qui-est-cette-fille

T'as pas besoin de moi. Fin je veux dire d'une fille comme moi. T'as besoin d'une fille qui rigole toujours ou alors qui rigole plus qu'elle pleure. Une fille qui te comprend. Une fille qu'à toujours envie de faire l'amour avec toi. Une fille qui n'est pas repoussante. Une fille qui ne fait pas toujours la gueule. Une fille qui a des rêves plein la tête. Une fille qui a la même philosophie de vie que toi. Une fille qui n'a pas peur de se casser la gueule. Une fille qui prend soin d'elle. Une fille qui est sociable et qui n'a pas de mal avec les gens. Une fille qui te donne envie. Une fille que t'as envie de montrer à tout le monde. Une fille, une fille, une fille mais pas une fille comme moi. Ça n'iras jamais. Je te barres le chemin avec mes problèmes. Je suis un putain de boulet à tes pieds. Je ne vois pas plus loin que le bout de mon nez. Je ne suis pas faite pour toi. Tu ne feras rien avec moi. Rien parce que je ne suis rien d'autre qu'une âme errante, je suis le fantôme de ma vie. Mais j'aimerai être cette fille. J'aimerai être cette fille si belle. Cette fille qui assume qui elle est, qui est belle et bien dans son corps. Cette fille qu'on voit dans un coin d'rue et qu'on n'en oublie pas le regard. Cette fille qui a un sourire magique. Cette fille qui sait ce qu'elle veut. Qui est déterminé. Cette fille qui a envie de conquérir le monde. Cette fille qui dit bonjour aux gens sans avoir cette peur qui prend à la gorge d'être la risée du monde, d'être celle qu'on met à part ou celle qu'on garde à nos côtés parce qu'elle nous fait d'la peine. Cette fille qui regarde les étoiles avec des rêves plein la tête pas celle qui les regardent en s'demandant quand elle ira les rejoindre. Cette fille qui est une bouffée d'air frais, qui a cette joie de vivre qui nous saute à la gueule et qui fait tellement de bien. Cette fille qui a pas peur à chaque pas qu'elle fait, qui n'a pas peur même quand elle ne bouge pas. Cette fille qui s'en fiche du regard des autres. Cette fille qui prend soin d'elle. Cette fille qui est sexy et qui aime plaire. Cette fille qui n'a pas l'air fatiguée le matin parce qu'elle ne fait pas de cauchemar toute la nuit. Cette fille qui a de la conversation. Cette fille qui se prend pas la tête pour des choses futiles. Cette fille qui donne tout pour y arriver. Cette fille qu'on aime. Cette fille qu'on déteste. Peu importe. J'ai besoin d'être cette fille. Mais. Il y a toujours un mais avec moi. Mais je ne peux pas, je n'y arrive pas. Je n'ai plus la force, plus le courage. J'en deviens exténuée de vouloir être quelqu'un que je ne suis pas mais tellement exténuée d'être celle que je suis.
Maman, qui est cette fille, tremblante, aux grandes cernes, amaigrie, pas jolie, au coeur démoli? Qui est cette nana vêtue de gris, incapable de sourire, un joint à la main, avec de multiple brûlure sur le corps? Maman, c'est quoi ces grands yeux noirs, ce regard vide qui me fixe? Maman, c'est qui cette fille dans le miroir?

notfromcold  asked:

15 and 22 for the music ask :)

Thank you!

A song that is a cover by another artist:
I love so many covers!
“Bad Romance” by Mateo (trust me on this one, it will change your life)
“Rolling in the Deep” by Aretha Franklin (I know!)
“Summertime Sadness” by Daniela Andrade & Gia Margaret
“West Coast” by James Vincent McMorrow
“Wonderful Everyday: Arthur Theme” by Chance The Rapper & The Social Experiment
“Bang Bang” by Nico Vega
“Young and Beautiful” by Bryson Andres
“Call Your Girlfriend” by Barcelona
“Qui Est Cette Fille” by Yelle
“Heart of Glass” by Postmodern Jukebox
“Hoist the Colours” by Halia Meguid
“Pure Morning” by Asami Zdrenka
“Take Me to Church” by Neon Jungle
“Same Love” by Angel Haze
“Toxic” by Melanie Martinez
“Sweet Dreams” by Emily Browning
“Moon River” by Amy Winehouse
“Thrift Shop” by Vitamin String Quartet (the most piratey VSQ cover on my list)

I have more, but this is already way too many. Enjoy!

A song that moves you forward:
“Battle Cry” by Angel Haze (doubles as my song to ugly-cry to)
“Bad Girls” by M.I.A. (naturally)
“Nothing to My Name” by Cui Jian (噢… 你何時跟我走?)

