quand j'avais

Je m’étais promis de ne pas poster à ce sujet, mais devant les #SansMoiLe7Mai, les #JamaisMacron et autres “blocus ni FN ni Macron”, je ne peux pas rester sereine.

L’idée de voir Le Pen élue présidente le 7 mai me terrifie, terrifie beaucoup de monde, mais manifestement pas assez, au vu des réactions qui pleuvent depuis dimanche dernier.

Oui, c’est facile pour moi qui me reconnais dans les idées de Macron.

Oui, c’est chiant de toujours finir par avoir à voter contre plutôt que pour.

Oui, c’est d’abord de la faute des électeurs du FN si le score de Le Pen est aussi haut.

Mais dans un système où le vote blanc n’est pas pris un compte, où c’est l’un OU l’autre, ne pas voter ou voter blanc, c’est lui faire un boulevard. 

Depuis les résultats du premier tour, je vois se multiplier sur internet (et je ne parle pas de tumblr, honnêtement je viens ici pour la lolitique plus que la politique, je crois que ça se remarque :’’’) ) des posts et des vidéos visant à décrébiliser Macron, à le vanner sur sa soi-disant absence de programme, à tourner en dérision la moindre de ses propositions. Moi aussi, je suis la première à vanner Macron, mais je fais la part des choses. Dans un contexte politique, j’oublie que le considère comme un enfant, j’oublie les blagues que j’ai aimé faire il y a cinq mois, j’oublie qu’il m’insupporte avec sa success story et sa comm’ incroyable, et je l’écoute. Les gens mettent tant d’énergie à le discréditer que certains croient SINCÈREMENT qu’il n’a vraiment pas de programme. J’ai même vu des “10 bonnes raisons de ne pas voter Macron le 7 mai”, un article TRÈS responsable sachant qu’on a le FN en face…

Le Front National, bordel de merde ! Pourquoi les gens mettent autant d’énergie à descendre le dernier candidat en lice pour faire barrage au FN ? Pourquoi les gens s’évertuent à mettre sur le même plan le libéralisme et toutes les déviances de ce parti nationaliste ?

La démocratie est une forme ambiguë de régime politique. Elle se veut la plus juste, mais quand on a des scores à 24 et 21% (environ hein), il reste la moitié des votants qui sont déçus, et tous ceux qui n’ont pas eu leur mot à dire, et tous ceux qui n’ont pas voulu la donner. La situation actuelle est difficile à gérer, c’est évident.

Quand Trump a été élu, incompréhension générale. Tout le monde disait que ça n’était pas possible, que jamais le peuple ne laisserait faire ça, que tout était plié d’avance. Mathématiquement, c’était impossible. Et pourtant.

Arrêtons le “ça ne peut pas arriver”. Plus que jamais, oui, Marine Le Pen PEUT être élue présidente de la République. Ne rien faire contre, c’est dangereux et irresponsable. J’entends ceux qui disent que, si elle est élue, on peut lutter différemment. Mais pourquoi ne pas profiter de l’occasion d’empêcher cette éventualité ? Certains se disent prêts à tout pour s’opposer à l’extrême droite, mais semblent trouver un bulletin au nom de Macron placé dans une urne au-delà de leurs moyens.

Je ne veux pas revivre le choc du 9 novembre, quand j’ai ouvert les yeux sur la victoire de Trump aux Etats-Unis. Je ne veux pas vivre pendant cinq, dix ans avec la rage de voir Marine Le Pen élue présidente alors qu’il y avait des moyens simples de l’en empêcher.

Je suis le genre de personne qui aime bien commander sur internet pour ne pas sortir mais qui ensuite stresse parce qu'un inconnu va venir à la maison pour la livraison et va peut-être même appeler s'il ne trouve pas l'adresse, il faudrait rapidement mettre en place la livraison par hologramme.

Je suis entièrement opposée à l'expression “c'était mieux avant” mais quand même je regrette un peu l'époque où on allait tous en famille au vidéo-club pour louer des cassettes et où j'avais les larmes aux yeux au rayon dessins animés en voyant tous ces Disney inconnus qui n'attendaient que moi.
Zone téléchargement manque un peu de magie franchement.

