plante grimpante

french garden vocabulary 🌻🌷

🌿 Types of gardens

  • le jardin garden
  • le patio patio garden
  • le jardin sur le toit roof garden
  • la rocaille rock garden
  • le jardin floral a flower garden
  • le jardin d'agrément an ornamental garden
  • le jardin botanique a botanical garden
  • le jardin de fruit a fruit garden
  • un verger - orchard
  • le jardin potager a vegetable garden
  • le jardin paysan cottage garden
  • le jardin d’eau water garden

🍁 Some garden objects

  • un etang à poissons fish pond
  • le parterre flowerbed
  • le pavé paving
  • l’allée path
  • la pelouse lawn
  • la haie hedge
  • le potager vegetable garden
  • la serre greenhouse
  • le tas de compost compost heap
  • la fontaine fountain
  • le sol soil
  • la terre topsoil
  • le sable sand
  • la chaux chalk
  • l’argile clay
  • les outils de jardin garden tools
  • le balai à gazon lawn rake
  • la bêche spade
  • la fourche fork
  • le râteau rake
  • la tondeuse lawnmower
  • la brouette wheelbarrow
  • le terreau compost
  • le gravier gravel
  • les gants de jardinage gardening gloves
  • le pot à fleurs flower pot
  • l’arrosage watering
  • l’arrosoir watering can
  • le tuyau d’arrosage hose
  • la pelouse lawn

💐 Verbs

  • tondre to mow (the lawn)
  • ratisser to rake
  • tailler to trim
  • semer to sow
  • bêcher to trim
  • arroser to water
  • désherber to weed
  • pailler to mulch
  • cultiver to cultivate
  • récolter to harvest
  • cueillir to pick

🌱 Types of plants

  • les plantes à fleurs flowering plants
  • les plantes plants
  • les mauvaises herbes weeds
  • le bambou bamboo
  • la fougère fern
  • l’herbe herb
  • l’arbre tree
  • la plante aquatique water plant
  • le palmier palm
  • à feuilles persistantes evergreen
  • à feuilles caduques deciduous
  • la plante grasse succulent
  • le cactus cactus
  • la plante en pot potted plant
  • la plante d’ombre shade plant
  • la plante grimpante climber
  • l’herbe grass
  • la plante rampante creeper
  • l’arbuste à fleurs flowering shrub
  • les graines seeds
  • saplings les jeunes plants d'arbres
  • plant cuttings - les boutures de plantes

🌹 Types of flowers

  • rose la rose
  • marigold le souci
  • tulip la tulipe
  • crocus le crocus
  • lily le lys
  • iris l'iris
  • sweet pea le pois de senteur
  • geranium le géranium
  • gladiolus le glaïeul
  • chrysanthemum le chrysanthème
  • sunflower le tournesol
  • zinnia le zinnia
  • aster l'aster
  • dahlia le dahlia
  • daisy la pâquerette
  • carnation l'oeillet
  • primrose le primevère
  • peony la pivoine
  • bluebell la campanule
  • begonia le bégonia
  • daffodil la jonquille
  • jasmine le jasmin
  • lavender la lavande
  • azalea l'azalée
  • orchid l'orchidée
  • water lily le nénuphar

🌲 Types of trees

  • orange tree l'oranger
  • lemon tree le citronnier
  • plum tree le prunier
  • pear tree le poirier
  • olive tree l'olivier
  • cherry tree le cerisier
  • apple tree le pommier
  • apricot tree l'abricotier
  • fig tree le figuier
Nous apprenons des alphabets et nous ne savons pas lire les arbres. Les chênes sont des romans, les pins des grammaires, les vignes sont des psaumes, les plantes grimpantes des proverbes, les sapins sont des plaidoiries, les cyprès des accusations, le romarin est une chanson, le laurier une prophétie.
— 

Trois chevaux. Erri De Luca

Les nuits sans sommeil - chanson bien connue des noctambules aux yeux clos.

« 31 - L.I.

