protestataires

Des milliers de manifestants à Beyrouth contre le gouvernement

par Sylvia Westall
BEYROUTH (Reuters) - Des milliers de manifestants agitant des drapeaux libanais et scandant “Révolution !” se sont rassemblés samedi à Beyrouth pour dénoncer le gouvernement d'union nationale du Premier ministre libanais Tammam Salam, qu'ils jugent incompétent et corrompu.
La paralysie politique et l'impuissance du gouvernement, conséquences des rivalités politiques et communautaires exacerbées par les crises au Proche-Orient et notamment par la guerre civile en Syrie, suscitent au sein de l'opinion publique une colère croissante.
Plusieurs manifestations, parfois violentes, ont ainsi eu lieu ces dernières semaines contre la crise du ramassage des ordures ménagères.
Exaspérés par cette question, les habitants de la capitale libanaise ont lancé une opération baptisée “You Stink” (“Tu pues”) visant directement le gouvernement.
Sous le regard des forces de sécurité, les protestataires, parmi lesquels des familles et des gens de tous les âges, ont chanté et joué de la musique dans le quartier de la place des Martyrs, qui fut le théâtre de manifestations de masse en 2005 après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafik al Hariri.
“Les gens veulent la chute du régime”, scandaient quelques groupes en reprenant un slogan du “printemps arabe” de 2011.
Pour les contestataires, les amas de détritus nauséabonds qui jalonnent les rues de la capitale libanaise sont le reflet des échecs d'un Etat pourri selon eux par la corruption.
Samedi, Amnesty International a invité les autorités à ouvrir une enquête sur la violence des forces de l'ordre la semaine dernière lors de la dispersion d'une manifestation à Beyrouth et a invité le gouvernement à la retenue.

“IL FAUT UNE RÉVOLUTION”
Selon l'ONG, qui cite des chiffres de la Croix-Rouge, 343 personnes ont été soignées pour des blessures et 59 autres ont été hospitalisées.
Les manifestants réclament la démission du ministre de l'Environnement, l'organisation d'élections législatives anticipées et la résolution de la crise des ordures.
Ils exigent également une amélioration de la qualité des services publics dans un pays où les coupures d'eau et d'électricité sont fréquentes.
“Il faut une révolution pour nous libérer de ces hommes politiques”, a déclaré Hani Abu Hamdan, un ingénieur de 23 ans au chômage. “Nous voulons du courant, nous voulons de l'eau, nous ne voulons pas d'ordures dans les rues.”
“Nous demandons depuis la semaine dernière aux Libanais pauvres et accablés et à ceux qui ont besoin de travail et de soins de nous rejoindre aujourd'hui pour cette manifestation”, a dit pour sa part Khaldoun Jaber, un militant libanais qui a campé toute la nuit devant le siège du gouvernement. “Peut-être pourrons nous bâtir le Liban dont nous rêvons.”
Un manifestant brandissait une pancarte avec les photos des chefs des six des principaux groupes politiques du pays avec l'inscription: “Jamais plus nous ne voterons pour vous”.
Salah Noureddine, venu de Londres pour participer à la manifestation, a jugé que l'heure était venue d'éliminer “le système corrompu hérité de la guerre civile”.
“Je demande à tous les expatriés et à tous les Libanais de toutes les confessions de participer à cette manifestation. Si vous ne venez pas, nous ne réussirons pas. Si nous restons à la maison, ils gouverneront pendant encore 25 ans ou davantage.”

(Avec Tom Perry, Ali Abdallah et Ahmed Bayasli; Nicolas Delame et Guy Kerivel pour le service français)

Régionales: le PG entrevoit de nouvelles alliances avec les Verts

Pour les proches de Mélenchon, les départs de Placé et De Rugy ouvrent de nouvelles perspectives

Des départs qui font des heureux. Les sorties théâtrales de François de Rugy et de Jean-Vincent Placé sont accueillies avec le sourire à Toulouse, où le Parti de gauche tient tout le week-end ces Universités d’été. Les deux anciens écolos étaient en effet farouchement opposés à des alliances entre EE-LV et le Front de gauche pour les régionales de décembre 2015. Dans une tribune publiée sur le site de l’Obs, il y près d’une semaine, ils avaient dénoncé le choix de leurs anciens camarades qui «privilégient l’alliance avec la gauche protestataire à l’action avec la gauche réformiste […] au risque de faire disparaître l’écologie du champ politique et de la rendre impuissante». Le départ de ces tenants de l’aile droite des écolos ouvre donc de nouvelles perspectives pour le PG et EELV.

Lors d’une conférence de presse tenue samedi soir, les deux coordinateurs politiques du PG, Eric Coquerel et Danielle Simonnet se sont félicités de cette nouvelle donne politique : «EELV est en train de clarifier sa position. Il y a une accélération possible dans un grand nombre de régions maintenant». Eric Coquerel, présent lors des Universités des écolos à Lille la semaine dernière a d’ailleurs été étonné «de l’attente très forte d’une alliance entre les deux partis. On a bien vu qu’il y avait deux lignes chez eux, et c’est ce qui a sûrement accéléré les départs de Placé et de Rugy.»

Des alliances entre le Parti de gauche et EELV sont déjà en très bonne voie dans cinq régions (1). Des discussions pourraient même reprendre en Bretagne, dans le Centre, l’Aquitaine et les Pays-de-la Loire. «On va vivre deux semaines absolument décisives, au cours desquelles il peut tout se passer. Il faut dépasser le Front de gauche d’hier et aller plus loin dans l’alternative en marche», a précisé Eric Coquerel.