Quand j'ai revu T, qu'on a bu un café, évidemment fait l'amour puis qu'on a passé l'après-midi à parler en se câlinant dans les bras l'un de l'autre … J'ai décidé de profiter, il part en septembre, probablement que moi aussi. En attendant je suis jeune, il me plait, j'ai envie de m'éclater avec lui, je le fais. Et si M a aussi envie de profiter, ça fera deux beaux mecs dans mon lit !

Elle parlait très bien d'amour. Elle en parlait comme une fille qui avait vécu avec tout les types d'êtres humains possible, qui avait eu toute les histoires, tout les sentiments que l'on pouvait imaginer. Et au fond c'était peut être le cas. Parfois, on s'allongeait dans ses draps, pour regarder la pluie tomber à travers la fenêtre, ou les étoiles, ou le soleil, selon les jours. Et puis elle me parlait des gens qu'elle avait aimé. J'en arrivait presque à croire que je les connaissais, et que je les avais aimé aussi. Je me souviens d'un, en particulier. “Je l'ai toujours vu comme cette personne vers qui la vie m'avait amené pour une raison”, qu'elle disait. “Je me reconnaissais un peu en lui. Enfin, je me reconnaissais de plus en plus en lui, au fil du temps. Tu sais c'était ce genre de garçon qui souriait à tout le monde et qui parlait d'une manière tellement belle que ses mots paraissaient sacrés. Au début je ne faisais que l'écouter, il me parlait encore et encore de lui et de sa vie et je me suis attachée. J'ai compris qu'il avait une vie tordue, mais j'ai pas trop cherché, je me suis juste laissée happer. Quand il se baladait trop près du gouffre de ses pensées, j'allais le chercher, et on remontait à la surface. On faisait les quatre cent coups ensembles, tu sais. Le nombre de fois où on a passé des semaines à dormir sous les étoiles, à se saouler comme si on ne vivrait plus demain, à partir sans payer, à s'arrêter dans les bibliothèques et lire des poèmes avant d'aller taguer dans le métro. Je me sentais vivre à ses côtés, j'étais moi même tu comprend ? Comme si c'était comme ça que j'étais heureuse. Sauf que les rares moments où l'on était plus ensemble, je ne l'étais pas. Et tu sais pourquoi ? Parce qu'à force d'aller le chercher au fond de son gouffre, je nous remontais de moins en moins. A force de vouloir régler ses problèmes, de me battre pour sa vie…” Elle s'est assise sur le lit et elle a tripoté les manches de son gilet. “J'ai fini par tomber avec lui. Il m'avait entrainé dans sa chute mais j'étais persuadée d'être au plus haut. Tu vois, la vie me l'avait ramené, et parfois il partait et je vivais autre choses, mais il est revenu dans ma vie plusieurs fois. Et à chaque fois on vivait heureux, et parfois quand j'avais trop bu je me retrouvais penchée à la fenêtre à me demander si on pourrait pas sauter tout les deux. C'était pas une vie. Je me fuyais moi même en fait, je fuyais le fait que je pouvais être heureuse en vivant différemment, en ne dépendant pas de ses folies. Ce qui était nocif en soit c'était pas que je l'aime, c'était que je sois prête à ruiner ce qui restait de stable dans ma vie pour avoir un semblant de bonheur avec lui. Il était différent des autres amours parce que lorsqu'il disparaissait un temps, j'étais quand même heureuse d'une manière différente, il ne me manquait pas. Je m'attachais à de nouvelles personnes, vraiment, et je tombais amoureuse parfois. Mais quand il revenait, automatiquement je revenait à lui, je pouvais pas m'en empêcher, alors je lâchais tout ces gens et je me jetais dans ses bras, dans son gouffre.” Elle a essayé de mettre sa mèche trop courte derrière son oreille, et puis elle a marqué une pause. “Parfois, on rencontre quelqu'un et on croit que si la vie nous l'amène c'est pour qu'on soit heureux, mais pas comme les autres. Mais après tout, qui nous dit que ce n'est pas la mort qui nous l’amène ? Peut être que si je m'étais méfié, si je n'avais pas tout fait pour lui, si j'avais pas tout sacrifié pour son bonheur, parce qu'il me semblait tellement fragile, surtout quand il venait dormir chez moi parce que plus personne ne voulait de lui.. Peut être que je serais encore en lien avec tout ces gens précieux que j'ai perdu, peut être que j'en serait pas là aujourd'hui. Peut être que j'aurais pas détruit volontairement tout ce que j'avais en me disant que c'était sans importance puisqu'il était là.