L’horloge qui se trouve là-bas, au fond de la maison déserte – car tout le monde dort -, laisse tomber lentement cette quadruple note claire qui sonne quatre heures lorsqu’il fait nuit. Je n’ai pas encore dormi et n’espère plus le faire. Sans que rien retienne mon attention, m’empêchant ainsi de dormir, ou gêne mon corps, m’enlevant ainsi le repos, je gis dans l’ombre, rendue plus solitaire encore par la vague clarté lunaire des réverbères dans la rue ; je fis le silence engourdi de mon corps devenu étranger. Je n’arrive plus à penser, tellement j’ai sommeil ; et je n’arrive plus à sentir, tant le sommeil me fuit.
Tout autour de moi, est l’univers nu, abstrait, fait de négations nocturnes. Je me divise en fatigué et en anxieux, et je parviens à toucher, grâce à la sensation de mon corps, une connaissance métaphysique du mystère des choses. Parfois mon esprit s’amollit, alors des détails informes de ma vie quotidienne affleurent à la surface de ma conscience, et me voilà remplissant des colonnes de chiffres, à fleur d’eau de l’impossibilité de dormir. Ou bien je m’éveille de ce demi-sommeil où je stagnais, et de vagues images, dans mon esprit vide, font défiler sans bruit leurs spectacles aux teintes involontaires et poétiques. Mes yeux ne sont pas complètement fermés. Ma vision indistincte est ourlée d’une lueur qui me vient de loin ; c’est celle des réverbères allumés tout en bas, aux confins déserts de la rue.
Cesser, dormir, remplacer cette conscience intercalaire par des choses meilleures, mélancoliques, chuchotées en secret à un être qui ne me connaîtrait pas !… Cesser, couler agile et fluide, flux et reflux d’une vaste longue mer, le long des côtes visibles dans la nuit où réellement l’on dormirait ! Cesser, exister incognito et extérieur, être le mouvement des branches dans une allée écartée, la chute menue des feuilles, plus devinées que perçue, haute mer de lointains et fins jets d’eau, et tout l’indéfini des parcs dans la nuit, perdus dans des entrelacs sans fin, labyrinthes naturels des ténèbres !… En finir, cesser d’être enfin, mais avec une survivance métaphorique, être la page d’un livre, une mèche de cheveux au vent, l’oscillation d’une plante grimpante dans l’encadrement de la fenêtre entrouverte, les pas sans importance sur le fin gravier du chemin, la dernière fumée qui monte du village endormi, le fouet du charretier oublié au bord d’un sentier matinal … L’absurdité, la confusion, la disparition même – n’importe quoi, sauf la vie…
Et je dors à ma façon, sans sommeil ni répit, cette vie végétative des suppositions, tandis que sous mes paupières sans repos, flotte, comme l’écume paisible d’une mer souillée, un reflet lointain, venu de la rue, de réverbères silencieux.

Dormir et dédormir.
De l’autre côté de moi, bien loin derrière l’endroit où je gis, le silence de la demeure touche à l’infini. J’écoute la chute du temps, goutte à goutte, et aucune des gouttes qui tombent n’est entendue dans sa chute. Je sens mon cœur physique oppressé physiquement par le souvenir, réduit à rien, de tout ce qui a été ou de ce que j’ai été. Je sens ma tête matériellement posée sur l’oreiller, qu’elle creuse d’un petit vallon. La peau de la taie d’oreiller établit avec ma peau le contact d’un corps dans la pénombre. Mon oreille même, sur laquelle je repose, se grave mathématiquement contre mon cerveau. Mes paupières battent de fatigue, et mes cils produisent un son d’une faiblesse extrême, inaudible, sur la blancheur insensible de l’oreiller relevé. Je respire, tout en soupirant, et ma respiration est quelque chose qui se produit - elle n’est pas moi-même. Je souffre sans penser ni sentir. L’horloge de la maison, endroit fixe au cœur de l’infini, sonne la demie, sèche et nulle. Tout est si vaste, tout est si profond, tout est si noir et si froid !
Je passe le cours des temps, je passe des silences, des mondes sans formes passent auprès de moi.
Soudain, tel un enfant du Mystère, un coq se met à chanter, ignorant la nuit. Je peux enfin dormir, car c’est le matin au fond de moi. Et je sens ma bouche sourire, déplaçant doucement les plis légers de la taie qui encadre mon visage. Je peux m’abandonner à la vie, je peux dormir, je peux m’ignorer… Et à travers le sommeil tout neuf qui m’obscurcit, ou bien je me souviens du coq qui vient de chanter ou bien c’est lui qui, réellement, chante pour la seconde fois

In : Fernando Pessoa, Le livre de l’intranquillité, chez Christian Bourgois, traduit du portugais par François Laye, p. 64-65.