Reste l’épineuse question de l’Ile-de-France où il y a embouteillage de têtes de liste au sein de la (…)

Lire la suite sur Liberation.fr

La Rochelle : Taubira entre ovations, ferveur, et espérance
Le Plan B fait l'unanimité au Parti de gauche
A La Rochelle, le débat PS-EELV tourne à l'affrontement
En direct - Suivez l'université du PS à La Rochelle
La Rochelle en vert et rose
Crise des ordures : “Vous puez” mobilise au Liban

La crise des ordures continue et prend de l’ampleur au Liban.

Depuis la fermeture de la décharge de Beyrouth mi-juillet, les autorités ont échoué à trouver une solution pour la gestion des déchets, une affaire symptomatique de la corruption et de la paralysie des institutions pour les protestataires du mouvement “Vous puez”.

Ils ont appelé à manifester ce samedi, une semaine après un rassemblement marqué par des affrontements avec la police.
Plusieurs personnes avaient été blessées.

“Il y a eu des erreurs commises samedi dernier, ce qu’on appelle un usage excessif de la force”, a reconnu Nohad Mashnouk, le ministre libanais de l’Intérieur. “Une enquête est en cours, c’est sur cette enquête que nous nous baserons pour en tirer les mesures nécessaires”, a-t-il ajouté.

Outre le problème des déchets, la population doit faire face à des rationnements d’eau et d‘électricité et à une vacance du pouvoir. Les députés n’ont toujours pas réussi à élire un président. Le poste est vacant depuis mai 2014. C’est inédit dans l’histoire du pays.

Les manifestants expriment donc leur ras-le-bol. Ils réclament la tenue d‘élections législatives et la démission du ministre de l’Environnement.

Hong Kong: le leader étudiant Joshua Wong inculpé

Joshua Wong, l'étudiant devenu le visage du mouvement prodémocratie à Hong Kong, et deux autres protestataires ont été inculpés par la police pour leur rôle lors des manifestations géantes de l'autonome 2014. Durée: 01:24
Hong Kong: le leader étudiant Joshua Wong inculpé
Joshua Wong, l'étudiant devenu le visage du mouvement prodémocratie à Hong Kong, et deux autres protestataires ont été inculpés par la police pour leur rôle lors des manifestations géantes de l'autonome 2014.
L'étudiant de 18 ans, qui a été inculpé pour “rassemblement illégal” et “incitaton d'autrui à participer à un rassemblement illégal”, a dénoncé des “poursuites politiques”.
Deux autres leaders étudiants, Alex Chow et Nathan Law ont également été inculpés pour des motifs similaires. Ils comparaîtront devant la justice pour ces chefs le 2 septembre.
Pendant plus de deux mois, des dizaines de milliers de personnes étaient descendues dans les rues de l'ancienne colonie britannique revenue en 1997 dans le giron de la Chine pour réclamer un suffrage universel véritable.
Les députés prodémocratie de Hong Kong ont rejeté en juin le projet controversé de Pékin qui fixait les modalités de l'élection en 2017 du chef de l'exécutif.
Les chefs d'inculpation prononcés jeudi concernent une manifestation le 26 septembre durant laquelle certains étudiants avaient fait irruption dans le complexe abritant les bâtiments du gouvernement local.
Joshua Wong et d'autres avaient alors été arrêtés, ce qui avait provoqué des manifestations gigantesques et pour finir le mouvement dit “des parapluies”.
“Il s'agit de poursuites politiques”, a déclaré Joshua Wong avant d'entrer au commissariat pour y être formellement inculpé. “Participer à l'action du 26 septembre, c'était ma meilleure mission en quatre années de militantisme étudiant”.
Le jeune homme doit déjà comparaître vendredi avec Nathan Law devant un tribunal de Hong Kong pour obstruction au travail de la police après une manifestation en juin 2014.
Pékin avait accepté pour la première fois d'instaurer le suffrage universel. Mais le Parti communiste chinois (PCC) se réservait le contrôle du processus puisque seuls deux ou trois candidats adoubés par un comité aux ordres auraient été autorisés à se présenter.
Après le rejet du texte par le Parlement, le système actuel de désignation du chef du gouvernement local par un collège de grands électeurs loyal à Pékin reste en vigueur.
Des milliers de manifestants à Beyrouth contre le gouvernement

par Sylvia Westall
BEYROUTH (Reuters) - Des milliers de manifestants agitant des drapeaux libanais et scandant “Révolution !” se sont rassemblés samedi à Beyrouth pour dénoncer le gouvernement d'union nationale du Premier ministre libanais Tammam Salam, qu'ils jugent incompétent et corrompu.
La paralysie politique et l'impuissance du gouvernement, conséquences des rivalités politiques et communautaires exacerbées par les crises au Proche-Orient et notamment par la guerre civile en Syrie, suscitent au sein de l'opinion publique une colère croissante.
Plusieurs manifestations, parfois violentes, ont ainsi eu lieu ces dernières semaines contre la crise du ramassage des ordures ménagères.
Exaspérés par cette question, les habitants de la capitale libanaise ont lancé une opération baptisée “You Stink” (“Tu pues”) visant directement le gouvernement.
Sous le regard des forces de sécurité, les protestataires, parmi lesquels des familles et des gens de tous les âges, ont chanté et joué de la musique dans le quartier de la place des Martyrs, qui fut le théâtre de manifestations de masse en 2005 après l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafik al Hariri.
“Les gens veulent la chute du régime”, scandaient quelques groupes en reprenant un slogan du “printemps arabe” de 2011.
Pour les contestataires, les amas de détritus nauséabonds qui jalonnent les rues de la capitale libanaise sont le reflet des échecs d'un Etat pourri selon eux par la corruption.
Samedi, Amnesty International a invité les autorités à ouvrir une enquête sur la violence des forces de l'ordre la semaine dernière lors de la dispersion d'une manifestation à Beyrouth et a invité le gouvernement à la retenue.

