paroy

Embrasse-moi avec tes lèvres gercées. Laisse-moi te clouer contre le mur dans une allée sale, sur les rebords de fenêtre des boulangeries. Je m'en fous. Envoie-moi des sextos gênants en public, alors que mon portable est dans la main de quelqu'un d'autre. Envoie-moi des photos de toi nue, te mordant la lèvre du bas. Laisse-moi mordre ton cou et laisser des suçons qui restent violets encore une semaine après. Nourris le silence avec des orgasmes, j'ai faim comme un ogre. Laisse-moi toucher les parois de tes cavernes sacrées. Quelque chose en moi attend une éclipse. Une obscurité qui se coince entre les poumons, qui m'empêche de voir qui je suis au fond. Je veux enfoncer profondément mes dents dans chacune de mes coutures et arracher le tout avant de délivrer ce que je contiens dans la prison de mes tendons. Alors guide-moi en toi. Frotte ma lampe assez fort pour que le matin ne nous éblouisse pas. Je m'en fous. Peut importe si ta langue est une lame et que je suis du coton. Je m'en fous. Touche la douceur du néant à gauche de mon corps. Je te jure qu'il n'y a rien ici.

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PORNOPOLIS est un manifeste pour une métropole érotique.

Ce Projet de Fin d’Études s’inscrit dans la continuité du travail de Mémoire effectué en amont et traitant des apports du magazine Playboy en termes d’architecture et de design sexuel et genré dans les années 1950 à 1970 aux États-Unis. 

En abordant les thèmes de la sur médiatisation des images sexuelles dans nos médias contemporains ainsi que de l’omniprésence des prothèses numériques dans notre intimité, le projet propose une certaine quantité d’utopies sexuelles, des pornotopies, dans des espaces cachés de l’architecture publique chinoise. En tant que métropole mondiale, Shanghai est un terrain de jeu idéal pour une telle expérimentation sociale et spatiale profitant d’une quantité impressionnante d’influences diverses, du capitalisme effréné occidental au rapport introverti et caché dans l’intimité chinoise. Le centre commercial Bailian New Era situé dans le district de Wujiaochang a été choisi comme principal laboratoire d’expérimentation de ces théories en raison de son importante double peau existante. Invisible de la rue tout comme de l’intérieur du mall et abritant quelques programmes résiduels, elle est au centre d’un puissant imaginaire lié à l’invisible, au caché, à l’interdit. Cette double peau et l’imaginaire qui lui est associée sont utilisés pour y développer une série de pornotopies touchant une mutlitude d’aspects du sexe et du plaisir humain de manière plus générale : sex shop, strip club, spa et bains, restaurant gastronomique, cabaret burlesque, peep shows, clubs gay et LGBT, club échangiste, boutique de lingerie fine, librairie et cinéma érotique… 

En accord avec la culture chinoise, PORNOPOLIS suggère plus qu’il ne montre, dévoile, effeuille un équipement banal du consumérisme de masse. Seuls les initiés sont avertis des profondeurs schizophréniques et sulfureuses de la double peau dans laquelle ils sont happés par des procédés de miroirs coulissants, de parois molles et organiques, de fausses portes, de cabines à double fond, de rideaux, de murs labyrinthiques…
Ce dispositif pornotopique s’enroule autour du volume parallélépipédique du mall en un labyrinthe géant. Au-delà de son aspect provocateur et décadent, PORNOPOLIS s’applique à aborder des thématiques et des champs de l’architecture peu théorisés, à vocation philosophique et sociologique.

Alors pourquoi mettre en relation sexe, genres, urbanisme et architecture ?
Cette question n’est pourtant pas le propre de nos sociétés contemporaines puisqu’elle a déjà été abordée notamment dans Le Pornographe ou La Prostitution réformée (1769) de Restif de La Bretonne, dans lequel il imaginait réformer la prostitution à Paris en créant des maisons closes autogérées en dehors des enceintes de la ville afin de protéger la population de la propagation de la syphilis. La place de l’érotisme en métropole est une vraie question lorsque l’on observe aujourd’hui un renvoi des pratiques du sexe en dehors de ses murs ou dans les quartiers les plus marginalisés en raison de l’embourgeoisement des centres-ville, alors même que les panneaux publicitaires affichent des images au contenu explicitement sexuel. Comment, dans ce contexte, explorer la piste d’un érotisme urbain qui tendrait à rendre la ville moins hypocrite dans son rapport au corps et au genre ? A ce sujet, on constate une forme évidente de domination masculine sur la rue - liée aux modèles patriarcaux des sociétés occidentales hérités des années 1950 (date qui correspond entre autres à l’essor du modèle capitaliste au niveau mondial) -, qui fait ainsi de l’espace urbain un domaine genré et source de conflits liés aux pulsions.


