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Paul Magnette, Heil en onheil van het nationalistsche gedachtegoed

L’essai de Paul Magnette, Heil en onheil van het nationalistsche gedachtegoed, est désormais disponible en néerlandais. Téléchargez-le dès à présent en version numérique sur Amazon (Kindle Store).

Het essai van Paul Magnette, Heil en onheil van het nationalistsche gedachtegoed, is thans beschikbaar in het Nerderland. Vanaf heden kunt u het boek downloaden in numerieke versie op Amazon (Kindle Store).

La version française de cet ouvrage est aussi disponible sur Kindle.

Magnette et De Wever passent du coq au lion

Aujourd'hui avait lieu l'un des débats les plus attendus sur la scène politique belge. Ce débat opposait les présidents des deux partis les plus importants du royaume : Paul Magnette (PS), le moulin à paroles pas dégueulasse et Bart De Wever (N-VA), l'homme qui se déguise en panda.

Ce débat, “arbitré” par Stef Wauters et Laurent Haulotte, a très vite tourné au combat de coqs… excusez-moi pour le jeu de mots involontaire.

Je ne rentrerai pas dans les détails de ce qui s'est dit ou non durant ce concours de qui-a-le-plus-gros-zizi, je mettrai simplement en évidence quelques faits selon moi plus sympas.

- Paul Magnette, il est beau. Mais p*****, qu'est-ce qu'il cause ! Ceci dit, il peut me raconter tout ce qu'il veut, quand il veut, où il veut. 

- Bart De Wever, moins. 

- Paul Magnette, comme tout président de parti qui se respecte, il parle de son programme. Il faut tout de même pas oublier qu'ils sont en campagne, ces gens-là. Mais il élude surtout beaucoup de questions.

- Bart De Wever, à l'instar de son ennemi juré, n'a pas franchement donné de réponses convaincantes aux diverses questions de l'audience. (Par exemple, il n'a pas répondu à Laurent Haulotte lorsqu'il lui a demandé si le fait de se déguiser en panda donnait une image absurde de la Belgique. Je dis ça, je dis rien.).

- Paul Magnette, il aime la Belgique. Il a d'ailleurs tenu des propos patriotes qui m'ont fait me lever de mon divan en hurlant “Ma-gnette Président, Ma-gnette Président, Ma-gnette Président !”, le tout la main sur le coeur. Malheureux que je ne vote pas rouge.

- Bart De Wever, il a fait comprendre qu'il voulait que la Belgique reste unie, mais de manière séparée. Donc, il veut promouvoir les Diables Rouges, tout en créant une équipe nationale flamande. Il veut laisser les pandas à Pairi Daiza, tout en les ramenant à Anvers. 

- Paul Magnette, il avait l'air sympa, même s'il discutait de problèmes sérieux en fronçant les sourcils et en agitant son index.

- Bart De Wever, on avait l'impression qu'on venait de lui rappeler que ses pandas avaient atterri chez les Wallons.

- Paul Magnette, il a attaqué la vision séparatiste de la N-VA et de son président. Puis, l'austérité des mesures proposées par le parti nationaliste flamand. Ensuite, la pseudo politique socio-économique cachant en réalité une politique séparatiste. Et finalement, le fait que le visage de De Wever est resté froid et fermé durant tout le débat.

- Bart De Wever, il a attaqué la Wallonie. Puis, les Wallons. Ensuite, le PS. Et re-les Wallons.

- Paul Magnette, il montre son mécontentement en mettant l'accent sur le fait que De Wever n'aime pas la Wallonie. 

- Bart De Wever, il montre son mécontentement en disant (en français) : “Mais enfin”, “Allez” et “Ça va”. 

Bref, pas grand’ chose à retenir du fond. La forme était tout de même divertissante. Les petites piques et autres blagounettes étaient très sympathiques. Blagounettes auxquelles le public était très réactif : les bonnes vannes étaient suivies par de chaleureux applaudissements, les coups bas étaient accueillis par des “bouuuuuaaheu” ou des “ouuuuuuuu”. Un vrai match de catch, comme on les aime.

Retenons aussi que le débat s'est déroulé dans les langues maternelles des deux adversaires. RTL-TVI a donc sous-titré les parties en néerlandais “pour le confort du téléspectateur”, ce que je trouve extraordinaire. Et si on fait abstraction des innombrables fautes d'orthographe et des passages non traduits, c'était assez confortable. 

Ah, sinon, les intervenants qui ont posé les questions attendent toujours leur(s) réponse(s). Juste au cas où.

Pour l'anecdote, Stef Wauters a rappelé à Bart De Wever qu'il n'était pas encore le Roi de Flandre. Ce à quoi Bart a répondu qu'il valait mieux avoir un empire, surenchérissant en lançant que Stef n'était pas Empereur des Flandres. Ce-dernier lui ayant répondu d'un joli : “U ook niet”. Et paf. 

Ah, j'avais oublié…

On se fout de notre gueule. Mais c'est réciproque.