“IL FAUT UNE RÉVOLUTION”
Selon l'ONG, qui cite des chiffres de la Croix-Rouge, 343 personnes ont été soignées pour des blessures et 59 autres ont été hospitalisées.
Les manifestants réclament la démission du ministre de l'Environnement, l'organisation d'élections législatives anticipées et la résolution de la crise des ordures.
Ils exigent également une amélioration de la qualité des services publics dans un pays où les coupures d'eau et d'électricité sont fréquentes.
“Il faut une révolution pour nous libérer de ces hommes politiques”, a déclaré Hani Abu Hamdan, un ingénieur de 23 ans au chômage. “Nous voulons du courant, nous voulons de l'eau, nous ne voulons pas d'ordures dans les rues.”
“Nous demandons depuis la semaine dernière aux Libanais pauvres et accablés et à ceux qui ont besoin de travail et de soins de nous rejoindre aujourd'hui pour cette manifestation”, a dit pour sa part Khaldoun Jaber, un militant libanais qui a campé toute la nuit devant le siège du gouvernement. “Peut-être pourrons nous bâtir le Liban dont nous rêvons.”
Un manifestant brandissait une pancarte avec les photos des chefs des six des principaux groupes politiques du pays avec l'inscription: “Jamais plus nous ne voterons pour vous”.
Salah Noureddine, venu de Londres pour participer à la manifestation, a jugé que l'heure était venue d'éliminer “le système corrompu hérité de la guerre civile”.
“Je demande à tous les expatriés et à tous les Libanais de toutes les confessions de participer à cette manifestation. Si vous ne venez pas, nous ne réussirons pas. Si nous restons à la maison, ils gouverneront pendant encore 25 ans ou davantage.”

(Avec Tom Perry, Ali Abdallah et Ahmed Bayasli; Nicolas Delame et Guy Kerivel pour le service français)

Europe Ecologie-Les Verts : Rugy parti, Placé prêt à le suivre ?

 


Les efforts d'Emmanuelle Cosse pour rassembler son parti n'y auront rien fait. Alors qu'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) se dispute depuis plusieurs jours sur la question d'éventuelles alliances avec des partis du Front de gauche, François de Rugy a annoncé ce jeudi dans «Le Monde» son départ de la formation écologiste. Le sénateur Jean-Vincent Placé, qui a qualifié le même jour son parti de «structure morte»,  annoncera ce vendredi matin, s'il quitte ou non la formation écologiste. Menace qu'il avait déjà formulée.

«Je quitte Europe écologie-Les Verts car pour moi EELV, c’est fini», a écrit le député de Loire-Atlantique. «Le cycle ouvert par Daniel Cohn-Bendit en 2008 est arrivé à son terme. Aujourd'hui, on n’arrive plus à avoir les débats, ni de fond ni stratégiques, au sein d’un parti qui s’enfonce dans une dérive gauchiste», explique le coprésident du groupe écologiste à l'Assemblée.

Candidat à une éventuelle primaire

Il y a une semaine, plusieurs parlementaires écologistes, dont François de Rugy, Barbara Pompili, Denis Baupin et Jean-Vincent Placé, avaient dénoncé dans une tribune les «alliances avec la gauche protestataire» au «risque de détruire l'écologie politique». Déjà au printemps, rappelle le Lab d'Europe 1, la compagne de François de Rugy, Emmanuelle Bouchaud, avait quitté EELV en raison d'un désaccord avec sa «ligne nationale».

Sans créer de parti ou en rejoindre, François de Rugy souhaite «fédérer les écologistes réformistes». C'est d'ailleurs sous cette bannière qu'il se «prépare» à participer à une éventuelle primaire à gauche. Il précise qu'il reste au groupe écologiste à l'Assemblée «où il y a des élus EELV, d’autres qui ne le sont pas et d’autres qui peuvent être encartés ailleurs».

VIDEO. François de Rugy : «EELV c'est fini»



Cette défection a fait réagir à gauche. La secrétaire nationale d'EELV, Emmanuelle Cosse, a déclaré «regretter» le départ du parti d'un (…) Lire la suite sur LeParisien.fr

EELV : Placé et Cosse rejettent une alliance nationale avec le Front de Gauche
EELV : Cambadélis s'alarme de la «mélenchonisation rampante des écologistes»
Crise à EELV : combien de divisions?
Gattaz à Macron : «Vous pouvez compter sur le Medef»
PS : chacun de son côté, à la veille de l'université d'été de La Rochelle
Crise des migrants : en Allemagne, Angela Merkel prend le parti des réfugiés
En visite dans le centre de réfugiés d'Heidenau, la chancelière a appelé les Allemands à se montrer «plus forts» pour aider les demandeurs d'asile.

