pulp se

Nectar of you

La pulpe de ses lèvres, rappelle la chair du fruit. Tendre. Orangée.

Elle défait les maux qui s’envolent, résonnent en de stridents échos.

Au loin la désillusion s’égosille. Amère. Orangée. 

Le fruit est mûr.

Elle tâte le souffle chaud qui sort de sa bouche, croque un peu dans la chair du fruit. Le sucre est fruité, il est bon et vaporeux. Un goût frais germe sur les pores de sa langue. Le ciel d'ambre, luit sur sa peau sombre au reflet cuivré.

Elle est là.

La réalité béante, est prête à l’assommer.  

29/05

Je continue de fixer ses bottes. Des larmes coulent le long de mon nez.

« - Regarde-moi. »

Je renifle mais mes yeux restent rivés sur le bout de ses chaussures.

« - Bon sang, Lila, regarde-moi!

- J'y arrive pas. Et voilà que je me mettais à parler comme Isaac.

- Regarde-moi, bon dieu! » Il m'empoigne le menton et me relève brutalement la tête. Ses mâchoires tressautent. « Je ne veux pas te cacher mon visage. Pas à toi. »

Alors, et seulement alors, je fis ce qu'il me demandait. Mes yeux s'écarquillèrent, j'inspirais sèchement une goulée d'air. Il se méprit sur mon expression et son regard brilla de la lueur terne qu'a celui des têtes blessées.

Son goût du mystère puis le besoin de dissimulation avaient privé ce bas monde de sa plus pure manifestation de grâce. J'effleurais du regard son nez fin, son unique fossette sur la joue, la pulpe ciselée de ses lèvres, le bleu de ses yeux, le rosé de sa langue que j'apercevais entre elles, intacte. Les cicatrices ne faisaient qu'amplifier ce sentiment de…révérence qui me traverse et me broie : Conrad est un martyr. Un martyr que j'ai moi-même immolé sur l'autel de l'amour. Et qui n'en est sorti que plus puissant : il m'anéantit, d'un seul regard.

Un sanglot me secoue. Pour la première fois depuis bien longtemps, je me sens…vulnérable. Je m'écroule, m'affaisse contre lui, pose mes poings serrés contre son torse, ma tête sous son menton. Je serre fort. Il ne bouge pas. Je souffle : « Dis-moi. Dis-moi à quoi tu pensais.

- Quand ?

- Quand… » Je me redresse et rougis presque. « Quand tu pleurais, sous la douche.

- Je… » Il a l'air sincèrement gêné. « Tu n'aurais pas du entendre ça, je…j'étais perdu, tu…

- Dis-le moi. » Il fléchit un sourcil et presse un peu les lèvres l'une contre l'autre. Ça produit un effet étrange sur moi.

- Je pensais à…toi, à tes cheveux, à ce que ça…me ferait, si j'y passais mes doigts, à…te serrer contre moi… » Son silence s'éternisait, mais ses joues rosissaient et c'était à présent à son tour d'éviter mon regard.

« - C'est tout ?

- Non…Je mourais…meurs d'envie de connaître…la texture de la peau de…ton cou, la…la douceur de tes lèvres. » Il déglutit. « Je…c'est bon, je crois que tu as compris.

- Non, je ne comprends pas. Continue. »

C'était la vérité. Ses paroles éveillaient en moi des sensations totalement nouvelles, une pulsation de pouvoir bien différente de celle, ordinaire, ou de l'ivresse du combat. Il me contempla un moment, évaluant si j'étais réellement sérieuse.

« - J'imaginais…tes mains sur mon corps, les miennes sur le tien… » Il rougit franchement, son regard se perd vers le bois puis revient sur mon visage par intermittences. Il se racle la gorge et plante ses yeux dans les miens.

Il s'humidifie les lèvres. Mon cœur bat à la chamade. J'ai envie de lui dire de s'arrêter, sans le vouloir vraiment.

« A la façon dont…peut-être…tes lèvres… » Il respire rapidement, presque bruyamment, ses yeux brillent, ses lèvres luisent, son souffle me caresse le visage Je tends la main vers lui. « Tes lèvres…Pourraient effleurer…les miennes. Qui les réclament… »

Mes épaules sont plaquées au sol. Conrad touche ma bouche de la sienne, puis l'embrasse enfin, en agace la mienne.

Et il me caresse la joue. Mon cou se tend, mon dos s'arque, mes reins crispent. Je perds mon souffle, ma vue se brouille, ma tête vacille. Un souffle rauque m'échappe. Il se redresse, sont torse et sont abdomen sont couverts de sueur.

10

La increíble escena de Pulp Fiction donde se anticipa la pelicula Kill Bill.

La saga de Quentin Tarantino fue anunciada una década antes de su estreno dentro de la famosa película del mismo director.

‘Kill Bill’ (2003/04) es un programa dentro de 'Pulp Fiction’ (1994). El periódico Huffington Post rearmó con gifs la escena en la que Mia Wallace (el personaje que encarna Uma Thurman) le cuenta a Vincent Vega (John Travolta) que participó en un programa de televisión donde se encontraban cinco mujeres muy especiales.

Me voló la cabeza.