Note pour moi même, ne pas avoir mangé et avoir un pote barman c’est pas une bonne combinaison

Note to myself, to have not eaten and to have a barman friend is not a good combination

En vérité je suis toujours celle qui essaie de redonner espoir, celle qui sèche les larmes, qui prend les autres dans ses bras, qui dit que ça va aller. Et quand j'avais besoin de quelqu'un pour me sortir la tête de l'eau, y'avait personne. Débrouille-toi Laura, après tout, t'as plein d'espoir, tu vas t'en tirer facilement.
Je ne veux pas que tu ailles à l'université, il y a des mecs qui vont te tourner autour
—  Mon ex, quand on parlait de notre avenir quand j'avais 16ans.
Il était possessif et jaloux, me demandait de me faire belle pour lui, de m'épiler intégralement, de porter des strings. Mais ensuite il me le reprochait en disant que j'essayais de séduire les autres.
Ce n'est qu'un mauvais souvenir heureusement!
2

Quand j’ai commencé à bosser chez mon père jeudi, que ça faisait pas deux heures que j’étais là et que c’est déjà parti en sucette.

Mon grand père (patron avec mon père censé être parti à la retraite) a traité un de mes collègues comme une merde devant nous et devant des clients. Que j’ai pété un plomb en disant que ça s’appelle du harcèlement moral, que si tu as quelques chose à dire tu prends la personne en tête à tête mais que ça ça se fait pas. 

On s’est grave prit la tête avec mon grand père, il m’a dit de tout, j’ai fini en larmes à pas pouvoir m’arrêter (entre la fatigue et la colère, les sanglots passaient pas). Mon père a tellement pété un plomb que j’ai cru qu’il allait commettre un meurtre !

Mon GP a fini par s’excuser mais le mal est fait. 

Quand la table a décidé de vivre ses rêves loin du scénario et que je dois réintégrer mon PNJ donneur de quête.

Tu te souviens, de moi avant, t'sais quand j'étais avec lui, au tout début, tu te souviens comment j'était heureuse, comment je souriais tout le temps à la grille le matin en arrivant, j'étais tellement bien, je faisais jamais la tronche. Tu te souviens je rigolais tout le temps, pi j'étais joyeuse même dès le matin, même quand j'avais pas dormis de la nuit, parce que j'avais passé la soirée avec lui. Tu te souviens quand je te racontais mes week-ends, quand je te disais qu'il venais tout le temps me voir, qu'il m'avais offert des roses, puis quand je t'ai dis que j'étais aller chez lui pour la première fois. Tu te souviens je me posais plein de questions, je t'en posais plein aussi, pi on parlais de ça pendant des heures, moi du miens et toi du tiens, de copain. Ouai, tu te souviens quand c'était encore “mon copain”, quand j'avais encore ce foutu sourire là, celui de l'amour, celui du bonheur, celui que j'ai perdu maintenant, depuis un bon moment.
Bordel.

Si vous m'aviez demandé, quand j'avais 20 ans, qui je pensais être à l’âge du Christ, je vous aurais probablement répondu ça : “une working girl parcourant le monde entier et défendant les plus démunis, en couple, trois enfants. Des beaux, merci”.

Il me reste un mois pour réaliser exactement tout ce que je ne suis finalement pas devenue.

Le constat est lourd de sens : à 20 ans, on est sacrément con naïf. Moi, en tout cas, j’en tenais une sacrée couche, je crois.

Aujourd’hui, à presque 33 ans, j’ai besoin de comprendre.

Prenons les choses dans l’ordre. Analysons. Disséquons. Épluchons.


  • Une working girl parcourant le monde entier et défendant les plus démunis

Attente. T’as 20 ans, tu es persuadée que tu peux révolutionner le monde à toi seule. Tu ne comprends pas pourquoi personne ne s’entend sur un seul et même modèle économique. Pourquoi les Somaliens crèvent la dalle. Pourquoi tout le monde s’en branle des Congolais. Pourquoi cette femme tabasse son chien. Pourquoi le mec dans ta rue fait la manche. Pourquoi Jean-Marie Le Pen existe. Tu veux tout changer. Tu es persuadée que c’est possible. Parce qu’à 20 ans, tu crois que « quand on veut, on peut ».