PORNOPOLIS tend à réconcilier villes et sexualités en proposant des pornotopies libidinales génératrices de plaisir urbain. Il ne s’agit toutefois pas d’un projet de solutions mais bien d’interrogations ouvertes, dont les principales pourraient être « Que faire du sexe en ville ? » et « Est-il juste d’en architecturer les plaisirs ? ».


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PORNOPOLIS is a manifesto aiming to bring an erotic dimension to our cities and our connection with them.

Its  main purpose is to urbanize the industry - and in a larger scale, the practice - of sex in order to decomplex hidden spaces in chinese architecture and turn them into an alternative and erotic metropolis. This Graduation Master Project is closely linked to my Graduation Master Thesis done earlier on my last year in architecture school. This thesis deals with the contributions of the Playboy magazine in terms of sexual and gendered design and architecture during the 50’s and the 70’s in the USA. By treating themes like media coverage on sexual imagery in our contemporary media and the ubiquity of digital prosthesis in our intimacy, this project presents several sexual utopias (pornotopias) taking place in hidden spaces of chinese architecture.


Shanghai is an ideal playground for this urban and social experimentation as it is one of the biggest metropolis in the world undergoing several influences, from occidental capitalist standards to traditional uses in their intimacy. The Bailian New Era mall in Wujiaochang district has been especially chosen as the principal laboratory of an alternative and erotic Shanghai due to its hidden second skin. Invisible from the street as well as from the inside of the mall, we develop several types of pornotopias touching every aspect of sex, from soft to hard : sex shops, spas and saunas, a love hotel, a burlesque cabaret, gay and LGBT night clubs, swingers clubs, a gastronomic restaurant, an erotic library, a brothel… According to chinese culture, PORNOPOLIS suggests more than it shows and only insiders are advised of the schizophrenic depths of the mall. Entering the pornotopic spaces through different processes (moving mirrors, soft and organic walls, rabbit holes leading to wonderland…), pornotopias’ architecture is thought as a giant maze twisted around the principal parallelepipedic volume of Wujiaochang’s Bailian New Era.

The imaginary of this invisible second skin and all the fantasies related to that particular space are used to question our relation to sex in an urban context. Which place are we giving to sex related activities in our cities when we today assist at the criminalization of the prostitution or the removal of places dedicated to sex (sex shops, brothels…) from our city centers to the suburbs, far from our eyes ?
Beyond its provocative an decadent aspect, PORNOPOLIS deals with contemporary thematics within the fields of architecture, philosophy and sociology which are generally less theorized.
So why relating sex, genders, urbanism and architecture ?
This question is not only related to our contemporary societies but has, on the contrary, been already theorized. The place that eroticism takes in our metropolises is a real question when sex shops and sex workers are removed from the gentrified city centers whereas ads with sexual content are spreading in the streets.
In this context, how can we explore the possibility of an erotic urbanism which will transform our cities to less hypocrite organisms when it comes to body and gender ?

PORNOPOLIS is not a project for solutions. It is on the contrary a project of questions, which could be « What to do with urban sex ? » and « Is it relevant to architect pleasure ? »


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Clémentine Dufaut

Projet de Fin d’Etudes_septembre 2016_domaine Architecture, Ville & Territoire_directrice d’études : Anne Jaureguiberry_Ecole Nationale Supérieure d’Architecture de Strasbourg

Cellules du système immunologique : cellules qui combattent les maladies dans le corps ou pathogènes.

  • n°1 : Phagocyte en phase d’endocytose du pathogène. La cellule peut capter les virus ou les bactéries, les enveloppe avec deux bras - les pseudopodes - pour l’inclure en son sein : c’est l’endocytose. L’intrus est ensuite digéré par les sucs contenus dans des petites vésicules.
  • n°3 : Lymphocytes T cytotoxiques. Ils sont spécifiques, c’est à dire que chaque type de lymphocyte ne peut tuer qu’un type de pathogène. Les cytotoxiques éliminent les cellules infectées qui circulent dans le sang en les faisant exploser de l’intérieur avec des enzymes : c’est la cytolyse.
  • n°5 : Rien à voir avec l’immunologie, les hématies ou globules rouges circulent dans le sang et transportent l’oxygène nécessaire au fonctionnement des organes.
  • n°7 : Monocytes : voyagent dans le sang. Si le corps détecte une infection, les monocytes sortent des vaisseaux et se transforment en macrophages, des cellules capables de phagocyter les agents infectieux (voir n°1).
  • n°9 : Granulocytes : cellules capables de phagocytose aussi. Contient des granules digestives. A la particularité d’avoir un noyau en plusieurs lobes, donc aussi appelé polynucléaire - à tort.
  • n°11 : Lymphocyte B. Cellule spécifique qui peut se transformer si besoin en “usine” à anticorps.

Mitose : processus de duplication de la cellule en conservant le patrimoine génétique intacte de la cellule mère.