Envoyé spécial à Heidenau

Le centre de réfugiés d'Heidenau, en Saxe, est installé dans un ancien magasin de bricolage Baumarkt, à la sortie de la ville. Là, quelque 600 demandeurs d'asile espèrent obtenir un titre de séjour en Allemagne. Ils sont chaque semaine plus nombreux. Le week-end dernier, des habitants de d'Heidenau et des militants d'extrême droite ont manifesté contre la pérennisation de leur installation. Le rassemblement a dégénéré en affrontement avec la police et a conduit à des agressions racistes. Les protestataires étaient encore quelques dizaines mercredi pour accueillir à coups de huées la chancelière Angela Merkel.

Après un premier silence fortement critiqué, Angela Merkel tenait à montrer qu'elle ne tolérait en aucune manière ces débordements et que l'Allemagne, confrontée à une vague de réfugiés sans précédent, 800.000 sont attendus cette année, entendait être un pays d'accueil. «Il n'y a aucune tolérance envers ceux qui ne respectent pas la dignité d'autrui», a-t-elle insisté après une rencontre de plus d'une heure et demi avec les demandeurs d'asile. L'échange s'est déroulé à l'abri des regards et sous haute protection policière. Elle a qualifié les agressions envers les réfugiés, qui se répètent en Allemagne, «d'abjectes». Au contraire, elle a appelé les Allemands à se montrer «plus forts» pour aider les demandeurs d'asile qui ont vocation à rester, ceux qui notamment arrivent de pays en guerre.

La petite troupe amassée quelques mètres plus loin a bruyamment manifesté son désaccord. «Traitresse», ont-ils lancé ou encore: «Nous sommes la meute», en référence (…) Lire la suite sur Figaro.fr

Migrants: Hollande et Merkel réclament une réponse unifiée de l'Europe 
L'afflux de migrants pousse Paris et Berlin à réagir 
Migrants: Merkel appelle à la mobilisation des Européens 
La question des demandeurs d'asile enflamme l'Allemagne 
Inscrivez-vous à la newsletter du Figaro
Au Liban, le gouvernement échoue à trouver une solution à la crise des ordures

La

crise des ordures continue au Liban. Le gouvernement a échoué, mardi 25 août, à trouver une issue à ce conflit, qui est à l'origine de vastes manifestations organisées depuis le week-end dernier. Les protestataires dénoncent l'incurie du gouvernement et appellent à sa démission. A l'issue d'une réunion de cinq heures, les ministres ont annulé les annonces faites la veille pour la gestion des déchets et renvoyé le dossier à une commission ministérielle.

Ce retard risque d'exacerber la colère d'une population excédée. Pour montrer leur détermination à maintenir coûte que coûte leurs revendications, quelques centaines de manifestants se sont rassemblés, mardi, place Riad el-Solh, dans le centre-ville de Beyrouth. En soirée, après le départ des manifestants, des jeunes ont caillassé les forces de sécurité, incendié des barrières en plastique et saccagé des panneaux publicitaires et de signalisation.

“Vous puez”

Samedi et dimanche, des milliers de personnes étaient descendues dans les rues à Beyrouth pour exprimer leur ras-le-bol, les rassemblements se terminant par des heurts qui ont fait des dizaines de blessés dans les camps des forces de sécurité et des manifestants. Les protestations à l'appel de “Vous puez” ont été organisées après que des montagnes d'ordures se sont amassées à Beyrouth à l'expiration des précédents contrats pour leur collecte en juillet.

Outre la crise des ordures, la corruption endémique, le délabrement des services publics (coupures d'électricité, pénuries d'eau) et l'insécurité sévissent dans le pays. En outre, le blocage politique empêche depuis plus d'un an l'élection d'un président de la République.

Retrouvez cet article sur Francetv info

Etats-Unis : deux journalistes tués par balles en plein direct
La “Dust Lady” du 11-Septembre, héroïne d'une photo emblématique, est morte
Varoufakis dément avoir dîné avec Strauss-Kahn lors de sa venue en France
EN IMAGES. Kos, une escale chaotique sur la route des migrants
Migrants : la Hongrie envoie plus de 2 000 policiers à la frontière avec la Serbie

Au Liban, aucune issue en vue à la crise des déchets

Quelques jours après les manifestations qui ont ébranlé Beyrouth, le gouvernement libanais a échoué, mardi 25 août, à trouver une solution à la crise des déchets qui agite le pays depuis la fin du mois de juillet.

  • Echec de la réunion extraordinaire

Après une réunion extraordinaire de cinq heures, le Conseil des ministres a pris la décision d’annuler les appels d’offre annoncés la veille pour la gestion des déchets, en raison de leur prix élevé.

Les protestataires avaient dénoncé leur prix exhorbitant, et avaient affirmé que les entreprises choisies étaient liées à des politiciens.

La réunion du Conseil des ministres, qui rassemble les camps rivaux, a été tendue, avec le retrait de six ministres du bloc mené par le mouvement armé chiite du Hezbollah au milieu de la session. Il a décidé de renvoyer le dossier à une commission ministérielle pour de nouvelles discussions, ce qui pourrait exacerber la colère de la population.

  • De violentes manifestations ce week-end

Samedi et dimanche, des milliers de Libanais se sont réunis dans les rues de Beyrouth pour exprimer leur mécontentement. Des manifestations émaillées de heurts avec les forces de sécurité. Plusieurs dizaines de personnes ont été blessées dans les deux camps. Les manifestants répondaient à l’appel du mouvement « Vous puez », déjà à l’origine de plusieurs manifestations cet été sur le problème du ramassage des ordures ménagères.