Constat. T’as bientôt 33 ans, tu es journaliste et tu ne révolutionnes absolument rien. T’as lu Platon, Aristote, Ionesco, Sénèque, Héraclite, Bukowski, Beckett et Schopenhauer. Tu ne comprends toujours pas pourquoi Jean-Marie Le Pen respire encore mais tu as compris le conflit au Congo et les causes de la famine en Somalie. Tu sais désormais que « quand on veut, on peut » pas toujours.

Solution. La sagesse. Platon, donc. Ou un Lexomil.

  • En couple

Attente. T’as 20 ans, t’as un mec, il te plaît, tu l’aimes. Tu ne sais même pas ce qu’aimer signifie réellement mais tu t’en fous, tu l’aimes. Parce qu’à 20 ans c’est simple. Tu crois en la monogamie. En la fidélité. A tous ces trucs (soi-disant) moraux. Tu ne comprends pas pourquoi ton frère trompe sa femme depuis un an. Pourquoi il attend que sa femme le découvre pour la quitter. Pourquoi cette femme trompée décide de fermer les yeux. Pourquoi cette autre femme décide de garder l’enfant qu’un mec d’un soir lui a fait. Tu ne comprends pas toute cette connerie.

Constat. T’as bientôt 33 ans, t’as eu des mecs. Mariés, célibataires, sans enfant, avec enfants. T’as été trompée, t’as trompé. T’as vu tous les côtés. T’as aimé comme jamais. T’as ramassé comme jamais. T’as compris. T’as compris que la règle, c’est qu’il n’y en a pas, de règle. T’as compris qu’à 20 ans, t’avais rien compris.

Solution. En attendant de rencontrer le mec qui cumulera toutes les qualités requises – le charme de Brad Pitt, l’humour de Pierre Desproges, la subtilité de Bill Watterson et l’humanisme de Nelson Mandela –, tu prends des Fleurs de Bach en intraveineuse.

  • Trois enfants

Attente. T’as 20 ans, tu te vois maman à 28 ans. 28 ans c’est bien, tu auras fini tes études, trouvé un job super intéressant et ton mec aura une belle situation. Tes enfants seront sages, ils feront de la danse, du basket, du piano et du dessin. Ils aimeront les brocolis et feront la grasse matinée le dimanche.

Constat. T’as bientôt 33 ans et ta gynéco, ton banquier, ta mère et tes élèves te demandent « ce que tu attends ». Tu as pensé à aller te faire inséminer en Belgique, procréer avec ton meilleur pote et voler le dernier-né de la voisine.

Solution. Se faire ligaturer les trompes, histoire de ne pas faire naître un être dans un monde si malveillant.

Mon expérience du harcèlement de rue. Et du harcèlement tout court.

Bonjour tout le monde. J'ai longtemps hésité avant de me lancer dans la rédaction de cet article même si l'idée me trotte déjà dans la tête depuis plusieurs mois. En effet, je ne pense qu'il puisse apporter quelque chose de plus sur le sujet de l'harcèlement de rue étant donné que des exemples de ce phénomène bien trop répandu circulent déjà largement sur internet. Ensuite, parce que j'hésite à me mettre en avant sur ce terrain vachement personnel. Certes, il y a des détails sur ma vie disséminés un petit partout dans mes articles, ce qui est inévitable parce tout ce que j'écris ne reflète qu'au final les réflexions de la jeune femme que je suis sur le féminisme.

Mais finalement me voilà en train d'écrire. Pourquoi ? Parce que je tiens à ce qu'il y ait un article complet dédié au harcèlement de rue qui jusqu'ici n'a été evoqué sur le site que par bribes, et aussi parce que j'ai envie de l'écrire sans doute un petit peu pour des raisons cathartiques ; on va pas se mentir.


Alors l'harcèlement de rue je connais bien, je me suis fait emmerder un nombre incalculable de fois. Les « mademoiselles vous êtes charmante », les « t'es bonne » les « t'as un 06 ? -Non -SALOPE » je vous assure que je connais vraiment bien. Ces mecs là ont tout les âges (du mec de 11 ans qui m'a sorti que j'avais le gôut du miel au mec de 70 qui m'a saoulé sur toute une rame de métro pour que je vienne manger du poulet réunionnais chez lui), toutes les couleurs et dernièrement j'ai même expérimenté la dernière nouveauté qui vient de sortir puisqu'en allant faire mes courses à Dijon une matinée pleine de brouillard, une nana m'a dit sur un ton plutôt agressif qu'elle allait me bouffer la chatte. J'avoue que ça, ça m'a un peu surpris ce qui est un exploit en soi parce qu'en matière de harcèlement de rue il en faut beaucoup pour me surprendre. Que les choses soient claires, pas une seule fois de ma vie je ne me suis déplacée sur la Canebière seule sans qu'on me saoule. La dernière fois je me suis faite suivre sur 300m jusqu’à la bouche du métro Vieux-Port par un type qui ne semblait pas comprendre le mot “non”.