  • n°2 : cellule normale, avec membrane, noyau et cytoplasme. La base!
  • n°6 : Interphase. Phase ou la cellule grossie avant de se séparer en deux, et ses chromosomes se multiplient par deux.
  • n°4 : Prophase. Les parois du noyau éclate, et les chromosomes deviennent visibles au microscope.
  • n°10 : Métaphase : Les chromosomes se placent en centre de la cellule.
  • n°8 : Anaphase : Ils migrent ensuite aux pôles de la cellule de façon symétrique : on retrouve les mêmes chromosomes de part et d’autres de la cellule.
  • n°12 : Télophase : La cellule se sépare en deux et l’enveloppe du noyau se reforme sur les deux ensembles de chromosomes pour avoir deux cellules identiques.

J’adooore la biologie!

Sensation

Ça prend naissance dans mes entrailles, ça me les tord, ça me les broie, puis ça remonte lentement dans tous les tissus, toutes les parcelles de mon corps. Je le sens monter. Ça s'insinue dans mon sang, dans mes organes, dans mes os, dans ma peau, dans mon cœur, dans mon âme. Ça fait son chemin mais ça ne ronge rien, non, c'est différent, ça parcourt juste. J'ai l'impression que ça se sert de mes fluides pour tout faire remonter. Et ça marche, ça court maintenant à toute vitesse dans mon corps, ça longe mon œsophage, toujours aussi vite mais silencieusement, puis ça atteint ma gorge. Mais ça se heurte à une paroi invisible, une paroi trop solide, absolument rigide, et c'est à cause de ce mur de tous mes maux que le son est incapable de franchir mes lèvres.
J'aimerais hurler de peur mais je ne peux pas. Je crie dans le silence de l'air, et je me tais face à l'incroyable bruit de mes pensées.
C'est le silence bruyant.
J'ai peur, je fuis mes propres mots, je m'empêche de me blesser.
Cette sensation ne fait pas souffrir en elle même, mais elle est tellement puissante, tellement présente que je lui crée le pouvoir de me faire mal. C'est douloureux. Ça me coupe le souffle, me fait une pointe au cœur agréablement torturante, il s'emballe, je sens plein d'insectes grouiller dans mon ventre, je me sens là et pas là. Mon âme danse.
Peut être que c'est de la bonne douleur.
Je crois qu'on appelle ça amour.

Protéine G et choléra

Les parois de l'intestin sont capables de résorber une grande partie des liquides que nous ingérons ce qui permet de nous hydrater. Ce mécanisme est régulé au niveau moléculaire par une voie de communication cellulaire faisant intervenir un récepteur couplé à une protéine G (RCPG). En temps normal, un ligand s'y fixe, ce qui via la séquence DRY fait partir le GDP d'une protéine G-i permettant l'arrivée d'un GTP et donc active la protéine G. La sous-unité α-s activée se détache des sous-unités β et γ et va stimuler l'adénylate cyclase, une enzyme qui convertit l'adénosine-tri-phosphate (ATP) en adénosine monophosphate cyclique (AMPc). Ceci aboutit donc à une augmentation de la concentration cytoplasmique d'AMPc, hors ce dernier inhibe l'absorption des fluides intestinaux ce qui évite d'avoir des fèces trop compactes.

Pour conserver une spécificité temporelle du signal et ne pas bloquer la transduction, il faut ensuite inactiver la protéine G. Cela peut passer par plusieurs acteurs, ici on a par exemple le regulator of the G-protein signal (RGS) qui va activer l'activité GTPasique intrinsèque de la sous-unité α, et cette dernière va donc hydrolyser elle même son GTP en GDP+Pi. Le GDP reste sur la sous-unité α, qui est alors inactive et se re-assemble avec les sous-unités β et γ. On retourne donc au début de la boucle avec une protéine G trimérique et inactive.

La toxine cholérique (TxC) qu'on retrouve dans le choléra inhibe l'activité GTPasique intrinsèque de la sous-unité α : le RGS n'a donc aucun effet et la protéine G reste longtemps activée. On a donc une stimulation massive d'adénylate cyclase, donc une accumulation d'AMPc. Les liquides ne sont plus absorber dans l'intestin ce qui cause une déshydratation, et ils sont éliminés dans les fèces ce qui cause d'importantes diarrhées.

Désolé pour la mauvaise qualité de l'image, j'ai eu des problèmes avec mon logiciel et je ne l'ai remarqué qu'à posteriori. Ces schémas ont été faits pour mes ED du Tutorat à partir des cours que j'ai retranscrit quand j'étais en première année de médecine. Ma seule source est le professeur de l'époque, et je peux avoir mal compris certaines choses, faire des approximations fausses, etc même si je fais de mon mieux. Croiser les sources permet d'avoir des informations plus fiables. N'hésitez pas à commenter pour discuter des sujets abordés ! Schémas et explications faits entre 2015 et 2016.