Au-delà de l’entassement des poubelles dans les rues, les manifestants dénoncent le blocage des institutions, fruit de la polarisation confessionnelle du pays, partagé en deux coalitions : celle du 8 mars, dirigée par le mouvement chiite Hezbollah, et celle du 14 mars, emmenée par le Courant du futur (sunnite).

  • Aux origines de la crise : la fermeture d’une décharge

Le mouvement est né à la fin du mois de juillet, après la fermeture de la décharge de Naamé, où étaient déversées les ordures de Beyrouth. Un site en surcapacité, véritable poison pour les villages environnants, qui aurait dû fermer (…)

Lire la suite sur lemonde.fr

Au Liban, la « crise des ordures » cristallise le ras-le-bol
Inscrivez-vous aux newsletters du Monde.fr
Huée à Heidenau, Angela Merkel s'en prend à la xénophobie

HEIDENAU, Allemagne (Reuters) - Une cinquantaine de protestataires ont hué la chancelière allemande mercredi lors de sa visite à Heidenau, localité de l'est de l'Allemagne où, le week-end dernier, ont eu lieu de violentes manifestations contre les réfugiés.
Alors qu'Angela Merkel rencontrait dans cette petite ville du Land de Saxe des demandeurs d'asile, des policiers et des hommes politiques, les manifestants l'ont sifflée et ont brandi des pancartes sur laquelle elle était traitée de “Traîtresse”, slogan adopté par le mouvement anti-islam PEGIDA cette année.
“Nous sommes la foule!”, ont hurlé les manifestants, allusion à une déclaration du vice-chancelier Sigmar Gabriel qui, lors d'une visite à Heidenau lundi, a déclaré que les responsables des violences du week-end étaient une “foule” qui n'était pas représentative de l'Allemagne.
Mardi, le SPD, que dirige Sigmar Gabriel, a été contraint d'évacuer son siège après une alerte à la bombe et dit avoir été inondé de courriels et d'appels téléphoniques à caractère raciste. Les sociaux-démocrates, partenaires des conservateurs au sein de la grande coalition d'Angela Merkel, ont estimé que l'alerte à la bombe avait partie liée avec la visite de Sigmar Gabriel à Heidenau.
Lors de sa propre visite, mercredi, la chancelière a affirmé que l'Allemagne ne tolérerait pas la xénophobie et elle a redit que les échauffourées du week-end, lors desquelles 31 policiers ont été blessés, étaient “répugnantes, une honte”.
“Il n'y a pas de tolérance à avoir pour les personnes qui nient la dignité des autres, il n'y a pas de tolérance pour ceux qui ne veulent pas apporter leur aide, là où une contribution est nécessaire”, a estimé la chancelière.
“Plus nous serons nombreux à affirmer cela, plus nous serons forts”, a-t-elle ajouté.

(Hans-Edzard Busemann; Eric Faye pour le service français)

Liban : la crise des ordures exacerbe l'instabilité politique

Plusieurs milliers de manifestants se sont réunis dimanche 23 août dans la capitale libanaise pour protester contre le gouvernement d'union nationale du Premier ministre libanais Tammam Salam qui a menacé de démissionner.

Crise des ordures, partie immergée de l'iceberg au Liban

Les protestataires, rassemblés près du siège du gouvernement dans le centre de Beyrouth, réclament des mesures pour mettre fin à la crise du ramassage des ordures ménagères. Las, les habitants de la capitale libanaise ont lancé cet été une opération baptisée “You Stink” (“Tu pues”) visant directement le gouvernement et son inaction à mettre un terme à cette situation. Depuis plusieurs semaines, les ordures envahissent les rues. Mais cette “crise des ordures” n'est que la partie visible des dysfonctionnements d'un État à bout de souffle.

Les gens manifestent parce qu'il n'y a plus d'électricité. Il y a un million de problèmes et les ordures ménagères ne sont que la goutte d'eau qui fait déborder le vase”, explique Samer Abdoullah, un manifestant de 39 ans.“Ce que nous voulons est de récupérer nos droits - l'électricité, l'eau et les ordures que nous voulons voir ramassées dans les rues”,  ajoute de son côté Ahmed Koubaissi, un militant d'une vingtaine d'années. Au problème endémique des ordures s'ajoutent les coupures de courant de plus en plus nombreuses.

Dans ce conflit, Le Premier ministre Tammam Salam est placé en première ligne. Il a appelé dimanche au calme et tendu la main aux manifestants, au lendemain d'un rassemblement qui a dégénéré en heurts faisant au moins 16 blessés parmi les manifestants et les forces de sécurité, selon la Croix rouge libanaise.

Je suis disposé à vous écouter et à m'asseoir avec vous”, a lancé le Premier ministre à l'adresse des manifestants lors d'une conférence de presse.

Le Liban, un “dépotoir politique”, selon le Premier ministre

Le chef

(…) Lire la suite sur La Tribune.fr


Liban: la crise des ordures enfle à Beyrouth
Le Liban est une République sans président ni parlement
Le gouvernement libanais prévoit d’embaucher 14 000 fonctionnaires

Manif contre les ordures à Beyrouth: le Premier ministre appelle au calme

Manif contre les ordures à Beyrouth: le Premier ministre appelle au calme

Le Premier ministre libanais a appelé au calme dimanche au lendemain d’une manifestation ayant dégénéré contre la crise des ordures à Beyrouth, en reconnaissant qu’un usage excessif de la force avait été employé contre les protestataires.