Ce que je vais vous raconter maintenant, c'est les 5 exemples les plus marquants qui me soient arrivés à certains moments ça frise carrément l'agression sexuelle. Ce que je veux que vous réalisiez c'est que chacun de ses trucs est déjà un scandale en tant que tel, mais là ces choses sont arrivées 5 fois à la MEME PERSONNE. C'est dire l'ampleur du phénomène.


Les mecs un peu trop sûrs d'eux


C'était un après midi d'été sur la Canebière où j'étais en short et où j'étais pressée. Je devais avoir 22 ans à l'époque et un type qui en faisait dans les 45 commence à m'aborder.


-Hé mademoiselle, vous êtes charmante ça te dirait qu'on fasse connaissance ?

Ce à quoi je lui demande un peu furax s'il se trouvait pas un peu trop âgé pour moi.


Petite précision : Je n'ai strictement rien contre les couples à différence d'âge, je suis même la première à savoir que le courant peut un peu trop bien passer même avec quelques années d'écart. Maintenant il semble quand même improbable que la nana pas trop moche de 22 ans tombe soudain en pamoison devant un type deux fois plus âgé qu'elle au physique ingrat qu'elle croise dans la rue. Donc à moins que ce type se soit trouvé lui-même beaucoup plus charmant qu'il ne l'était en réalité, le but était clairement de m'emmerder.


Et là il me sort une diatribe assez surréaliste :


-EH MAIS FAUT PAS REAGIR COMME CA, HEIN !!! FAUT S'OUVRIR UN PEU AUX GENS DANS LA VIE SINON TU VAS FINIR COMPLETEMENT DEPRESSIVE ! DE TOUTE FACON T'ES TROP MOCHE, T'ES UN CAGEOT !!!


Dépressive parce que j'ai pas envie de m'engager dans une folle histoire avec un vieux pervers ? Je pense que ça va aller, merci.


Ce qui est assez frappant avec des mecs comme ça, c'est qu'ils semblent penser qu'on leur doit quelque chose, que nous sommes censées être infiniment reconnaissantes parce qu'ils nous adressent la parole. Une autre fois, on sortait du resto avec une amie, on s'est fait taxer de charmantes, on a passé notre chemin, et là un des mecs nous sort.


-Vous nous dites pas merci ?


Heu….Comment te dire……Nan.


A la plage


Nous étions donc en train de bronzer tranquilles à la plage, quand soudain un type se ramène et s'allonge sur MA serviette. Oui oui vous avez bien lu. Le mec s'allonge à côté de moi sur ma serviette qui devait faire 50 cm de largeur.

Forcèment je bondis et je me lève. Le gars s'est quand même approprié mon espace vital et m'a forcé à déguerpir de MON territoire.

Je ne sais même plus ce qu'il m'a raconté à ce moment là, sans doute de me calmer et qu'il m'a trouvé charmante. Je sais juste que je lui ai hurlé de dégager.

Ce à quoi il répond : -Bon je pars si tu fais un bisou sur mon bobo, le type ayant une égratignure au niveau du coude.


Rassurez vous, à force de hurler « Dégage » le type a fini par dégager. Mais bon, on va pas considérer que c'est un exploit non plus.


A l'arrêt de bus


J'attendais à l'arrêt de bus de l'église de mon quartier qui est situé juste à côté d'un muret séparant le trottoir de buissons appartenant à l'église en question.

Quand soudain j'entends un bruit bizarre derrière moi. Je me retourne et je vois un type se masturber dans les buissons.

On était en plein jour, mais il n'y avait pas de passants, relativement peu de voitures donc je pense que vous pouvez imaginer mon soulagement, en voyant le bus arriver une minute plus tard.