Je ne sais pas trop comment débuter cette lettre pour le moins délicate. Salut ?  Trop banal. Je t'aime ?  Trop direct.

Je ne vais pas y aller par quatre chemins, après tout à quoi bon ? Tu me chamboules. Tu me chamboules vraiment. Ton sourire hante mes nuits, enfin surtout mes jours à vrai dire. Je ne saurais dire pourquoi tu m'as percutée de la sorte, ce jour-là. Il faut dire que j'ai plongé dans l'océan de tes yeux, et que je continue de m'y noyer depuis des mois déjà. Avant toi j'ai déjà aimé mais c'était différent, moins intense, moins périlleux, moins immense, moins somptueux. Tu sais, c'est peut-être cliché de dire ça mais t'es le seul avec qui j'ai envie d'être moi, la Laura heureuse. Les autres sont fantômes, les autres sont néant. Lorsque tu apparais devant mes yeux, le reste du monde s'arrête de tourner, le temps suspend son vol et mon cœur fond d'allégresse. 

Mes amours passés ne comptent plus ( si on néglige leurs quelques apparitions dans mes songes ), t'as tout effacé. Je ne peux supprimer de ma mémoire tous nos regards, ils sont ancrés sur les parois de mon crâne. Tes yeux posés sur moi sont cette chaleur qui fait du bien alors qu'elle consume. Ton sourire est devenu ma bouée de sauvetage, et pourtant, tu es bien placé pour le savoir, je sais nager.

C'est tellement désordonné ce que je t'écris là, mais c'est de ta faute à toi : tu mets mes pensées sens-dessus-dessous en quelques mots.

Tu sais, je m'en fiche de compter pour les autres, tant que j'ai une place dans ton cœur.

Alors peut-être que ma déclaration est surprenante, voire déroutante mais je ne peux plus taire cet amour qui grandit en mon être. Je te le donne, je t'en conjure, prends-en soin, trop souvent il a été piétiné. Je te donne tout, et s'il me faut t'attendre, je t'attendrai. Je serai là, sur le bord de la route, à regarder passer les hommes sans en aimer un seul, puisque mon âme toute entière te réclame. Je t'attendrai l'éternité toute entière, et même deux éternités s'il me faut ça pour pouvoir t'enlacer tendrement.

Amoureusement, une Laura en attente d'un miracle de ta part.

P.S : Tu peux douter de tout ce que tu souhaites, mais jamais de mes sentiments envers ta personne.

Amoureux est le portrait

Douces sont les épaules et charnues sont les lèvres, ces deux petites calottes de chair qui s’étendent au dessus de ses dents, qui s’étirent jusqu’aux oreilles qui ponctuent le visage, légère est l’odeur qui se dégage de sa nuque. Blanche sa nuque, vierge comme une terre sainte, un jardin où l’on pousse des fleurs et des baisers, sans recours à la force ni même laisser de trace. Fragile est le regard que tout bouscule sans rien troubler. Sage est le bras qui se tend pour caresser sa joue, apprécier sa peau, décupler le lien qui naissant crie pudeur. Une seconde elle s’échappe et voilà qu’elle sourit, une lumière qui envoûte, qui me laisse transie, béate, muette. Les pieds ne touchent plus sol. La pulsation régulière qui tape contre la paroi du cœur, jolie musique résonne, je me décrète vaincue. Incapable de renoncer à l’inconnue qui s’exhibe timidement. Soyeuses sont les boucles brunes qui dansent dans les rayons, qui dissimulent les yeux, ces bijoux dans lesquels on devine la malice, on aperçoit la tendresse et la douleur secrète.
Combien de courage me faudra-t-il pour articuler un mouvement et réduire cet espace qui me sépare de cet ange? Amoureux est le portrait que je peux au moins lui offrir. 


- Marlette

Mon propre nom est une prison, où celui que j’enferme pleure. Sans cesse je m’occupe à en élever tout autour de moi la paroi ; et tandis que, de jour en jour, cette paroi grandit vers le ciel, dans l’obscurité de son ombre je perds de vue mon être véritable.
Je m’enorgueillis de cette haute paroi ; par crainte du moindre trou, je la replâtre avec de la poudre et du sable ; et pour tout le soin que je prends du nom, je perds de vue mon être véritable
—  Tagore
Je déteste le bruit de cette horloge qui tape tape tape tape. Je déteste le bruit de la solitude qui attrape mon ennui.
Et l'orage se met à gronder. Le ciel pleure à ma place. Il grêle, les grêlons cognent contre la vitre. C'est comme ma rage, qui secoue chaque paroi de mon âme, jusqu'à imploser. Puis le calme revient avec le soleil, enfin un vrai sourire. Mais après des jours et des jours on l'attend toujours ce foutu soleil.
—  la louve, 28/06/2017, 15:46.
Citadins : variations 1