Les manifestants sont retournés dimanche dans le centre de Beyrouth pour rejoindre ceux qui y avaient passé la nuit sous les tentes après les violents…

View On WordPress

Manif contre les ordures à Beyrouth: le Premier ministre appelle au calme
Le Premier ministre libanais a appelé au calme dimanche au lendemain d'une manifestation ayant dégénéré contre la crise des ordures à Beyrouth, en reconnaissant qu'un usage excessif de la force avait été employé contre les protestataires.
Les manifestants sont retournés dimanche dans le centre de Beyrouth pour rejoindre ceux qui y avaient passé la nuit sous les tentes après les violents accrochages survenus samedi.
Placé en première ligne de cette crise, le Premier ministre Tammam Salam a déclaré au cours d'une conférence de presse qu'il se tenait “avec le peuple et avec les citoyens”. “Je suis disposé à vous écouter et à m'asseoir avec vous”, a-t-il lancé.
M. Salam s'est dit également disposé à punir ceux qui sont “responsables” d'avoir recouru à la “force excessive contre la société civile et contre le peuple”. “Nous ne pouvons pas laisser passer le évènements d'hier sans punition”.
Samedi soir, des milliers manifestants s'étaient rassemblés à l'appel du mouvement “Vous puez” dans le centre de la capitale, près du parlement, pour protester contre l'incapacité du gouvernement à régler le problème des ordures ménagères qui encombrent les rues depuis plusieurs semaines.
La manifestation a dégénéré quand un groupe de protestataires ont lancé des bouteilles et des projectiles sur les forces de sécurité qui ont fait usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau pour les disperser.
Des manifestants ont posté des vidéos et des photos sur Internet montrant les forces de sécurité tirant en l'air et battant des manifestants.
Des appels à la démission du gouvernement et à des élections parlementaires ont été lancés dimanche par le mouvement “Vous puez”. Il a également appelé à sanctionner les membres des forces de sécurité ayant tiré sur les manifestants et le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk.
M. Salam a reconnu que le problème des ordures était la goutte d'eau qui a fait déborder la colère de l'opinion. “Mais la question est beaucoup plus importante que cette goutte d'eau. C'est la question des ordures politiques dans ce pays”, a-t-il dit.
Il a appelé le Conseil des ministres à se réunir rapidement pour trouver une solution à la crise, dénonçant les divisions politiques paralysant les institutions politiques. Le Liban est ainsi sans président de la République depuis plus d'un an.

Moderniser la politique locale en France, c’est faire quoi ? Aujourd’hui, une des primaires pour désigner des candidats aux législatives d’octobre se déroulera au Québec. Ce choix démocratique parait sain et naturel pour arbitrer une compétition qui, elle aussi, est saine et naturelle. 

Un mécanisme local jamais réalisé en France sur des bases sérieuses durables dans aucune formation politique ! 

Un exemple de plus du décalage qui s’est creusé entre la France et les démocraties modernes. 

Un décalage qui n’est pas voué à s’atténuer puisque le sujet de fond n’est même pas traité entre deux élections

C’est cette incapacité à se renouveler qui ouvre des espaces considérables à l’abstention et à des votes exclusivement protestataires. 

23/08/2015

Nouvelle manifestation à Beyrouth contre le gouvernement

par Laila Bassam et Tom Perry
BEYROUTH (Reuters) - Des violences ont émaillé une nouvelle manifestation réunissant dimanche dans le centre de Beyrouth plusieurs milliers de personnes contre le gouvernement d'union nationale du Premier ministre libanais Tammam Salam qui a menacé de démissionner.
Les protestataires, qui se sont rassemblés près du siège du gouvernement dans le centre de Beyrouth, réclamaient des mesures pour mettre fin à la crise du ramassage des ordures ménagères.
Le cabinet dirigé par Tammam Salam est pris dans des rivalités politiques et communautaires exacerbées par les différentes crises au Proche-Orient et notamment par la guerre civile en Syrie.
Dans une allocution télévisée, le chef du gouvernement a mis en garde ses concitoyens contre le risque d'un effondrement politique, un scénario dont il n'entend pas faire partie, a-t-il dit ajoutant qu'au-delà de la crise des ordures ménagères se posait le problème du “dépotoir politique” que représentait le pays.
Exaspérés par le problème du ramassage des ordures ménagères, les habitants de la capitale libanaise ont lancé une opération baptisée “You Stink” (“Tu Pues”) visant directement le gouvernement.
Les forces de l'ordre ont fait usage de canons à eau et de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants qui ont lancé des bouteilles et des pierres en direction des cordons de police.
Des coups de feu ont été entendus lorsque les forces de sécurité ont tiré en l'air.
“Le peuple veut la chute du régime”, scandaient certains manifestants. L'agence nationale de presse a rapporté que des cocktails Molotov avaient été lancés sur les forces de l'ordre.
“Les gens manifestent parce qu'il n'y a plus d'électricité. Il y a un million de problèmes et les ordures ménagères ne sont que la goutte d'eau qui fait déborder le vase”, a expliqué Samer Abdoullah, un manifestant de 39 ans.

