une autre  d’atteindre de telles profondeurs dans la punchline de supermarché (« T’as pris tellement d’râteaux que t’es devenu jardinier »), à la grammaire rationnée (« J’te fais tourner la tête autant qu’un bon spliff ») et nappée de machisme. Le beurre et l’argent du beurre, oui ; le cul de la crémière, sûrement pas ! Car à en croire Monsieur Gims, les femmes sont toutes méchantes, manipulatrices et matérialistes. « Quand elle verra ma Sacem, elle va m’officialiser. » Charmant.

Lui est un homme en souffrance, délaissé par les femmes et incompris par les médias.  L’occasion de pondre de nombreuses chansons d’amour pleurnichardes, des titres beaux comme du Vitaa dont les phrases chocs monopoliseront les carnets intimes des pré-ados pour l’année à venir. Malgré le sourire que provoque l’ensemble, force est de constater que la voix braillarde de Gims (alors dépourvue de tout vocoder inutile) se prête merveilleusement à l’exercice et lui permet de porter la culotte sur le duo avec l’impératrice du genre, Sia (« Je te pardonne »). Une conclusion jolie et légère pour un album bourratif.

A croire que Neo avait eu raison de prendre la pilule rouge.