les allées dallées d’arbres – le désordre des arbres ; le désordre des rues où s’enchaînent des jambes – et des haies de motifs : femmes aux robes à motifs – parois aux frises à motifs – feuilles aux lobes à motifs ; le boucan, le désordre ; des chemins de fourmis sur le tronc des platanes ; les grandes paumes des grands arbres – mais les jambes sportives – férocement ou forcément – en double file ; et toi devant, la moue bougonne –

et ces drapés, ces faux drapés, crénelés d’ombres à nervures (les lumières sont veuves : on se mange à nouveau) ; tes yeux questionnent les moulures – tes yeux ouvrent le vide et y voient des motifs ; les allées d’arbres dallées d’ombres ; le désordre des murs ; les reflets sur les vitres ; tes grands yeux font tomber les motifs de leurs murs ; – et tout se vide tout se vide ; – mais tu gardes les lignes –

les lumières sont vieilles : des majuscules minuscules ;  les femmes lourdes de motifs – les enfants enrobés de motifs et de graisses – tout est trop vieux ou tout est neuf / tout se déverse se dévide ; et s’enchaînent les jambes / là-haut montent les arbres ; là-haut montent les arbres, et dessus eux montent des miettes ; tout se déverse tout se vide ; – et tes yeux perlent de questions –

on se mange à nouveau : tout procède du vide ; tu y prends des motifs : – une ligne de murs, une file de courbes, un pavillon, des paraboles – des reflets sur des vitres ; tu n’y vois que motifs, tu y plantes des lignes – captes les vagues des grands arbres (par-dessus ton épaule) – captes les ondes les lumières – vides les sièges de leurs corps ; captes / transcris – à ta manière ; – captes le vide – et le repeuples –

les allées plantées d’ombres – et les drapés des robes ; les rayures des murs et les troncs tachés d’ocre ; tous ces grands arbres ces grands arbres – et ces fuites de jambes ; tout ce boucan, tout ce désordre – mais toi beau comme un neuf : – tentation de soleil, tentation de rochers – tentation de l’immense ; toi qui souris dans ces motifs – et qui refuses ce vacarme – qui dis que tout est à jeter : ces hurlements, ces rayements, les cris terrestres des essieux jetés lourdauds contre des rails – tu défais tout, tu t’en défais ; – mais tu gardes les lignes –

au-revoir aux feuillages, – à ces yeux illisibles, – à ces cocardes ces motifs, – aux diesels aux soleils, – à ces nombres croisant leurs propres ombres allongées, – aux fourmis et aux signes, – à l’indolence et à l’immense, – à l’heure aux formes déformées, – aux reflets des poissons dans les reflets des vitres, – et réduire à des lignes les lignes du monde, – ne garder que des lignes –

ne garder que tes doigts sur le papier du monde. 


T.T.d.F. - Voix d’Orphée-Noir - pour C. (26/06/17)

Le crépuscule est tombé. Je distingue
à peine les parois bancales, les degrés extravagants où ma songerie a pris
son départ. La fantasmagorie tourne court. Contrairement à beaucoup,
j'ai besoin de lumière pour l'entretenir : en moi. Souvent le rêve est l'offrande de l'éclat

(sur le calcite-escalier)

— 

Pierres. Roger Caillois

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sur le chemin du gr20 vers le cirque de la solitude 

haute*corse*
Le cirque de la solitude

Cette étape reste l'une des plus redoutées du GR20, du fait de son cheminement au sein du cirque de la solitude. Au départ, le GR serpente entre les rochers et les taillis de genévriers jusqu'au refuge de Tighjettu (1680m). La suite est une montée assez raide dans les éboulis et dalles rocheuses jusqu'à « Bocca Minuta »(2218m), point culminant de la journée et porte d'entrée du cirque ; l'ambiance du lieu est ici unique : parois vertigineuses et contrastes saisissants. Le GR plonge alors dans des éboulis instables, pour parvenir au point le plus bas du cirque, par des passages sur dalles rocheuses équipées de chaînes et d'échelles. 200m de dénivelée vous séparent du “col Perdu” point de sortie du cirque. Au sortir du cirque de la Solitude, vous pourrez prendre le temps d’observer derrière vous un paysage constitué de falaises impressionnantes : la Punta Minuta, le Pic Von Cube, le Capu à Larghja… et bien sûr dans le prolongement le Monte Cinto, point culminant de la Corse. Le soleil de retour vous réchauffe, vous venez de traverser la fameuse grande barrière de granite que forme cette chaîne de montagne.