Le moment où on te prend pour une prostituée


Cette fois-ci, j'étais en train d'attendre mon ex à l'entrée du Parc Borély. J'avais un t-shirt banal, une jupe noire, et des talons noirs. J'étais assise sur un banc.

Je vois un type en moto tourner un peu en rond. Ca me rassure pas vraiment mais je me dis dans un premier temps que lui aussi doit attendre quelqu'un.

Jusqu'au moment où le type s'approche et fait « On y va ? »

Je me souviens plus de comment je lui ai dit non. Je me souviens plus à vrai dire si je lui ai dit non où si je suis restée assise sidérée et terrifiée. Le fait est que le type a tourné en rond autour de moi pendant 5 bonnes minutes jusqu'à ce que mon ex arrive. J'ai vraiment flippé. Je me suis dit « toi t'es un poids-plume, le mec c'est un mastodonte, du coup à un moment donné il va m'embarquer sur sa moto et il va me violer c'est pas possible »

D'où quelques conclusions :

-Le mec a pensé que parce que j'avais une jupe et des talons j'étais une prostituée.

-Le mec n'en a rien à foutre du consentement  d’une femme. Ni de sa peur.

-Etre une prostituée, c'est l'horreur tout les jours.

Le moniteur d'auto-école pervers

C'est l'histoire qui m'a probablement le plus traumatisé. Vous devez d'abord savoir que j'ai (un peu voir beaucoup) galéré avec le permis, ayant eu à gérer d'énormes soucis de confiance en moi à l'époque.

Et puis il y a eu ce moniteur super sympa qui m'apprenait plein de trucs, au début je le trouvais vraiment cool.Sauf qu’ à un moment donné il a eu la brillante idée de me faire rentrer sur une voie d'insertion d'autoroute sans me prévenir. Sachant que j'avais encore jamais conduit sur l'autoroute. Bah oui. La tactique est rodée. J'étais terrifiée et au moment où j'étais terrifiée j'ai senti la main de ce gros porc se poser sur ma cuisse. Donc j'ai retiré ma cuisse mais j'ai rien fait de plus sachant que j'étais plus focalisée sur l'idée de survivre à l'autoroute que de ne pas me faire attoucher à ce moment là, notre instinct de survie étant très bon pour hiérarchiser les choses.

Le type a quand même vu que j'avais retiré ma cuisse, donc il a osé me dire


« Oui je suis un peu tactile, mais tu me le dis si ça te dérange hein.

-Ben oui, en fait ça me dérange. »


JE SUIS TACTILE, l'excuse n°1 des pervers.


Bref le moniteur d'auto-école est devenu infect depuis cet incident et a fini par se faire virer pour une histoire similaire dont je connais pas les détails. L'auto-école a depuis engagé que des femmes et ses résultats sont montés en flèche (oui je sais rien à voir mais si on peut cogner un peu sur le mythe des femmes qui conduisent mal au passage, c'est toujours bon à prendre)


Une dernière chose. Oui j'ai repris des leçons avec ce type depuis et quand j'ai raconté l'histoire on m'a demandé pourquoi je me suis pas défendue et pourquoi j'ai continué à prendre des leçons avec ce type sur un ton limite accusateur.

Parce que.

Parce que j'étais pas à l'aise, parce que je n'avais aucune preuve, parce que j'avais peur qu'on mette mes accusations sur le compte du fait que j'étais pas brillante, bref pour les mêmes raisons que toutes les femmes victimes de ce genre de trucs connaissent et ces pervers le savent.

La seule question à se poser c'est pourquoi ce mec a fait ça, POINT BARRE. Ce n'est pas à la victime de se justifier ;


Voilà pour cet article, je vous avoue être dans un état d'esprit très bizarre, je culpabilise de quelque chose sans trop savoir de quoi… Bref passons. Merci de m'avoir lu et on se retrouve l'année prochaine (haha) pour un article beaucoup plus léger qui va parler de LA BIG CONTREVERSE féministe à savoir L'EPILATION…


Bisous bisous.

Quand j’avais rien à faire, que j’ai fini par prendre l’initiative de trier les élastiques et que l’un d’entre eux a malheureusement traversé la pièce pour atterrir sur le bureau de ma tutrice.