Il y a des soirs comme celui là où j’écris des choses qui n’ont aucun sens, ou presque pas. Que personne ne doit comprendre. Mais il y a des soirs comme ça où je sens l’implosion arriver, et j’avoue que j’ai peur des dégâts que je pourrais m’infliger, à la base je pensais avoir des limites, être raisonnable mais ces dernier temps je me rend compte que je suis capable du pire, et même moi qui tiens à la vie plus que tout je me dis qu’un jour je serai bien capable de penser au suicide, vu jusqu’où j’ai pu aller jusqu’à présent. C’est effrayant dit comme ça. En plus je me reconnais plus, je sais plus qui est cette fille que je vois dans le miroir, cette fille qui prend son corps en photo pour essayer d’en tirer quelque chose de beau, cette fille qu’en a plus rien à foutre d’avoir mal, qui appuie sur ses bleus quand elle sent que son esprit part ailleurs. Je saurais même pas dire si je suis réellement moi même parce que je sais même pas qui je suis. Tout ce que je sais c’est que je dépend des gens, beaucoup trop mais j’arriverai jamais à me détacher de ça, et la vérité c’est que j’ai aucune envie de devenir une grande solitaire, j’ai besoin des gens, j’ai envie de m’attacher à eux, qu’ils me rendent vivante, qu’ils fasse ressortir le peu de belles choses en moi. Je le sais que c’est dangereux mais j’y arrive pas autrement, pourtant ça m’a déjà détruit et ça me détruira sûrement encore un jour, mais c’est comme ça.
Je sais même plus pourquoi je me bas en fait, ou plutôt pour qui du coup. Ce gars il était devenu toute ma vie, la seule chose que j’aimais réellement. Le reste avait de l’importance, mais lui, lui c’était tout. J’avais l’impression de revivre en entendant sa voix, son rire, j’aurai pu passer ma vie à l’admirer, et pourtant je suis quelqu’un d’effrayé par l’avenir, l’idée même de ce que je ferai à la rentrée prochaine me donne le vertige, pourtant faire des plans avec lui ça me faisait pas peur, parce que je savais que tant qu’il était là tout irait bien. C’est quand il est parti que j’ai tout perdu, et je dis pas ça pour faire joli, c’est la réalité. Maintenant j’ai perdu le seul but de ma vie, le prendre dans mes bras, il n’y a plus rien qui égale avec ce but là. Je sais plus pourquoi j’avance, chaque jour passe les uns après les autres, mais je ne sais pas à quel jour je me rend, je gravis des montagnes chaque jour pour pas m’écrouler mais je connais même pas la destination, je crois qu’au fond je tiens juste pour pas faire de la peine à ceux qui sont encore à mes côtés, pas faire de la peine à mes amies et à ma famille, parce que j’ai de la chance de les avoir même s’ils comprennent pas tout, même si ma meilleure amie comprend pas à quel point je suis détruite, même si ma mère se plaint tout le temps que je parle pas et que je garde tout pour moi. C’est con à dire mais ils m’aiment et je crois que c’est la seule chose qui me tient debout. Alors j’affiche des faux sourires et je me bats, pour profiter des bons moments et accepter celle que je suis parce que je peux pas leur faire ça, je peux pas me permettre de m’écrouler et surtout pas devant elle, elle est tellement innocente je voudrais qu’elle le reste.
Je crois pas que je m’en remettrai réellement un jour en fait. Je crois que je vais toujours garder ce vide en moi, et continuer à le cacher au monde entier jusqu’à croire moi même que finalement je suis heureuse sans lui, alors qu’il y aura toujours cette fissure, et peut être même que par miracle je trouverai quelqu’un qui saura combler un peu ce vide d’ici quelques années. Et quand j’y pense je me dis qu’il faudra lui expliquer à cette personne, lui dire qu’il y a des démons en moi qui partiront jamais vraiment, que j’aurai toujours le souvenir de ce gars là parce qu’il a changé ma vie, faudra lui expliquer que parfois la nuit je me réveille et je fond en larmes sans raison, juste parce que j’en peux plus, juste parce qu’il y a un truc brisé, que je tremble comme une dingue sans pouvoir me calmer, et que j’ai qu’une envie c’est de me détruire. Ces nuits là elles me font peur, j’ai peur du soir, parce que c’est là que je suis seule face à moi même.
Peut être que j’ai tout ce que je mérite après tout, peut être que c’est un juste retour des choses, je sais pas. Au moins maintenant j’ai une vraie raison de me sentir pitoyable, regarde moi ça c’est ridicule je me traine, je pense encore à quelqu’un qui est beaucoup mieux sans moi, je me prend pas en main. Je crois qu’au fond je m’en veux d’y avoir cru, alors que je le sais que je ne suis jamais importante, jamais pour longtemps en tout cas, les gens sont éphémères dans ma vie ils finissent tous par partir, soit parce que je fais des erreurs et je les blesse soit parce qu’ils se lassent tout simplement. Je m’en veux d’avoir cru que quelqu’un d’aussi banal que moi au pu croire que je pourrait intéresser quelqu’un d’aussi dingue, d’aussi fascinant, d’aussi complexe. Le pire c’est qu’au début je me protégeais, je gardait cette bonne dose de pessimisme qui me protège habituellement, qui me permet de m’attendre au pire pour ne pas être déçu. Le problème c’est que je l’ai laissé filé, je lui ai fait confiance aveuglément, et voilà où ça m’a mené, maintenant. Alors je crois que j’ai peut d’y croire, peur de me dire que ça va aller parce qu’au final je vais peut être tomber encore plus bas sans l’avoir prévu, j’ai peut de me faire avoir par mes propres croyances.