                             Éclairs noisette-chocolat blanc-framboises

Pour 15 éclairs:

► Pour la ganache montée:

Préparation: 10 minutes - Cuisson: 5-7 minutes - Repos: 3 heures

  • 150g de chocolat blanc Valrhona Ivoire 35%
  • 300ml de crème liquide entière 35%
  • 10ml de sirop de glucose ou de miel

Torréfier le chocolat blanc 5-7 minutes à 160°C. Dans une casserole faire bouillir 100g de crème avec le glucose ou le miel, verser la crème chaude sur le chocolat blanc torréfié et mixer avec un mixeur plongeant. Verser le reste de crème liquide froide et mixer de nouveau. Filmer au contact est réserver 3 heures au réfrigérateur. 

► Pour le confit de framboises:

Préparation: 10 minutes - Cuisson: 5 minutes - Repos: 3 heures

  • 225g de purée de framboises
  • 75ml de sirop de glucose
  • 6ml de jus de citron
  • 6g de sucre semoule
  • 6g de pectine NH

Mélanger la pectine avec le sucre. Dans une casserole, faire chauffer le sirop de glucose, y ajouter la purée de framboises, le jus de citron et chauffer le tout à 50°C. Verser le mélange sucre/pectine en pluie en fouettant énergiquement. Donner un bouillon, mixer le tout. Filmer au contact et réserver au réfrigérateur.

► Pour la feuillantine noisette:

Préparation: 15 minutes - Cuisson: 10 minutes - Repos: 2 heures 

  • 20g de noisettes concassées
  • 80g de chocolat au lait Valrhona Jivara 40%
  • 80g de praliné noisette
  • 40g de feuilletine (=crêpes dentelles)

Torréfier les noisettes 10 minutes à 150°C. Faire fondre le chocolat au lait au bain-marie.

Mélanger le praliné avec la feuilletine et les noisettes torréfiées et verser le chocolat au lait fondu, mélanger le tout. 

Étaler sur 4mm d’épaisseur environ entre deux feuilles de papier sulfurisé ou entre deux silpat (encore mieux). Faire prendre au frais. 

► Pour la pâte à choux:

Préparation: 15 minutes - Cuisson: 35-40 minutes

  • 250ml de lait
  • 100g de beurre
  • 1 pincée de sel
  • 150g de farine
  • 4-5 œufs

Préchauffer le four à 160°C. Tamiser la farine. Dans une casserole, porter à ébullition le lait, le sel et le beurre coupé en morceaux. 

Hors du feu, ajouter la farine en une fois et battre énergiquement à la spatule. Remettre la casserole sur le feu et dessécher la pâte pendant 2-3 minutes, jusqu'à ce qu'elle se décolle des parois. 

Débarrasser dans un cul de poule et incorporer les œufs un à un. A partir du 4ème œuf, les incorporer petit à petit jusqu'à ce que la pâte fasse un ruban. 

Garnir une poche à douille lisse (ou cannelée, dans ces cas là, pas besoin de rayer avec la fourchette) de 15mm et sur une plaque allant au four anti-adhésive faire des boudins de 11cm de long.

Passer délicatement le dos d'une fourchette sur les éclairs (pour ne pas que la fourchette ne colle a la pâte à choux, tremper là dans un œuf battu).

Enfourner 35 à 40 minutes, ils doivent être bien dorés. Laisser les éclairs refroidir complément.

► Pour le montage:

Préparation: 15 minutes - Cuisson: 0 minute 

  • 35 framboises fraiches environ
  • feuille d’argent

Découper le haut de vos choux avec un couteau-scie et retire la mie à l’intérieur. 

Récupérer au frais la feuillantine noisette puis détailler des barrettes de 2x10cm environ puis déposer ces barrettes dans le fond de vos éclairs «creusés». 

Garnir une poche à douille avec le confit framboises et pocher un trait (assez épais) de confit sur les barrettes feuillantine noisette.

Sortir la ganache du réfrigérateur, la verser dans la cuve du robot et mixer a grande vitesse jusqu’à obtenir une belle «mousse» (comme une chantilly). Débarrasser et garnir une poche à douille cannelée de 15mm.

Pocher la ganache montée sur le confit de framboises (comme sur la photo). 

Couper vos framboises en deux, disposer 4 demi-framboises sur chaque éclair et terminer par une touche de feuille d’argent.