ENTRE L'IRAN ET L'ARABIE SAOUDITE
Des scènes similaires s'étaient produites samedi soir et plusieurs dizaines de blessés sont à déplorer au cours de ces deux journées dont trente membres des forces de sécurité intérieure pour la seule journée de dimanche, selon l'agence nationale de presse, et alors que les troubles se poursuivaient dans la soirée.
“Ce que nous voulons est de récupérer nos droits - l'électricité, l'eau et les ordures que nous voulons voir ramassées dans les rues”, a dit Ahmed Koubaissi, se décrivant comme un militant âgé d'une vingtaine d'années.
Tammam Salam, 70 ans, a souvent exprimé sa frustration face aux moyens limités dont disposait son gouvernement qui réunit les principaux partis libanais, dont le Courant du futur (sunnite) de Saad Hariri, le Hezbollah (chiite) et les formations chrétiennes.
Le gouvernement de Salam s'est constitué avec l'approbation des puissances étrangères, d'une part l'Iran chiite et d'autre part l'Arabie saoudite sunnite qui l'un et l'autre exercent une influence sur les factions rivales.
“Je préviens que nous allons vers l'effondrement si cette affaire continue”, a prévenu le chef du gouvernement. “Honnêtement, je ne ferai pas partie et je ne collaborerai pas à cet effondrement”, a dit Salam. “Que tous les responsables et toutes les fores politiques endossent la responsabilité”, a-t-il ajouté.
Si Salam démissionnait, un gouvernement de transition serait mis en place mais ce départ provoquerait une crise constitutionnelle. Suivant la constitution libanaise, c'est le chef de l'Etat qui désigne le chef du gouvernement.
La présidence est toutefois vacante depuis que le mandat de Michel Souleiman est arrivé à terme il y a plus d'un an. Son remplacement exigerait un accord politique qui ne pourrait être obtenu qu'avec l'approbation de l'Iran et de l'Arabie saoudite.
“La crise des ordures ménagères n'est que la goutte d'eau qui fait déborder le vase mais le problème est bien plus compliqué. Le problème est celui du dépotoir politique de ce pays”, a commenté Salam.
Il a rappelé que le gouvernement fortement endetté pourrait ne plus être en mesure d'acquitter les salaires des fonctionnaires le mois prochain et le Liban pourrait se voir classer dans la catégorie des “Etats défaillants”.
La dette publique atteint 143% du PIB, a précisé une source gouvernementale.


(Tom Perry; Pierre Sérisier pour le service français)

Un projet immobilier dans l'est de Gatineau fait réagir

Les citoyens qui résident sur la rue Notre-Dame, près de la Baie McLaurin, sont furieux parce que la Ville a autorisé un développement sur des terres protégées.

Le projet Devcore aussi connu sous le nom de projet de la Baie continue de faire réagir. Samedi après-midi, les citoyens du quartier font part de leurs interrogations au conseiller municipal Jean Lessard.

Les résidents, dont Josiane Hardy, dénoncent le fait que la ville de Gatineau ait laissé exploiter la seule parcelle de milieu humide que Canard Illimitée ne possédait par un promoteur immobilier.

« Même si le zonage était déjà résidentiel, ça reste une corde sensible pour les citoyens », poursuit-elle.

Selon les protestataires, les 100 acres détruits auraient dû être consacrés zone écologique protégée.

Par ailleurs, ils croient que cette zone aurait dû être aménagée en sentiers et en zone de villégiature.

« Pourquoi cet endroit-là? Pourquoi cet espace vert précisément? », dénonce un citoyen de la rue Notre-Dame.

De son côté, Jean Lessard peine à trouver les réponses aux citoyens.

« Quand on défait, surtout qu'on veut être une ville plus verte que verte pis qu'on défait des boisés là, est-ce qu'on n'aurait pas pu protéger cette section ici, se questionne le conseiller. C'est cette question que les citoyens posent et je n'ai pas la réponse à pourquoi ça n'a pas été protégé. »

Le conseil municipal a accordé au promoteur Devcor un plan d'implantation et d'intégration architecturale pour son projet de développement visant l'ouverture d'une nouvelle rue dans un boisé de protection et d'intégration.

En matière de protection de l'environnement, le promoteur doit délimiter le périmètre de déboisement avant la mise en chantier de manière à limiter le déboisement au strict nécessaire, en plus de mettre en place les mesures appropriées pendant toute la durée des travaux de construction pour assurer la protection des arbres se trouvant à la limite des terrains à développer.

De plus, Devcor doit reboiser et offrir des terrains en compensation à la Ville, selon les zones spécifiées.

D'après les informations de Marie-Ève Tremblay

Régionales : EELV ne sait à quelle gauche s’allier

Si la base des militants d’Europe Ecologie–Les Verts voit d’un mauvais œil une alliance avec les socialistes — elle l’a montré en sifflant Marisol Touraine jeudi 20 août lors de la première de leurs Journées d’été 2015 —, certains cadres envisageraient bien une alliance avec le PS. Au lieu de cela, dans au moins quatre régions sur treize, EELV part en campagne avec tout ou partie du Front de gauche.

« Ras-le-bol », s’insurge Jean-Vincent Placé. Le sénateur s’inquiète d’alliances avec la formation de gauche radicale en Nord–Pas-de-Calais–Picardie et en PACA, deux régions que pourrait ravir le Front national. Avec le député EELV Denis Baupin, il regrette que les alliances se fassent « avec la gauche protestataire » plutôt qu’« avec la gauche réformiste ». Aussi, a-t-il prévenu, si les militants devaient voter pour cette alliance nordiste le 12 septembre, lui, sénateur écologiste, en tirerait « toutes les conséquences ».

La règle : autonomie sauf en cas de FN fort

La députée Barbara Pompili et son collègue coprésident du groupe EELV à l’Assemblée, François de Rugy, ont rappelé le choix de l’autonomie du parti écologiste au premier tour, avec une particularité « dans les régions où la probabilité que le FN emporte le scrutin est forte ». Là,une discussion doit s’engager avec toute la gauche.