Je crois bien que je suis à nouveau en train de refaire la même erreur, je me raccroche à plusieurs personnes, qui deviennent la raison pour laquelle je reste mais sûrement qu’un jour ils partiront eux aussi, un jour je serait à nouveau une pauvre gamine seule et ça sera bien fait pour ma gueule. Parce que je suis une gamine, une petite fille qui a jamais grandit et qui a besoin de l’attention des autres pour survivre, besoin qu’on la rassure, qu’on lui dise que ça ira qu’elle est pas monstrueuse et qu’on tient à elle, mais qui ne gère pas ses relations du tout alors elle va tout briser un jour où l’autre. Et je me déteste d’être cette fille là parce  que les gens ont une bonne impression sur moi, ils pensent que je suis la fille cool, qui fait de son mieux pour aider les autres autour d’elle et qui aime à peut près tout le monde, avec qui on peut parler de plein de choses etc, la vérité c’est que ça me ressemble pas ça, je suis une égoïste, une paumée qui ne pense qu’à son propre mal être et qui culpabilise, alors je compense en essayant de remonter le moral de ceux que j’aime mais ça sert à rien, ça sert à rien parce que ces gens là m’idéalisent et un jour ils vont tomber de haut. Je ne suis pas l’ange qu’ils croient que je suis. Je m’en veux d’avoir autant besoin d’attention et je me dis que je les étouffe sûrement.
J’aimerai tellement être une autre personne, pas changer mon comportement mais la manière dont fonctionne ma tête. J’ai rien vécu de traumatisant, j’ai une vie classique mais idéale, une famille avec qui je m’entend bien, quelques amis, je ne galère pas scolairement, je sais vers quoi devrait aller mon avenir et où je serais dans deux, trois, quatre ans, j’ai assez d’argent pour manger, m’habiller et acheter des choses qui me font plaisir sans excès, j’ai la possibilité de voyager de temps en temps et pourtant, pourtant je suis une éternelle insatisfaite, j’en veux toujours plus, toujours plus d’affection, d’attention, j’aimerai aller ailleurs, faire des choses, vivre des trucs avec certaines personnes, mais je fais aucun effort, je me traine comme une larve en attendant que ça me tombe du ciel. Je ne fais vraiment rien pour arranger ma situation, je me sers de mes facilités pour avoir une vie tranquille mais je bouge pas, je me plains en permanence de mon malheur à des gens qui n’ont rien demandé, et la plupart du temps je ne bouge pas pour arranger les choses alors peut être qu’il a raison et que je me plait dans mon malheur, que la gamine égoïste en moi a enfin l’attention qu’elle voulait, peut être que si j’ai jamais su être heureuse c’est parce que j’ai jamais réellement cherché à l’être, et voilà maintenant je me retrouve à galérer parce que j’ai jamais su comment faire et là je pars de très bas pour remonter. J’ai l’impression que chaque jour je me bats et je remonte un peu, mais le lendemain matin tout est à refaire, c’est un jour sans fin cette histoire et ça me fait mal, surtout quand j’entends cette petite voix dans ma tête qui me dit que s’il était là tout irait mieux, que lui au moins il me ferait grimper en haut mais encore une fois je compte sur quelqu’un d’autre pour gérer ma propre vie, quelqu’un qui n’en a rien à faire qui plus est.  J’aimerai être une autre personne aussi à cause de cette voix, parce que je pense trop, j’ai toujours été comme ça, mais maintenant ces pensées je ne les contrôle plus et j’avoue qu’elles me terrifient, parce que c’est elles qui me font passer des nuits atroces, et parfois j’ai juste envie de cogner ma tête contre les murs, essayer d’endommager quelque chose là haut pour stopper ce flot de pensées en permanence qui m’épuise, et parfois même le soir je prie pour ne pas me réveiller le lendemain, pour tomber dans une sorte de coma dont je sortirai quand j’aurai enfin le cran pour affronter ma pauvre vie.
J’ai tellement l’impression de lancer un appel à l’aide, alors que non, ce n’est pas ça, j’ai juste besoin d’évacuer, de dire les choses, parce que de toute manière la seule personne  réellement capable de me sauver c’est moi alors je devrais juste bouger, faire quelque chose parce que ce que j’écris n’a sûrement pas de sens, ça doit pas être beau, et quand je le lirai demain matin je me ferai sûrement peur moi même. Mais je dois le publier, pour me souvenir, savoir que j’étais tomber aussi bas et au fond j’espère qu’un jour je retrouverai ça et je me dirai que ça a changé, que je suis devenue meilleure, que je me suis relevée, que ces gens à qui je tenais à l’époque de ce texte sont heureux et je les ai à mes côtés. En fait je vais m’arrêter là parce que j’en ai dit beaucoup, et encore ce n’est rien comparé au bordel dans ma tête, parce qu’il y a des choses parfois qui sont indicibles alors je les gardes pour moi et j’écris, j’écris tout ce que je peux. De toute façon il ne me reste que ça, l’écriture.