      

External image

marina song titles in french

marina song titles in french

song title - in french (translated back to english)


homewrecker has me weak


the archetypes - les archetypes (archetypes)

are you satisfied? - es-tu satisfait? (are you satisfied?)

bad kidz [bad kids] - mauvais enfants (bad children)

better than that - mieux que ça (better than that)

blindfold me - bander les yeux me (blindfolded me)

blue – bleu (blue)

bubblegum bitch - bubblegum salope (bubblegum bitch)

buy the stars - acheter les étoiles (buy the stars)

can’t pin me down - ne peut pas me coincer (cannot corner me)

the common cold - le rhume (a cold)

daddy was a sailor - papa était un marin (dad was a sailor)

dirty sheets - draps sales (dirty sheets)

electra heart - coeur electra (electra heart)

e.v.o.l. [evil] – mal (wrong)

the family jewels - les bijoux de famille (the family jewels)

fear and loathing - peur et la haine (fear and hatred)

forget – oublier (forget)

froot [fruit] – fruit (fruit)

girls – Filles (girls)

gold – or (gold)

guilty – coupable (guilty)

happy – content (happy)

happy meal – happy meal (happy meal)

hermit the frog - Ermite la grenouille (hermit the frog)

hollywood – hollywood (hollywood)

homewrecker – domicile dépanneuse (home repair)

horror pop - horreur pop (horror pop)

hot cross bun – chaud traverser chignon (hot cross bun)

how to be a heartbreaker - comment être un briseur de coeur (how to be a heartbreaker)

hubba – hubba (hubba)

hypocrates – hippocrates (hippocrates)  

i am not a robot - Je ne suis pas un robot (I am not a robot)

i’m a ruin - je suis une ruine (I am a ruin)

immortal – immortel (immortal)

jealousy – jalousie (jealousy)

just desserts - seulement les desserts (just desserts)

lies – mensonges (lies)

like the other girls - comme les autres filles (like other girls)

living dead - mort vivant (undead)

lonely bones - os solitaires (solitary bone)

lonely hearts club - coeurs solitaires Club (lonely hearts club)

miss y [miss youth] - jeunesse ratée (wasted youth)

mowgli’s road - La route de mowgli (road mowgli)

numb – engourdir (numb)

obsessions – obsessions (obsessions)

oh no! – oh non! (oh no!)

the outsider - l'étranger (overseas)

pancake karma – crêpe karma (pancake karma)

perfect-oh [perfect oh] - oh parfait (oh perfect)

philosopher my arse - philosophe mon cul (philosopher my ass)

plastic rainbow - arc-en-plastique (rainbow plastic)

porn is good for the soul - porn est bon pour l'âme (porn is good for the soul)

power & control - puissance et contrôle (power and control)

primadonna – primadonna (primadonna)

radioactive – radioactive (radioactive)

rootless - sans racine (rootless)

savages – sauvages (wild)

scab and plaster - tavelure et plâtre (scab and plaster)

seventeen - dix-sept (seventeen)

sex yeah - sexe ouais (yeah sex)

shampain [champagne] – champagne (champagne)

silver walls - des parois argentées (silver walls)

simplify – simplifier (simplify)

sinful – coupable (guilty)

solitaire – solitaire (solitaire)

starlight - lumière des étoiles (stars light)

starring role - rôle principal (main role)

the state of dreaming - l'état de rêve (the dream state)

su-barbie-a [suburbia] – suburbia (suburbia)

supermodel’s legs - les jambes de mannequin (mannequin legs)

teen idle - ralenti adolescent (teen idle)

this is LA - ceci est L.A. (this is LA)

troubled mind - esprit trouble (troubled mind)

valley of the dolls - vallée des poupées (valley of the dolls)

weeds - mauvaises herbes (weeds)

where diamonds grow – où poussent les diamants (where grow diamonds)

Tout paraissait clair depuis bientôt 3 ans. Mais tout bascule je crois… Depuis un mois à peu près… J’étais pas ce genre de nana à me poser 1000 questions pendant 2 heures sur ce genre de sujets, mais aujourd’hui, je crois que si. “Je crois” je ne suis jamais certaine de rien. Même au fast food je ne suis jamais sûre de rien quand il s’agit de choisir… Vous voyez les clients chiants devant vous à la caisse, ceux qui mettent trois plombes à choisir? Et bien c’est moi. Je suis ce genre de fille.
Ouais d’ailleurs, qui je suis ? Oh, vous vous dites, encore un texte d’une gamine qui regarde son nombril, et bien tant pis, changez de blog si je vous ennuie. Si ça vous plait, et bien, continuez de descendre ces lignes.. J’aimerai tenter de parler de moi un peu sans tomber dans le négatif et les auto-injures pour une fois.

Elle est ce genre de fille qui déteste le bruit du dégivrage avec la raclette en plastique contre le part brise d’une voiture, la sensation de coupure avec une simple feuille en papier sur la main, ou le contact avec du carton, les gens violents, les personnes qui cherchent en permanence à montrer qu’ils existent, les filles qui mettent du déo toutes les demi heures mais qui se lavent seulement tous les trois jours, le vert, ne pas savoir quoi dire, les bonbons gélatineux, son écriture, l’encre qui bave, les pulls qui grattent, ses allergies, ses jambes, ses mains, son uniforme de travail, les gens qui l’interpelle de loin par un “jeune homme” ou un “monsieur” quand elle est de dos. Les numéros de son solde bancaire ou de son pèse personne. Avoir froid. Être trop seule trop longtemps. Ses années 2009-2012. Ses cicatrices. Ne recevoir aucun sms. Les poufs avec deux pots de peinture orange sur la face. Les leggins léopard. L’hiver.