Et puis on était tous les deux affalés sur ton lit, on regardait je sais plus quel film, un peu niais, un peu con ; et le mec a commencé à dire des jolis mots à sa copine. Il lui disait ô combien il était amoureux d'elle, ô combien elle était merveilleuse et il la remerciait parce qu'elle était la seule personne sur terre qui pouvait le rendre heureux. Il lui disait qu'il était désolée d'être un con, que pour elle il déplacerait les montagnes, qu'il l'aimait plus que la musique, plus que la bouffe et plus que tout ce qu'il possédait déjà. Qu'il ne la laisserait jamais, qu'il ferait tout pour qu'ils finissent leurs jours ensemble parce que, je cite “je suis amoureux de toi, je t'aime comme un fou”. Et moi, j'étais là, j'écoutais avec attention ce que ce pauvre mec était en train de déblatérer à son amoureuse, j'étais dans tes bras et j'ai soudainement eu envie que ça m'arrive. Alors j'ai lâché, pauvrement :
- J'aimerai bien entendre ça un jour.
T'as répondu que tu comprenais pas de quoi je parlais. J'ai précisé alors :
- Ça, tout ce qu'il lui a dit. J'aimerai qu'on m'aime, qu'un garçon soit amoureux de moi et qu'il me dise que je suis la raison de son sourire, qu'il n'ait plus envie de me lâcher, tout ça. J'aimerai qu'un mec prenne soin de moi, avoir un appuis, une attache, un soutien ; quelqu'un qui me serrerait tellement fort dans ses bras que j'aurai peur d'étouffer. T'sais, j'en ai marre des garçons qui ont juste envie de m'avoir dans leur pieu.
T'as pas su quoi dire. T'as pas su quoi dire parce que t'étais ce genre de mec, le genre de mec incapable de tomber amoureux de moi, pas parce que j'étais pas ton genre de fille, pas à cause de mon caractère de merde ; juste parce que j'étais pas la fille qui méritait de recevoir ton amour mais juste deux-trois bisous quand on se voyait, et une partie de sexe quand t'étais pas trop fatigué. T'as pas su quoi dire parce que tu faisais parti de ces garçons qui avaient juste envie de m'avoir dans leur pieu, prétextant que j'étais bonne et douée pour ce que je te faisais, souriant à l'idée de me voir nue, et bandant juste à la vue de ma jolie paire de fesses. Forcément, t'as pas su quoi dire. Qu'est ce que tu voulais répondre à la meuf que tu voulais simplement baiser jusqu'à 4h du matin, quand cette pauvre gamine avait envie que tu tombes amoureux d'elle, parce qu'elle avait envie de te donner de l'amour ? Parce que j'avais envie moi, de donner de l'amour. Enfin, de t'en donner, à toi… juste à toi. J'ai rien dit, j'ai gardé cette pensée niaiseuse pour moi, ne voulant pas rendre ce moment encore plus intimidant et gênant qu'il ne l'était déjà ; et j'ai attendu que tu répondes.
- Ça arrivera, tu le sais.
Ouais, mais quand ? J'avais envie de t'engueuler, de te dire d'ouvrir les yeux, de te cracher aux visages “mais t'attends quoi putain ?” parce que je savais que tu ressentais un petit truc pour moi. Bien sûr, la gamine de 20 ans en manque d'amour, on a pas envie de se la coltiner. Bien sûr, quand on est aussi beau et intelligent que toi, on a envie de plaire, et de se taper toutes les jolies filles qui passent. Bien sûr, c'est difficile de prendre soin d'une enfant comme moi, bouffée par la vie, trimballant son coeur brisé à chaque fois qu'elle se déplace simplement parce qu'elle sait pas où le mettre. Bien sûr, toi, tu voulais pas de moi. Alors j'ai continué a regarder ce film, jusqu'au moment ou t'as posé ta foutue main sur ma cuisse. Tout à coup, cette main qui m'aurait donné envie en quelques secondes, cette main que j'ai tant désiré voir parcourir mon corps des milliers de fois.. cette main qui, fut un temps, m'aurait excitée comme jamais, m'a parue dégoutante, sale et surtout glacée. Je me suis levée d'un seul coup sous ton regard ébahi. En vitesse, je me susi rhabillée, j'ai attrapé mon paquet de clope, mon téléphone, et puis sèchement, en sortant un briquet de mon sac, j'ai sorti : 
- On s'appelle.
Sans me retourner, j'ai ouvert ta porte d'entrée.
- Attends, tu vas où ? 
- Chercher l'amour au coin d'une rue.
—  jemetais