Les trois poids lourds du parti déplorent la « fièvre estivale » qui s’est emparée d’EELV, alors que les militants doivent valider ces alliances dans au moins quatre régions : Auvergne–Rhône-Alpes, Nord–Pas-de-Calais–Picardie, Languedoc-Roussillon–Midi-Pyrénées et Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Des écologistes « sectaires »

Un vote qui devra tenir compte des propos indignés de Jean-Luc Melenchon dans le quotidien Sud Ouest. « Les Verts ont choisi de faire des listes autonomes, mais dans six régions sur treize, ils s’unissent à nous. (…) Ils disent une chose et en font une autre », dénigre l’ancien candidat à la présidentielle, appelant ses troupes à « n’être dans aucune liste plutôt que de (…) Lire la suite sur lemonde.fr

La justice suspend le projet du maire FN de Mantes d’installer la police à la place d’une mosquée
Inscrivez-vous aux newsletters du Monde.fr

Liban: heurts entre manifestants et policiers, au moins 16 blessés
De violents accrochages ont opposé samedi à Beyrouth des policiers à des manifestants qui exigeaient une solution à la crise des ordures dans le pays, faisant au moins 16 blessés, selon la Croix rouge libanaise.
Des milliers de manifestants s'étaient rassemblés dans l'après-midi dans le centre de la capitale libanaise pour protester contre l'incapacité du gouvernement à régler le problème des ordures ménagères qui encombrent les rues depuis plusieurs semaines.
Organisé par le mouvement “Vous puez”, les manifestants se sont réunis place Riad al-Solh, près du Parlement, en lançant des slogans hostiles aux autorités accusées notamment de corruption.
La manifestation a dégénéré quand un groupe de protestataires ont lancé des bouteilles et des projectiles sur les forces de sécurité qui avaient installé des barrières métalliques et des barbelés pour empêcher les manifestants de s?approcher du Parlement, a constaté un photographe de l'AFP.
Des manifestants ont alors essayé de retirer les barricades mais la police a fait usage de grenades lacrymogènes et de canons à eau pour les disperser. Les policiers ont aussi frappé des manifestants et des tirs ont ensuite été entendus.
“Il y a 16 blessés dans les rangs des manifestants et des forces de sécurité”, qui ont été transférés dans les hôpitaux, a affirmé à l'AFP, sous couvert de l'anonymat, un responsable de la Croix Rouge libanaise, sans être en mesure de préciser le type de blessure.
Dans un communiqué, les Forces de sécurité intérieure (police) ont fait état de 35 blessés dans leurs rangs sans préciser la gravité des blessures. Elles ont également affirmé qu'il y avait eu des “blessés parmi les manifestants”.
Dans la soirée, le ministre de l?Intérieur Nouhad Machnouk, qui se trouve hors du pays, a demandé aux forces de police de cesser immédiatement les tirs et annoncé à la télévision que ceux qui avaient tiré sur les manifestants seraient poursuivis.
Les accrochages ont cessé en fin de soirée mais quelques centaines de manifestants sont restés sur la Place des Martyrs, dans le centre-ville, l'un des organisateurs affirmant qu'ils ne la quitteraient pas avant la libération de cinq manifestants arrêtés selon lui par les forces de l'ordre.
Les Forces de sécurité intérieure ont indiqué plus tard que tous ceux qui avaient été arrêtés pendant la manifestation avaient été relâchés, à la demande du ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk. Le nombre de personnes détenues n'a pas été précisé.
La campagne “Vous puez” a déjà organisé plusieurs manifestations ces dernières semaines pour trouver une solution globale au problème de la collecte des ordures.
La crise a éclaté à la mi-juillet avec la fermeture par des riverains en colère de la décharge de Naameh, située à l'extérieur de Beyrouth.
Même si la collecte des déchets a repris après plusieurs jours, avec le manque de décharges, les déchets ont été jetés dans des espaces vides ici et là.
La décharge de Naameh a été ouverte en 1997. Conçue pour recevoir les détritus de la capitale et de la dense population des montagnes pendant quelques années seulement, en attendant qu'une solution globale soit trouvée, elle est toujours en activité 18 ans plus tard.
Le Parlement, divisé et paralysé, n'ayant jamais réussi à voter de loi adéquate, la vallée de Naameh qui devait accueillir deux millions de tonnes de détritus en a finalement reçu 15.
Des protestataires ont été matés à Saint Louis

SAINT-LOUIS - Le chef de la police de Saint Louis, Sam Dotson, a indiqué que plusieurs personnes ont été arrêtées et que ses agents ont dû avoir recours à du gaz lacrymogène pour mettre fin à des troubles publics.

Des protestataires s'insurgeaient car un individu armé d'à peine 18 ans avait été abattu par les forces de l'ordre.

M. Dotson a affirmé, durant une conférence de presse tenue tard mercredi soir, que non seulement les manifestants bloquaient une rue mais qu'ils avaient tiré des bouteilles et des briques en direction de ses hommes.

Il a ajouté qu'une voiture avait été la proie des flammes et que les policiers avaient reçu des plaintes relatives à des cambriolages dans le secteur où il y avait du grabuge.

Sam Dotson a précisé que neuf personnes avaient été arrêtées dans la foulée de la mort du jeune homme.

Il avait souligné auparavant que ce dernier avait été tué après avoir brandi une arme de poing en direction de policiers.