Et ce genre de fille qui affectionne la nuit, les lumières de la ville, la mélancolie, les écharpes, l’eye liner bien posé. Les “si j’arrive à marcher sur cette ligne du trottoir sans dépasser alors il se passera telle ou telle chose” et y arriver. Les bracelets fauve. La musique légèrement trop forte. Planer sur cette dernière, sans même boire ou fumer comme vous. Trouver les bons mots au bons moments. Les kinder surprises et les smarties. Les rencontres de nouvelles personnes. Sourire à des inconnus. Les mots doux. Fauve ≠. Les câlins. Ses cheveux courts. Ses deux minis projets tatouages. Porter des robes. Faire la fille superficielle sans l’être vraiment, juste prendre soin d’elle. Les stylos. Les crayons. Les feutres. Les pulls qui sont doux et qui tiennent chaud. Se surprendre à rêver un peu trop loin dans le temps. Les coïncidence, les signes, les hasards de la vie. Les petits détails. Le cinéma. Les analyses cinématographiques. Recevoir des petits messages adorables sur tumblr, ou Twitter. Recevoir des sms mignons, des longs sms (rares sont ces derniers). Sa façon dont elle parle rapidement quand elle s’emporte, un peu comme dans Jeunesse talking blues de Fauve ≠, arriver à dire une phrase sans buter sur un seul mot. Sans réfléchir à chaque mot, à chaque emplacement, parler comme ça vient dans ma tête. L’Océan. Les méduses. Les vagues. Les dessins. Les lettres.

Elle était ce genre de petite fille à ne pas croire aux histoires de princesse, mais plutôt à croire qu’il y avait des fées autour d’elle. Elle contemplait l’océan quand sa mère et son père l’emmenait là bas. Une fois ils l’ont emmené à l’aquarium de la Rochelle, elle devait avoir 5 ou 6 ans, et dans ses souvenirs intactes encore aujourd’hui, elle revoit cet ascenseur dont les parois étaient remplies de petites méduses, ce jour là, elle tomba en admiration pour ces créatures à la fois dangereuses comme lui informa sa maman, et à la fois somptueuses.
C’était ce genre de petite fille à prier les étoiles pour des tas de choses. Dès qu’elle était triste elle ouvrait son volet intérieur de la fenêtre de sa chambre, elle s’agenouillait sur son coffre à jouet blanc et s’appuyait contre la fenêtre… Elle habitait à la campagne alors les étoiles on en voyait pleins. En face de sa chambre on pouvait apercevoir l’église de l’autre côté de la haie. Et le petit cimetière. Vous imaginez que ça créé pas mal de réflexions dans la tête d’une petite fille.
Elle se rappelle, en cp ou ce1, elle avait eu une question, elle a mit plusieurs semaines à la formuler, à imaginer la réaction de sa mère. “Pourquoi j’existe?”. Non pas dans le sens “comment vous m’avez fabriqué papa et toi?” non ça c’était clair à l’époque, suffisait de s’embrasser sur la bouche pour avoir un bébé dans le ventre. Non, sa question c’était plutôt “est ce que j’existe vraiment?” “est ce que toi maman tu es aussi à l’intérieur de ton corps ou bien tu n’es qu’un corps que je vois, qui est programmé?” oui, elle était sûrement un peu dérangée cette petite fille. Mais maman n’a pas répondu, elle n’a pas entendu, elle lui a demandé de répéter. “Non. Rien.”. Tant pis. Personne ne s’inquiétait de cette gamine solitaire qui jouait dans le jardin, seule, parlait aux papillons, seule, imaginait des fées tout autour d’elle, seule, jouait au lego, seule, dessinait, seule. Parfois même tellement elle était silencieuse et effacée, les grandes personnes oubliaient où elle était. Elle a eu des réflexions sur la vie, la mort, l’existence, bien trop jeune à son goût. Mais personne ne s’est inquiété. Voilà, elle a grandi comme ça.
Nous sommes tellement remplis de mots qu'il nous faut absolument parler: comme s'ils étaient des oiseaux à libérer, comme s'il fallait faire le vide avant de laisser venir en nous d'autres mots. Nous parlons, nous parlons: les uns aux autres, les uns contre les autres, les uns des autres. Les mots s'agitent inutilement entre nous. Ceux que nous osons dire, Ceux que nous gardons pour nous. Ils sont tous là. Nous les avons sur le bout de la langue, au bord des lèvres, derrière la paroi du front, dans la tête. Souvent nous les avons déjà dits et nous les répétons. Ils ne s'usent pas, ils gardent leur pouvoir de transformer, de blesser, ou d'illuminer.
—  Alice Ferney, Les autres.